Divers

Retour, après détours, vers les séries

 Je sens comme une sorte de frustration de passer presque trois semaines sans faire mention aux séries, à cause de trois brouillons restés dans le pipeline ! Il est pourtant facile de trouver parmi mes lectures quotidiennes un sujet qui permet d’amorcer ce retour. Voici le plus récent, en ouverture du TELEOBS,

MATTHEW WEINER

M A D   M E N

LA MASTER CLASS

 Oui, mais « Mad men » et ses sept saisons, c’est désormais un « classique », et des plus grands. Quatre pages denses à lire: cela reste à faire…

Autre page d’ouverture: POSITIF, la plus exigeante des revues consacrée au 7ème art, avec LES CAHIERS DU CINEMA, qui tardent du reste à prendre en compte les séries récurrentes, à quelques exceptions près («P’tit Quinquin») salue le cinéma fait en Suisse romande, avec sa couverture consacré à «L’opéra de Paris» de Jean-Stéphane Bron. Neuf pages à lire: cela reste à faire. Il faudra plus que la une d’une revue de cinéma pour faire un succès public même inscrit dans le lointain sillage de «MA VIE DE COURGETTE». Mais on peut tout de même saluer une première fois ce film qui a été co-produit par la RTS.

 

Une première image de « L’opéra de Paris » de J.S.Bron (photo Frenetic)

«Critouite»

 Je ne savais pas ce qu’était une «Critouite». Si j’avais vingt ans, je le saurais peut-être! Alors, c’est quoi? C’est une critique d’un film dans le format du «tweet», autrement dit en cent quarante signes, espaces compris. Pas forcément le meilleur moyen de faire comprendre pourquoi on le défend. POSITIF a bien raison de consacrer plus que 140 signes à un magnifique film, «United States of Love» du polonais Tomasz Wasilewski. Mais allons-y d’abord d’une «critouite» :

Pologne dans les années 90, portraits de quatre femmes amoureuses contrariées. Très grand film. Le premier film polonais pornographique ?

 Mon «Word count…» annonce 138 signes: Positif y consacre huit pages! Plusieurs autres sujets intéressants, «L’autre côté de l’espoir» d’Aki Kaurismäki (sept pages) ou «Félicité» d’Alain Gomis (deux pages), accessibles actuellement ou prochainement sur les écrans romands. Et impossible de résister au désir de prolonger la parenthèse.

 Michael Moore (entre autres «Roger et moi» – 1989 / «Bowling for Columbine» – 2002 / «Farenheit 9/11» – 2004) disserte sur l’accession de Donald Trump à la présidence des USA. Il insiste entre autres sur l’importance des votes dans certains états : une analyse d’un solide lucidité en quinze mille signes environ. Oui, mais ce texte est d’abord apparu dans un blog publié ensuite dans The Huffington Post » ….. du 26 juillet 2016 !!!!

 «Showrunner»

 Déjà 2.800 signes à peu près, temps de lecture aux environs de deux minutes.

Et si on en revenait aux séries? Avec ceci au moins. A qui donc attribuer la paternité (ou la maternité) d’une séri ? Dans le domaine du cinéma, tel qu’il est couvert par POSITIF, LES CAHIERS DU CINEMA et quelques autres, l’auteur toujours cité est le réalisateur, présenté par «Un film de….». Dans les séries, surtout récurrentes, mais aussi unitaires, l’important pour tenir la durée réside dans l’écriture. Il y a donc souvent, autour d’un responsable appelé le «Showrunner», toute une équipe qui se répartit les travail, épisode par épisode ou même personnage par personnage. Lequel «directeur du spectacle» prend parfois la responsabilité de quelques épisodes et supervise le montage. A moins qu’il ne soit remplacé par le représentant de la chaîne productrice…. Le cinéphile accro au «cinéma d’auteur» se retrouve comme chatte sans ses petits quand il cherche le responsable de la création d’une série.

 Alfred Hitchcock présente…

Pourquoi cette envie de remonter loin dans le passé? Un peu pour se payer le luxe du «il n’y a rien de nouveau sous le soleil». Dès 1955, CBS aux USA présente une série qui finira par compter 268 épisodes, chacun de 26 minutes, entre 1955 et 1962. Il s’est probablement bien amusé à en réaliser une petite vingtaine. Les sujets sont en général inscrits dans son esprit, dont il prend la responsabilité de justifiant le  «Alfred Hitchock présente»…

lfred Hitchcock présente...

Alfred Hitchcock, en directeur de spectacle, un des premiers * »showrunner »….

Et il dirige cette «collection» durant des années où il trouve de grands succès, généralement publics, avec «Mais qui a tué Harry ?» ( 1955), «Le faux coupable» ( 1956), «Sueurs froides» ( 1958), «La mort aux trousses» (1959), «Psycho» ( 1960), à se demander si la producteur de télévision ne cherchait pas alors à bénéficier de la notoriété du très grand «auteur» de films.

« Infrarouge » versant débat informatif

Résumé en un « Trump » de 146 signes: (temps de lecture : environ 4 minutes)

Dans un débat comme celui du 01.02.2017, quand les gens s’écoutent, c’est plus intéressant qu’un « pugilat » qui n’est que spectacle superficiel.

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 «Infrarouge», l’émission hebdomadaire de discussions tous azimuts de la RTS oscille entre le «pugilat» politique qui oppose deux camps où chacun est d’abord préoccupé de mettre en cause les idées de l’adversaire et le débat informatif où il s’agit de faire comprendre un problème de société. Le spectacle du «pugilat» est-il pour autant source d’une bonne part de marché? Une réponse positive ne serait pourtant pas une justification pour cette forme d’émission. Remarques à propos de l’émission du 01.02.2017

La « Une » du dernier

(Photos RTS)

 

Pro-européen et anti-UDC

On peut heureusement, de temps en temps, saluer d’intéressantes contributions à la compréhension d’un phénomène de société. Ainsi en aura-t-il été de l’émission consacrée à la disparition brutale de «L’Hebdo». La rencontre se serait-elle déroulée dans la ligne des «pugilats» politiques que l’indispensable invité tendance UDC, par exemple Ivan Perrin, aurait fait part de sa satisfaction devant la disparition d’une publication pro-européenne et anti-UDC comme l’était pour lui «L’Hebdo».

Coupes «papier»

 «L’Hebdo» perdait de l’argent depuis des années. Pourquoi son éditeur l’a-t-il longtemps porté à bout de bras et assez brusquement laissé tomber? Sur ce point, les invités d’ «Infrarouge» sont restés discrets. Une grande entreprise multinationale ne peut-elle plus supporter l’existence d’une branche déficitaire qui contribue à donner une meilleure information dans une petite région éloignée de son centre de décision? Tamédia, Ringier, finalement, même combat: on coupe dans les rédactions «papier». Sans entendre ceux qui avaient des propositions à faire….

