Les fenêtres publicitaires

Grâce aux fenêtres publicitaires tendues par M6 vers la Suisse romande, avec la complicité de grands annonceurs de notre pays, y compris de régies où la Confédération est encore majoritaire, des millions d’euros annuels franchissent la frontière pour Paris. Très indirectement, nous sommes tous co-producteurs de «Kaamelott».

Kaamelott

Pas rancunière la TSR : M6 lui pique des recettes publicitaires en faisant entrer par sa fenêtre de fructueuses recettes sans partage. La boutique TSR vend l’intégraale de Kaamelott pour presque 250 francs, bénéfice partagé ?

Attirer les annonceurs suisses avec ce genre de fenêtre, ce qui existe depuis longtemps en Suisse alémanique, n’en revient pas moins à effectuer un prélèvement sur le marché national des investissements publicitaires. Il se pourrait que cela finisse par se compter en millions.

Qui est privé de recettes par cette fenêtre publicitaire qui n’apporte strictement rien au spectateur ? Assurément, la SSR par la RTS, mais aussi les chaînes privées commerciales, ou les radios qui osent accueillir la publicité. Les quotidiens risquent bien aussi de voir ainsi des campagnes générales les oublier.

Or, il n’y a pas grand monde pour s’interroger sur cette forme de concurrence pas très loyale mais assurément très capitaliste. Un seul ou presque a tenté de se battre contre cette pompe à finance, Gilles Marchand, le directeur de la TSR devenu patron de la RTS. Presque pas soutenu, à l’exception de quelques lignes signées de défenseurs de la culture. Un front commun télévisions publiques et privées, de radios privées, de presse écrite quotidienne et à rythme moins fréquent aurait peut-être obtenu gain de cause.

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