La grande lessive 2ème : avec Frédéric Maire

Pour commencer, reparlons consommation dans un autre domaine: actuellement, je ne lis plus jamais «20 minutes», rarement «Le Matin» en semaine – pour le jeu des ponts! –, assez souvent le quotidien local, mais tous les jours «Le Temps» et «Le Monde». Dans un journal, on choisit, quand on veut, ce que l’on veut lire, parfois même attiré par un titre!

Il est plus facile de feuilleter un journal que de pitonner devant son petit écran d’une chaîne à l’autre. Et bien difficile de comprendre, parfois, devant quoi on se trouve: commencer de regarder une émission, c’est souvent s’imposer d’y aller jusqu’au bout, surtout si on ne sait rien de son contenu.

Agréable triple choix, donc précieuse partielle liberté pour « La grande lessive », deux possibilités sur le petit écran, le soir vers 18h15 sur RTS Un, avec reprise le lendemain à 12h40, sur RTS 2, plus la visite sur internet. En gros, «La grande lessive» équivaut à quelques (parfois bonnes) pages du «Matin» ou du quotidien local.

Le choix des invités

 Or donc, on l’a compris: l’invité du lundi propose à la production le nom de certains de ses proches (on ne sais pas s’il en propose plus que quatre) qui vont apparaître à leur tour comme invités les autres jours de la semaine. Le hasard veut que je connaisse beaucoup de choses de Frédéric Maire.

 

Lundi 2 novembre 2015 : question posée à Frédéric Maire pour passer au sujet pilaIre : avez-vous porté la barbe. Voici la réponse, tirée du cinémaon no 832 de Gérard Courant, à la Chaux-de-Fonds en 1986

Lundi 2 novembre 2015 : question posée à Frédéric Maire pour passer au sujet pilaire : avez-vous porté la barbe? Voici la réponse, tirée du « cinématon no 832 » de Gérard Courant, à la Chaux-de-Fonds en 1986

Ses invités, Chicca Bergonzi, sa proche collaboratrice tant à Locarno qu’à Lausanne, Carlos Henriquez, humoriste qui actuellement se produit en Suisse alémanique et en profite pour flâner, par exemple à Zürich, qui dans un lointain passé gagna sa première pige par «La lanterne magique», Teresa Larraga, comédienne, acrobate, chanteuse, directrice en son théâtre Frenesi, Fabrice Aragno, cinéaste neuchâtelois, collaborateur de Jean-Luc Godard depuis une dizaine d’années, témoignent de la sensibilité et de la curiosité de l’auteur de ces choix cohérents.

Reste tout de même que ce choix d’invités de l’invité, aussi cohérent soit-il, est le reflet soit d’une bonne idée à la base du concept de l’émission, soit d’une certaine paresse des concepteurs qui abandonnent une partie de leur responsabilité de puissance invitante à leur propre invité. Les deux, peut-être!

A quoi sert le décor de "La grande lessive" ? A présenter les collaborateurs, Yann-Olivier Wicht

A quoi sert le décor de « La grande lessive » ? A présenter les collaborateurs, Yann-Olivier Wicht

Le décor associé au titre de l’émission, est-ce vraiment une bonne idée? Et même le titre? L’intertitre qui suit eut fait l’affaire… comme titre!

Du coq à l’âne

 Au moins une fois par émission, Maurine Mercier utilise l’expression, comme si toute l’émission tenait de ce principe de passer d’un fier coq à un âne bâté. Et peut-être bien que derrière l’expression tout de même ambiguë, il y a réelle volonté de liberté de ton, de diversité dans les rubriques régulières portées par des chroniqueurs internes ou externes réguliers. Option possible: choisir un thème d’actualité chaque jour: entreprise beaucoup plus risquée!

Comment dès lors faire passer ce «Coq-à-l’âne»? Priorité à l’animatrice: Maurine Mercier s’en tire plutôt bien, sur la foi d’une dizaine d’exemples déjà vus. Il semble même qu’elle parvienne à commencer de remplacer des dialogues entre chacun d’eux et elle par des conversations à plusieurs.

Parler de Godard Jean-Luc et de légumes oubliés

Bon exemple, le vendredi 6 novembre 2105. Le chroniqueur «cuisine» présente un choix de légumes oubliés dont les qualités sont à redécouvrir. L’invité de l’invité est sommé de s’expliquer sur le cinéma selon Jean-Luc Godard, version vingt-et-unième siècle. Question: qui a vu du Godard? Monsieur cuisine s’est clairement annoncé plutôt gendarme à St-Trop!

Philippe Ligron, le cuisinier aux légumes oubliés mais savoureux...

Philippe Ligron, le cuisinier aux légumes oubliés mais savoureux…

Mais voilà que les mêmes mots pour décrire l’attention face à l’inattendu insolite font comprendre qu’ils témoignent de la même attitude de curiosité. Une conversation un peu plus large révèle un accord de sensibilités.

Alors, ce vendredi, un petit miracle? «La grande lessive» pourrait-elle en créer un, chaque jour?

«Les yeux dans les yeux»: deux personnes dans le même cadre qui se parlent sans se voir ni se regarder, c’est un «face-à-face» disons original!!

Préférence personnelle: je resterai, en fin d’après-midi, devant le sujet largement traité de «C…dans l’air», mais ne manquerai pas de revenir en d’autres temps devant «La grande lessive». Pour saluer des progrès…..

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Avertissement

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