Alain Jeannet

Fenêtres ouvertes vers la Suisse

La presse écrite a vu ses recettes publicitaires fortement diminuer ces dernières années. Les investissements se sont déplacés vers l’audiovisuel et les réseaux sociaux. La télévision suisse maintient ses recettes publicitaires à un niveau plutôt stable. Les annonceurs suisses investissent près de 350 millions de francs par an dans des fenêtres de chaînes allemandes et françaises vers la Suisse (on n’aura pas parlé de l’Italie). Gilles Marchand s’est battu, en solitaire, contre cette situation qui n’a aucune valeur informative pour la Suisse. En vain! La loi du pays émetteur prime sur celle du pays receveur. On peut changer des lois, a-t-il rappelé. Mais pas tout seul, même demain à la tête de la SSR SRG.

Gilles Marchand

L’info coup de poing

L’un des invités, Geoffroy Moret, présent sur un réseau social avec une offre qui porte le nom de «Kapaw», a choisi le coup de poing dans ce paysage médiatique. En une minute, voici un résumé de la première semaine du président Trump: des images, des textes écrits, aucun son original, sinon un accompagnement musical. Un peu comme certaines contributions de «Nouvo», le survol de la semaine à «Mise au point», ou encore un sujet des deux Vincent dans «26 minutes». Ce sont là des exemples de la montée en puissance de l’équivalent des messages de cent soixante signes dont use le président Trump! C’est là une forme d’information parmi d’autres, plus développées. Et ce n’est pas en sept-huit minutes d’équivalent info-tv que l’on fait de l’investigation!

Geoffroy Moret, animateur de « Kapaw »

Subventionner la presse écrite?

Subventionner, d’une manière ou l’autre, la presse écrite? Pourquoi pas. Et de citer la France où «Le Figaro» et «Le Monde» bénéficieraient de seize millions d’euros d’aide étatique. Que représentent ces 16 millions sur le chiffres d’affaires de ces deux grands quotidiens français. Qu’en est-il des autres, comme «Libération» ou les hebdos comme «L’Express», «Le Point», «L’Obs»,etc? Et en Suisse?

Un lecteur n’est pas forcément un abonné

Du désormais feu «Hebdo» romand, on a appris qu’il avait cent cinquante mille lecteurs. Mais ces lecteurs n’étaient pas tous des abonnés, ni même des acheteurs numéro par numéro. Le nombre des abonnés tournait autour des trente-cinq mille. Cent cinquante mille, cela fait beaucoup. Trente-cinq mille, ce fut finalement tout de même un peu court.

Une émission de débat dans son versant informatif débouchant sur des questions qui restent ouvertes est finalement plus réussie que celle qui n’apporte que le spectacle de gens qui ne s’écoutent pas. Ce 1 février 2017, «Infrarouge» à inscrire dans la liste des «réussites» qui restent trop rares.

« Infrarouge » du 08.02.2017 : « Jusqu’oû ira-t-il ? Débat ou pugilat?

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En PS futile: Esther et Gilles

Dans un débat, règle généralement admise, les participants, animateurs y compris, utilisent le «vous» alors que parfois ils se tutoient hors-antenne. Mais comment s’adresser directement l’un à l’autre? Gilles Marchand l’a fait en interpellant «Esther» laquelle a semblé à la fois surprise et empruntée d’utiliser un «Gilles» dans sa réponse à son directeur régional et bientôt national!

La dix-huitième !

(Temps de lecture – environ 90 secondes/ survol en prenant l’ascenseur : 20 secondes)

Enorme succès d’audience, le dimanche 28 janvier 2017, pour Federer battant Nadal. Une occasion de plus, pour la SSR-SRG, de faire remarquer que le sport est rassembleur. Ce qui veut donc dire: excellente sinon énorme part de marché: pointe à plus de 400.000!! Et dire aussi: excellentes recettes publicitaires, en fonction de l’audience?

Un mot aura été utilisé, depuis assez longtemps déjà, sous diverses formes: maître. Il y a ceux qui écrivent «Maître» avec guillemets et majuscule et ceux qui se contentent d’insérer le mot maître dans une phrase. Ce n’est pas tout à fait la même chose. Dans un commentaire parlé, la diction a aussi ses majuscules et ses guillemets!

En voici une fois encore la raquette, mais est-ce vraiment celle du « Maître »?

Melbourne aura offert quelques belles et passionnantes rencontres, comme par exemple la demi-finale entre Wawrinka et Federer, le premier maîtrisé par le second (on pourrait écrire *par le « Maître »*). Mais une rencontre en cinq sets, c’est long. Alors, on peut aussi se laisser aller à une lecture pas trop exigeante pendant les temps morts, assez fréquents en tennis. Heureusement, la voix du commentateur a le mérite de nous rappeler au bon ordre du regard complice.

Le tennis a une vertu qui renforce l’intérêt du spectacle: le poids du point en jeu change constamment, source d’un précieux suspens. Il peut par exemple, gagnant, abréger la partie, ou perdant l’allonger considérablement.

Une grande rencontre, c’est quoi, somme toute? Une esquisse de réponse: les coups gagnants doivent être plus nombreux que les fautes directes. Cela, on le «sent» en cours de rencontre. Une statistique de coups gagnants et de fautes directes serait intéressante à suivre en cours de jeu. Une victoire est nettement plus spectaculaire si elle repose sur des coups gagnants plutôt qu’une accumulation de fautes directes.

Je me demande bien pourquoi j’ai tendance à croire que le plus élégant doit aussi être le meilleur. Nadal avec ces gestes furtifs qui font le tour, actuellement, de son visage avant de servir, c’est tout de même un peu exaspérant. Dimanche, le meilleur, mais pas tellement de beaucoup, a gagné.

Après tout: on a bien le droit d’être un peu «chauvin»…

 

 

« Message » au Président du Conseil du Public

Le président du Conseil du public, Matthieu Béguelin, par ailleurs membre du comité de la SRT-NE, vient de prendre une excellente initiative. Il s’est adressé par courriel à plus de 200 membres de la section de Neuchâtel dont l’adresse mail est connue pour les inviter à se prononcer éventuellement sur les deux sujets qui seront prochainement traités par le conseil qu’il préside, le « Le 12 :30» radiophonique et « Magnétique ». Les réactions seront-elles nombreuses ? Espérons-le. Mais c’est surtout un appel direct à participer à la réflexion sur la radio et la télévision, qui n’est que rarement amorcée par des membres de la « base ». La RTSR s’efforce de recruter de nombreux nouveaux membres qui restent trop souvent muets et passifs comme les anciens.

Dans son texte, rappel est fait de la possibilité d’évoquer la « grille des programmes » en s’intéressant en particulier à « la forme (..) des sujets traités ».

 Ce blog aura été composé l’an dernier d’une quarantaine d’interventions, chacune permettant parfois d’évoquer plusieurs sujets qui se ressemblent (par exemple des considérations sur des séries ou des manifestations sportives).

Caroline Roux dirige "C...dans l'Air" depis septembre 2016. Le succès de l'émission susbiste...

