Retour à Villeneuve

Juillet 1942, premières déportations massives des juifs : la rafle du « Vel d’hiv » reste une page sombre de l’Histoire de la France occupée, les Allemands ayant parfaitement organisé l’opération en imposant la logistique de l’action aux autorités françaises. En cet été, à Villeneuve, petite ville du Jura (elle ressemble à Dôle), un train est stoppé en gare, les Juifs qui y sont entassés extraits de wagons.  Les autorités locales, le maire en tête,  Daniel  Larcher, doivent organiser leur accueil provisoire. Ils seront regroupés dans l’école.

« Un village français » est peut-être la meilleure série du XXIème jamais écrite et réalisée en France. Son propos comme sa mise en scène, entièrement au service de la reconstitution, conduisent à une impression de plausibilité étonnante. Entre collaboration et résistance actives, entre indignation ou indifférence passives, les uns et les autres s’inscrivent dans l’Histoire, entre incertitudes et certitudes.

Projection terminée, durant une quinzaine de minutes, des témoignages viennent corroborer le bien-fondé de la fiction. L’apport de cette série est aussi important et plausible que le fut en son temps un sommet du cinéma de documentation, « Le chagrin et la pitié » de Marcel Ophuls.

Sous la surveillance de soldats allemands, un groupe de Juifs sera accueilli à Villeneuve. C’est ce sont les autorités françaises qui se voient imposer toute la logistique ( photos France 3)

Dans un genre différent,  un autre retour est à signaler, celui de « Damages » avec l’explosive avocate jouée par Glen Cloose, en troisième saison, durant six ou sept semaines. Excellente série divertissante. Une différence entre France 3 et RTS un : la perle de France est offerte à tous à 20h30, tandis que les seuls noctambules sont sollicités de rester devant le petit écran entre 23 heures et minuit et sa demie.

2 réponses à to “Retour à Villeneuve”

  • ibrahim:

    Pleinement d’accord avec vous, cette série est remarquable, à de nombreux points de vue. Je la suis avec passion.
    Juste aussi ce petit mot pour corriger une toute petite erreur géographique, fréquente en Suisse romande.
    Il ne faut pas confondre la Dôle, vin suisse fait d’une allinace de deux cépages (gamay et pinot noir), la Dôle, haut sommet du Jura vaudois et Dole, la ville la plus importante du départemnt du Jura, objet de cet article (Villeneneuve). Dole s’écrit sans circonflexe et se prononce comme dol, bol, vol et non comme tôle, rôle et dôle !

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