Feu la «formule magique»

La France est déjà en campagne électorale, même si l’annonce de la candidature de l’actuel président de la République n’est pas encore intervenue. Et les polémiques de recommencer sur le temps de parole qui ne se mesure pas seulement en minutes, mais aussi en place dans les grilles. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) formule des directives rendues publiques.

Bien souvent, un débat politique se termine, faute de temps. Le «trop tard» intervient alors que l’intérêt croissait. Cela arrive un peu partout, pas seulement à «Infrarouge»!

 Pas de CSA en Suisse. Des règles internes sont édictées par la SSR elle-même. Lors des dernières élections fédérales, «Face aux partis» fut bien équilibré. Les débats cantonaux ont été organisés avec soin, en tenant compte des formations politiques en action ou en observation. Mais, sur le seul plan de la présence des grands courants politiques, quelle règle aura été suivie ? Deux émissions d’esprit novateur ont marqué cette campagne, trois portraits de candidats suivis durant des semaines, un socialiste, un radical et une représentante de l’UDC: trois tiers. «Mégaphone» et ses deux remarquables débuts de soirée fut à l’image de l’ancienne formule magique, socialiste, PDC, radical, UDC: un par parti installé au Conseil fédéral. Un quart à gauche, trois quarts au centre et à droite, pas d’écolo! Et aujourd’hui, il y a un électron libre, la présidente de la Confédération! Mix&Remix interprète à sa manière le rôle de cet électron libre:

 

L’observation des équilibres politiques devrait se faire une longue période. Chaque région linguistique pourrait calculer le poids de ses forces politiques sur plusieurs critères. Le faire en considérant les partis politiques représentés dans les conseils d’État de Suisse romande désavantagerait assurément l’UDC. On pourrait aussi s’aligner sur la composition des législatifs cantonaux, mais les petits cantons pèseraient plus que les grands. Meilleure solution: imaginer la Suisse romande comme un seul et unique collège électoral lors des élections fédérales donnerait peut-être le plus juste reflet des forces politiques en présence. La répartition à l’image de l’ancienne formule magique, en quatre quarts, le PS, le PDC, les PLR et l’UDC, chacun à 25 %, n’a plus grand-chose à voir avec l’électoral réel. On pourrait bien arriver à une représentation de l’ensemble romand donnant à toutes les gauches quarante pour cent ou un peu plus, et le même poids aux centres réunis et aux droites amies autour d’un trente pour cent ou un peu moins.

Un 4-3-3 vérifié sur une longue durée serait plus juste que l’ancienne formule magique. La présence des écolos serait ainsi mieux assurée. Et puis, tant qu’à faire: avantager les marginaux et minoritaires mal représentés ne manquerait pas d’élégance!

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