Caroline Roux dirige « C…dans l’Air » depuis septembre 2016. Le succès de l’émission susbiste aprè le départ d’Yves Calvi. L’audience moyenne annuelle dépasse largement la moyenne annuelle de la chaîne. Pour une fois, la qualité « rapporte »…

Je me proposais ce jeudi matin 12 janvier 2017 de relater une assez longue soirée occupée à pitonner de « C..dans l’air » et « C..à vous » (France5) à « La nouvelle vague berlinoise » (Arte) en passant par « Le 19 :30 » (RTS1), une amorce de « Chérif » (RTS1), « Phoenix » (ARTE – remarquable film d’un jeune cinéaste allemand) et une prise de train en marche intitulé « Infrarouge » (RTS1).Et de tomber dans l’émission romande sur un de ceux assez nombreux débats où deux ou trois invités renforcés par l’animatrice parlent en même temps, à se rendre, bien sûr inaudibles, encore qu’il soit possible de deviner que certains sont en train de se répéter. Le conseil du public s’est déjà penché sur « infrarouge » sans pouvoir prendre acte d’autre changement que de l’horaire de diffusion, du découpage en tranches avec des rubriques incontournables, la structure et l’esprit de l’émission inchangés. Lors des débats « politiques », (au moins une fois sur deux), on en reste à la mise en scène d’affrontements entre deux camps opposés sans nuances, la majorité des participants plus occupés à démonter les arguments du ceux d’en face qu’à décrire le bien-fondé de leur position.

Anne-Sophie LAPIX, Elisabeth Lemoine, Pierre Lescure, Maxime Switek, Mathieu No!el, Patrick Cohen

Anne-Sophie LAPIX, Elisabeth Lemoine, Pierre Lescure, Maxime Switek, Mathieu No!el, Patrick Cohen: l’équipe de « C…à vous ». Tout à gauche, l’ancien patron du « Festival de Cannes… dans un rôle de « modeste » chroniqueur au quotidien…        

J’aurais pu me contenter de livrer quelques comparaisons entre

« Quatre débats dirigés par quatre femmes »

 sans aborder les sujets traités pour m’en tenir à la forme et au « climat » dans lequel se déroulent quatre émissions. Ainsi soit fait !

Caroline Roux dirige désormais « C..à vous » à quatre invités (exceptionnellement le mercredi 11 janvier 2016, trois femmes) comme d’habitude, allant jusqu’à demander qu’on lui pardonne certaines questions insistantes qui ne trouvent pas leur réponse dans une ambiance où chacun des invités écoute les autres et explique sa position sans chercher la confrontation. Anne-Sophie Lapix ( C…à vous ») passe avec finesse la parole à ses collaborateurs qui interrogent l’un après l’autre l’un ou l’autre des invités qui se succèdent sur le plateau, dans la bonne humeur ou l’émotion. Le climat fait belle place à la qualité d’écoute et au respect de l’autre, même lorsque les questions conduisent à certaines tensions.

Elissabeth Quinn, animatrice de "28 minutes" ( ARTE)

Elissabeth Quin, animatrice de « 28 minutes »    (Photo ARTE)

Le « 28 minutes » d’Arte, qui en dure 45, est conduit par Elisabeth Quin avec la même attention que ses deux « rivales » de France 5. S’y ajoute une pointe d’humour qui ose être impertinent sans devenir gênant, même si parfois se profile une certaine tension. Dans « C…à vous » et « 28 minutes » apparaissent souvent des sourires. Et l’on ose même y rire franchement.

L’ambiance sur le plateau d’ « Infrarouge » ? On se prend de bec en tentant de bloquer la parole de l’adversaire. Inutile d’écouter l’autre.

Bref, et si, une fois, mais avec insistance, le « conseil du public » parvenait à provoquer une sérieuse réflexion sur le principe même d’ « Infrarouge » qui tient encore et toujours du pugilat.

PS : la partie en vert comprend 140 signes, espaces compris !! C’est trumpien !!!

Madame la Secrétaire d’Etat

Le titre est clair en français. Il est plus court en anglais, «Madam Secretary», mais moins clair. Cette série de trois saisons et près de soixante épisodes est produite par CBS, une des grandes chaînes commerciales américaines. Elle est écrite sous la direction de Barbara Hall, paraît-il fort connue à Hollywood: repéré dans sa filmographie sa participation à l’écriture de «Homeland», saison 3.

Vu le jeudi 8 décembre sur RTS 1 les trois premiers épisodes, de 20h15 à 23h45, avec entr’actes publicitaires et saluts répétés aux sponsors. Intéressants et intéressé, mais sans plus. Première impression d’alors: on se trouve dans le haut du milieu de gamme (dans un système allant du «bas-du-bas» au «haut-du-haut», le haut du milieu étant ainsi au sixième étage.

Une structure habile

Elizabeth Faulkner McCord ( Téa Leoni)

Elizabeth Faulkner McCord ( Téa Leoni)

 Bien entendu, il s’agit d’une pure fiction, avec des personnages aux noms inventés, qui ne cherchent même pas à faire ressembler à un quelconque «modèle». La Secrétaire d’Etat américaine, donc la ministre des Affaires Etrangères, est naturellement amenée à avoir des contacts avec des délégations étrangères qui se trouvent aux USA, éventuellement pour une session de l’ONU et à entreprendre de multiples voyages à l’étranger. Dans les onze premiers épisodes, on se rend ou rencontre des diplomates de nombreux pays: Syrie, Yemen, Pakistan, Chine et Japon, Iran, Afrique Occidentale, Inde, Irak, Venézuéla: presque un par épisode! Ensuite, on va passer par la Turquie, le Mexique, le Brésil d’Amazonie, la Bolivie, la Grèce, la Russie (sans les probables oublis de résumés survolés). On comprend comment il sera possible de tourner plus de soixante épisodes. Que voilà un sujet habilement choisi pour permettre de tenir la longueur et de faire du «tourisme» international.

Après la mort qui ne se révélera pas accidentelle de Marsch, le président Conrad Dalton, que l’on ne voit guère, nomme une nouvelle secrétaire d’Etat, Elisabeth Faulkner McCord (Téa Leoni), ancienne de la CIA qui enseignait à l’Université comme son mari qui continue de le faire. Elle n’appartient donc pas au sérail politique et dispose ainsi d’une belle indépendance. «Madam Secretary» met en place le milieu familial d’Elisabeth, trois grands enfants adolescents, l’entourage de la Secrétaire, avec ceux de la nouvelle équipe qui vont affronter les anciens, l’enquête sur la mort de Marsch, la vie quotidienne des uns et des autres inscrite dans les événements de la politique du pays, les intrigues tous azimuts, les surveillances réciproques, les alliances d’un jour défaites le lendemain, et ainsi de suite. On ne peut dès lors que s’incliner devant la multiplicité des situations rendues possibles par le choix du milieu dans lequel évoluent une bonne dizaine de personnages importants. On y trouve bien sûr, personnage central, celle qui donne le titre à la série, mais elle n’est pas constamment présente.

