« Infrarouge » au comité de la SRT-NE

(Jeudi 18.02.16 – fin d’une première relecture à 10h45)

 Nuit de mercredi 17 février  à jeudi 18: 02h45, insomnie, problème assez fréquent. Alors, sur l’ordi plutôt que de tourner dans le tête une partie de la séance du comité de la SRT de Neuchâtel, qui s’est déroulée mercredi soir, le quorum largement dépassé. Les cinq mille signes de ce texte terminés à 04h00, il était temps de s’en aller glaner encore quelques heures de sommeil. Voici la version corrigée dans la matinée.

Le comité de la SRT accorde une bonne place à des discussions associées aux sujets traités par le conseil du public, puisque nous avons la chance d’avoir deux membres de la base, MM Kleiner et Borel (membre suppléante, Mme Florence Meier), et un « bonus », Matthieu Béguelin, président réélu pour un mandat de quatre ans, par applaudissements.

Les remarques fusent spontanément. Etrange, elles ne sont pas très positives. La manière de diriger de Berger est moins contestée que celle de Mamarbachi à laquelle on reproche d’interrompre ceux qui s’envolent lyriquement ou agressivement contre l’adversaire placé sur la demi-table d’en-face. Cela permet de rappeler que la meilleure manière de reprendre la situation en mains dans la direction du début est de laisser finir la phrase et de se servir de cette phrase comme tremplin. Mais la discussion porte assez rapidement sur certains principes.

Il y a deux formes différentes de débats à «Infrarouge», le débat associé à un acte politique, votations ou élections, où l’on réunit trois pour contre trois contre, trois oui contre trois non qui conduit à un affrontement d’où rarement on retire une idée nouvelle ou même un argument pour forger sa propre opinion. Ceux qui ont déjà voté par correspondance ne vont pas changer d’opinion!

Autre forme de débat, ceux sur des problèmes de sociétés qui ne sont pas forcément liés à des confrontations politiques – autour de l’éducation par exemple à partir d’un film. Là, il devrait y a voir place pour les nuances, pour les questions, pour des positions d’observateurs qui doutent et sont à la recherche de certitudes ou à tout le moins d’une meilleure compréhension des choses. La différence actuelle entre les deux types d’émissions n’est pas évidente. Elle mériterait d’être plus grande.

S’inspirer de « C…dans l’air »

Ceux qui ont lu ou au moins parcouru le texte ci-dessous intitulé:

« Infrarouge » : d’une semaine à l’autre vers 21h00

comprendront pourquoi j’ai bu du petit lait à entendre ces réserves que je formule depuis tellement longtemps que j’en suis presque venu maintenant à une partielle autocensure par le silence. A entendre les membres du comité qui font partie du public ce mercredi dernier, le rapport qui sera mis en discussion à la séance du lundi 22 février dans la matinée avant d’être adopté dans l’après-midi est plus « aimable » que la discussion spontanée qui s’est déroulée lors de la dernière séance du comité de la SRT de Neuchâtel. Par prudence? Pour éviter des affrontements trop vifs comme parfois il s’en produit, avec de gens qui font de la télévision en se laissant guider par un sentiment d’autosatisfaction, qui peut être compensé par une certaine sévérité d’appréciation?

Les débats politiques chauds? Il ne faudrait pas craindre d’aller jusqu’à la forme d’affrontement comme hier chez Polac. Les sujets de sociétés? On devrait s’assurer que les animateurs d’ «Infrarouge» regardent, disons une fois par semaine, comment Yves Calvi et parfois Caroline Roux se comportent dans «C…dans l’air», une émission sur des sujets français où l’on observe des gens d’avis différents qui s’écoutent, des animateurs qui posent autant de questions à leurs invités qu’ils conduisent leur débat avec autorité. Bref, pour le ton, la dignité de la conduite des débats, il existe un modèle dont on peut s’inspirer, même s’il est inimitable et fondé sur des invités que l’on voit souvent, mais quatre seulement chaque jour de la semaine en fin de journée (17h48 – France 5) avec reprise en soirée ( vers 22h30)

A propos de parts de marché

Ces derniers temps, à plusieurs reprises, Yves Calvi a remercié son public de sa fidélité. En France, les parts de marché, en milliers de spectateurs, sont quotidiennement mis à disposition du public sur internet, dans un élan de transparence. «C’est … dans l’air» a parfois dépassé le million de téléspectateurs et peut tranquillement annoncer que la hausse sur la durée est régulière.Lors de la séance du comité de la SRT-NE a été donnée une information: à 22h45, «Infrarouge» faisait une moyenne de treize pourcent de part de marché qui correspondent à quarante mille spectateurs «plein temps». Cela signifie donc qu’il y a alors devant le petit écran encore trois cent mille spectateurs.

Il existe un document qui donne l’ «Audience moyenne heure par heure» pour le total de la consommation TV comparé à celle de la TSR. Celui que j’ai sous les yeux date de 2011. J’ai déjà demandé aux services concernés s’il existe les mêmes informations pour les années récentes. Pour le moment en vain!

En 2011, à 22h45, en admettant une baisse linéaire d’une heure à l’autre, en moyenne annuelle,  il y a donc environ trois cent mille personnes qui regardent le petit écran parmi lesquelles soixante mille pour  la TSR. La part de marché est alors 20 %.

En pourcent, la part de marché d’ «Infrarouge» , 13 % , est inférieur à la moyenne annuelle. Cela ne dit rien de la qualité. En quantité la part de marché est inférieure à la moyenne. C’est peut-être le lot de toutes les émissions politiques qui séduisent moins que les séries américaines unitaires.

 

Les commentaires sont fermés.

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

Derniers commentaires
Catégories
Archives