Stephen William Hawking aux « Paralympics »
Né en 1942, théoricien mondialement connu de la physique, spécialiste entre autres des trous noirs, auteur de plusieurs ouvrages de vulgarisation scientifique comme « Une brève histoire du temps », Stephen William Hawking est handicapé par une forme de sclérose depuis l’âge de 21 ans. On l’a aperçu furtivement au hasard de certains extraits de la cérémonie d’ouverte des jeux dits « Paralympiques » le mercredi 29 août. Sa réputation scientifique servait de garant de l’esprit d’un spectacle probablement de bonne qualité dans sa totalité, allant du Shakespeare de « La tempête » au bouillonnement de particules élémentaires représentées par des parapluies blancs en mouvement, hommage ainsi rendu au Livre, symboliquement vecteur de la Connaissance. Le succès public des « paralympiques » semble assuré, mais pas sur le petit écran!
,,,,mais pas à la RTS !
L’occasion était belle, même à travers un spectacle, de saluer en passant une des richesses de toute culture contemporaine : le Livre, un grand absent sur les chaînes généralistes, pas seulement à la RTS.
Car voici que notre RTS qui a répété pendant quinze jours que l’on pouvait voir tout le temps trois programmes sur internet en complément aux quinze heures quotidiennes en direct estime qui trop , c’est trop : pas de direct sur les Paralympiques, même pas de différé annoncé dans les avant-programmes ! Ces jeux, moins encombrés par les problèmes de fric et d’Or que les JO, ne retiennent pas son attention. On rencontrera sur France 2 une émission quotidienne en différé aux environs de 17h00. Les « Paralympiques » auraient mérité mieux que des bribes en différé ici ou là ; mais où ? Il est vrai que les handicapés sportifs n’ont parfois à proposer qu’une victoire contre leur handicap. Très regrettable abstention du service public généraliste en Suisse ! Etrange et inadmissible manque de curiosité !
Pourtant voici une explication tout de même plausible !
Cette abstention est la résultante d’un choix . il fallait intervenir contre la saturation sportive. Bonne prise de conscience à la tête de la RTS. Mais un peu tardive Et nous n’aurons pas été sevrés de sports ces derniers jours, entre le football du championnat suisse un brin triste, le tennis aux USA et le golf à Crans-Montana. Il n’en reste pas moins que la « victime » de ce réveil est une activité sportive où l’argent n’est pas le nerf de la guerre, mais seulement l’effort, même si la polémique amorcée par Pistorius est un brin troublante.
Il semble en effet que les téléspectateurs suisses sont particulièrement fidèles aux émissions sportives proposées par les chaînes suisses, alors qu’ils se sentent beaucoup plus libres de s’en aller quérir d’autres propositions chez les voisins, par exemple dans le divertissement offert par l’audiovisuel, le cinéma des films d’auteur comme la télévision des séries les plus pointues. Cette fidélité sportive, si elle est confirmée et peut-être même observée depuis longtemps, devrait intéresser un sociologue pour répondre à la question : pourquoi les Suisses préfèrent-ils regarder sur des chaînes suisses bon nombre de manifestations sportives alors qu’ils s’en vont tranquillement recueillir d’autres formes de télévision chez nos voisins ?
A propos de série, « The spiral… »
Durant cinq semaines, tous les lundis du 3 septembre 2012 au 1 octobre, ARTE diffuse tardivement, aux alentours de 23h00, une série expérimentale et interactive « The spiral », reprise dans huit pays, Suède, Norvège, Finlande, Danemark, Pays-Bas, Belgique, Allemagne et France. La Suisse ne fait pas partie de cette petite « Europe » télévisée : dommage. Dans six pays, à la même heure, six toiles de maîtres sont volées dans six musées. Par qui, pourquoi, comment?
Pour le premier plaisir de l’oeil, voici deux des six toiles volées :


