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Telle est la télé, l’été
Avertissement : ce texte consacré à quelques lignes de force de la télévision estivale, se décompose en cinq sujets qui peuvent être lus séparément les uns des autres.
Le dernier permet de déplorer une fois de plus un des faiblesses de la programmation sur RTS Un et RST Deux : la mauvaise exposition d’une partie de ce que la télévision offre de meilleur dans l’audiovisuel, dans le cas particulier la série de la SSR-SRG composée de dix portraits de grands cinéastes parfois anciens qui ont signé quelques-uns des meilleurs films suisses ayant connu parfois de larges succès internationaux.
L’illustration rend donc hommage à Claude Goretta ( un peu avant 23h00 le jeudi 5 juillet)et “La dentelière” ( cinéma de minuit !). Autre hommage, en images, rendu à la très bonne série d’Elena Hazanov“, L’heure du secret”, elle bien visiblement programmée le samedi soir vers 20h15, avcc reprises et présence sur le site www.rts.ch

Isabelle Huppert dans « La dentelière » de Claude Goretta qui aura donné à la jeune actrice, en 1977, l’un de ses plus beaux rôles.
Trop de sports
En 2010, le sport a occupé le 12 %du temps d’antenne sur l’ensemble du pays, pour 2011, la RTS (ex-RTS) annonce du 10 %. Au rythme où vont les choses, en 2012, ce sera le record de 2010 battu. Les plus hautes autorités de la SSR-SRG et de la RTS sont très fières que la richesse de la présence dus sport soit pratiquement unique au monde pour une chaîne de service public. On risque de se faire mal voir en osant poser la question : n’y aurait-il pas T R O P de sports ? Poser la question, c’est évidemment déjà répondre d’un OUI bien tassé. Mais en haut lieu, on soupire d’entendre ces doutes! Le moment n’est-il pas venu d’ouvrir une chaîne sportive nationale avec versions parlées en italien, allemand et français ? Il y a des millions non -¨distribués aux télévisions régionales qui dorment dans un compte !
Attitude personnelle importante : chacun demande à là télévision de lui apporter son quota de divertissement. Et à chacun son divertissement. Le mien, actuellement, est se trouve dans le domaine des grands moments du sport : demi-finales et finale de l’Euro, sans le xième retour sur ce qui précède dans “Le club de l’Euro” ( à ce propos, combien d’invitées féminines, parmi ces femmes annoncées comme si nombreuses durant les reportages en direct ), Federer qui remonte deux sept perdus pour gagner ( s’il avait entendu mes conseils, il n’aurait pas perdu le deuxième set!). Ce qui démontre qu’on peut apprécier le sport et tout de même trouver son invasion trop forte quand on ne dispose que de deux canaux de diffusion traditionnelle.
A l’audimat, immense succès, un peu partout. Les romands sont fidèles à « leur » télévision, même s’il peut être parfois intéressant de comparer les commentaires de France 2 ou M6 avec ceux de la RTS qui du reste supportent très bien la comparaison. Pour le « Club de l’euro », la part de marché moyenne est de 18 % ce qui se traduit en 49’000 téléspectateurs. Or entre 22 et 23 heures, la moyenne annuelle est de 108.000 alors qu’elle tombe à 46’000 dans l’heure suivante. Un quart d’heure chevauchant le dernier quart de 22/23 et le premier de 23/24 une moyenne de 77’000, nettement plus de 49’000. Ce « Club de L’Euro »fut peut-être le bavardage de trop ! Par contre, avec les magnifiques audiences pour la plupart des trente-et-une rencontres, la facturation des plages publicitaires doit très bien se porter.

Des meurtres en série au Locle ? Fiction assez peu plausible, ce qui n’a pas grande importance. A la fin du troisième épisode, disparition d’un des rares acteurs neuchâtelois, Jean-Luc Barbezat, convié à la fête : l’hôtelier André Jacquet est retrouvé pendu.
