Presse et télévision après le vote du 09.02.2014
Je suis triste : Alain Resnais était un des dix plus grands cinéastes au monde et « Hiroshima mon amour » reste son chef-d’oeuvre.
Je me réjouis d’une excellente décision des responsables du programme de la RTS : ce mardi 4 mars, sur RTS 2, à 20h35, « On connait la chanson » et à 23h30, « Les herbes folles ». (fyly – 04.03.14-10h30)
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Dans un premier temps, au soir du mardi 11 février 2014, j’ai eu la tentation de mettre en ligne un nouveau « coup de gueule » contre « Infrarouge ». Y renoncer fut acte de sagesse ! Voici, aussi sous forme de questions en plusieurs chapitres indépendants les uns des autres, quelques réflexions après « LA » votation du 09.02.14.
TABLE DES MATIERES
- 50.3 à 49,7
- « Infrarouge » en TGV
- « Infrarouge » : confrontation d’idées ou pugilats entre invités ? (20.02.14)
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50.3 à 49,7
Commençons par imaginer que ce qui est en fait un match nul se soit terminé par 49,7 % de oui et 50,3 % de non : soulagement pas forcément tonitruant chez les gagnants et annonce des perdants que leur presque victoire les rendrait attentifs au point d’influencer l’avenir.
En fait, les gagnants tentent de minimiser les conséquences du vote. Sauf leur inspirateur, Citizen Blocher qui se venge de son ancien échec et confirme que les romands hier qualifiés dans un journal dont il est propriétaire de « grecs de la Suisse » sont de mauvais patriotes ! Lors de l’Expo 64, Gulliver se demandait si on pouvait être un bon suisse et se lever à 09h00 le matin : la réponse pencha pour le oui ! Peut-on en 2014 être bon suisse et avoir voté non ?

Christophe Blocher, multimillionnaire, est aussi un solitaire, ici dans sa voiture; enfin presque, on ne voit pas son omniprésente épouse à sa gauche ( Photo Frenetic/Bande à part)
Une question qui restera sans réponse. Certes, le match nul ne l’est pas selon la règle démocratique, où un oui de plus qu’un non suffit ! Mais la démocratie reste bien silencieuse quand il s’agit de savoir qui prend le risque financier d’une campagne et pour quel montant. Les millions injectés dans la campagne pour le OUI sont-ils plus nombreux que ceux pour le NON ? Et si par miracle on connaissait la réponse, combien un million apporte-t-il de OUI ?
Futile question, mais qui permet la liaison. Dans un premier temps, avant de formuler de multiples hypothèses pour l’avenir, car il faudra bien « discuter » avec l’Europe, il serait intéressant de comprendre le mieux possible le pourquoi de ce match presque nul.
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2- « Infrarouge en TGV »
Toute affaire cessante, la direction des programmes de la RTS chasse le mardi 11 février 2014 « A bon entendeur » de sa case habituelle pour faire place à un « Infrarouge » quasiment improvisé. En un peu plus de temps que d’habitude ( 70 minutes environ), Esther Mamarbachi reçoit sur le plateau neuf invités, sept hommes et deux femmes, dont deux de dernière minute dont la présence ne fut pas annoncée, Mme Sarina Carusi et M. Damien Guinchard. David Berger, le nouveau co-producteur de l’émission est aussi présent pour transmettre des questions du public qui réagit sur les réseaux dits sociaux.
Cinq incursions sont faites hors du studio, à Paris, Bruxelles, Zürich, Berlin ( ?) et dans la vallée de la Broye. Voilà qui, lancé à bon escient, permet de couper la parole à quelqu’un ou changer de sujet si le débat s’enlise.
L’animatrice a tout de même le temps de sommer Mme isabelle Moret de « répondre » à une remarque faite dans la presse par l’ancien premier ministre français François Fillon. Et quand le vice-président du Front National de la droite plutôt extrême de France, M. Philippot, veut intervenir à nouveau, elle lui donne la parole. Il en profite pour faire la promotion de son parti ! Représentant de l’UDC, le conseiller national Nidegger, dispose d’un confortable temps de parole… pour minimiser les conséquences du vote ! Rappelons que Madame Le Pen semble bien avoir été la première à féliciter le peuple suisse. « Infrarouge » s’inscrit dans cette ligne en donnant la parole à une extrémiste anglaise de droite transformée en parlementaire conservatrice, Mme Marta Andreasen.
Oui, mais s’en prendre à l’animatrice des débats ne suffit pas. Il faut s’interroger sur le principe même d’ « Infrarouge » plongé au plus vif de l’actualité.
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3/ « Infraouge » : confrontation d’idées ou pugilats entre invités ?
« Infrarouge » pourrait (devrait ?) être une occasion de confronter des idées différentes sur un même sujet. Le récent montage de grands moments proposé pour le dixième anniversaire de l’émission a mis en évidence certains pugilats entre invités qui se coupent la parole sans s’écouter, domaine dans lequel Oskar Freysinger était particulièrement efficace. Ose-t-on préférer la confrontation au pugilat ? Osons !
Quand un invité expose ses idées sur un problème, tout se passe en général assez bien. Mais dès qu’il y a réponse à une intervention de l’autre « camp », le risque de dérapage s’installe. On tombe alors dans le spectacle de la polémique entre personnalités qui tentent de briller au détriment de l’ « adversaire ». Malheureusement, ce sont ces moments « émotionnels » qui restent en mémoire, même s’ils occupent peu de temps d’antenne!

La première carte apparue à la RTS le dimanche 9 février met en évidence en rouge la forte présence de la « minorité » romande. La situation est tout de même plus nuancée que la séparation par « barrière de roestis »!. Voir une autre carte plus bas.
Lors de l’émission de 11 février 2014, les deux invités de dernière minute ont posé d’intéressants problèmes. Mme Carusi, du MCG, affirme péremptoirement que les discriminations salariales sont fréquentes. M.Guinchard, détenteur d’un CFC, a été licencié et se trouve au chômage. Celui qui l’a remplacé dans son entreprise vient de Paris. De cet « Infrarouge », je retiens encore deux témoignages issus d’un court reportage tourné dans la Broye : pourquoi avoir voté OUI tout en croyant que le NON allait passer ? pourquoi refuser de montrer son visage quand on a voté OUI, le commentaire mentionnant d’autres refus de s’exprimer.
Dix jours plus tard, il ne me reste pas grand chose de septante minutes de confrontations. Pourquoi ?
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Oui je suis affectée par le résultat du vote du 9 février ! Pas parce que des compatriotes ont voté pour une autre position que moi mais triste de réaliser que les êtres humains n’ont toujours pas compris que le flux de l’humanité ne sera jamais liée à des analyses purement économique ou politique mais bien par le besoin de tout individu de se projeter vers son avenir avec l’espoir d’une vie de bonheur lui permettant de se réaliser . Aucune loi ,aucune Europe , ne stoppera ce besoin si humain et digne !
Permettre à ses flux de se déplacer partout sans frontière en est la seule solution !