Vendredi 13 : la meilleure série à minuit
Curieuse expérience, au hasard d’une soirée. 20h15 : “Passe-moi les jumelles”, en reprise, un téléfilm de Benoit Aymon en hommage à Erhard Loretan, alpiniste inventeur de nouveaux comportements, guide au service de ses clients, qui ne parlait guère, frappé par la mort de son bébé dont il fut responsable. Avec une sincérité discrète, Xénia Minder qui était membre de l’expédition où il trouva la mort, parle de lui comme “quelqu’un que j’aimais et qui m’aimait”. Un beau téléfilm qui ose faire partager une émotion profonde.
21:20, “Castle”. Un meurtre, mais le corps manque. Une escouade de policiers armes au poing pénètre dans un décor insolite. Le générique peut commencer. On est en milieu de cryogénie, financé par un producteur de cinéma porno. Etc : du tout-venant policier à l’américaine, en premier rideau. De la médiocrité certes bien emballée!
22:05 : un épisode de “Body of proof”. Megan Hunt, divorcée, son mari ayant obtenu la garde de leur fille, neurochirurgienne devenue médecin légiste, enquête en pratiquant des méthodes peu orthodoxes, plus ou moins appréciées de son entourage hiérarchique. Un personnage fort, attirant la curiosité, bien servi par Dana Denaly.
De 22h55 à 00h25, deux épisodes de “Damages” avec Glenn Close. On est dans le haut de gamme, après un passage dans le meilleur du moyen (Body).
Hélas, parfait exemple d’une des plus grandes faiblesses “notre” télévision, la programmation des séries pourtant plutôt bien choisies, dans le cadre restreint de celles qui sont doublées en français. Premier rideau différent le 20, mais même topo pour les trois séries. Inquiétante programmation de la fiction !
