De 2012 à 2013

Résumé en quatre stations visitées fin 2012 (le 31) et début 2013 ( le 1), selon la méthode du pitonnage, qui consiste à se promener d’une chaîne à l’autre, avec la liberté de s’arrêter si un déclic se produit. Cela va des « Contes d’Hoffmann » sur « Mezzo » à Yves Montand sur « France 2″ en  passant par le portrait d’une génération de chanteuses et chanteurs français, des années 45 à 65, amoureux du texte et de la simplicité sur « ARTE ».Rien que du bonheur de téléspectateur, malheureusement pas prêt à recevoir l’humour du corps de garde de « RTS1″ durant quelques minutes juste avant les douze coups !

*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*

Sur « Mezzo »

Quel beau sens du devoir, que de se demander comment, pour accompagner des solitaires parfois involontaires, procède « la » télévision entre le 31 à 23h00 et le 1 à 02h00 ? On peut donc commencer ce pitonnage par la sécurité : que se passe-t-il, musicalement, sur INTERMEZZO, cette chaîne de France qui reprend des programme musicaux glanés un peu partout ? Par exemple « Les contes d’Hoffmann » de Jacques Offenbach dans une version du Metropolitan Opera House de New-York, sous la direction de James Levine dans une mise en scène de Bartlett Sher qui a raison, en effet de se référer à Fellini, du moins en partie, pour le côté diabolique. Accroché par la sensibilité des entretiens au service d’un brillant spectacle.

Anna Netrebko et Joseph Calleja

Anna Netrebko et Joseph Calleja

Sur « RTS1″

Devoir toujours : passage sur RTS 1, avec dame Marie-Thérèse que guère je ne porte dans mon cœur!  Il est question d’un certain Dreysinger, politicien partisan de la Délation. Correction faite : il suffit de remplacer les deux « D » par deux « F » : aïe ! Un cri, « Mais bon Dieu » remplacé aussi tôt par un « Nom d’une pipe » qui heureusement « se passe à genou » : re-aïe !! Un panneau avec le nom de la gare de  « Gland » apparaît porté par un homme nu :  Re-re-aïe!!! Il est temps de passer ailleurs. Madame vient de hurler de « un » à « douze.

Sur « ARTE »

Ce sera sur ARTE : Il est minuit deux, et en effet « Paris s’éveille » des cabarets modestes de Rive Gauche en Olympia sur Droite.  Jean Rochefort, Henri Gougaud compositeur et d’autres servent au présent de guides devant un fond noir parsemé de points ronds colorés. Et revoici les Aznavour, Barbara, Brassens, Brel, Ferret, Ferré, Gréco, Les Frères Jacques, et tant d’autres qui ont  poussé parfois trois chansons sur de petites scènes confidentielles pour dix francs et parfois pour rien.

Les frères Jacques

Les frères Jacques

Un lien presque entre tous : la simplicité, du costume, de l’attitude, du décor. Il n’était alors que le sens des mots qui voulaient dire l’émotion, la douceur, la colère, le rejet de l’injustice, l’amour, l’amitié, dans ce temps où la musique était au service du texte. Puis vinrent saluer les « copains », les mignonnes jeunes filles pour lesquels Gainsbourg écrivit de si jolies paroles.  Le texte disparut pour quelques années, effacé par le commerce bruyant et le spectacle des claudettes. Il fallut attendre les années nonante pour que ces poètes refassent surface. Et qu’ils y restent.

Sur « France 2″

Encore un moment d’heureux pitonnage, sur « France2 2″, le premier de l’an vers 22h00, un remarquable document, « Ivo Livi, dit Yves Montand » d’un remarquable documentariste, Patrick Rotman, commentaire dit d’une voix chaude et amicale par Denis Podalydés. Rotman résume en moins de deux heures un livre érit à deux, avec Hervé Hamon, « Tu vois, je n’ai pas oublié ».  C’est l’histoire, presque, d’un enfant du siècle, compagnon proche du communisme, par son père et son frère, mais n’ayant pas supporté d’apprendre ce que fut le stalinisme,  positions prises, peut-être plus dans certains films ( « Z », « La guerre est finie »,  que par les mots des chants, contre les dictatures de droite ( Grèce) comme de gauche (Tchécoslovaquie – affaire London). Il n’est pas évident d’oser avouer s’être trompé ! Il faut un réel courage pour le faire.

Montand, ce sont aussi des années consacrées aux mots mis en musique, qu’ils en appellent à la justice ou honorent les poètes ( « la très chère était – nue – Baudelaire), mais qui répondent en un dialogue souvent subtil aux témoignages ou aux informations du commentaire. Le grand acteur n’est certes pas oublié, mais il est plus facile de s’attarder sur une chanson que sur un film.

Un couple durant plus de trente ans, Simone Signoret et Yves Montand

Un couple durant plus de trente ans, Simone Signoret et Yves Montand

Il s’agissait là de la rediffusion d’un document présenté en novembre 2011, vingt ans après la mort de Montand. Ce fut pour moi une première porteuse de véritable bonheur Le générique de fin salue la participation de la RTS. Il faut donc signaler que le site de la RTS accorde une belle place à Yves Montand, avec d’anciennes archives de grand intérêt. ( Taper sur GOOGLE : « Yves Montand – archives rts » !!)

Une réponse à to “De 2012 à 2013”

  • Ce fut en effet un très beau reportage.
    Yves Montand est de ces personnages qui sont dans notre coeur accompagnés de nostalgie et d’un léger sourire de tendresse.

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

Derniers commentaires
Catégories
Archives