Elizabeth (Téa Leoni ) et Henry McCord(Tim Daly) avec Michael Boatman , Directeur du FBI (Keith Doherty (Photo RTS)

Elizabeth (Téa Leoni ) et Henry McCord(Tim Daly) avec Michael Boatman , Directeur du FBI (Keith Doherty (Photo RTS)

Le scénario de «Madam Secretary» est porteur de multiples promesses d’actions et de confrontations bien menées, sans temps morts. Mais se produisent assez souvent des événements trop prévisibles. Il manque à la mise en scène des moments de gravité, d’émotion dans la délicatesse, de vraies surprises, des gestes inattendus. Tout ce qui était dans le «Borgen» venu du Danemark. Peut-être la différence de ton entre le service public généraliste d’un petit pays et une chaîne commerciale d’un géant de ce monde.

Elisabeth McCord (Téa Leoni) et sa fille aînée, *Stevie" (Wallis Currie-Wood)

Elisabeth McCord (Téa Leoni) et sa fille aînée, Stevie (Wallis Currie-Wood)

Cruels choix du jeudi soir!

Pour qui s’intéresse aux séries, le jeudi, c’est cruel: trois épisodes le jeudi 8 décembre 2016 avec «Madam Secretary» sur RTS1, trois de «Profilage» sur TF 1, cinq «Murder» sur M6 (de 21h00 à 01h15), trois de «Cannabis» sur Arte. Idem les jeudis 15: «Léo Mattei» remplace «Profilage» sur TF1. Le 22, M6 fait une pause informative, Arte passe à «L’héritage empoisonné». Le 29, RTS 2 propose cinq épisodes de «Outlander» (de 22h30 à 03h20!!), France 3 ouvre «The Collection» ( «The», c’est plus attirant que «La» !!). Et le 5 janvier 2017, cela continue sur «RTS1», RTS2 ( avec cinq épisodes en reprise de «The Knick» – de 22h00 à 02h10 ), «Section de recherches» en trio sur TF1, M6 en pause.

On devrait parler plus souvent des programmatrices et programmateurs, dont on ne parle pas assez souvent, qui imposent le tir en rafale, trois épisodes (au moins) l’un après l’autre. C’est une absurdité par rapport à l’esprit même de la série récurrente qui devrait, comme sur le continent américain, jouer sur l’impatience de suivre le récit d’une semaine à l’autre, épisode par épisode. La RTS s’aligne sur ses voisins, les chaînes généralistes françaises, en s’efforçant de les précéder, ne serait-ce que de quelques jours. Il est dès lors impossible de respecter le principe même de la série récurrente: le «un-par-un»!

Le «sériophile» doit choisir? Pour tout voir, il doit être retraité survolté et surmené, pour supporter les «trois-par-trois». Il peut revenir à l’unité en profitant de la mise en ligne sur internet ou enregistrer la série. Pour ma part, je suis de plus en plus lassé par les enquêtes policières, les enlèvements, les agressions, les meurtres. Préférence, en alternance, pour «Madam Secretary» (politique) et «The collection», (la mode avant les années cinquante), faute de trouver actuellement du haut de gamme actuellement. Il doit bien y bien «The Young Pope»: mais où?

 

Gothard : le soufflé retombe!

Le «Vieux chalet» de la chanson a été reconstruit là-haut mieux qu’avant. Le vieux tunnel de St-Gothard a été remplacé par un autre, beaucoup plus bas et plus beau (techniquement, car pour le paysage, les tunnels hélicoïdaux de Wassen restent irremplaçables): l’inauguration officielle a eu lieu le 1er juin 2016, avec force discours, force discours, larges invitations et quelques émissions spéciales de télévision, entre autres. Puis vint encore le 11 décembre 2016: ouverture commerciale. Juste en passant: que deviendra l’ancienne ligne du Gothard? Un agréable circuit touristique Fluelen-Faido  comme le Furka-Oberalp, Bâle-Chiasso ou Zurich-Milan comme le St-Moritz-Zermatt?

«Hollywoodien»?

Et sur le petit écran, c’est reparti: nouvelles aux  «JT», émissions spéciales, reportages et documents. Plus un sommet jamais atteint par la SSR-SRG: deux films de nonante minutes, le 11 et 12 au Tessin et en Suisse alémanique en premier rideau, le 12 en premier et deuxième sur la RTS, pas loin de douze millions dépensés avec des partenaires allemand et autrichien. Un film «hollywoodien», comme je l’ai entendu, mais pas lu: donc c’était à la télévision.

La chute de l'empire romain d'Anthony Mann : pour la figuration et le décor

La chute de l’empire romain d’Anthony Mann : pour la figuration et le décor…..

 

Revu au soir du lundi 26 décembre, quelques dizaines de minutes parmi les 175 d’origine, de «La chute de l’empire romain» d’Anthony Mann ( USA, 1963): là, le «hollyoodien» est sur l’écran et certainement dans le budget d’alors. «Hollywoodien» pour notre «Gothard», pour quelques scènes à forte figuration ou étincelante explosion, c’est tout de même un peu beaucoup écrire.

..et pour Sofia Loren (photos ARTE)

..et pour Sofia Loren (photos ARTE)

Quelles parts de marché?

Juste une petite idée de la distribution de "The Crown".....

Cette image, juste pour une petite idée de la distribution imposante et élégante de « The Crown »…

Mieux vaut le prendre dans le sens financier: au-dessus de la moyenne du cinéma national. Mais être au-dessus de la moyenne suisse, ce n’est pas être très haut dans l’échelle américaine. Ou même française! Un exemple différent: « The Crown », la série américaine de Peter Morgan consacrée à la Reine Elisabeth, vaut douze millions de nos francs par épisode.

..construit autour de la Reine Elisabeth interprêtée par Claire Foy (Photos Netflix)

..construite autour de la Reine Elisabeth, interprêtée par Claire Foy (Photos Netflix)

Puis voilà: le 12 décembre est passé. Il n’y a pas de dossier de presse à constituer le lendemain, faute de combattants. Oubliée par la presse, la télévision du soir avant; peut-être aussi par le public!

La seule information qui serait intéressante à connaître est relative à l’audimate, en pourcents ou parts de marché. Reste à savoir comment il faudrait s’y prendre pour obtenir les informations du Tessin, de la Suisse alémanique ou de Suisse romande: la SSR-SRG reste discrète sur ces informations numériques trop difficiles à interprêter par le commun mortels, si tant est que celui-ci s’y intéresse. Et pourtant, ce n’est pas sans intérêt, en lisant la page deux de l’assez pauvre en textes de réflexion qu’est «Télétop matin» que «Swiss Sports Awards» issus de Zurich, de savoir que 26 mille romands sur RTS 2 (18 de moins que les années précédentes!) ont fait cette audience qui ne semble pas particulièrement reflet du sport pourtant si rassembleur en général.

Onze millions pour « Gothard », oublié après son apparition sur les trois chaînes nationales, huit peut-être pour « Ma vie de courgette », déjà vu par au moins quatre-vingt mille romands, acheté dans quelques dizaines de pays. Pourquoi en parler? Pour le plaisir de glisser une photo…

Courgette - un film franco-suisse de Claude barras (Photo Rita-films)

Courgette – un film franco-suisse de Claude barras (Photo Rita-films)

Trop tard pour y revenir?