Box-Office à la carte
Revient en été la télévision à la carte du lundi dans “Box-Office. Hier on offrait le choix entre trois films, une fine entrée, un plat de résistance solide et exquis dessert. Le plat de résistance triomphait assez régulièrement. On en vint même à proposer trois films de même genre, trois mélos, trois drames sociaux, trois comédies. A-t-on souvent alors proposé trois films dans lequel jouait la même actrice, ou encore trois films du même réalisateur ? Aucun souvenir de tels choix. Seulement, il est difficile de respecter un horaire quand une des cases se trouve être à durée variable. Voici désormais proposés deux films de même durée. Lundi 2 juillet, il fallait choisir entre 151 minutes et 17 secondes et 155 et 13 . Le lundi 9, on fera un choix en un 97 23 et un 98 24.
Hier, ion offrait un choix plus ou moins bon dans un esprit de programmation. Aujourd’hui, les programmateurs donnent la priorité au respect de l’horaire annoncé, à la rigidité formelle, à de rares minutes près. Respect de la quantité annoncée, sans la moindre relation avec la qualité espérée.Les critères évoluent (mal) avec le temps. Voici venu celui des technocrates….
Et puis, les petits profits ne sont pas négligeables.Chaque SMS pour faire pencher la balance vous coûtera quatre-vingt centimes. A la fin, s’il y a dix mille appels, voici une recette de huit mille francs, qui ne profitent pas dans leur intégralité au diffuseur. Mais c’est là de la télévision payante à la carte, du moins pour ceux auxquels on confie le temps d’un été la possibilité de participer à la programmation.

Hélène Berthin, tordue, pocharde, en conflit avec sa fille, trompant son mari entre autre avec des antidépresseurs, blonde attirante, un personnage complexe plein de contradictions, comme on les aime des les bonnes séries américaines, jouée par un actrice resplendissante, séduisante, inquiétante, Agnès Soral.
Nourrir le premier rideau
En premier rideau, il faut bien continuer de placer ce qui devrait et souvent peut satisfaire un public le plus large possible. L’été, notre télévision diminue un peu le niveau des exigences portées durant toute l’année par ses productions propres.
On y rencontre des animaux bien aimés dans “Les plus beaux toutes minous” ( série du lundi). Je me demande encore si j’ai bien lu ou entendu nommer le “papa” ou le “père” d’un chien à quatre pattes. Je n’ai pas jugé bon revoir l’émission dans sa totalité. On se trouve alors au niveau de la téléréalité disons honorable, avec “Bye bye la Suisse”, en deuxième saison après une première intéressante, pour six mercredis. Et il y a tout lieu de penser que “Mon village a du talent” continuera sa carrière populaire plaisante (vendredis).
La première saison d’un série intitulée “ La diva du divan” va occuper douze fois trois quarts d’heure le vendredi soir. Raté les deux premiers, à cause de l’eurofoot ! “L’heure du secret” , (déjà le quatrième des sept épisodes le samedi 7 juillet ) tient très bien la route, ne serait-ce que par son suspens qui n’est heureusement pas sa seule qualité, à côté du soin apporté à l’image, à la fluidité du montage, à la direction souvent en finesse d’un groupe d’acteurs par ailleurs fort bons et campés sans tomber dans la caricature. Le public semble avoir mordu aux poupées russes.

Et pour le plaisir de l’oeil, encore une fois Agnès Soral savamment décoiffée et Hélène Berthin en phase d’alcoolisation
TF1 un contre France 2
Chez nos voisins, on signale le retour estival non plus tellement de grandes sagas familiales, mais bien de véritables séries fondées sur une idée forte. A “Smash”, une comédie musicale autour d’un spectacle de Broadway tournant autour de la vie de Marylin Monroe à laquelle Steven Spielberg serait mêlé ( 15 épisodes de 42 minutes sur TF1) répond un “Inquisitio” de source française ( huit numéros sur France 2) qui remonte au XIV quand le pape de Rome se battait avec celui d’Avignon) donnant beau rôle à un grand Inquisiteur. Débuts à 20h35 sur France 2 et à 20h50 sur TF1 : possibilité de suivre le commencement de l’un et la fin de l’autre durant quatre semaines, et de pitonner. Ce serait important que la série née en France résiste à l’américaine! Ce serait bien que le service public généraliste prenne l’ascendant sur la commerciale généraliste.

