Divers
L’indispensable plaisir
(Temps de lecture, 3 à 4 minutes. Autre solution, survol rapide des intertitres, regard sur les images et leurs légendes)
Quatre mois, pratiquement, sans saluer ni documents, ni séries, c’est grave! C’est presque du masochiste que d’aborder des sujets qui, au lieu de donner du plaisir, conduisent à s’énerver sur la notion de débat et l’impuissance «Infrarouge» d’atteindre une bonne moyenne francophone, à s’embarrasser de ces sports rassembleurs qui se comptent aussi en dizaines sinon centaines d’heures parfois 22 sur 24 pendant quinze jours.

Sidse Babett Knudsen est Theresa Cullen : de « Borgen » à une « puissante » série américaine, « Westworld » ( Photo HBO)
Les « C… » de France 5
Alors, il est temps d’y revenir, à cette notion précieuse et indispensable de plaisir pris à suivre certains programmes. La grande famille des «C…» de France 5 ne souffre pas du départ d’Yves Calvi. Elle s’est enrichie par des rendez-vous du samedi et du dimanche. Certes, on y parle beaucoup trop souvent de la prochaine présidentielle précédée des prochaines primaires.
Arte et l’outre-Rhin
Des passages fréquents sur ARTE permettent de voir d’intéressantes séries européennes à des heures de grande écoute, de nombreuses fictions allemandes rarement enthousiasmantes et de tout aussi nombreux documents souvent intéressants. Cela permet paradoxalement d’en savoir davantage sur la télévision allemande et l’Allemagne que par la RTS pas très titillée par la collaboration avec de DRS et la RSI, sur la Suisse alémanique et le Tessin.
Hors-champ
Les préoccupations sur les débats aux chambres avec l’éventuelle discussion sur la concession ou le prochain «No billag» s’installent hors antenne! L’Etat-Major entraîne ses troupes au combat: Massimo Lorenzi célèbre la présence de tous les sports sur «ses» antennes.
Riches soirées thématiques
De multiples incursions dans le domaine de la documentation apportent de réelles satisfactions, ces dimanches soirs sur RTS 2, soirées thématiques qui ressemblent à celles d’Arte du mardi, avec, très proche, «Hillary Clinton, la femme à abattre» suivie du splendide «Les années Obama» ( dimanche 2 octobre), apparu en rafale sur Arte (mardi 4, de 20h55 à 00h45), absurde choix de programmation, mais pratiqué trop souvent un peu partout. Remarquable soirée aussi, que celle du dimanche 25 septembre 2016, toujours sur RTS2, avec l’analyse du chemin qui alla d’argent en or et retour mis en scène par «La Suisse, coffre-fort d’Hitler» (si tant est que des banques suisses soient vraiment à elles seules la Suisse!), avec un volet associé consacré au retour à la vie des «Déportées de Ravensbrück». Et puis, chez nos voisins, un excellent portrait, «Alain Juppé, le ressuscité», d’Yoann Gillet, avec un Franz-Olivier Giesbert en pleine forme. Précieux, d’entendre FOG sur France 5, avant la diffusion du document, remarquable préparation à savourer une émission (France 3- 3 octobre ).

« Les années Obama », une série documentée de quatre épisodes, aussi passionnante qu’ « A la maison blanche », mais autrement (photo ARTE)
Westworld, un par un
Et puis, il y a ce retour dans l’univers des séries, du reste pas une semaine abandonné, sauf qu’il n’a pas rejoint le blog. Ce retour vaudra un très prochain arrêt attentif, à propos d’une nouvelle expérience qui tend désormais à la tradition heureuse, la présentation vingt-quatre heures après la sortie américaine de «Westworld» ( HBO), en version originale sous-titrée en français, épisode par épisode: impossible d’en regrouper au moins deux! Un défaut toutefois véniel: la présentation tardive, à 22h45 (RTS 1-lundis soirs). Le jour viendra où les responsables romands de la programmation, mais pas eux seulement, qui ne sont pas des faiseurs de programmes, devront tout de même se poser des questions sur leur travail qui consiste trop souvent à cacher à des heures de faible écoute des fictions récurrentes de haut de gamme.
Très prometteur, ce nouveau «Westworld» de HBO, qui est, parmi les série récurrentes, avec «Games of thrones» l’équivalent du blockbuster cinématographique, tout en osant la complexité. Il s’adresse à des abonnés dans le pays d’origine, les USA, qui ont payé d’avance, sans qu’il soit nécessaire de courir le risque de prélever trop peu de dollars à l’entrée des salles. Seul instrument de « mesure »: la part de marché! A chacun sa « caisse » …
« Infrarouge » a fait son temps!
Temps de parole et « Mots-à-la-minute »
(Mercredi 28 septembre 2016 à 07h56)
On entend parfois, dans une émission de débat, mentionner l’égalité du temps de parole entre participants ou groupes comme élément de « justice » – c’est le cas à « Infrarouge ». C’est là bien piètre mesure. Il s’est trouvé, aux USA, des observateurs pour fournir quelques chiffres, cités par « Le temps » de ce jour. « Donald » a parlé pendant 44 minutes et « La secrétaire » (d’Etat, mais ancienne) pendant 41 seulement. Oui, mais le premier a prononcé 7870 mots, ce qui donne 179 mots-à-la-minute. Les 6181 mots de la deuxième se retrouvent à 151 en soixante secondes. Il est où, le bon critère : dans le temps de parole ou dans les mots prononcés en une minute ? Se trouverait-il dans la qualité de la construction d’une phrase? Quelle est l’influence des quantités de temps et de mots sur le public.
Ce que l’on appelle ailleurs sondage sorti des urnes a largement fait savoir que le soixante pourcent environ des quatre-vingt ou cent millions d’américains ayant suivi l’émission (la fourchette est large dans les estimations du nombre de téléspectateurs) pense que Clinton-la-secrétaire a battu Crumb-le-donald! Alors, l’égalité du temps de parole à « Infrarouge », pas très sérieux!
Incursion vers CNN
Et d’abord un bref complément au texte ci-dessous, «Autour de la notion de débat», dans la partie «interpréter le décor»: suivi sur CNN des commentaires après le premier affrontement télévisé Clinton-Trumb aux USA. Autour de l’animateur, il sont huit, quatre par quatre, assis derrière une table demi-ronde, chacun portant son titre mais sans opposer quatre partisans de l’une contre quatre de l’autre. Des experts, plutôt, ceux que parfois l’on accuse de bien interpréter la situation… après, dans un élan de démagogie! Et bien, personne ne coupe personne. Chacun y a de son intervention, qui peut être un complément à la précédente. A première vue, dignité dans le comportement… même Trump. Dans les idées…. Il est aussi très intéressant de regarder celui (celle) qui écoute autant que celle (celui) qui parle! On s’écoute tout de même pour répondre.
«Infrarouge» a fait son temps
Le programme est chose finalement différente de la programmation. Placer un débat à 21h30, c’est courir le risque de faire moins bonne part de marché qu’avec une habituelle enquête bâclée d’une série unitaire américaine, hawaïenne ou française. La RTS a fait juste en avançant l’heure du seul débat «politique» régulier de son offre. Même si elle perd quelques plumes avec cette présentation avancée, elle restera encore et pour longtemps largement la plus suivie dans sa région de prédilection. Une moyenne annuelle autour de trente pourcent de part de marché garantit d’être devant TF1 ou M6 qui sont installés à un peu plus que dix, 28 ou 29 tout autant ! A coup sûr, le nombre de téléspectateurs présents à 21h30 est supérieur à celui qui suit la tv à 22h30.
La part de marché reste une information intéressante. Il semble que dans sa nouvelle case, «Infrarouge» s’en tienne à un 17 /18 pourcent. Mieux qu’avant en pourcentage? C’est ainsi solliciter une information du service de presse – chose faite à travers ce texte! Dans la moyenne annuelle actuelle ou en dessous? Probablement un peu en dessous, en tenant compte des audiences moyennes les plus récentes en notre possession, qui datent de 2011(!). Là aussi réponse sollicitée.
