Les « JO » 2014
Voici trois sujets, que l’on peut lire indépendamment l’un de l’autre. D’autres suivront ces prochains jours
TABLE DES MATIERES
- Le spectacle d’ouverture
- Le défilé des délégations nationale
- La Suisse bien classée… grâce aux suissesses!
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3/La Suisse bien classée…grâce aux suissesses !
Bien entendu, toute manifestation mondiale est aussi une compétition entre nations. Mais tout de même, quel bizarre instrument de mesure que le compte en priorité des médailles d’or. Certes, le classement quotidien propose trois colonnes, d’or, d’argent et de bronze, hiérarchie de valeur évidente entre les trois métaux, encore accentuée par la quatrième place qui reçoit ironiquement du « chocolat » ! Les moyens sophistiqués de mesures des compétitions internationales permettraient instantanément de pondérer l’or d’un trois, l’argent d’un deux et le bronze de un.
Dans le classement en or, la Suisse six fois gagnante est au septième rang. Dans un classement pondéré, elle serait dépassée par l’Autriche (33) et se trouverait entre la France (27) et la Suède (25). Septième ou neuvième, la différence est faible, le place plutôt brillante.
On fait tout de même parfois des allusions au nombre de diplômes, les occupants des rangs quatre à huit recevant une récompense sur papier. En tenir compte refléterait mieux les forces respectives. On pourrait classer les nations par les mentions diverses obtenues pour un million d’habitants. Ceci avantagerait les « petites » nations comme la Norvège, la Suède, l’Autriche et la Suisse, chose normale lors des jeux d’hiver qui se sont déroulés sur de la neige artificielle additionnée de sel et de ciment.
A saluer avec un plaisir tout particulier un autre « classement ». Sur onze médailles, six sont conquises par des femmes, alors qu’elles n’en avaient qu’une seule à Vancouver. Et même, dans un texte signé « SI » que l’on peut lire un peu partout, on apprend que sur vingt-six diplômes récoltés, les suissesses en apportent seize.
Ces lignes veulent rendre hommage aux suissesses, d’autant plus qu’une vingtaine de hockeyeuses ne compte pour une (médaille).
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2/Le défilé des délégations nationales
Ce fut, comme d’habitude, une sorte de défilé de la mode adoptée par chaque pays, pour se faire remarquer du milliard de téléspectateurs attendus, espérés dans le monde. L’occasion est bonne de rappeler que ces trois heures d’ouverture des JO sont construites pour la télévision en priorité. Il reste alors le temps de lire !
Une belle jeune femme tout de blanc recouverte, enfermée dans une curieuse et partielle cage transparente, porte jupe ouverte sur chaque genou et amorce de cuisse gauche. C’est joli !
Celle qui précède je ne sais plus quel pays islamique porte pudiquement un long pantalon blanc couvrant la moindre surface de peau. Ce respect des habitudes culturelles de la société islamique est à souligner. Mais c’est un acte politique. Alors, pourquoi pas aussi rappeler, par exemple, le soutien apporté par Poutine à la Syrie et son président !

La SSR-SRG a reçu mandat du CIO pour la retransmission de ski alpin : une forme active de présence à Sotchi
( Photo RTS)
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1 / Le spectacle d’ouverture
Il ne pouvait pas être raté. Il ne l’a pas été. Une fillette de douze ans a apporté la candeur de son visage fragile prêt à s’émerveiller. Le spectacle fut souvent beau, parfois original. L’abcédaire cyrillique a fait belle place à la culture russe et aux exploits scientifiques de l’union soviétique, sans mention directe à l’URSS. Le temps de se demander comment on allait parler de l’URSS ( 1917- 1989), que le rouge de l’après 1917 mettait en valeur la créativité de l’industrie de la plus quotidienne à la plus lourde avec sa locomotive volante. Vint ensuite la reconstruction d’après la guerre de 39-45, sans mention ni à celle-ci, ni au goulag. Ce silence n’est assurément pas une surprise !
Souvent les « littéraires » savent placer des citations bien senties. Un cinéphile a le droit de se livrer au petit jeu des références, qui prennent ici place en images.
Avec les objets volants nettement identifiés – un bois de bouleaux, une village ancien, et plus tard la locomotive – nous voici dans l’univers du cinéma d’animation, celui par exemple du « Château ambulant » de Hayao Miyazaki ( on peut voir actuellement à l’écran son magnifique « Le jour se lève »). Dans de très belles parties abstraites en traits lumineux sur fond noir, comme la troïka, voici un possible rappel de l’univers graphique du canadien Norman Mc-Laren. Un grand bal à la cour ressemble à certaines séquences de Visconti dans « Le Guépard ».
Les mouvements de différentes tours de Ste-Basile tenait des plus élégantes et colorées poupées russes !! Le feu d’artifice final, brillant spectacle, peut en effet s’approcher des plus réussis effets d’esprit Disney Land.
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