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“Borgia” et “Killing” : USA contre Europe
La diffusion des séries hebdomadaires de haut niveau obéit (presque) sur la TSR à la règle suivante : meilleure est cette série si sa diffusion est tardive ( après 23 heures) et plus encore si elle est affublée d’un logo rouge de mise en garde de « certaines sensibilités » contre des scènes généralement de violence ou de sexe. Mais il s’agit plutôt d’une tendance.
« Dexter » partout… sauf ici !
Tirerait-on du programme de dimanche dernier (30 octobre) un montage issu des scènes ou situations les plus virulentes de « Varg veen » et de « Les Borgias » que par comparaison « Dexter » tiendrait de la bluette. Une vague de moralisme souffle sur la télévision installée dans la calviniste Genève. Le refus de programmer « Dexter » tient de l’auto-censure. Il ressemble furieusement à un acte de censure conduisant pour la spectateur à un choix entre sa chaîne préférée et ses voisines de TF1, de Zürich ou d’Espagne, etc.
Doubles choix … anti-européens !
D’un non-choix, passons à des choix unilatéralement imposés. Il existe donc deux versions de la grande famille espagnole régnant sur le Vatican : un « Borgia » commandité par Canal alpha de France et « Les Borgias » venus des USA. Constatation : la TSR a choisi la version anglophone. La deuxième saison de la série danoise « The killing » vient de s’achever sur Arte. La première saison de la version américaine vient de prendre son élan sur TSR1 le lundi soir. De beaux esprits se plaisent à dire que tout le monde parle d’Arte sans jamais la regarder. On aurait donc très bien pu choisir pour la TSR la version danoise, sans nuire à l’audimat. Une deuxième fois, entre l’Europe et les USA, le choix par la TSR s’est porté sur les USA.
J’ignore si «Borgia » surpasse « Les Borgias » faute de connaître le premier. « The killing » du Danemark est supérieur au « Killing » américain, de peu, mais tout de même.
La Sara danoise plus mystérieuse que la Sarah américaine
Première surprise : les suivre conduit immédiatement au sentiment de déjà-vu, mais sans la moindre nuance péjorative. Comme si on se lançait pour le plaisir dans une seconde lecture. Les scènes nocturnes restent nocturnes, dans les bleus sombres. Il pleut sur Copenhague autant qu’il pleut sur Seattle. La famille de la victime de Raben devient Larsen. Sara Lünd se nomme désormais Sarah Linden. Et parmi les multiples similitudes qui ne sont pas des copies, une pourtant étonne. L’actrice danoise, Sofia Gabrol est plus mystérieuse, plus troublante, plus étrange, plus inquiétante, moins lisse que Mireille Enos.