Changer la formule de cet «Infrarouge» actuellement souvent proche du «pugilat» gauche contre droite? Cela n’améliorerait pas forcément la part de marché. Mais peut-être que le téléspectateur apprendrait des choses qu’il ignore ou comprendrait mieux les enjeux de la politique, plutôt que d’assister à un débat d’assez mauvaise qualité.
Autour de la notion de débat
Un peu assoupi, ces dernières semaines, ce blog! Mais mon «Pipe-line» personnel est encombré de versions différentes qui oscillent autour du «Tv-talk-show», une des «traductions» françaises de «talk-show», dit aussi «causerie» ou «émission-débat». On peut restreindre le débat à un sujet politique, culturel ou sociétal, s’en tenir à certains exemples fournis par la RTS, ARTE, France 5, chaînes généralistes de service public. L’obsession liée au désir de faire la meilleure part de marché possible devrait être l’apanage des seules généralistes commerciales qui vivent essentiellement de publicité, TF1 ou M6 chez nos voisins. Notons que sous nos latitudes romandes, on ignore tout ou presque de la Wallonie belge et du Québec canadien. Une limite: s’en tenir à des émissions quotidiennes et hebdomadaires.
Points forts de la RTS
La force actuelle de la RTS, née dans son passé des années 1960, réside dans son offre d’émissions généralement faites «maison» du premier rideau, «Mise au point» (dimanches), «TTC» (lundis), «A Bon Entendeur» (mardis), «Temps présent» (jeudis), «Passe-moi les jumelles» (vendredis), les grands magazines (mercredis) et les rares séries romandes (samedis). Elle y consacre d’importants montants. Les journaux télévisés, le sport et les séries unitaires américaines complètent ces émissions de premier rideau. Une bonne place est accordée à la documentation.
Avec «La puce à l’oreille» (jeudis vers 23h) et «Infrarouge» (mercredis vers 21h30), la RTS n’est pas particulièrement séduisante. A signaler toutefois que l’heure de diffusion d’«Infrarouge » a été avancée depuis quelques mois, désormais proposée à un public en moyenne plus nombreux avant 22h qu’aux environs de 23h!
Arte et «France 5» proposent une partie de leurs émissions aux heures de grande écoute (de 18h à 21h30). La «RTS» les renvoie en milieu ou fin de soirée. Premier signe négatif! Audimate prioritaire quand tu nous tiens…..
Propositions d’ARTE et de France 5
Le «28 minutes» d’Arte (cinq jours en semaine entre 20h05 et 20h50) est la principale rubrique d’une émission de 45 minutes environ, avec rubriques régulières. Elisabeth Quin, accompagnée de deux journalistes, reçoit trois invités sur un sujet de son choix.
France 5 propose un riche ensemble «C…» qui vaut pour «C’est»:
«A dire» (17h30, quinze minutes) met un journaliste seul face à un invité. «Dans l’air» (17h45, six fois par semaine) permet à un animateur de recevoir quatre invités. «A vous» (à 19h puis à 20h), autour d’Anne-Sophie Lapix, fait défiler plusieurs invités qui partagent un repas face à une équipe de cinq collaborateurs réguliers. Les récents «Hebdo» (samedis), «politique» (dimanche à 18h35) et «polémique» (dimanches à 19h45) mettent un animateur maison accompagné face à un ou plusieurs invités.
Pour une fois, fortes présences féminines
Pour une fois,, et c’est très bien mais très rare aussi, un secteur est marqué par une forte présence féminine, avec Elisabeth Quin (ARTE), Caroline Roux (La 5), Anne-Sophie Lapix (Fr5, C…à dire, du lundi au jeudi, qui remplace Yves Calvi avec talent), Anne-Elisabeth Lemoine ( France5, «C..l’hebdo » depuis le 3 septembre) et le duo Esther Mamarbachi/Romaine Morard (RTS, «Infrarouge», auquel manque vraiment la verve de Mix&Remix). Il est probable que les animatrices citées soient aussi, en partie du moins, responsables de la forme des débats qu’elles dirigent. Dans ces rôles, avantage aux françaises !

Elisabeth Quin : il faut une mémoire d’éléfant pour prétendre avoir vu deux fois la même robe à l’antenne (28 minutes – ARTE)
Pourquoi une seule collaboratrice de la RTS pour «Infrarouge» et une petite équipe sur ARTE et France5? Probablement pour des raisons budgétaires. La RTS doit être généraliste dans tous les domaines, obligations qui ne pèsent pas sur ARTE et France 5.
Interpréter le décor
La structure du décor n’est pas innocente. Le face-à-face ne provoque aucune remarque. «Infrarouge» et «La puce à l’oreille» ce sont six personnes au moins à placer, «28 minutes» entre quatre et six avec changements. «C…à dire» se déroule avec cinq personnes, «C..à vous», plus de six, comme d’autres «c…». Le public est parfois invité. Il faut bien reconnaître que cela fait plaisir à ceux qui ainsi «passent-à-la-télé». Mais il n’apporte strictement rien au contenu du débat. Il devient élément de décor avec prière d’applaudir poliment en fin d’émission et parfois au début. Ce qui se passe après l’enregistrement est peut-être intéressant, mais le téléspectateur n’en sait rien!
Placer les invités autour d’une table c’est assurer une sorte de mélange (C…à vous). Mettre l’animateur et ses proches d’un côté, les invités de l’autre (28 minutes), c’est en rester au face-à-face, pour faciliter le jeu des questions parfois commentées et des réponses argumentées qui conduisent au dialogue. On est dans le convivial.
Avec un animateur et deux groupes qui se font face, on entre dans le conflictuel. «C…à dire» ne tombe pourtant presque jamais les affrontements entre invités, alors qu’«Infrarouge» en fait sa nourriture de base, une confrontation «gauche-droite», deux fois sur trois au moins. Et c’est la seule émission où l’on rappelle parfois à plusieurs reprises que le temps de parole est mesuré, entre les clans. Le décor de «C..dans l’air» est en forme de V, celui d’«Infrarouge» vaut U, l’amorce de complicité du V s’oppose à l’opposition des branches du U!
L’affrontement suisse face au dialogue français
La France politique, coupée en deux avec son quinquennat, vit presque constamment entre deux élections présidentielles, un temps un peu après l’une et longtemps avant l’autre. De plus, elle s’offre le luxe dans chaque camp de s’offrir des primaires sur-abondantes, le FN mis à part, qui participera presque à coup sûr au deuxième tour du prochain duel final.
Sur les petits écrans français, l’élection présidentielle envahissante. Mais dans les débuts, tout se passe comme si la télévision voulait corriger la politique, cassant l’affrontement politique par un dialogue presque consensuel, souvent en l’absence d’élus nationaux.
La Suisse mène une politique consensuelle, entre les différentes tendances qui cherchent sincèrement le compromis pour arriver à une majorité changeante, actuellement plus souvent entre le centre et les droites que les centres et la gauche. La RTS propose un affrontement gauche-droite permanent avec son «Infrarouge» conflictuel glissant deux fois sur trois au pugilat. Ce qui était hier un élément qui pouvait être dynamique (ou amusant!) en rendant plus mordante la discussion est devenu aujourd’hui spectacle ennuyeux et répétitif où il est rare d’apprendre quelque chose. Cela profite plus à l’UDC qu’à tous les autres partis.
France: à la chambre des députés, au sénat et finalement à la présidentielle, du gauche-droite; débats télévisés nuancés!
Suisse: politique consensuelle, débat télévisé à «Infrarouge», gauche-droit
Fin des JO : tout de même, et ouf!
Pourquoi diable, perdu dans un coin d’une mémoire vieillissante, un bout de chant ou d’une «poésie » apprise par cœur ? Ceci :
… Tous les petits enfants
Les yeux levés au ciel
Disent à la même heure
Une même prière
Au Père universel.
