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Flots tumultueux

Si « mammouth » était le nom du paquebot « SSR-SRG », on dirait qu’il navigue actuellement sur des flots tumultueux. Il est attaqué ou mis en cause de toutes parts.

L’appétit de TF1

TF1 va ouvrir une fenêtre publicitaire vers la Suisse romande. Ce sont quelques dizaines de millions de publicité qui vont soutenir une autre chaîne commerciale française, après M6. Ce sera au détriment des recettes de la SSR sur le marché romand, des journaux ou des chaînes de radio et de télévision régionales. Les parts du gâteau vont diminuer, ou à tout le moins stagner.

 

Fenêtres publicitaires: La RTS en concurrence avec TF1 !

Les éditeurs de journaux s’opposent à l’introduction de la publicité sur les sites internet du « mammouth », alors que le PDG Roger de Weck leur propose d’ouvrir le dialogue. L’un d’eux, puissant, Ringier, se met au service de TF1 pour récolter la publicité sur le marché suisse. On n’en est pas à un paradoxe près !

Billag mis en cause

Billag, la société qui encaisse les redevances, dépense plus de quatre francs pour cent recueillis. Elle vient de décider d’encaisser en une seule fois la totalité de la redevance radio-tv, environ 460 francs, ce qui n’est guère agréable pour les foyers à revenus modestes. Elle gère aussi les quatre francs sur cents destinés au co-financement des radios et télévisions régionales.

Deux cents francs, c’est assez !

Pour certains, Billag fait problèmes. Et les voici qui viennent de prendre le chemin de la pétition à plus de cent trente mille signataires, en majorité alémaniques, souvent zurichois, proches de l’UDC, pour affirmer qu’une redevance à deux cents francs l’an, c’est largement suffisant ! Oui, cela suffirait pour une seule chaîne de télévision et de radio en une seule langue ; le romanche, probablement !

 

La clé de répartition de moyens entre les régions : l’indispensable solidarité pour la cohésion nationale

La redevance annuelle suisse est élevée. On sait pourquoi. Mais il faut le répéter : la majorité alémanique contribue à soutenir modestement la minorité romande et fortement celle de langue italienne. Cela s’appelle la solidarité confédérale.

Un gestion efficace

Parmi les réactions provoquées par la pétition issue de la majorité de droite alémanique, celle de Gilles Marchand, patron de la RTS, mérite d’être rappelée. Il vient d’annoncer que le quarante pourcent au moins des programmes de TSR1et TSR 2 était fait à plus de quarante pourcent de productions maison (voir à ce sujet les propos de Gilles Marchand).

Presque en même temps, dans une annexe au rapport de gestion de 2010 publié par la SSR-SRG, on apprend que le volume en heures des productions maison des deux chaînes de la TSR s’élève à 2.581 pour un total de 16′565 heures ( environ 43 heures par jour, ce qui n’est pas surprenant avec l’addition de TSR1 et TSR2 ). Cela fait un peu moins de 16 pourcent.

Où l’on comprend le 40 pourcent

Apparente contradiction entre ce « 16 pourcent » et « plus de 40 », qui permettrait d’ironiser sur les écarts entre deux sources liées à la direction de l’entreprise ? On ne fait pas dire ce que l’on veut aux informations numériques. Mais on omet parfois d’expliquer comment sont faites certaines statistiques. Voici comment se présente la situation :

En première diffusion, la TSR propose 2.581 heures de production maison et 5′924 de productions de tiers. En rediffusion, les productions maison occupent 4.743 heures et celles des tiers 3.317. En cumulant première diffusion et rediffusion, on arrive à 7.324 heures de productions maisons, sur un total obtenu avec l’apport des tiers à 16.565 heures. 7.324 comparé à 16.565 conduit à 44,2%.

Et c’est ainsi que l’affirmation de M.Marchand vérifiée est un bien meilleur argument pour l’entreprise que ce que donne la statistique officielle issue de la centrale bernoise.
Pratiquement une heure sur deux en production maison sur les deux canaux de la TSR, c’est une excellente proportion. La quote-part de la TSR, supérieure à la répartition qui ne tiendrait compte que de la population, est bien employée. Alors, le « deux cents, c’est assez » est un combat à tout le moins douteux !

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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