En Vincent Girod, horloger passionné par son métier et ses complications, Frédéric Recrosio surprend (en bien) dans un rôle pas tout à fait dans sa ligne d’humoriste. On finit par croire au couple Vincent/Lyne, aussi grâce à la crédible présence de Catherine Renaud
L’ombre au tableau : la RTS confirme en nocturne
Lors d’une récente rencontre à Fribourg, sur “les médias de service public face au futur”, l’un des intervenants, surgi du public, rappela un présent peu glorieux, la volonté presque farouche des programmateurs de la RTS dans le placement des meilleures séries en fin de deuxième rideau, soit aux alentours de 23h00. Quelques sourires de commisération ou d’exaspération sur les visages de hauts dignitaires contre celui qui « la ramène »!
Il faut en effet la ramener : la collection consacrée à dix cinéastes suisses dont les oeuvres ont franchi nos frontières se glisse à 23h30 ( 5 juillet, Goretta puis Marc Forster, Xavier Koller et Michel Soutter ce mois encore) avec film ayant fait belle carrière commerciale internationale à minuit.
Revoici déjà une reprise de l’impérial “Mad men” de la saison 1 sur RTS deux, oh miracle, peu après 22heures, deux par deux épisodes. “Boardwalk empire”, deuxième saison terminée, fait place à la suite des “Tudors”. L’exquise et incorrecte “Nurse Jackie” n’est reçue qu’aux alentours de 23h00.
Parmi les arguments pour justifier ces projections tardives, celui-ci : le grand public ne raffole pas des séries historiques. Les années soixante du siècle dernier appartiennent déjà l’Histoire, du vieux temps où tout le monde allumait sa clope partout et ne se cachait même plus pour siroter son whisky, l’adultère restant tout de même denrée à consommer en sourdine ( “Mad men”).
Donc, durant l’été comme durant toute l’année, en premier rideau les séries qui tiennent du vaudeville, du médical et du policier. L’audimat est bon. La programmation est soumise à cet audimat qui ne mesure que la quantité. La qualité est donc condamnée, sur la RTS, au troisième rideau des noctambules minoritaires. Qui doit-on remercier ? Les petits mains seulement ?

Claude Goretta : il y a fort fort longtemps,ses films de fiction et ses documents passaient en premier rideau. La RTS lui a rendu hommage il y a quelques mois : « La dentelière » est apparue vers 23:30. Le même se retrouve à la même heure dans la collection des dix grands cinéastes suisses. Vivent les oiseaux cinématographiques de nuit!
TSR, RSR: démodés ! RTS: branché !
Éviter dans le titre le «Out» et le «In» attendus et remplacés par des équivalents plausibles traduits assez bien l’esprit de la convergence mise en place depuis près de deux ans. Le nouvel habillage unitaire avec «un» et «deux» est lettres est élégant. La bascule vers la haute définition est immédiatement en place pour une partie des abonnés.
Un seul site
Satisfaction générale de tous les intervenants, récemment à Genève lors de la conférence annuelle. Pour l’ensemble de la Suisse romande, la radio, «RTS la Première» reste nettement la meilleure en parts de marché. La télévision maintient un 27 % durant 24 heures sur 24 et 33 sur la tranche 18/23, malgré un léger tassement. C’est sur internet que la nouveauté est le plus immédiatement perçue :les sites RTS, TSR et RSR ne forment plus qu’un, celui de la RTS. Et les visites ou consultations de documents sont en forte hausse.
Restons dans les sigles: RTSR ( Radio Télévision Suisse Romande) subsiste en quatre majuscules alors que le trio fait la paire télévisée ou le quatuor radiophonique. Sur certaines pages du nouveau site, miraculeusement en lettres assez grandes pour qu’elles soient visibles sans recourir à une loupe, la RTS salue l’organisation institutionnelle avec l’ancien complément longtemps discret de “représentation du public”.
Presque une chaîne sportive
Oui, mais voici déjà deux états dans l’État, “RTS-Info” et “RTS-Sports” ; triomphants ! Par exemple, en cette année de jeux olympiques d’été, il y aura plus de deux mille heures de diffusion, donc plus de quatre-vingts jours entiers, pas loin d’un quart bon an. Mais de quoi s’agit-il ? De télévision seule, de radio seule ou de télévision et radio convergées ?
“RTS deux” confirme ainsi son statut de chaîne presque sportive considérée comme du divertissement plutôt que de l’information. Mais les “petits” sports trouvent au moins la petite place qu’ils ne trouvaient pas encore il y a quelques mois.