Pourquoi ce « tous-ensemble-faisant-la-même-chose » m’a-t-il tant poursuivi comme un mauvais souvenir, à travers des décennies ? Voici enfin un exemple tardif : les Jo et autres grandes compétitions internationales, dans l’ère de la télévision-partout, sont les versions modernes du « tous-ensemble »! Souvent séduisantes; mais envahissantes!
Une pomme plus une poire = deux fruits !
Nous fûmes donc un milliard, peut-être plus, devant de multiples écrans, quinze jours durant, vingt-deux heures sur vingt-quatre » pour voir de multiples sports olympiques, avec médailles d’or, d’argent, de bronze. D’autres sont ironiquement dites en chocolat, manière d’escamoter les cinq diplômes suivants pourtant aussi méritants : être parmi les huit meilleurs du monde, le « truc » n’est pas facile !
Mais non, il n’y en a que pour les trois premiers. On additionne les médailles. L’or, plus l’argent, plus le bronze, cela donne des médailles !
Un sponsor

Un sponsor omniprésent avec élégance durant quinze jours, mais ses avions vont-ils déserter Genève-Aéroport?
Audiences élevées
Il n’y a aucune raison de douter d’un succès probablement universel, les audiences un peu partout annoncées sont élevées. Et puis, aux différents étapes, du travail bien fait par des professionnels. Peut-être tout de même un travail sur l’image supérieur à celui sur le son fait de bruits, rarement de musique, et surtout de mots.
Et puis, dans chaque pays, on y rajoute un petit plus : l’attention à nos propres athlètes, avec, suprême bonheur, trois drapeaux qui montent, un hymne natonal qui retentit. Ce serait mentir que de prétendre rester indifférent à nos « compatriotes » sportifs. Mieux vaut avouer quelques pincements de cœur devant l’or, l’argent, le bronze. Et merci pour le chocolat !
Pas question ici de faire un bilan. Seulement l’envie de s’arrêter sur quelques événements. Les sujets ci-dessous peuvent être lus indépendamment les uns des autres….
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Du côté des entraineurs
Les entraîneurs ne sont pas tous des vieilles chaussettes que l’on jette à la quatrième défaite consécutive. On faut donc saluer certains d’entre-eux, qu’ils travaillent en Suisse ou à l’étranger.
Nicolas Siegenthaler
Nicolas Siegenthaler entraîne depuis plus de nombreuses années Nino Schurter,. Il était présent comme consultant VTT lors de la victoire de son poulain ( bizarre, ce vocabulaire équin), précis dans son récit, lucide en observateur de la course dont il pressentait le déroulement ; ému, bien sûr. Mais il dit aussi combien il était important pour lui d’apprendre à des enfants turcs une langue qui leur permette de vivre dans un pays d’accueil.
Jean-Pierre Egger
Valérie Adams, dépassée lors du sixième lancer, est pourtant heureuse, après beaucoup d’or, de sa médaille d’argent, obtenue après des deux dernières années assez difficiles. Elle doit beaucoup à son entraîneur, Jean-Pierre Egger, auquel elle a souvent rendu hommage. Elle va quitter la Suisse après avoir passé plusieurs années en Suisse, entre Bienne et Macolin.
Philippe Guerdat
Pour une seconde, Steve Guerdat et Nino des Buissonnets ratent le bronze. Il y a quatre ans, c’était l’or. Philippe Guerdat , son père, entraine les cavaliers français qui pratiquent le saut d’obstacle. Ils viennent de gagner l’or en équipe. On aurait où parler plus souvent de lui.
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JO : première semaine
Incontournables, bien entendu, puisqu’ils occupent pratiquement à cent pour cent RTS 2. Et avant « Rio », il y a beaucoup de tennis, beaucoup de football, beaucoup de cyclisme, passablement d’athlétisme, au point de se poser la question de savoir si tant de sports s’inscrit bien dans les «devoirs» d’une télévision de service public généraliste. La liberté de choix est restreinte! Certes, le sport est rassembleur, ce qui sous-entend qu’il apporte de bonnes parts de marché en milliers de spectateurs et en pourcentage: condition nécessaire mais largement insuffisante pour le service public.
Restent tout de même des bribes de liberté bizarre: suivre le petit écran images et sons dans son dos, faire des sudokus, lire son journal ou corriger ce texte! On peut aussi entrer dans le jeu des comparaisons en «pitonnant» entre RTS 2 et France 2/France 3. Car, hélas, comme tout bon téléspectateur suisse, il ne me vient pas naturellement à l’idée d’aller voir ce qui se passer sur «nos» chaînes nationales en patois suisse allemand ou en italien. Je suis assez grand partisan du sport comme divertissement offert par le petit écran. Je viens d’avaler des heures et des heures de JO!
Inutile, pourtant, de proposer un classement du genre, j’aime le sport x, je déteste le z, mais le y m’intéresse un petit peu. A chacun sa petite hiérarchie personnelle.
Mieux vaut, dans ce blog, s’interroger sur «comment» tout cela est fait pour parvenir jusqu’à nous. L’image, riche et variée, en direct ou différé, appuyée par des sons d’ambiance discrets fait très (trop) belle place aux mots des présentateurs(trices), des commentateurs (trices), des experts(tes).
Choisir les images
La plus importante des compétitions sportives mondiales est à l’évidence ces JO par la grande diversité des propositions. Les responsables des images maîtrisent en général parfaitement bien le travail de base. Pour un seul sport, ils disposent de nombreuses caméras, parfois des dizaines. Chaque caméra doit remplir une mission généralement décidée par la réalisation avant enregistrement. Toutes les images parviennent ensuite dans une régie. Un premier choix est alors effectué, en direct, qui donne lieu à un premier montage. Plans d’ensembles, plans rapprochés, caméras en mouvement sont à disposition du monteur en direct qui est le véritable responsable du spectacle. On peut ensuite rapidement reprendre certaines images, les proposer au ralenti, les accélérer, décider d’en proposer deux ou quatre en même temps. Ces possibilités multiples sont dans leur grande majorité bien exploitées.
Retenu une faiblesse: la position des caméras pour le tennis de table, autrefois appelé ping-pong, qui se joue sur une table plus longue entre les joueurs que devant eux. A Rio, la largeur réelle est nettement plus grande que la longueur. Cet effet optique est parfois sensible aussi en tennis.
A chaque diffuseur son programme
Ce premier «montage» en régie pour tous les sports est diffusé dans le monde entier. Chaque chaîne doit alors procéder à ses propres priorités, savoir comment passer de l’un à l’autre. Il est naturel de privilégier les sportifs du pays qui diffuse les images pour son ou ses publics quitte à infliger des tours et des tours de piste pour cyclistes. Il est du reste probable que le diffuseur planifie dans leurs grandes lignes ses choix, qui peuvent être perturbés dans le découlement même de certaines épreuves.
Le pitonnage a un mérite: le faire fonctionner au moment où apparaît la publicité, qui n’est pas toujours hautement séduisante avec son principe de répétition. Bien entendu, au bout de la chaîne, le spectateur se trouve devant un écran géant en plein air, y compris sur les stades, ou devant son téléviseur de salon ou son ordinateur, une tablette, un portable. Presque partout…
Surprise: des gradins très peu remplis. La finale du double dames en tennis se sera jouée de manière presque confidentielle. Que se passe-t-il? Le public brésilien se fait rare? Les prix des places sont trop élevés? La remarque vaut aussi pour ces petits sports qui n’intéressent la télévision que lors de cet événement mondial. On peut faire de belles rencontres avec des sports élégants inattendus. Quitter ainsi les seuls sports-spectacles dominés par des intenses intérêts financiers est somme toute assez agréable. Alors, vive cette diversité.
