« Trépalium »et autres séries récurrentes

 Arte consacre ses jeudis soirs aux séries récurrentes qui proviennent d’un peu partout dans le monde, peut-être même en se passant volontairement des productions américaines. C’est là aussi qu’on y rencontre des séries produites par la chaîne franco-allemande, comme « Trépalium » . Profitons-en pour rappeler le lumineux souvenir du « P`tit quinquin », une des belles surprises audiovisuellles, donc cinéma et télévision confondus, de l’été 2014.

P'titQuinquin - une série signée Bruno Dumont Arte, 18 et 25 septembre 2014

P’titQuinquin – une série signée Bruno Dumont (Eté 2014 – Photo Arte)

Le visionnement du premier épisode de « Trépalium », production ARTE, permet d’être assuré de l’intérêt de cette série d’anticipation. Une citation de Ray Bradbury ouvre la série : « Il faut sans cesse se jeter du haut d’une falaise et se fabriquer des ailes durant la chute ». Elle donne une assez bonne idée des risques pris par les auteurs de la série sur laquelle nous reviendrons.

Voici quelques extraits tirés du site

http://www.arte.tv/magazine/trepalium/fr/trepalium-la-serie-danticipation-trepalium

Thriller d’anticipation ambitieux servi par un casting de prestige, la série « Trepalium » tisse des destins romanesques dans un monde futuriste où 80 % de sans-emplois font face à 20% d’actifs.

Dans ce monde, deux espaces sont séparés par un Mur d’enceinte imprenable. D’un côté la Zone, de l’autre la Ville. Cédant à une menace terroriste, le gouvernement impose aux salariés d’employer un quota d’« Emplois Solidaires » triés sur le volet. La famille de Ruben Garcia, un ingénieur en pleine ascension, est contrainte d’embaucher la Zonarde Izia, qui rêve d’offrir un nouveau destin à son jeune fils Noah.

Nadia PASSERON (Ronit Elka Betz), première ministre, avec son mari, Monroe Meretti ( 99, ministre de travail et sa fille Zoey, responsable de la communicatio .

Nadia PASSERON (Ronit Elka Betz), Première Ministre, avec son mari, Monroe Meretti, ministre de Travail et sa fille Zoey, responsable de la communication . (Trépanium – photo ARTE)

 

Le sériophile qui préfère les séries récurrentes aux unitaires, qui est même ravi de rencontrer des séries non américaines qui ne proposent pas des meurtres sanguinolents en grand nombre, n’est certes pas majoritaire. Le cercle des« fanas » du genre, qui parle «haut de gamme » ou « forte valeur ajoutée », va de quelques membres du conseil du public de la RTSR à certains rédacteurs de revues de cinéma plutôt pointues en passant par de rares spécialistes de la télévision. Ce milieu est plutôt en phase de croissance. Et puis, il y a tous ces jeunes mordus qui savent se débrouiller pour tout voir dans n’importe quelle version avant tout le monde, insaisissables par les mesureurs d’audience.

Actuellement sur la RTS

Le sériophile, qui continue de regarder sur son écran d’une dimension supérieure au téléphone portable et à la tablette, est parfois tout de même resté fidèle à « notre » RTS! Ces temps, il n’est guère gâté, depuis la fin de « The Knick ». Il y a « Anomalia » ( RTS1- samedi soirs vers 21h00 avec reprise les lundis sur RT2 vers 20h00). Il y a eut tout de même la fin de la troisième saison de « Masters of sex » ( lundi 8 février en deuxième rideau vers 23h00), où les deux chercheurs mettent un peu trop du leur dans des recherches scientifiques objectivement sexuelles. On peut aussi suivre « Boardchurch » en deuxième saison (sur RTS 2, mercredis vers 23h00, deuxième saison déjà vue ailleurs) ou « Downton Abbey » (les vendredis vers 23h00, sixième saison déjà vue ailleurs). Même en seconde mains, propositions honorables, à condition de ne pas insister sur les heures tardives réservées à des publics très minoritaires.

Dr William Masters (Michael Sheen) et Virginia Johnson (Lizzy CAPLAN9 dans "Masters of sex", fin de la 2ème saison le marci 9 février à 00h15 sur RTS1

Dr William Masters (Michael Sheen) et Virginia Johnson (Lizzy CAPLAN9 dans « Masters of sex », fin de la 2ème saison le marci 9 février à 00h15 sur RTS1

L’approche par la lecture

 Une information sur les prochaines sorties, qu’il s’agisse de cinéma ou de télévision, ou même de spectacles ou lectures en général, passe par une phase d’informations préalables. En fiction télévisée, pour les séries qui font l’objet de ces réflexions, la lecture de la presse spécialisée est plus féconde que les lancements offerts par les chaînes qui vont les diffuser. Les sources sont plus riches dans la presse française qu’en Suisse romande où la réflexion à propos de la télévision n’est pas très intense.

« Le Monde », dans son édition dominicale (7/8 février) sur quatre pages (une par jour pendant toute la semaine) met l’eau à la bouche.

Une page entière pour « Baron noir », une série politique prometteuse, sur Canal+ crypté, deux épisodes par soir, dès le 8 février : « la meilleure série politique française produite à ce jour ». On trouve aussi des approches de la série sur Télérama et même en Suisse ( Tribune de Genève des 30 et 31 janvier 2015 / Le Temps, 6 février).

Philippe Rickwaert (Kad Mehrad) et Francis Laugier (Nils Arestrup) à la conquête du pouvoir (Photo Canal +)

Philippe Rickwaert (Kad Mehrad) et Francis Laugier (Nils Arestrup) à la conquête du pouvoir (Photo Canal +)

 Une demi-page présente « American crime », Canal+ séries, « sans doute la grande série de ce début d’année, avant que ne sorte le 15 février, la très rock « Vynil » qui réunit Martin Scorsese. Mick Jagger et Terence Winter ».

 Un bas de page est consacré à « Trépalium » ( Arte, les jeudis 11 et 18 février, dès 20h55, en rafale de deux fois trois épisodes), largement commenté aussi dans Télérama » et présenté dans la « Tribune de Genève » ( 6 et 7 février), considéré comme un « Bijou d’anticipation » par Télétop-Matin (7 février).

On risque bien d’attendre longtemps avant de les voir apparaître vers 23h00 sur la RTS !

 

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