 Et bien, ce n’est pas ce mardi soir que je trouverai le temps d’y revenir…. Manque de souffle personnel: c’est peut-être dommage. Oui, mais, voici largement dépassés, une fois de plus, les cent quarante signes espaces compris qui sont la norme de la communication de base sur internet: nombre de signes, trois mille; temps de lecture, deux minutes!

 

« GOTHARD » en rafale!

 «Gothard», deux fois nonante minutes, est un fort bon produit audiovisuel, un gros investissement financier, qui a pour personnage principal le premier tunnel des années 1880. Il soulève de multiples questions, donne certaines réponses, qu’il faut parfois s’en aller chercher dans des compléments d’informations proposés sous la forme de documents télévisés. Jamais jusqu’ici, la SSR-SRG n’avait consenti un tel effort financier. Abordons d’abord les conditions de son existence, avant de s’arrêter plus tard à son apport historique et à son intérêt audiovisuel.

"Souvenir" mitigé de l'étrange, insolite et peu compréhensible ballast inaugural de mai 2016

« Souvenir » mitigé de l’étrange, insolite et peu compréhensible ballet inaugural du 1 juin 2016 – Photo RTS

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Lundi 28 novembre 2016, «Histoire vivante» propose «Les hommes du Gothard» d’un duo tessinois, Maria Casella et Paul Nicol, adapté en français par la RTS. Ce document est le résultat du suivi de quelques mineurs pendant plus de dix ans, pour s’arrêter, bien sûr, à juin 2016, alors que l’inauguration officielle réunissait plus de notables que de travailleurs de l’ancien chantier. Efficace simplicité, avec ses chapitres annoncés en sous-titre : d’une belle richesse humaine, un grand respect pour les personnes interrogées, une excellente manière de préparer la rafale suivante.

Inauguration - histoire vivante - le chantier du sièdle

Photo de l’inauguration de 1882 – Le chantier du siècle – Histoire vivante – (RTS)

Dimanche 11 décembre, RTS 2 offre «Tunnel du Gothard, le chantier du siècle». Encore un excellent document, mais cette fois il s’agit de l’autre, le «vieux», celui de 1880 ou 1882, déjà le «plus long du monde», avec quelques centaines de mètres de plus que son aîné du Fréjus- Mont-Cenis. Petit miracle: apports fort intéressants d’historiens de trois origines linguistiques, appuyés par des photos: presque passionnant pour qui rend tient aussi à apprendre des choses qu’il ne savait pas. Etrange: de belles images d’aujourd’hui, en couleurs apparaissent à l’appui de certaines déclarations. Elles «sentent» le neuf.

Pas d’aujourd’hui (11 décembre), vraiment de demain: lundi 12 décembre 2016, voici la plus coûteuse production de fiction de la SSR-SRG, commandée par Zürich, fortement appuyée de Lugano, avec Genève un peu en retrait. Presque en même temps sur les trois chaînes qui forment la SSR-SRG. Chose rare, dans notre paysage télévisuel qui ne sait guère travailler en commun!

Photo d'époque - Entrée nord du tunnel - 1880 - Histoire Vivante (RTS)

A Chacun sa programmation

«Gothard» est donc un téléfilm de 180 minutes environ, en deux parties de 90. Le réalisateur, Urs Egger, a signé des dizaines de contributions surtout pour la télévision.

Au Tessin, «Gothard» a été présenté le dimanche vers 20h40 et le lundi peu après 21h00. En Suisse alémanique, deux premiers rideaux aussi, dimanche et lundi, juste après 20h00. La RTS fait preuve d’originalité: le lundi 12 la projection commence à 20h45 pour se terminer juste avant minuit, Il y aura bien sûr entre les deux parties un entracte, alors que remonte dans certaines mémoires «Entracte, le moment de fumer une bonne Laurence». Enfin, la pub!

La solution romande n’est pas la meilleure des manières de mettre en valeur un duo de téléfilms qui méritaient mieux: combien de personnes à 21h00, à 22h00, à 23h00, pour combien encore à 23h45? Il sera intéressant de le savoir!!

La solution romande n’est probablement pas la meilleure. Mais on peut s’interroger sur le principe même des deux épisodes de nonante minutes.

En télévision, l’unité la plus naturelle, c’est l’heure, qui permet d’y glisser une ou plusieurs plages publicitaires. En fiction, la série est construite pour le «un-par-un», même si les duos sont de mises à tout le moins sur les chaînes francophones que nous suivons. On peut se demander si «Gothard» n’aurait pas pu être construit comme une mini-série de quatre épisodes d’une cinquantaine de minutes proposés quatre soirs de suite en milieu de premier rideau – après 20h et avant 21h? Il n’y a plus aucune raison pour que la télévision continue de faire des complexes face à cinéma! Surtout quand elle ose un investissement élevé!

Le poids de l’investissement

 «Gothard» est-il destiné à ne passer que sur le téléviseur et ses dérivés ou pourrait-il être vu sur grand écran. La toute première projection publique et gratuite eut lieu le mardi 2 août sur la «Piazza grande» le jour précédant l’ouverture du festival, pour quelques milliers de spectateurs. Après? Pas de nouvelles de la présence de Gothard sur grand écran.

Le coût de l’opération: onze millions de nos francs. La SSR-SRG et ses trois unités d’entreprises ont pris en charge 5,7 millions de francs. Les partenaires allemand et autrichien couvrent le 30%, soit 3,3 millions de nos francs. Ce partenariat implique que «Gothard» sera ou aura été vu en Allemagne et en Autriche.

Deux millions proviennent de différents soutiens au cinéma. Lesquels? Il y avait dans le temps une émission qui s’appelait «questionnez, on vous répondra!». Il y a des moyens peut-être de la faire revivre. Nous y reviendrons, informations demandées…

Pour un téléfilm à prétention «hollywoodienne», expression employée sauf erreur dans un téléjournal, en comparaison internationale, ce n’est pas très élevé. Au plan suisse, c’est beaucoup, en télévision, c’est donc donné comme un record. Le moyen de mesure à disposition, c’est celui du coût à la minute d’antenne. Une série américaine amortie sur son marché national vaut à l’achat en général cent francs la minute. Un «Temps présent» de 5o minutes oscille entre deux mille et trois mille francs la minute. Une série comme «Station horizon» tourné autour de treize mille francs. Avec «Gothard», onze millions pour 180 minutes, en trois versions différentes, cela donne environ soixante mille francs la minute. C’est en effet beaucoup!

Gotthard Making-of 2015 Carlos Leal (M.) und Statisten am Set Copyright: SRF/Dusan Martincek NO SALES NO ARCHIVES Die Veröffentlichung im Zusammenhang mit Hinweisen auf die Programme von Schweizer Radio und Fernsehen ist honorarfrei und muss mit dem Quellenhinweis erfolgen. Jede weitere Verwendung ist honorarpflichtig, insbesondere auch der Wiederverkauf. Das Copyright bleibt bei Media Relations SRF. Wir bitten um Belegexemplare. Bei missbräuchlicher Verwendung behält sich das Schweizer Radio und Fernsehen zivil- und strafrechtliche Schritte vor.