Choisir les mots
Sur la bande sonore, dans la plupart des sports, il n’y a quelques bruits d’ambiance dont on ne décèle pas forcément l’origine. Il paraît, à lire une partie de la presse, que le public brésilien ne serait pas toujours très élégant, à applaudir les fautes de cex qui risquent de «battre» les nationaux. On ne s’en rend guère compte sur les écrans. Comme si le son était presque uniquement porteur de mots. Une image riche, un son pauvre réduit au verbe ?
A quoi devrait servir le commentaire? Pas à ce qu’il souvent il sert: dire, même en retard, ce que l’on vient de voir; ou encore, dans une rencontre par équipes répéter le nom des joueurs, ce qui n’est pas d’un grand intérêt. Le commentaire devrait ajouter quelque chose à l’image, faire comprendre les lois d’un sport rare, auquel on ne connaît presque rien, mieux expliquer ce qui peut se cacher derrière ce que l’on voit, la finesse d’une réussite, la beauté d’un geste, la difficulté d’un mouvement.
Le commentateur comme l’expert peut se trouver sur les lieux de la rencontre sans voir l’image, dans un centre hors des stades, mais au Brésil, devant plusieurs écrans ou dans le studio du diffuseur, qui ne voit alors que ce que voit le téléspectateur mais en disposent fiches informatives. Les mots pourraient, devraient, plus souvent, compléter l’image.
On même dépasser l’image. Avant les jeux, de nombreux sujets, souvent intéressants, ont été consacrés au Brésil, actuellement fragile, avec sa présidente en congé forcé, ses difficultés économiques, la pauvreté qui subsiste.
Mais une fois les compétitions commencées, on est entré dans une sorte de «bulle». Du Brésil, il ne reste plus que les paysages, les stades. Il n’y a plus que la réalisé visuelle des jeux, pas tellement d’autres sons que les mots. On est certes ailleurs, à Rio, mais finalement nulle part. Mais personne ne nous impose de rester devant le JO vingt-deux heures sur vingt-quatre, même si le choix s’est restreint, surtout en Suisse romande où la moitié de l’offre tourne autour des JO. Alors, parfois, l’ennui s’installe…..
Tour de France « sur » France 3 et 2 et « sur » RTS/ 19, 22 et 28 juillet
26 juillet 2016 à 07h54
Lundi 25 juillet 2018 : pas une minute de sport sur RTS 1 ou 2 ! C’est le vide le plus troublant. Mais mardi et mercredi, coucou, voici revoici le football. Et ce seront bientôt les JO: la RTS n’allait pas perdre son titre de championne en temps d’antenne consacré aux sports parmi les plus généralistes de service public. Les téléspectateurs restent «rassemblés», fidèle au rendez-vous imposé!
Le tourisme culturel
Aveu: la composante touristique entre assurément dans mon attention assez distante vouée au tour ces derniers jours. Mais il vaut la peine, un peu au moins, de se poser des questions sur la manière dont la télévision montre et parle des sports, ici le Tour de France. C’est pourquoi l’illustration de ce texte autour d’un seul monument, la collégiale de Neuchâtel, ma proche voisine, est une manière de saluer les responsables du spectacle autour du Tour et de leur rendrre hommage quand ils profitent du vélo pour faire du tourisme historique et culturel. Ils pimentent ainsi agréablement un spectacle sportif un peu terne.
Poursuivi des heures durant l’alternance du Tour de France entre la RTS et France Télévision. Oh, souvent distraitement, les lectures, sudoku, relevés de comptes ou jeu des ponts bien en place, attention attirée plus par l’oreille dos tourné que par l’œil rivé sur les cyclistes qui moulinent.
Tout de même, des fins d’étape parfois un brin excitantes, l’une d’elles associée à la glissade de Chris Froome, qui aura ensuite perdu quelques secondes sur ses principaux rivaux mais en même temps augmenté son avance sur son nouveau dauphin français, Romain Bardet. Il aura fallu une course à pied et une chute pour pimenter la course, sans oublier une descente assis sur le cadre!
En duos
Au petit jeu du pitonnage comparatif RTS-France 2, la place occupée par les duos de commentateurs est essentielle: même dos tourné, on les entend. Romain Glassey pose beaucoup de question à Daniel Atienza qui sait tout plein de choses et prend réel plaisir à les raconter en long et en large. Gérard Holtz en est à son dernier Tour, en direct, en course. En «Vélo-Club» il est associé à Laurent Jalabert, lui aussi en fin de carrière. Le Tour de France, ce sont d’abord les commentateurs, tout comme les journaux télévisés sont attribués aux présentateurs qui souvent ne font que présenter, informations orales y compris, le travail de nombreux collaborateurs. La partie touristique de FranceTV est un véritable « plus ». Les connaissances techniques de Daniel Atienza sont assez vastes.
Jean-Maurice Ooghe
Ce nom ne dit rien? C’est pourtant parmi les dizaines de collaborateurs de France TV Sports le principal responsable de l’apport visuel. Il prépare le tournage pendant de longues semaines réparties sur toutes l’année et dirige l’opération jour après jour pendant la compétition.

Jean-Michel Ooghe (au centre) en repérage à Cherbourg-en-Contentin le 14 janvier 2016 (photo Ouest-france), alors qu’il imagine une séquence qui apparaitra à l’écran.
Il vaut la peine, une fois au moins, de signaler l’existence de ceux qui font la télévision, si souvent oubliés au profit de ceux qui commentent les images. La presse écrite se doit de parfois s’arrêter à ces collaborateurs précieux qui restent dans l’ombre. «TéléObs» (2698- 23 au 29 juillet) rend hommage à ce presque inconnu et lui donnant l’occasion de s’exprimer sur son travail. Des huit à neuf mille signes du texte de L’OBS– temps de lecture, environ dix minutes – retenons quelques éléments intéressants.

Le cloitre très serein de la Collégiale de Neuchâtel, absent de la cellule touristique du France Télévision
Bizarrement, c’est peut-être la dernière étape qui recueille la meilleure audience: Paris et les Champs-Elyséees, l’Arc de Triomphe font rendez-vous mythique. Le Tour n’est que rarement une émission de premier rideau, ces soirées qui font le plein à l’audimate. Pourtant, chaque après-midi, il y a tout de même plus ou moins quatre millions de téléspectateurs, en France. Beaucoup plus si l’on tient compte des multiples pays qui, un peu partout, reprennent les images du Tour en direct ou différé. D’année en année, des progrès sont effectués: il paraît que de minuscules caméras embarquées dans les guidons des vélos de coureurs volontaire permettent de s’introduire dans le peloton!
Plus de tombes que de coureurs!
Elément très intéressant: « au moins vingt pourcent des téléspectateurs ne sont pas là pour les exploits cyclistes mais pour découvrir des paysages, ne cesse de répéter Daniel Billalian, directeur des Sports de France Télévisions.

Détail du cénotaphe des Comtes de Neuchâtel – la collégiale évoquée dans un module intéressant de France Télévision
Jean-Maurice Ooghe se souvient: Le jour où nous avons longé le ligne de front de la Somme, j’ai montré plus de tombes que de coureurs. (..) Le tour, c’est aussi une leçon d’histoire et de géographie. Les contacts avec des associations comme «Le centre des Monuments nationaux» depuis trois ans ou «La Fondation pour les Monuments historiques» sont fréquents. Les tournages sont préparés lors des repérages d’avant Tour: Cette histoire de patrimoine, c’est un peu mon bébé. Je développe cette idée depuis vingt ans.
Cette attention aux paysages, aux monuments, aux localités traversées est, pour les villes de départ et d’arrivée, une sorte de retour sur investissement puisqu’elles paient à l’organisation des sommes importantes – on en entendu citer le montant de trois cents mille euros pour Finhaut?
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22 juillet 2016 à 14h55
Les images et les mots
La diffusion d’une étape du Tour de France commence sur la RTS en même temps que la prise d’antenne sur France 3 ensuite relayée par France 2, mais nos voisins jouent ensuite les prolongations en «club». Les images de base sont souvent les mêmes, si leur habillage varie.
