Deux descendants de Sherlock Holmes

Vient d’être mis en ligne une septième partie consacrée à « Port d’attache » : les épisodes 3 et 4 renforcent la tendance mélodramatique de la saga à trois familles tandis que l’aspect politique de la lutte contre l’installation d’une clinique de chirurgie corporelle reste trop effacé (06.02.2013)

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Le personnage de Conan Doyle

Empruntées à Wikipédia, ces quelques caractéristiques concernent le personnage inventé par Sir Conan Doyle (1859-1930) dans quatre romans et des dizaines de nouvelles.

Célibataire, il habite au 221B, Baker Street à Londres, avec son ami le Dr Watson. Il a un côté « bohème », même en étant constamment hyperactif. Ses connaissances en anatomie sont grandes. Supérieurement intelligent, il préfère la justice à la loi. Sa méthode de travail passe par une observation des indices, des phases de réflexion avant de formuler un verdict en une synthèse rigoureuse. Il se drogue occasionnellement. Il est aussi mélomane en ses loisirs.

Pour donner libre cours à de plus hautes ambitions littéraires, Doyle fit mourir Holmes dans les chutes de Reichenbach. Mais sous la pression de ses admirateurs, un tour de passe-passe littéraire provoqua sa résurrection. Le personnage, paradoxalement,  échappait à Doyle. Il allait y avoir une ribambelle d’Holmes audiovisuels.

Gregory House

Les caractéristiques de Sherlock s’appliquent t fort bien à Gregory House qui, après huit saisons, vient de quitter le petit écran romand Le « Dr House » aura eu une longue vie audiovisuelle, aussi dense sinon plus que la vie littéraire de Sherlock Holmes.

Ce n’est pas Gregory House, mais Hugh Laurie à Montreux

Ce n’est pas Gregory House, mais Hugh Laurie à Montreux

House, cela sonne un peu comme Holmes, Watson et Wilson sont assez proches. Les ressemblances peuvent encore être prolongées. House, à ses heures perdues, jouait de plusieurs instruments. Mais Hugh Laurie, co.-producteur de la série et acteur, possède une voix taillée pour le blues et maîtrise le piano. Il a participé  au Montreux Jazz Festival en 2012.

Un Sherlock de la BBC

La série signée Mark Gattis et Steven Moffat est composée de trois saisons. Du 21 décembre 2012 au 25 janvier 2013, la RTS a rediffusé les saisons une et deux  en fin de soirée du vendredi. Il peut arriver à tout voyageur même attentif de rater un train. C’est ce qui m’est arrivé en avril 2011. Dès lors, ces quelques remarques veulent saluer tardivement une série qui aurait mérité beaucoup plus d’attention. « Sherlock Homes » a  passé sur de nombreuses chaines, rencontrant souvent un beau succès, par exemple avec une dizaine de millions de téléspectateurs au Royaume-Uni à chacun des six épisodes de nonante minutes environ.

Sir Conan Doyle s’est souvent rendu en Suisse alpestre. Sa statue est dressée devant la chapelle de Meiringen

Sir Conan Doyle s’est souvent rendu en Suisse alpestre. Sa statue est dressée devant la chapelle de Meiringen

Mieux vaut donc tard que jamais pour signaler la tranquille liberté prise par les  scénaristes dans leur adaptation inscrite dans le monde contemporain. C’est ainsi que l’on peut voir apparaître sur un mur le portrait de Winston Churchill et celui de Margaret Thatcher.

« Le chien des Baskerville »  devient   « Les chiens de Baskerville »

Dans le Devonshire, un énorme chien démoniaque à la gueule enflammée aurait tué un membre de la famille Baskerville, prénommé Hugo. Son descendant, Sir Charles, veut en savoir davantage. Holmes enquête.

Benedict Cumberbath ( Sherlock Holmes ) et Martin Freeman (Dr Watson) version BBC

Benedict Cumberbatch ( Sherlock Holmes ) et Martin Freeman (Dr Watson) version BBC

Dans la version pour la BBC, Holmes se rend dans le Dartmoor à la demande d’un fils traumatisé par le mort de son père qui aurait été tué par un véritable molosse ( en anglais hound). Leur enquête les conduit dans un centre de recherche militaire secrète sis à Baskerville, placé sous rigoureuse surveillance. On y élève des singes soumis aux effets d’un gaz toxique puissant qui provoque des hallucinations. « Le chien des Baskerville » de Doyle est devenu « Les chiens de Baskerville », avec inversion singulier/pluriel. Et pourtant, les scénaristes respectent l’esprit de sir Conan Doyle.

La qualité des deux épisodes qui composent des « Chiens » est suffisamment frappante pour que l’on se dise que la mise en scène pourrait bien, de temps en temps, être aussi importante que l’écriture. Mais j’en reste là de cet   hommage trop tardif et serai plus vigilant

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