Il y a des scènes tournées en studio ou en décors naturels. Un village entier à été adapté pour faire revivre Goeschenen. L’entrée du tunnel a été organisé dans une carrière en Tchéquie. L’intérieur du tunnel, sur une centaine de mètres, a été construit dans une halle immense en Allemagne. Les figurants, donc les costumes, se comptent par centaines. Même sur le seul petit écran, on voit l’argent investi. Et la SSR-SRG a su associer les trois régions, à des degrés divers, pour une réalisation «commune». Opération économiquement réussie…. Opération culturelle assez réussie… Nous y reviendrons…

Gothard : un « blockbusker » suisse?

Le lundi 12 décembre 2016, après la projection du téléfilm « Gothard » sur RTS Un à 20h40, vous pourrez tout savoir sur le film avec son making of, sous-titré en français, à 23h15 sur RTS Deux.

 Impatient de découvrir ce « blockbusker » qui semble bien aussi faire place aux « anonymes » de la construction….Intercalées dans le texte, quelques images « SSR-SRG » qui, même petites, doivent donner une idée de la qualité du film sur lequel nous reviendrons dès mardi 13.

Coproduction présente à Locarno d'Urs Egger

Le tournage le plus imposant jamais fait par la télévision suisse, une co-production à 70 % SSR-SRG et 30 % entre ZDF ( Allemagne) et ORF (Autriche) ! Il aura duré douze semaines, pour un film de deux fois nonante minutes ( entre deux et trois minutes utiles par jour). La présence d’une co-production avec l’Allemagne et l’Autriche garantir une sortie au moins télévisée dans ces deux pas. Au générique, mention est aussi faite d’un partenaire à Prague, ce qui vaudra peut-être au film une sortie en Tchéquie.

Le tunnel ? Reconstitué à Cologne! Son portail nord? Construit dans une carrière près de Prague! Coùt total pour la SSR-SRG? 5,73 millions (selon une source unique, le « Le Matin-Dimanche » du 11.12.16.). Donc en tout 8,2 millions environ, pour 180 minutes : 45 mille francs la minute! A comparer avec le coût d’une série comme « Station horizon », aux environs de 13/14 mille francs la minute. En comparaison internationale? Confortable! Pour le Suisse? Un gros effort!

Gotthard Buch: Stefan Dähnert Regie: Urs Egger Produktion: SRF/Zodiac Pictures Carlos Leal als Louis Favre bei den Dreharbeiten in Gletsch Copyright: SRF/Oscar Alessio NO SALES NO ARCHIVES Die Veröffentlichung im Zusammenhang mit Hinweisen auf die Programme von Schweizer Radio und Fernsehen ist honorarfrei und muss mit dem Quellenhinweis erfolgen. Jede weitere Verwendung ist honorarpflichtig, insbesondere auch der Wiederverkauf. Das Copyright bleibt bei Media Relations SRF. Wir bitten um Belegexemplare. Bei missbräuchlicher Verwendung behält sich das Schweizer Radio und Fernsehen zivil- und strafrechtliche Schritte vor.

Dans la partie «rédaction» du générique, on note la présence, côté suisse, de la SRF (Zürich), RSI (Lugano). Pas de mention faite à la RTS, malgré une présence romande, celle de Carlos Léal, pour interpréter le romand Louis Favre, personnalité relativement importante pour la construction du tunnel. Pas d’ouverture vers la moindre chaîne française et italienne. Le tunnel du Gothard en télévision réunit la suisse alémanique, le Tessin, l’Allemagne et l’Autriche.

Gotthard SRF Schweizer Film Buch: Stefan Dähnert Regie: Urs Egger Produktion: SRF/Zodiac Pictures¨ Motiv 8 Streikführer: Tommaso (Pasquale Aleardi, M.), Giuseppe (Walter Leonardi, re.) und Sprengmeister (Mark Zak, li.) Copyright SRF/Lukas Zentel NO SALES NO ARCHIVES Die Veröffentlichung im Zusammenhang mit Hinweisen auf die Programme von Schweizer Radio und Fernsehen ist honorarfrei und muss mit dem Quellenhinweis erfolgen. Jede weitere Verwendung ist honorarpflichtig, insbesondere auch der Wiederverkauf. Das Copyright bleibt bei Media Relations SRF. Wir bitten um Belegexemplare. Bei missbräuchlicher Verwendung behält sich das Schweizer Radio und Fernsehen zivil- und strafrechtliche Schritte vor.

Le film a été présenté à Locarno l’été dernier en avant-première. Ensuite? Pas de grand écran! Seulement le petit et ses déclinaisons. La première sur les chaînes nationales le jour même où le nouveau plus long tunnel ferroviaire du monde, celui de 2016, commence sa véritable exploitation. Pourquoi pas une sortie sur grand écran? Voici l’image soignée, le son attentivement construit réservés au seul petit écran du téléviseur et aux miniaturisations sur tablettes et autres des portables. Il est vrai que se poser la question de la beauté des images et des sons ne touche que quelques vieux «crocodiles» attardés préoccupés par l’esthétique.

Gotthard SRF Schweizer Film Buch: Stefan Dähnert Regie: Urs Egger Produktion: SRF/Zodiac Pictures¨ Hauptmotiv 10 Ein schwarzer Tag auf der Baustelle: Giuseppe (Walter Leonardi, Mi.) trauert um Leo (Silvia Busuioc, liegend) Copyright SRF/Lukas Zentel NO SALES NO ARCHIVES Die Veröffentlichung im Zusammenhang mit Hinweisen auf die Programme von Schweizer Radio und Fernsehen ist honorarfrei und muss mit dem Quellenhinweis erfolgen. Jede weitere Verwendung ist honorarpflichtig, insbesondere auch der Wiederverkauf. Das Copyright bleibt bei Media Relations SRF. Wir bitten um Belegexemplare. Bei missbräuchlicher Verwendung behält sich das Schweizer Radio und Fernsehen zivil- und strafrechtliche Schritte vor.

Mais évidemment, l’important, c’est le nombre. Les centaines de milliers de spectateurs, c’est devant les petits écrans qu’on les rencontre. Rarement au cinéma. Même pas pour une histoire de tunnels ferroviaires, le plus long du monde de 2016 qui était déjà le plus long en 1882.

Au jour le jour (une semaine en novembre 2016)

Plutôt que de «pondre» de longs textes avec des paragraphes qui peuvent être lus séparément, ne serait-il pas mieux de ravitailler ce blog chaque jour, comme hier, non avant-hier, il était possible de tenir chronique tv sur papier-journal de trois à cinq fois par semaine?