Là où l’image est constamment dense, le son se réduit à des mots prononcés par des commentateurs depuis une cabine, lieu plus souvent fixe qu’en mouvement. Les bruits réels du direct sont presque inexistants. Deux équipes étrangères l’une à l’autre confectionnent séparément le reportage! On retrouve toutefois du son direct lors d’entretiens qui sont en quelque sorte des commentaires du spectacle que l’on vient de voir.
Il est intéressant, en pitonnant, de comparer le travail de France Télévision à celui de la RTS, championne du monde parmi les généralistes de service public du temps d’antenne accordé aux sports rassembleurs!
L’image seule
Elle permet de s’introduire dans le peloton, devant, à côté ou derrière un grand ensemble – le peloton principal – ou de plus petits, échappés ou attardés, parfois réduits à un coureur solitaire. On nous montre ainsi sportifs portants des tenues bigarrées différentes en moulinant leurs jambes pour faire avancer une machine à deux roues, appelée bicyclette. A dire vrai, regarder des cyclistes pédaler n’est pas un spectacle tellement fascinant. C’est même plutôt ennuyeux.
L’image seule ne permet pas de bien faire comprendre la situation en course. Pour connaître les écarts entre les différents groupes, il faut faire intervenir un élément essentiel sur le déroulement de chaque étape, le travail des chronométreurs. De plus, impossible d’un simple regard de «mesurer» la vitesse des déplacements!

Lundi 19 juillet 2016 : intéressant module touristique de FranceTélévision sur la Collégiale de Neuchâtel, sauf que notre image ne date pas de 2016 !
La promotion touristique
Mais le cyclisme sur route a un mérite, celui de traverser des paysages qui, durant les trois semaines d’un tour de France avec incursions chez des voisins, sont porteurs de qualités touristiques. France Télévision, avec son armada d’hélicoptères, peut quitter le peloton pour offrir de souvent très belles images du paysage dans l’esprit contemplatif de «Passe-moi les Jumelles». Ces échappées hors de la course peuvent être préparées à l’avance et injectées dans le direct. On croise ainsi l’aspect commercial de l’opération: la promotion touristique de la région traversée adressée à de nombreux pays qui reprennent tout ou partie des images du Tour.
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19 juillet 2016 à 09h57
Tentative de prise de pouvoir par une partie de l’armée de Turquie? Largement et bien commentée à «C….dans l’Air» (France 5) et à «28 minutes» ( Arte). Quelle virtuosité dans l’établissement des listes d’officiers, soldats, avocats à arrêter immédiatement! Bonne affaire pour Erdogan avec ses services bien préparés à la contre-attaque!
Nice? L’émotion, bien sûr. Et une démonstration de plus de la rupture entre le personnel politique français et la réalité douloureuse. Car il y a ceux qui savent ce qu’il aurait fallu faire (Estrosi, Sarkozy) et ceux qui pensent qu’un gouvernement de droite n’aurait pas forcément fait autrement que l’actuel quand un camion est lancé dans une foule.(« France5 », ARTE, « 19:30 ») La campagne présidentielle, qui se sert de l’émotion, envahissante, est de plus en plus insupportable.
Sport «rassembleur»?
Pour la téléspectateur, parfois en vacances, c’est, après le football et le tennis, l’invasion du Tour de France en attendant les Jeux Olympiques de Rio. Beaucoup de sports, paraît-il rassembleur. Trop, surtout sur notre service public généraliste. Mais ceci est une autre question.
Opté, ce lundi 18 juillet 2016 pour l’étape franco-suisse du Tour de France, qui s’en allait passer devant ma maison natale, suivre les quarante kilomètres d’une route empruntée des centaines, non des milliers de fois, frôler mon appartement calfeutré sous la protection d’un château et d’une collégiale qui allaient bien faire l’objet de plans pris d’hélico.
Confortablement en «appart»…
Il eut été possible de se rendre à quatre cents mètres de mon domicile au bord d’une route fermée pour regarder passer les deux cents véhicules de la caravane publicitaire, pour attendre ensuite pendant de longues minutes le passage de coureurs à belle vitesse (moyenne de l’étape du jour à plus de quarante-cinq kilomètres à l’heure), pendant une dizaine de minutes, rester debout sur de vieilles jambes de moins en moins porteuses, en profiter pour emprunter le petit train touristique gratuit qui remplaçait les bus bloqués.
Quatre heures de direct
Et bien non, ce serait, durant quatre heures, un stage confortablement assis ou même couché devant mon assez grand petit écran. Avec une claire intention: France 3 d’abord relayé par France 2 d’une part, RTS Un de l’autre, la main sur la «zapettte» pour passer très souvent de l’un à l’autre, afin d’écouter les uns et les autres qui commentent le même événement. Avec en plus dès l’arrivée dans le canton de Neuchâtel, préférence donnée à la France, pour comprendre comment nos voisins présentent la Suisse ce lundi traversée sur près de cent kilomètres. D’où le double «sur» du titre évoquant le Tour en suivant l’offre des services publics de France et de Suisse romande, destinée à des millions de spectateurs de par le vaste monde. Formidable promotion «touristique» qui vaut probablement largement les trois cents mille francs dépensés par Finhaut, tête de l’étape de mercredi 20 juillet, montant qui vaut peut-être bien aussi celui payé par Berne.
« Eurofoot » : pendant les quarts .. et même après
Lundi 11.07.16 – 17h00 : Parts de marché
« C… dans l’air » (France 5), le vendredi 8 juillet 2016, portait comme titre « Le vie en rose avec les bleus ». C’était un titre optimiste.
Evidemment, un peu partout, les chaînes qui ont pu s’offrir les droits de retransmission se félicitent de certaines audiences. De records sont même battus, aussi en Suisse romande. Le sport est donc bien « rassembleur », ce qui n’est pas surprenant. Les parts de marché frisent parfois les 75 % : c’est énorme !
Combien cela « leur » coûte. En France, BelNSport aurait versé soixante millions d’euros pour les cinquante-et-une rencontres,TF1 et M6, chacune vingt-cinq pour onze affiches. En Suisse ? « Secret d’entreprise » ?
Lors de deux fins de semaine de suite, rencontrer sur les deux canaux romands du football, du tennis, de l’athlétisme, du cyclisme, c’est beaucoup. Trop… Mais qu’il est triste, ce lundi 11 juillet 2016 où il n’y a même pas les paysages du Tour de France en ce jour de repos sportif !
Pourquoi ne lancer que des communiqués sur les audiences maximales ? Les autres, celles de cinquante-et-une rencontres, seraient tout de même aussi intéressantes.
Et pourquoi ces communiqués sur les seuls « pics » d’audience ? Pour justifier le service rendu au public ? La minute de pub est-elle proportionnelle à d’audience ? Si six cents mille spectateurs regardent la pub à la mi-temps de la finale, la minute facturée à l’annonceur est-elle le triple de celle qui serait associée à deux cents mille ?
A dire vrai, un certain malaise s’échappe de ces communiqués glorieux, et pas seulement des romands. Toujours ces informations sur la quantité. Jamais rien ou presque sur la qualité. Pas le moindre indice de satisfaction !
A propos de qualité : pas particulièrement passionnante, cette finale d’hier soir, bien dans la ligne de la cuvée 2016. Sauf le suspens après le but marqué par les portugais.
Dimanche 10 juillet 2016, 05h30
L’impression subsiste, depuis jeudi 7 juilllet 2016 vers 23h00 que l' »Eurofoot » a pris fin avec la belle victoire de la France contre l’Allemagne, sort maudit en compétition importante enfin déjoué, sur des chaînes de télévision, dont la RTS, dans la presse, dans le rue, au volant des voitures bruyantes. Est-ce briser une joie légitime de rappeler qu’il reste à jouer tout de même un dernier match, la finale contre le Portugal, surtout si l’on se souvient du mauvais tour joué il y a quelques années par la Grèce à ce Portugal.