Le sport est à tout le moins bien traité sur les canaux de la RTS. Trop bien ? Personne ne semble s’interroger sur cette invasion! A se demander si la solution pour un meilleur équilibre ne passe pas par une troisième chaîne.
Bilan partiel par secteur
Les magazines de premier rideau de l’ex-TSR tiennent bien le coup.Il faut rappeler que cette mise en valeur remonte aux années soixante du siècle dernier. Ceux qui font la télévision aujourd’hui et qui parfois répètent que les choses changent, ce qui est vrai, savent-ils ce qu’ils doivent à leurs ancêtres ? “Continents sans visa” existait avant leur naissance ! Notre télévision tire une bonne partie de son excellente réputation internationale grâce aux programmes qu’elle ose montrer en premier rideau après l’incontournable champion qu’est le “19 :30”.
Les “Docs” audiovisuels sont en très bonne santé. L’équipe est aussi efficace dans les productions propres, les coproductions, les achats que la programmation. On devrait le dire plus souvent.
La fiction cinématographique est toujours dominée par les sources américaines. “Box-Office” rend hommage à l’audimat qui mesure les succès commerciaux qui ne sont pas forcément en corrélation avec la valeur culturelle. Mais le processus que l’on s’était amusé à dire de “macdonaldisation de la fiction sur les chaînes francophones” il y a plus de dix ans subsiste.
Un progrès évident: une meilleure présence du cinéma suisse, qui reflète un meilleur budget pour les coproductions. La SSR met dans le cinéma suisse d’auteur autant sinon plus que la Confédération. Mais la plupart des films de fiction sont programmés en fin de premier rideau ou plus tard, alors que dans les années septante on pouvait voir Godard, Tanner, Soutter ou Goretta en début ou milieu de premier rideau.
Les séries malmenées
Il faut se répéter. L’écart entre le cinéma et la télévision de fiction est en train de s’effacer, avec les séries qui rendent à l’audiovisuel une des dimensions essentielles de la notion de récit littéraire. Une série de dix fois cinquante minutes, c’est l’équivalent littéraire d’une saga de cinq cents pages. “Mad men”, “Boardwalk empire”, “Deadwood”, “Les sopranos” et tant d’autres c’est la suite du cinéma de “Autant en emporte le vent”, “Lawrence d’Arabie”, “Le pont de la rivière KwaΔ ou de certains écrits de Balzac, Dostoïski, Tolstoï, Dumas. Ce sont des spectacles populaires, littéraires, visuels qui méritent d’être proposés au plus grand nombre, pas de se retrouver confinés en deuxième rideau. Mais une bonne exposition donnée à la culture semble aux yeux des programmateurs de la première décennie du XXIe siècle moins importante que l’audimat.

« Skandal » est un journal fictif à cancans qui accompagne la diffusion de « Borgen » sur ARTE. Il s’y publie des caricatures de la première des ministres qui a, comme n’importe quel gouvernement, des problèmes… avec les avions de combat !!
Alors, on doit poser une question: imaginons que durant une dizaine d’heures réparties sur le même jour d’une dizaine de semaines la part de marché diminue de cinq points, avec par exemple un “Mad men” présenté à 21h00, quelle serait la baisse de la moyenne annuelle ? Invisible, ou presque. Il faudra revenir sur ce type et calcul et rappeler que le grand patron de la SSR, Roger de Weck, avant d’entrer en fonction, avait tout de même dit que pour améliorer la présence de la culture, on pourrait parfois sacrifier un petit bout de part de marché.
Et encore “Borgen”…avant d’y revenir
Aucune raison de craindre de se répéter. Pourquoi des séries produites par la RTS ne tendraient-elles pas vers le niveau atteint au Danemark, l’accord étant facile à se faire sur l’intérêt et la qualité de “Borgen” ? Il est vrai que plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. On y reviendra quand on saura combien coûte la minute de la série danoise, combien de minutes utiles sont tournées et montées par jour, quelle est la réponse du public du pays, avant même de prendre acte de l’importance d’une diffusion internationale. Questions plus ou moins bien posées en public lors de la conférence de presse, qui méritent des réponses.