La tentation existe. Cela permettrait de proposer une amorce de réflexion, sur une manière de se divertir sans mal de tête (regarder du sport), découvrir ce qui se fait de mieux dans l’audiovisuel contemporain (souvent désormais sur le petit écran à travers les séries récurrentes) et de surtout trouver dans reportages et documents de création la réponse à une sorte de besoin que les années ne fait pas diminuer, celui d’apprendre quelque chose, avec un plaisir d’autant plus grand si la forme est originale ou au moins soignée.

Specimen, "Fais-toi Mâle: un exercice, une epérience

Spécimen, « Fais-toi Mâle: un exercice, une expérience, le 1611.16 (photo RTS)

En survolant la semaine précédente, cela donne «Fais-toi Mâle» (1.100 signes), puis «Primaire de nos voisins»(700), «Westworld» (1.400) «TV8 mieux que les jumeaux TélétopMatin et TVGuide» (1.450), ce qui est encore assez loin de l’idéal des sujets à 140 signes de je ne sais quel réseau social qui ne donne pas mal à la tête et le ton qui va avec!

Fais-toi Mâle (mercredi 16 et dimanche 20)

 «Spécimen» reste, pour combien de temps encore?, l’une de ces émissions à tout le moins originale par le choix des sujets et d’une partie de la forme qui font de certains mercredis soirs de la RTS des soirées «titillantes». Ainsi en alla-t-il de la dernière, tournant autour de la «masculinité» peut-être en crise, avec des expériences intéressantes à suivre autant qu’elles furent excitantes à inventer.

Une surprise toutefois: absence presque totale de la notion de virilité sexuelle, qui est tout de même une composante non négligeable de la masculinité.

Aperçu dans le montage quelques plans attribués à un intéressant document expérimental, «Le souffle du désert» de François Kohler, qui place treize hommes dans un désert tunisien accompagnés d’un animateur et de chameliers. Ce film aborde des thèmes liés à la masculinité.

Le souffle du Désert -un document de François Kohler (Photo RTS)

Le souffle du Désert – un document de François Kohler (Photo RTS)

Il existe donc un lien entre le «Spécimen» du mercredi 16 novembre et le doc du dimanche 20. Il eut été possible d’attirer l’attention sur ce lien, dans une « bande de lancement » ou sur Internet. Rien de cela! Inattention personnelle? Discrétion des secteurs de la RTS chargés de la promotion des émissions? Absence de coordination entre équipes différentes?

Primaire de nos voisins (fin d’étape le dimanche 20)

Gros dispositif de France 2 pour suivre heure par heure la primaire de la droite avec ses sept candidats. Peu avant minuit, on en savait presque plus du résultat qu’en lisant tôt lundi matin la presse écrite. Mais, à travers des textes de réflexion, la presse reprend l’avantage sur la télé avec ses interventions de nombreux invités, souvent courtes. Le journaliste passe son temps à les pousser à abréger.

Amis ? Rivaux? Dps 2017 ou en 2022 ? (Photo France 3)

Macron/Valls : Amis ? Rivaux? En 2017 ou en 2022 ? (Photo France 3)

Entendu ce dimanche une candidate parler de l’univers numérique. Puis cela repart pour une semaine. France 3, lundi soir, change son programme pour s’en aller voir ce qui se passe autour de Macron, qui pratique le ni-ni (de droite-de gauche) mais parle lui aussi « numérique». Les autres baissent les impôts, suppriment des postes dans la fonction publique, améliorent la sécurité. On tricote dans la nuance! Toutefois, pas encore compris comment les postes supprimés dans le public contribueront à faire diminuer le chômage?!!?

Emmanuel Macron, la statégie du météore - lundi 21..1.16 ( photo France 3)

Emmanuel Macron, la stratégie du météore – lundi 21.1.16 ( photo France 3)

Westworld (lundi 14 et 21)

 Il se pourrait que quelque chose ne fonctionne pas très bien. Les humanoïdes sont tellement physiquement ressemblants aux humains qu’il est difficile de distinguer le personnel du parc, les acteurs des visiteurs, les spectateurs. On peut même se demander si pour le patron Koch certains collaborateurs scientifiques en sont aussi (Bernard ?).

Trop chercher à savoir qui est qui finit par lasser. Les signes de différences sont peut-être trop discrets, sauf dans l’atelier de réparation de l’usine. Et, à de rares exceptions, ceux de la fabrique restent confinés dans leur espace ultra-moderne, pour se livrer à leurs jeux de pouvoir. Certaines scènes spectaculaires sont d’une violence extrême, parfois au ralenti, mais le fait de savoir les victimes réparables ne «justifie» pas ces excès. Recours est aussi fréquemment à des duos qui s’entretiennent en gros plans ou plans rapprochés, qui ont le mérite de mettre à disposition des monteurs du temps d’antenne pas trop coûteux.

Rodge Santori en Hector Escator, tout en noir donc le "méchaNT" (PHOTO HBO)

Rodge Santori en Hector Escator, tout en noir donc le « méchant ». Humanoïde ou Humain ? (PHOTO HBO)

Reste le mérite de la programmation, immédiatement après la sortie aux USA. Le sous-titrage impose une heure de projection naturellement tardive. Mais c’est aussi un moyen pour la production de diminuer l’ampleur d’un piratage qui n’a que peu de secrets pour les jeunes générations.

Alors, où placer «Westworld»: pas plus haut que dans le bas du haut de gamme. Ou plutôt au haut du milieu? La déception pointe…. Et comment se porte l’audimate? Aux USA, semble-t-il, pas très bien…A la RTS???

TV8 mieux que les jumeaux Télétop et Guide TV

 Une mouche m’a piqué, dimanche 21: comparer l’offre de grands éditeurs dans le domaine de la tv. Les romands, moins de deux millions d’habitants, disposent de trois magazines qui se veulent complets. TV8, édité par Ringier-Romandie, comprend chaque semaine une centaine de pages, avec une bonne vingtaine de contributions rédactionnelles, parfois frôlant la réflexion critique. Les deux autres obéissent à une assez semblable maquette: ce sont des jumeaux issus du centre «Tamédia» de Lausanne, une trentaine de pages chacun. Le «Guide TV» est encarté dans la «Tribune de Genève», «24 heures», «La Liberté» et «Echo magazine». «Télétop Matin» accompagne «Le Matin-Dimanche». Une page avec cinq sujets accompagne les programmes de chaque jour. Elles se ressemblent parfois beaucoup, dans l’un ce sont de «Immanquables» du jour, dans l’autre «Le top», du jour lui aussi. Les «immanquables» passent souvent à peu près à la même heure. Il faudrait parfois cinq écrans pour n’en manquer aucun.

TV(, une couverture (photo Ringier romandie)

TV8, une couverture (photo Ringier romandie)

On trouve en kiosque les 30 pages de «Télétop» pour 3,50  SFR: environ 12 centimes la page.

On trouve en kiosque les 100 pages de «TV8» pour 3.50 SFR: environ 3,5 centimes la page.

