Une porte qui point ne s’ouvre
En six jours, début juillet, au « 19 :30 » furent mis en ligne sur tsr.ch soixante-neuf modules pour cent quarante minutes de diffusion. On y peut dépasser les traditionnelles deux minutes, soit dans la durée d’un module, soit en en juxtaposition plusieurs sur le même sujet ( mariage princier à Monaco ou incontournable DSK)
Un couple dans la nuit rejoint son appartement que l’on nous dit grand et dont la location est beaucoup plus élevée qu’un sept pièces de conseiller d’Etat à Genève. La porte ne s’ouvre pas, malgré plusieurs essais. Quelques caméras immortalisent cet événement dont on nous dit qu’il a fait le tour du monde. Enfin la porte s’ouvre ! Les caméras ne sont pas admises à l’intérieur.
Ce jour-là ( mercredi 6 juillet 2011), rien d’important sur DSK ! Ouf : il reste au moins la porte qui point ne s’ouvre, serrure tripatouillée pendant au moins une minute. Comme on nous dit que la nouvelle a fait le tour du monde, la TSR devait en effet s’associer à cet événement de première importance.
Le lendemain, rien trouvé dans « mes » quotidiens sur l’histoire de la clef. Par conséquent cette information unique, indispensable, précieuse, incontournable, un vrai scoop, est donc spécifiquement télévisuelle, grâce à la pratique de l’art de l’anodin. Au montage, on aurait pu abréger le coup de la clef qui ne fonctionne pas pour orienter plus encore le document vers ceux qui contribuent à faire de l’information sur rien, y compris en tirant mieux parti d’une course d’école. Mais pourquoi pas, alors, oser franchement un petit sujet comme ceux confiés à des cinéastes le vendredi, même avec un second degré freudien.