Alors, en vrac, quelques paragraphes indépendants les uns des autres, sur cet « Eurofoot ».
Du « Temps » au « Monde »
Il y a quelques années, Le Temps » s’était fait gloire de ne rien dire ou presque du sport, comme si l’économie et la banque, et un petit peu la politique. étaient seules à mériter attention. Retour de lucidité bienvenu : « Le temps » désormais réfléchit et enquête sur le sport en dépassant largement la notion de reportage sur les événements qui viennent de se produire. « Le Monde », actuellement, consacre au moins deux pleines pages au moins presque chaque jour à cet « Eurofoot », accomplissant un effort encore plus grand que celui du « Temps », ne serait-ce qu’en temps de lecture! A plusieurs reprises, les lectures auront surpassé en intérêt quelques-unes des cinquante rencontres !
((J’aurais bien voulu pouvoir utiliser pour ces considérations trois couleurs, le rouge, le bleu et le blanc. Il faut se contenter d’une alternance rouge-bleu, avec pointe de noir!))
Série unitaire fastidieuse
Hier, seize équipes, aujourd’hui, vingt-quatre pour l’Eurofoot: une idée récente due à Platini, dont on ne parle plus guère depuis quelques mois. Un premier tour avec six matchs dans six groupes, ce qui fait trente-six, puis encore huit, quatre et deux : nous voici à cinquante. Encore un ce soir !
Oui, mais : il n’y a, parait-il, pas de petites équipes. C’est vrai. Mais il n’y a pas forcément plus de grandes équipes. Ce qui veut dire qu’il y a plus d’équipes moyennes honorables qui finissent par se ressembler les uns et les autres. D’où ce glissement, depuis quelques jours, opérés par plusieurs commentateurs, vers une compétition certes toujours d’assez bon niveau mais plutôt terne.
Comme s’il s’agissait d’une série unitaire composée de cinquante épisodes d’au moins deux heures chacun sur le même canevas racontant presque la même histoire.
Pour chaque rencontre, dès l’annonce y compris en promotion répétitive, puis les hymnes nationaux et ce qui va avec, la première mi-temps, la pause, la deuxième, éventuellement des prolongations avec tirs au but, les premières impressions de joueurs, les retours en studio pour décortiquer les phases principales, les rappels dans les téléjournaux, cela finit bien par faire une moyenne de trois-quatre heures par rencontre. Allons-y gaillardement : pas loin de deux cents heures, celles de ce dimanche y compris.
Sur un mois, entre sept et huit jours complets, le quart !!! C’est beaucoup. La SSR-SRG, donc la RTS, sont, du haut de la hiérarchie, fiers d’avoir offert pareille temps d’antenne au foot. Trop ? ou Trop !
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Vendredi 1 juillet 2016 : le premier tour, avec ses trente-six rencontres, est déjà loin. Les huit « huitièmes » aussi. Et même le premier quart qui a permis à un assez terne Portugal de se qualifier aux « pénaltys », grâce à un arrêt de son gardien. Voici bientôt la sortie du tunnel foot, mais déjà complété par Winbledon et attendant le « Tour de France » puis plus loin le JO d’été.RTS2 est actuellement chaîne sportive presque uniquement. Cette invasion du sports dit « fédérateur » est tout de même considérable ! Trop ?
Problème ouvert, mais pas par « L’hebdo » qui continue de s’interroger sur la SSR-SRG et la RTS, dans son édition du 30 juin, quatre pages sur « L’opaque opération de transparence de la SSR », certes intéressantes, mais assez étranges dans les angles d’attaque qui changent en cours de développement. Parler de coût –minute ? Pourquoi pas. Introduire enfin un indice de qualité qui ne doive en principe rien à la quantité des parts de marché ? Oui, pourquoi pas : mais quel poids pour les « 330 réponses prises en compte » ? En tous cas pas celui d’un sondage avec composante scientifique !
Notes du 18 juin
Relu mes notes du 18 juin, conservées dans un « pipe-line » personnel.
Oui, on peut additionner à une rencontre de football une autre occupation, lecture, sudoku, jeu des ponts, sans perdre grand chose du spectacle télévisé. Les commentateurs à force de nous dire ce que nous voyons, parfois en retard, semblent n’avoir de soin que pour leur micro.
De plus en plus fréquemment, je décroche du direct des deux fois quarante-cinq minutes. Les résumés de mi-temps et de fin dans l’espace laissé libre de publicité, de sponsoring et de placement de produit, sont intéressants et peut-être bien suffisants pour avoir une idée de l’ensemble. Les résumés qui jouent sur les couleurs pour délimiter des zones du terrain et des joueurs enfermés dans des cercles blancs permettent d’observer des organisations stratégiques. Les résumés plus attirants que le direct souvent languissant.
Et puis, ces statistiques qui se multiplient : tirs cadrés, tirs en direction des buts, temps de possession de la balle, nombre de passes, et parmi elles les pourcentages de réussites, est-ce vraiment intéressant ? Les commentateurs et les experts doivent peut-être apprendre à les mieux utiliser.
Bonne place, dans ces notes, accordée à un certain Islande-Hongrie : les Hongrois dominent de leur but aux trente derniers mètres devant celui de l’adversaire. Les Islandais sont peut-être les seuls à donner l’impression d’avoir du plaisir à jouer. Ils le confirmeront quelques jours plus tard, contre l’Angleterre.
« Brexit » sur trois chaînes
Prochain sujet, début juillet : E U R O F O O T, comme de bien entendu, selon la chanson à multiples couplets !
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Dans quelques années, il est probable que le «Brexit» aura laissé plus de traces que l’ «Euro 2016» et les records d’audience battus par la «Nati» battue, elle, à la loterie! On parle beaucoup plus d’ «Eurofoot» que d’ «Europe»
Brexit: qu’attendre de la tv ?
Le vendredi 24 juin 2016, qu’attendre de n’importe quel média, radio, télévision, presse et pourquoi pas «réseaux sociaux»? De ces derniers, rien sinon tout et n’importe quoi. Il faut faire un choix personnel puisqu’il est impossible de tout faire. Ce sera la lecture et le petit écran!
Qu’attendre, en particulier de la TV? D’abord des informations, encore des informations, ensuite des informations avec amorce de synthèse, donc début des interprétations si possibles données non comme péremptoires, mais bien en affirmations de convictions personnelles ou hypothèses
De 17h45 à 21h30
Pour répondre à ce besoin d’apprendre, pour recevoir une amorce pour comprendre, quelles réponses ?
Choix personnel, presque une habitude quotidienne:
France 5, de 17h50 à 19h30 «C..dans l’air» puis «C’est.. à vous»
RTS1, de 19h30 à 20h00 , «Le 19 :30»
ARTE, de 20h00 à 20h50, «28 minutes»
Pour France 5 et Arte, il était facile d’organiser un débat comme chaque jour sur un seul sujet. Première bonne surprise : excellente réaction de la RTS qui consacre presque l’entier du « 19 :30» au Brexit, puis organise dès 20 :15 un « Infrarouge » spécial. Dilemme : pitonnage personnel entre ARTE et RTS Un pendant trente bonnes minutes, ce qui a pour conséquence d’être plus attentif à la manière dont chaque chaîne réagit qu’aux propos qui y sont tenus.
Comparaison peut-être dangereuse : mais allons-y tout de même ! En temps ordinaire, « C…dans l’air » plus que « C…à vous » finissent par apporter une matière qui ressemble à trois/quatre pages d’un grand quotidien international comme « Le Monde ». ARTE tient une place équivalente à celle du national «Le Temps » sur une ou deux pages. Le « 19h30 » fait comme « 20 minutes » tout de même plus proche des textes à deux mille signes que des phrases à cent cinquante ! Bis : bravo à la RTS qui a su briser le cadre de la routine avec près de nonante minutes consacrées ce vendredi 24.06.16 au « Brexit ».