Le 19:30 à la gare de Zürich
L’effet d’une annonce
Sur un quart de page, une annonce : sur un élégant paysage monocolore, en lettres immenses, « ZURICH », en très grandes, « Le journal de 19h39, TSR » (avec du rouge), qui sera en direct de la gare ce lundi 28 mars. De minuscules caractères proposent de retrouver la journée spéciale de la RSR du 25 mars : l’annonceur a le sens de la hiérarchie ! Rien vu ailleurs à ce propos : une exclusivité « Le Temps », l’organe “officieux” de la RTS ?
Zürich, une ville qui pulse
Rien dans mon journal local ce matin-là. Cherchons ailleurs : voici une colonne dans un magazine. Romaine Jean répond à trois questions, ceci par exemple. Ce direct décentralisé se justifie puisque c’est notre mission de parler de ce qui se fait en Suisse car Zürich est un ville qui pulse, alors que vont se dérouler d’importantes élections. La pulsation, ce sont des jeunes branchés mangeant des sushis et votant à droite. Que voici un événement télévisé aussi important que « La Traviata » en direct de la gare de Zürich, une ville dans la ville !

Peut-on lire l’heure sur l’horloge de droite en haut ? Et de quand date dette image destinée à l’illustration du TJ décentralisé de fin mars 2011 ? Romaine Jean devant un train à deux étages, sans la table bi-pentagonique ( Photo TSR )
De bonnes informations en quinze minutes
Alors, regardons : voici de jeunes francophones parfaitement à l’aise dans leur poste de travail, un sujet sur le logement, un autre sur les nuits zurichoises, le témoignage d’un spécialiste de relations publiques, quelques informations sur la criminalité locale. Un ensemble de fait remarquable, qui n’a guère de lien avec les prochaines élections. Mais quinze minutes d’une excellente télévision variée, dans un format plus grand que ceux de « Mise au point »
Un direct qui n’apporte rien
Mais le direct : une table blanche est dressée, dans la gare, composée de deux parties régulièrement pentagonales, derrière elles, Romaine Jean. Devant elle, Corine Mauch, madame la présidente de la ville de Zürich, pour un entretien de deux minutes qui pourrait avoir été enregistré n’importe où. Et le jovial M.Köppel. Une grande horloge confirme le direct ; beaucoup de monde qui passe. Un observateur à gauche de l’image qui semble veiller sur Mme Mauch.
Bref, ces seize minutes dans la gare de Züich finissent par créer un événement qui n’en est surtout pas un. A se demande si cela méritait même lé quart de page de l’annonce du « Temps » ? Une trop grande dépense pour un résultat certes intéressant mais où le direct n’aura en rien enrichi l’information. Mais le choix des sujets, même sans la moindre allusion aux prochaines votations, aura contribué à une meilleure connaissance de Zürich.
Manger des sushis et voter à droite
Profitons de l’occasion pour se poser quelques questions sur un téléjournal en général.
Comment diable s’y prendre pour qu’un module permette de faire comprendre que des jeunes branchés qui mangent des sushis votent à droite ? Difficile. Impossible ? Poser la question, c’est peut-être mettre en évidence certaines limites du journal à immense audience qu’est tout TJ.
Un événement chasse l’autre
Une question du même genre : dans chaque numéro de tout TJ se trouve une information anecdotique. Exemple récent au « 19H30 » de la TSR : l’annonce faite de l’arrestation d’un éducateur pédophile s’en étant pris à des enfants de deux ans, ce qui dégage un sentiment de vif rejet qui n’a aucun lien avec un plan sur la maison, siège de l’institution. Il est intéressant alors de lire des journaux le lendemain. On y a trouve parfois, même pas toujours, quelques lignes seulement sur ce qui est devenu un événement pour la télévision. Les échelles de valeurs sont différentes.
Autre problème, d’autant plus sensible actuellement que des événements politiques importants se succèdent : révolution en Tunisie, idem en Egypte, guerre larvée en Libye, tsunami au Japon, une usine atomique qui échappe à tout contrôle. Un événement chasse l’autre. Oui, mais que se passe-t-il en Tunisie, en Egypte, une fois l’aspect dramatique disparu ?
Une intéressante forme de suivi
A porter à l’actif du « 19 :30 » actuellement une forme bienvenue de suivi : on y trace le portrait d’un jeune plongé dans les événements de son pays, ce qui permet de faire le point sur le contexte dans lequel il se trouve. C’’est une excellente manière de pas oublier son pays qui change.