Chère, la page de programme chez «Tamédia», la maison-mère qui déteste par SSR. Abordable, la page de programme de «Ringier», qui entretien un rapport assez amical avec la SSR. Pas très étonnant que la magazine Ringier soit mieux fait que le jumeau «Tamédia»!

La nuit américaine

Match nul!

Imaginons que le peuple suisse soit appelé à élire directement le Président de la Confédération pour quatre ans à la fin d’un processus ne retenant plus que deux candidats, par exemple, hier, un Christophe Blocher face à Ruth Dreifuss. Qui eut été élu? Les Américains viennent d’élire Donald Trump.

Hillary Clinton a obtenu 59,69 millions de voix, Donald Trump 59,49, autrement dit en pourcent 50,08 contre 49,92. Match nul, deux cent mille voix près! Seulement, il n’y a pas de match nul. On le sait: le système américain passe par les 538 «grands électeurs» issus des cinquante états, deux sénateurs par Etat plus un complément proportionnel à la population (3 en tout pour le Vermont et ses 600 mille habitants pour 55 en Californie pour 39 millions , un pour 200 mille contre un 700 mille).

On connaît un Suisse un même système déséquilibré quand la constitution exige une double majorité, de voix et de cantons. Ce système «protège» les plus petits; pas forcément les plus faibles. C’est la quatrième ou cinquième fois que l’élu, aux USA, n’est pas majoritaire en voix. En 2000, Al Gore avait obtenu cinq cent mille voix de plus que Bush qui fut pourtant élu ayant pour lui 271 grands électeurs assurés.

Le sigle de Géopolitis, dimanche à 12h15, comme hier "Table ouverte"....

Le sigle de Géopolitis, dimanche à 12h15, comme hier « Table ouverte »….

TV5+RTBF+RTS

Le mercredi 9 novembre 2016, long stage personnel devant la télévision, à pitonner volontairement entre chaînes francophones. Sur la RTS, presque une information en continu. Remarquable idée que d’associer TV5, la RTBF et la RTS, bel exemple de collaboration entre régions francophones qui permet aussi de faire aussi bien, sinon mieux, que les chaînes françaises. Le service public généraliste remplit ainsi très remarquablement son mandat. Et pour une fois, on prend acte qu’il existe aussi une télévision belge francophone…

L’occasion est à saisir pour ouvrir une parenthèse. Quelques politiciens de la droite suisse alémanique, probablement soutenus en direct ou en coulisses par certains grands éditeurs, viennent une nouvelle fois de proposer de faire des économies en coupant dans le crédit qui permet à la SSR-SRG d’être associée étroitement, en francophonie, à TV5, fenêtre ouverte sur des dizaines de pays, accessibles à plus de deux cents millions de téléspectateurs dans le monde entier. Une économie de deux millions par an! Génial!! Enfin, cela s’inscrit dans une ligne agressive, celle de l’affaiblissement de la SSR-SRG, donc aussi de ses relais linguistiques!

 Haro sur les sondages!

 Dans leur très grande majorité, les nombreux sondages donnaient Clinton élue, certes, avec un écart finissant par être de plus en plus étroit. Haro sur eux! Et coulent les explications pour expliquer cette erreur collective: les échantillons n’auraient pas su prendre en compte la colère de blancs au moins trentagénaires de la classe moyenne des Etats à majorité rurale.

Trouvé sur le site de "Géolopolitis": en quinze minutes d'entretien avec François Huisbourg, conduit par Marcel Mione, une première approche intéressante pour demain "vivre" avec Trumb.....

Trouvé sur le site de « Géolopolitis »: en quinze minutes d’entretien avec François Heisbourg, conduit par Marcel Mione, une première approche intéressante pour demain « vivre » avec Trump…..

Tout sondage devrait être accompagné de différentes indications qui permettent de fixer une marge d’erreur. Dans la période préélectorale américaine, je n’ai ni lu, ni entendu (à la télévision) de marge d’erreur.

Une marge d’erreur de deux pourcent est assez fréquente. Un 49 contre 51 pourcent signifie donc plusieurs résultats possibles 47 à 53, 48 à 52, 49 à 51, 50 à 50, 51 à 49, trois situations de défaite pour le premier camp, un match nul ou une victoire. Un retournement n’a rien du raz-de-marée. Alors, quoi? Mettre en cause les seuls sondages qui n’auraient rien vu venir? Les «coupables» sont peut-être ceux qui les lisent et surtout ceux qui commentent, aveuglés par des valeurs prises pour absolues alors qu’elles ne sont que relatives.

Signalons en passant que la SSR, donc la RTS, impose d’associer à tout sondage la grandeur de l’échantillon, la date de l’enquête et la marge d’erreur. Cette règle est en général respectée dans les journaux télévisée. Ailleurs? On entend parfois mentionner la marge d’erreur à « C…dans l’air», plus souvent qu’à «Infrarouge»!

Trump président

Même à «chaud», que peut-on attendre d’une émission de débats comme « Infrarouge », le jour même où les USA viennent de voter? Qu’elle permette au téléspectateur de comprendre, un peu, ce qui s’est passé, d’entendre quelques hypothèses sur ce qui pourrait changer dans la politique américaine dès l’année prochaine, après l’intronisation de la nouvelle équipe.

"Infrarouge" : le 9 novembre 2016....

« Infrarouge » : le 9 novembre 2016….

Mais évidemment, si vous disposez d’une seule possibilité par semaine, que le principe même d’une émission, dès la conception du décor, consiste à diviser le monde en deux clans qui s’opposent, comme si tout réponse passait par un OUI ou un NON à toute question, même la plus complexe, on prend le risque du pugilat. Notons en passant que l’arbitre a des moyens de diversion: il peut, pour calmer le jeu, faire appel à des documents préparés, à des invités hors du studio, éloignés du ring.

Deux minutes à peine, ce 09.11.16: et c’est parti. Nous apprenons que Mme Clinton est un «produit avarié», que cette «femme la plus corrompue» devrait être «en prison». Chic: «Infrarouge», et encore à plusieurs reprises en cours de soirée, aura ainsi reconstitué, certes modestement, le premier affrontement Trump-Clinton de la récente campagne. Mme Yvelyn Joslain, annoncée comme une spécialiste de la droite américaine, s’est ainsi révélée ardente défenderesse de Donald Trump qui n’en demandait du reste pas tant. Peut-être même d’abord sidérée, Mme Calmy-Rey a tenté de protester contre une entrée en matière qui aura ensuite donné le ton à l’émission même. Faut-il s’en étonner? Mais peut-être qu’une telle émission a le mérite de titiller de belles parts de marché!

Bien entendu, peu après «Infrarouge», «C…à vous» sur France 5 abordait avec dignité le même sujet et permettait de commencer à comprendre une ou deux choses à savoir du nouveau président des USA.

Il faudra donc d’autres propositions, comme «Géopolitis», que celle d’ «Infrarouge» pour pouvoir comprendre comment un tout petit peu plus d’un sur deux américain a choisi de voter pour Donald Trump, dont nous ne connaissons pour le moment à travers le petit écran que le côté provocateur et vulgaire.

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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