OUI ou NON
Le mérite d’un référendum est de proposer une réponse simple, un « Oui » ou un « Non ». Gagne celui qui dépasse d’au moins une voix l’autre ! Ce n’est pourtant pas un moyen aussi « démocratique » que l’on croit si la question posée est complexe ou compliquée par le débat y relatif.
On se souvient peut-être que l’an dernier le peuple suisse a accepté une modification de la méthode de prélèvement de la redevance alors que la campagne avait fini par tourner pour ou contre la DRS à Zürich, plus que de la RTS en suisse romande ou la RSI au Tessin. Les Britanniques viennent-ils vraiment de se prononcer sur la sortie de l’Europe ? Pas certain : il est fort possible que le problème de la migration ait pris une place imposante dans le débat, qu’il s’agisse des centaines de milliers d’Européens de l’Est qui sont arrivés sur les iles britanniques ces dernières années ou de ceux qui aspirent actuellement à rejoindre des proches. Une partie des votants s’est probablement exprimée sur la fermeture des frontières pour limiter l’immigration !
Et puis, un 51.9% pour le retrait et 48,1 % pour y rester, c’est somme toute un match nul. Il faut donc nuancer le résultat : ainsi a-t-on vu immédiatement apparaître une carte des iles britanniques à couleurs nuancées, l’Ecosse, l’Irlande du Nord, Londres, une partie du pays de Galles, d’autres grandes villes ont dit OUI à l’Europe. Mais après ? L’Ecosse pourrait à nouveau voter sur son indépendance qui lui permettrait de faire acte de candidature à l’Europe. L’Irlande du nord pourrait se rapprocher de celle du sud.
La presse, mieux que la télévision et la radio, peut aller plus loin dans l’analyse de la situation. Par exemple, en page 6 du Monde daté de dimanche 26 et lundi 27 juin, on peut lire un texte intitulé « Le référendum souligne les fractures profondes du pays », et en sous-titre « Le Royaume apparaît divisé entre ses nations, les jeunes et les vieux, les riches et les pauvres ». Le 60 % des plus de 65 ans a voté pour la sortie, le 73 % des moins de 25 ans pour rester dans l’Europe. Fossé inquiétant !
Les pourcentages qui concernent le vote d’une région, d’une ville, d’un quartier sont directement sortie des urnes. Le vote selon l’âge, ou selon l’appartenance à un parti, au sentiment religieux, au niveau de vie, à la formation viennent d’ailleurs. Probablement de « sondages » dit de « sortie des urnes ». Il manque alors une information importante, la marge d’erreur !
Le flacon
Il n’est pas question d’évoquer le contenu de ces presque trois heures de télévision non-stop. C’est même impossible ! Il faut alors s’arrêter au flacon qui contient la boisson qui devrait conduire à l’heureuse ivresse de l’information.
« C..dans l’air » conserve sa structure d’un ou d’une animatrice recevant quatre invités, des experts souvent « habitués », et propose trois reportages « externes » de réalisation datée parfois du jour même. La structure de « C..à vous » reste d’une grande souplesse : elle permet de faire entrer un sujet dans plusieurs rubriques. Ils sont au moins cinq dans l’équipe qui reçoit les invités.
Avec Elisabeth Quinn et ses deux collaborateurs habituels, « 28 minutes », dans sa partie principale, reçoit trois invités pour le principal sujet du jour.
Le « 19 :30 » aura su accorder beaucoup de temps à ce « Brexit » faisant apparaître des informations de sources différentes.« Infrarouge » reste hélas engoncé dans son système de « pour » et de « contre », avec un seul animateur-maison, cette fois trois d’un côté de la table, « contre» et deux de l’autre, « pour » et contents de l’être, sans oublier un habitué du « 28 minutes » des vendredis, Jean Quatremer, de Bruxelles. Trop de monde, comme d’habitude !
L’animation
Caroline Roux, à peine terminé le « C….dans l’air » que désormais elle dirigera plus souvent puisque Yves Calvi venait le jour précédent de faire ses adieux à l’émission qu’il a si fortement marqué, le temps de changer de tenue, la voici à « C…à vous », pour parler aussi un peu de son travail dans le dominical « C…politique ». Elle y recevait une seule et même personne pendant plus de soixante minutes. Elle aura su insister sur l’importance de la durée, qui incite à ne pas suivre le « conducteur » pourtant soigneusement préparé à l’avance. Elle tient pour une vraie chance d’avoir souvent, en cours d’émission, appris ou compris des choses pour elle inattendues.
Il vaut la peine de noter que la bonne vieille TSR avait à l’antenne il y a très, très longtemps « Les grands entretiens » dont la durée était proche d’une heure, formule qui subsiste encore sous forme abrégée à vingt-cinq minutes environ dans le très intéressant « Pardonnez-moi » animé par Darius Rochebin, plus enrichissant qu’« Infrarouge ».
Caroline Roux, Yves Calvi certainement aussi, apprennent quelque chose en animant leur émission. Elisabeth Quinn écoute attentivement ses invités. Esther Mamarbachi consacre son temps à jouer les arbitres entre ses deux clans opposés sans avoir le temps de les écouter.
Beaucoup d' »Eurofoot » et un brin d’autre chose!
Mercredi 15 juin 2016 (08h00) : pitonné, hier, surtout en soirée, attiré par la thématique d’ARTE (autour du Brexit) plus que par le foot. Pas tellement attentif aux propos tenus dans « Goodbye Britain? » :chacun explique plus ou moins bien les raisons de son prochain vote. Surtout retenu la qualité formelle d’un récit construit sur des témoignages qui devient à force de travellings et d’enchainements dans le mouvement d’un lieu à l’autre un agréable voyage en un pays lointain. Au passage, étonné par ce père et son fils, des paysans éleveurs de moutons (sauf erreur!), qui évoquent les enquêtes de l’Europe pour le subventionnement et doivent répondre à des questions sur la culture des olives!

« Goodbye Britain ? » : Image trouvée sur le site d’ARTE. La RTS a présenté ce remarquble document le 5 juin à 20:35 dans « Histoire vivante »
Retour au foot : toujours des scores étroits, toujours peu de tirs au but, des stars pas tellement brillantes – au tour de Ronaldo d’être presque aussi effacé qu’Ibra! Cet ennui subtil qui conduit à ne regarder que de temps en temps ce qui se passe trois fois par jour, d’où vient-il ? Les ressemblances entre les équipes sont de plus en plus petites. Même la très défensive Islande ressemble aux autres. Il reste alors comme différences la couleur des maillots, la sonorité des noms prononcés par les commentateurs. L’Europe semble savoir élever le niveau moyen du football un peu partout en gommant ce qui dépasse !
A bientôt, dans un site qui aura changé!
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Ouverture vendredi 10 juin 2016 : une sorte de jardin à la française, des dizaines de femmes habillées de belles couleurs en mouvement : une manière de célébrer le football comme une sorte de ballet endiablé, le « french cancan. Beaucoup de mouvements, couleurs vives plaisantes, peut-être tout de même parfois un certain manque de l’indispensable synchronisme
Dejà quelques jours de compétition, avec des scores serrés, des réussites dans les dernières minutes, et parfois en tout début de rencontre. Assez nette supériorité défensive sur les velléités offensives. Les tirs direction cage sont rares – mais je ne suis pas un statisticien frénétique du foot ! Très peu de fautes méchantes, pas de longues stations douloureuses au sol, donc peu de « cinéma » comme disent les commentateurs. Mais on se tire joyeusement le maillot le maillot et même une fois au moins la culotte!
Un peu ennuyeux, dans l’ensemble ce jeu prudent, fermé. Le meilleur ? La première mi-temps des Anglais, à Marseille. Des exploits ? Sommer qui sauve les trois points de la Suisse – soyons chauvins !
