Un dimanche à « Mise au point »
(Illustrations empruntées au site le la RTS – Mise au point))
D’une semaine à l’autre, la structure de l’émission reste à peu près la même. On a donc droit à trois rubriques régulières , « Vous l’avez dit », « C’est pas tous les jours dimanches » et « Comme si c’était hier ». Le première donne la parole à de très rares téléspectateurs qui ne représentent en rien les parfois presque deux cents mille qui suivent l’émission. Le choix ? On prend parfois plaisir à faire connaître un avis puis son contraire : et oui, tout les goûts sont dans la nature ! Et l’on va jusqu’à citer un téléspectateur qui trouve très élégante l’en effet très élégante robe blanche assez courte de la présentatrice qui point ne sera nommée. Un événement choisi par jour du lundi au vendredi permet en effet de confirmer que « Ce n’est pas tous les jours dimanche ». Il faut donc en trouver un par jour. Les trouvailles ne sont pas toujours de haut vol. L’humour mordant s’y rencontre souvent. Peut-être même devrait-on parfois recourir au logo rouge en tous cas pour le lecture d’un savoureux « vendredi ». « Comme si c’était hier » porte bien son nom : bon plongeon quelque fois surprenant dans le passé !
VW dans la m…
Dans la m.., VW n’y restera pas seule, on le pressent déjà. « MàP » aura permis de découvrir ces scientifiques américains d’une petite université qui ont, en plus d’une année, réussi à dénoncer la supercherie du constructeur allemand, assez rapidement avouée. Ils existent, ces « fouineurs » qui ne furent pas stipendiés par les concurrents jaloux des succès des marques allemandes au diesel. Et de ce carburant prétendu « propre », on en reparlera. D’autres constructeurs, autant pollueurs, mal contrôlés par des tests qui se déroulent en studio dans des conditions confortables, sont aussi en cause.
L’Europe coûte que coûte
Deux aspects de ce reportage sont à souligner : deux réfugiés, Mehdi venu d’Iran et Elias le syrien, sont « accompagnés » durant une partie de la rude voyage. Une suggestion : les retrouver dans quelques mois pour un « suivi » précieux autant que peut-être révélateur. Autre aspect : cesser de faire allusion aux passeurs mais parvenir à montrer quelques-uns de ceux qui profitent largement de ces gens qui cherchent refuge en Europe, obligés d’acheter à prix fort de faux gilets de sauvetage, de payer des centaines d’euros pour quelques kilomètres parcourus, y compris dans des canots pourris où ils sont parfois livrés à eux-mêmes.
2015 : disons cinq cents mille migrants. A mille euros payés chacun à des passeurs. Un demi-milliard de chiffre d’affaires. Probablement plus ! Et plus fermées seront les frontières, plus élevé sera le bénéfice des organisateurs de passages
Un moment bizarre au début du sujet : sur la plage de Bodrun, paraît-il l’équivalent turc de St-Tropez, des touristes polonais sont installés au soleil. Sébastian Faure leur demande s’ils savent où ils se trouvent. Et le souvenir d’une photo qui a fait le tour du monde semble les troubler. Je suis incapable de savoir s’il fallait ou non montrer cet instant de de surprise, de malaise….
Ma douane à moi
Pour en terminer, un sujet plus léger : la Confédération vend des immeubles des douanes désormais désertés où travaillaient ou habitaient des douaniers. Elle fait de bonnes affaires et des heureux. Joli document informatif, sur le plan immobilier.
Hors sujet : un leader de l’UDC pourrait se servir du reportage pour dénoncer ces frontières si perméables pour ces centaines de milliers de migrants si indésirables…



