D’une jungle à l’autre : fin en attendant une suite !

Des soignants ( quatre), des patients (six), un guide au moins, et un réalisateur qui lève son chapeau, Raymond Vouillamoz, en tout vingt-trois pour la photo de famille
Encore deux épisodes ( no 5 – 25 mai et 6- 1 juin, suivi par un débat animé par Isabelle Moncada, animatrice de “36.9”), et patients, soignants, guides, porteurs, équipe tv – plus d’une vingtaine de personnes entrevues en une photo-famille – en auront terminé avec la série relatant une expérience humaine et thérapeutique. D’un groupe de dix émergent Aline, Maylin et surtout Cyril d’une part, Monique et Nicolas de l’autre. Reflet de la réalité ou choix au montage ? C’est peut-être la même chose !
Rencontres avec d’autres
Les trois premiers épisodes ont enfermé le groupe dans la solitude d’une traversée de forêt souvent hostile lors d’un “trek” exigeant. Les derniers offrent des contacts avec les habitants de la forêt amazonienne, des Amérindiens, de lointains descendants de communautés noires d’Afrique ou un français conteur en vieux sage lucide et amical. Mais la série reste construite sur la chronologie, quelques titres permettant de numéroter certaines journées.
Au loin un papillon bleu
Les verts parfois inquiétants de la forêt hostile font ainsi place aux dominantes bleues de l’eau, souvent seule voie de communication, que l’on s’installe sur des canots pour deux personnes ou de grandes barques à moteur qui ressemblent à des “autocars”. L’occasion est ainsi ainsi belle pour contempler une eau calme et poétique, de suivre au loin l’évolution d’un papillon bleu.
Un commentaire pour accompagner certaines pistes
Une voix féminine donne informations et explications sur la bande sonore. Impression ou réalité : il m’a semblé que ses interventions sont plus fréquentes et surtout insistantes un peu trop dans la seconde moitié. Les pistes de réflexions sont en effet plus nombreuses. Patients et soignants se trouvent pourtant en positions équivalentes face aux efforts physiques consentis, aux émotions ressenties, forces et faiblesses, curiosités et doutes également réparties.
Débriefing nécessaire
S’imposent aussi au groupe la nécessité de se livrer à un “débriefing” assez régulier, en plus des échanges plus restreints, souvent à deux. L’expérience thérapeutique reste donc mise en valeur par son existence en contrastes aussi pour le témoin amicalement invité qu’est le téléspectateur.
La consultation du site: http://www.rts.ch/dossiers/2012/jungle-a-autre/ permet de se faire une idée de la richesse des développements provoqués par la série.
Apprendre des problèmes des autres
Dans cette jungle dans laquelle d’autres vivent, il faut chasser, pêcher, couper le manioc pour se nourrir, car la réponse de la nature n’est pas toujours généreuse.
Une cérémonie rituelle permet à un survivant, un an après le décès de son conjoint, de reprendre vie normale. On en arrive même à offrir au chef d’une communauté, une carabine de chasse pour remplacer une ancienne de peu d’efficacité. La scolarisation des enfants est en cours, mais elle tend à les éloigner de leur milieu traditionnel. Et ce français installé dans la jungle depuis longtemps se pose des questions en liaison avec un nombre de suicides élevé dans une communauté.
Trop de pistes ?
Dans cette deuxième partie de la série, le téléspectateur risque de se perdre un peu, dans la diversité des pistes ouvertes sur des questions qui restent sans réponses. E quoi consiste cette pollution provoquée par les chercheurs d’or ? Les messages apportés par des dieux ressemblent-ils à ces voix qui accompagnent un patient? Et pourquoi tant de suicides ? Trop de pistes abordées qui témoigne d’un certain désarroi lors montage qui ne parvient pas à maîtriser ces ouvertures ?
Les développements autour de la série, lors du débat du 1 juin par exemple, devraient permettre d’en savoir davantage sur les bénéfices thérapeutiques escomptés et éventuellement obtenus. Il devra faire comprendre une dédicace qui clôt le dernier épisode.
A suivre
Le titre même de la série suggère que la jungle est multiple. Un suivi s’impose d’ici une ou deux années. Que deviendront les soignants et surtout les patients qui, après avoir quitté la jungle des autres, sont revenus dans la nôtre ?
A lire à ce sujet :




je vous admire TOUS! TELLEMNENT!
« ALINE » TU ES BELLE ET COURAGEUSE! tu es forte, regarde ce que tu as fait, quelle belle personne tu es!! tu mérites tellement d amour et de bonheur, tous ce que je te souhaite du fin fond de mon coeur!
Maïlyn, continue de te rebeller contre la vie pépère que nous vivons, tu es, tu vis, et juste ça mérite de vous admirer!
CYRIL, tu es formidable, au fond, ta maladie, est notre, elle est perfide, elle est làsous jacente, je me rebelle tout commme toi, de nos facilités àmédicamenter nos congénères,alors serais je ausi malade, et bien alors ooui je sjjuis malade, malalde de justice de bien être de bonheur pour tous!
Vous tous, ceux que je n ai pas cité personnellement, TOUS, avez vous vu le bonheur intense que vous avez procuré à cette tribu!
avez vous vu tous ce que le chemin parcouru, je m’incline devant vous, je suis petite, et à vous tous, MERCI DE M AVOIR FAIT GRANDIR!
Bonjour,
Je suis maman d’un jeune homme schizophrène, il a la chance de vivre en pleine nature auprès de
chevaux qui sont sa passion, mais qu’est-ce-que c’est dur pour lui et pour nous sa famille, tout est si
souvent chamboulé!!! Il commence à reconnaître sa maladie du bout des lèvres mais ne veut pas adhérer aux médicaments.
Il y a aussi toute une partie du corps médical qui n’ont aucune idée de ce que l’on vit et dont l’entourage ne reçois aucun soutien.
Heureusement il y a l’autre partie, dont vous les accompagnants de cette magnifique aventure, bravo pour votre implication auprès de nos malades.
Et enfin bravo à vous les participants pour votre courage malgré votre handicap si dur à vivre.
Mon fils m’a dit un jour: « tu vois bien maman que je ne peux pas faire d’effort ». Dès ce jour, j’ai compris que chaque chose que vous entreprenez son un combat de vie et bien des personnes ont beaucoup a apprendre de vous.
Merci de nous avoir fait partager votre aventure.
Verena