France/Roumanie et Angleterre/Russie pouvaient être suivis sur RTS 2 et TF1, Belgique—Italie sur RTS2 et M6. Il fallait donc profiter de l’occasion avec, bien sûr, les mêmes images. Seule différence d’une chaîne à l’autre : le commentaire. Il me semble qu’on parle moins sur TF1 que sur RTS 2, et beaucoup plus sur M6 que TF1. Mais prudence : j’ai souvent envie de baisser le son pour ne pas trop souvent entendre décrire ce que l’on vient de voir. Les commentateurs français parlent très bien de l’équipe suisse. Normal, c’est leur métier d’être bien informés.
A propos de la prise de son. On entend certes les élans du public, mais pas du tout les réactions plus « fines ». Il y aurait eu quelques remous contre Shaqiri et Behrami lors du Suisse-Albanie. Lu fréquentes remarques à ce propos. Rien entendu sur la bande sonore du petit écran : prudente, la prise de son ?
La RTS est très fière de proposer en direct les cinquante-et-une rencontres de cet Eurofoot, en y ajoutant des compléments « Plein cœur », de longues préparations d’avant et d’après-rencontre. Et c’est ainsi que RTS 2 est une chaîne sportive pour un bon mois. Oui, bon ! Le sport rassembleur ? Même quand joue le pays de Galles, l’Irlande du Nord, la Suède pour « Ibra » qui vient de « briller » plus dans une pleine page du « Monde » que sur le terrain! Mais ose-t-on des doutes devant cette abondance ?
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Deux séries….. malgré le foot !
Malgré le foot, que j’aime mieux comme téléspectateur qu’en observateur de la télévision, je trouve tout de même le temps de regarder deux séries de fort bon niveau. Manque de temps pour écrire à leur propos : alors, juste un signal !
Sur ARTE (jeudis de 20h55 à 23h45 – par trios, ce qui est absurde !), « Les héritiers », série danoise dans le bas du haut de gamme, ( sept sur neuf au maximum, pourquoi toujours noter sur « SIX » ou « DIX) première saison de dix épisodes de cinquante-cinq minutes – l existe une deuxième saison de sept épisodes.
Sur RTS1 (vendredis de 22h30 à minuit dépassé), deux épisodes de « La Trêve », en haut du milieu de gamme ( catégorie six sur neuf – voir ci-dessus). Une première bonne raison de la suivre : on ne voit pas souvent des émissions belges francophones reprises par la RTS, et c’est peut-être regrettable. Evidemment, comme il s’agit d’une série récurrente, la case de diffusion,« Made in Europa », est tardive.
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« L’hebdo » met la SSR sous pression
Pour « L’hebdo », dans son éditorial du 9 juin signé Alain Jeannet, c’est « L’heure de vérité » qui sonne. Une bonne demi-douzaine de pages viennent ensuite examiner le pourquoi et le comment de cette « mise sous pression de la SSR». Annonce est faite qu’il y aura une suite dans l’édition du 16.
A lire, donc, du moins par qui s’intéresse à l’audiovisuel suisse contemporain. Beaucoup de choses intéressantes, dans les pages du 9 juin. Qui laissent parfois un curieux arrière goût, difficile à exprimer.
Essai : les éditeurs suisses, surtout les grands, surtout en Suisse alémanique, n’aiment pas la SSR-SRG. Certains affrontements sont assez rudes. Ringier est un grand éditeur, qui a créé une grande régie publicitaire, Admeira, avec La SSR et Swissscom, mais sans Tamédia. Tamédia est un grand éditeur suisse. « L’hebdo » est édité par Ringier en Romandie…
Plus haut, plus vite, plus dopés
Toute affaire cessante, deux mille signes (temps de lecture : maximum deux minutes) sur une émission d’ARTE (mardi 7 juin à 20h55), suivis de quelques remarques sur des sujets provisoirement abandonnés ( temps de lecture : deux minutes).
Le document d’ARTE
Voici, au hasard d’une lecture de deux pages du « Monde » ( pas loin de vingt mille signes – temps de lecture environ15 minutes), avec deux grands photos en couleurs, reprises ici dans des dimensions modestes, une information de grand intérêt, pas sur de nouveaux millions distribués par la FIFA, mais sur le dopage disons industriel. Une surprise : un petit encadré annonce un partenariat entre ARTE et « Le Monde » qui permet de découvrir « Plus haut, plus vite, plus dopés » en avant-première le document de Xavier Leleu sur le site « lemonde.fr », avant la diffusion sur ARTE !
Donc passé trente minutes à regarder des extraits du document : passionnant, probablement irréfutable, dénonciateur de nombreuses formes de dopage, souvent couvertes par les plus hautes autorités politiques ou tolérées dans un silence complice. Ce qui du reste n’empêchera personne de suivre son sport préféré, spectacle sportif qui reste en souvent élégant ou surprenant. En fiction qu’il y a mise en scène. Avec « Plus haut, plus vite, plus dopés » apparaît un côté « mise-en-scène » du sport qui doit rester le plus discret possible tout en permettant d’atteindre un haut niveau spectaculaire.
A potentiel inégal, le dopage ne fera pas d’un maladroit un génie. A qualités à peu près égales, le dopé a un petit avantage sur celui qui reste « propre ». Et l’on peut se doper au chauvinisme national dit rassembleur
Une bonne promotion permet de mieux faire connaître une émission originale de bonne qualité. Deux pages dans un journal, une offre en avant-première, voilà qui permet d’attirer de mettre en valeur pour « Plus haut, plus vite, plus dopés », au détriment d’autres sujets sur lesquels se sont accumulées notes et envies de les traiter. Survol !
Une touche de Gothard
Assez brillante journée spéciale du mercredi 1 juin 2016 pour l’inauguration du tunnel de 57,1 km du Gothard. Il faut relever l’intéressante variété du travail fait par la télévision lors de cet événement de portée internationale, avant (matin), pendant(après-midi) et après (soir) l’inauguration.
Un peu d’ »Harry BOSCH »
Il faudra (faudrait) revenir sur « Harry Bosch », série vraiment haut de gamme, si maltraitée par les responsables de la programmation, qui vous expédient quatre numéros de suite, France 3 donnant dans la rafale comme RTS2 ! A l’origine, une série est faite pour être dégustée épisode par épisode. Une fois de plus, la RTS respecte une loi interne impérative : passer à n’importe quel prix A V A N T la chaîne considérée comme concurrente française ! Mais pourquoi quatre d’un coup tout é coup? Cinquante-et-une rencontres prioritaires de fouteballe européen pointent à l’horizon, dont la promotion si envahissante ne doit pas amener un spectateur de plus…
Le sport, roi du rassemblement
Faut-il s’étonner de la fierté, des cadres moyens aux plus hauts responsables de la SSR-SRG , pour la place accordée au sport dans ces chaînes généralistes de service public qui déteindrait le record du monde de la place accordée aux sports ? 2.500 heures de programme en 2016, dont mille dans les cent prochains jours (Euro foot – JO d’été), le tout pour deux cents millions, le 12 % du budget de la SRG, tout compris, c’est beaucoup. Ceci représente environ trois cents francs la minute, pour une minute sur une seule chaîne.
Malgré cette remarque, je regarderai probablement au moins un bout de chaque match, sur la RTS, sans m’interdire l’ailleurs !
26 minutes valant quatre fois plus
Et dans l’emballement du sport rassembleur, voici « 26 minutes » (Samedi 4 juin 2016) transformé en un nonante minutes – la durée exacte d’une rencontre sans les suppléments, qui aura pourtant duré 105 minutes à peu près, mi-temps ajoutée. D’assez bons numéros, avec quatre invités masculins, comme d’habitude (cherchez la femme !), mais tirés en longueur avec parfois avec des accélérés et autres ralentis. Une rencontre plutôt moyenne !
Le public présent manifeste sa satisfaction par de multiples applaudissements. Ces invités sur le plateau reflètent une satisfaction générale exprimée par de brillantes parts de marché.

