Un regret : un ligne de texte annonce le revenu en francs suisses de celui dont on montre des bribes. Mais vivre en Tunisie avec deux cent cinquante francs suisses ne veut strictement rien dire. Il faut cesser avec ces comparaisons qui ne font qu’accentuer le sentiment de la misère des autres, donc de notre confortable supériorité. Il faudrait expliquer ce que l’on peut faire avec l’équivalent sur place de ces deux cents cinquante francs suisses. Mais c’est peut-être aussi difficile que de montrer en quelques plans des jeunes branchés mangeurs de sushis qui votent à droite !
La RTS tisse sa toile
À l’occasion de la récente sortie de l’application TSRinfo pour iPad, procédons à un petit tour d’horizon (non exhaustif) de la toile RTS et des nombreuses déclinaisons d’offres que la Radio Télévision Suisse met à disposition de son public.
TRSinfo sur iPad
L’application TSRinfo pour la tablette d’Apple vient d’être mise à disposition du public. Cette version évidemment gratuite propose une grande offre de nouvelles en vidéo. Vous pouvez l’imaginer, elle offre un grand confort d’utilisation sur un écran tactile de grande taille.
L’application TSRinfo pour iPad offre donc la possibilité de visionner le Journal de 19:30, les derniers flashes d’info ainsi que la météo. Le lecteur multimédia de type « Cover Flow » permet de feuilleter d’un seul doigt les reportages télévisés de manière inédite et ludique.
Outre le dernier téléjournal et toute l’information en texte, les utilisateurs « nomades » ont aussi accès aux prévisions météo sur cinq jours en vidéo et sous forme de cartes. Cette nouvelle mouture vient compléter la gamme d’applications TSRinfo déjà accessible aux possesseurs d’iPhone, de portable ou tablettes tactiles tournant sous Androïd. Et pour ceux qui n’auraient pas succombé à la déferlante Apple et Google, il reste le portail dédié www.tsrmobile.ch, atteignable via le navigateur web de votre téléphone mobile.
Et la Radio ?
La Radio Suisse Romande n’est de loin pas oubliée, puisqu’elle a été la première à exploiter la nouvelle tablette en proposant dès le 13 juin dernier une application (compatible iPad, iPhone, iPod touch) permettant d’écouter des programmes en direct ou à la carte, de suivre l’actualité en audio ou en texte et de consulter la météo avec, évidemment, un accès à tous les podcasts du site rsr.ch. Le portail http://mobile.rsr.ch vient compléter l’offre pour les utilisateurs d’autres appareils. Il est à noter que le flux d’informations exploité par les deux applications (RSR et TSRinfo) est commun, fruit de la réunion Radio Télévision Suisse.
Une multiplication des supports dans quel but ?
La consommation de nos médias de service public se diversifie. La Radio Télévision Suisse se doit de répondre aux besoins grandissants du consommateur en matière de mobilité et de flexibilité. Cette couverture de plus en plus développée s’appuie sur les canaux que sont la radio et la télévision pour offrir au public des contenus plus riches et insérés dans un véritable réseau, une toile d’information. En multipliant les plates-formes (rsr.ch, tsr.ch, sortir.ch, rsrsavoir.ch, tsrdecouvertes.ch…) et les supports (mobile…) sans oublier une incontournable présence sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter…), la RTS joue pleinement son rôle de médias de service public.
RTS.ch
Un premier signe de convergence
Aussitôt dit, aussitôt fait ! La RTS (Radio Télévision Suisse) se décline sur un petit portail internet : www.rts.ch. Visiblement tourné vers son public et dans un souci de clarté, le site permet de découvrir l’ensemble des activités de la RTS : une présentation des chaînes Radio et TV ainsi que les différentes plateformes web, mais aussi l’administration générale de la nouvelle société. À noter qu’un petit onglet bien pratique vous permet en un clic de vous inscrire pour une visite des studios (RSR ou TSR), d’accéder aux boutiques et même de poser votre candidature pour être une future vedette de l’audiovisuel. En attendant, vous pourrez toujours rêver devant les photos des coulisses présentées sur ce site qui évoluera sans aucun doute durant les mois à venir.
Pour plus d’information : www.rts.ch



