C’est toujours le consommateur …
La SSR demande, semble-t-il, 54 millions de plus par an sur un budget annuel de 1,6 milliard! Pour la SSR, soit elle obtient ces millions supplémentaires, soit elle devra redéfinir le mandat et réduire ses programmes. Nous ne nous étendrons pas ici, volontairement, sur les nouveaux logos acquis pour quelques millions.
Selon Monsieur Prix, la SSR n’a nullement besoin de moyens supplémentaires. Tiens donc !
En effet selon Stefan Meierhans les ¾ des entreprises helvétiques ne paient pas la redevance ce qui correspond à un manque à gagner de plusieurs millions. Enfin, toujours selon Monsieur Prix, les recettes publicitaires de la SSR pour les années à venir sont sous-budgétisées.
Qui dit la vérité? Nous ne le saurons jamais, puisqu’il s’agit de chiffres virtuels qui ne seront validés qu’après une vraie comptabilisation.
Pour le commun des mortels, une chose est certaine : si l’on en venait à supprimer, pour des problèmes de restriction budgétaire, Option Musique, par exemple, comme on l’entend aussi bien à gauche qu’à droite et dans les couloirs, le consommateur en serait le grand perdant, comme d’habitude! C’est toujours lui qui trinque, comme partout!
Je vais faire tache dans ce concert de billets sans commentaires en placent mon grain de sel dans cette rubrique.
J’observe que ce site, pourtant destiné au public ne suscite pas beaucoup de réactions et c’est bien dommage car il s’agit de nos deniers, prélevés pour nous donner relier.
On pourrait de prime en déduire que tout va bien,TSR et RSR sont au bon niveau. Une équipe qui gagne ne change pas !
Et pourtant, ne devrions -nous pas procéder à un audit de cette entreprise qui s’est transformée radicalement par l’arrivée d’internet. Je salue ici l’audace de ces pionniers qui ont su persévérer dans l’élaboration de cette valeur ajoutée. La TSR, puis la radio semblent avoir donné l’exemple et il faut s’en réjouir. Il faut aussi se réjouir de la qualité de certains programmes hélas trop rares. Cette qualité est malheureusement en lutte avec le culte du fait divers toujours aussi envahissant, racoleur. C’est bien vrai aussi qu’avec un mot en trois lettres il est plus facile de faire lever un sourcil ou décoller une oreille lorsque le « produit » n’est plus à la hauteur.La radio se distingue par ses émissions d’information comme Forum par exemple. Les variétés à la TV ne méritent pas leur nom, Alain Morisod exploite habillement une fibre bien vieillissante.Il conviendrait de ce questionner aussi sur l’adaptation du personnel peut enclin au changement soit par confort, vieillissement ou sous le « joug »de certains responsables bien installés aux postes clés. Raison encore d’exiger un audit avant de proposer une solution boiteuse.
Où et quand sont publiés des résultats détaillés concernant les charges d’exploitation par émission. La SSR est-elle réellement transparente dans ses comptes, ses options de sous traitantes. Quel est en pourcentage l’écart entre 1990 et 2010 des émissions produites à l’extérieur ? Cela nous renseignerait peut-être sur la valeur de l’outil de travail. Des questions, des réponses que devra donner le nouveau directeur général pour rattraper 15 années d’une direction peu convaincante à mes yeux. Un audit…svp. et rapidement.