Le sport pendant, avant, après
Quelles sont les émissions, pour une chaîne de service public généraliste comme la TSR ( ou la RSR) , dont la diffusion est précédée de souvent longues présentations et suivies de tout aussi souvent multiples commentaires ? Les émissions politiques, qu’il s’agisse de votations et d’élections. Le service public joue là fort correctement son rôle informatif
A part cela ? Il n’y a guère que certains sports à être soumis à pareil régime.
Et d’autant plus si ce sport apporte aux « clients » une équipe ou des sportifs de haut niveau « patriotique » ! Ainsi en va-t-il actuellement avec le football (FC Bâle), le ski alpin (Cuche, Feuz, etc) et nordique (Amann, Cologna), le cyclisme (Cancellara), le tennis (Federer). Pour diverses qualités spectaculaires, on peut compléter cette liste avec l’athlétisme, le hockey-sur-glace, les sports motorisés, le rugby et le patinage artistique. Les journalistes, leurs experts et autres consultants parlent abondamment, parfois en revenant inlassablement sur les mêmes images – ah, ce but de Stocker à la 87ème minute! Le Verbe répété règne en maître. Il ne fait pourtant pas fuir le consommateur !
Mais la vraie valeur du spectacle se situe dans le sport lui-même plus que son commentaire. Il y a les sports qui montrent bien les qualités des interprètes et leurs maladresses : cela vaut pour le football, le ski nordique, le patinage artistique, le tennis surtout, un peu le cyclisme, le rugby. Sans les informations du chrono, qu’en serait-il du ski alpin ? L’attente de chutes et d’abandons. Les sports motorisés : va pour les dépassements, souvent dangereux. Alors à qui la palme ? Au tennis, au football et au rugby, qui se passent de trop de mots !
