TSR2, chaîne sportive ?
Avertissement: l’image rend hommage au service des sports dans un ordre chronologique !
Finales en hockey-sur-glace au plan national, rapidement suivies par le championnat du monde en Allemagne; fin des différentes compétitions en football, tant aux niveaux suisse qu’européen; le tennis avant Roland-Garros; les classiques cyclistes de printemps et les premiers Tours; et d’autres. Il est des périodes où TSR 2 ressemble à une chaîne sportive sans en être une!
Certains sports peu connus ne font pas de confortables parts de marché. L’effort actuel de la TSR pour leur donner plus de visibilité, le dimanche, est à saluer. Des grands consommateurs sont des inconditionnels de leur(s) sport(s) préféré(s), complétés par d’autres qui se servent de sports pour se distraire par plaisir ou par curiosité. Je suis membre de ce dernier groupe: voici quelques souvenirs marquants de ces dernières semaines.
Beaux moments en sports d’équipe
Septième rencontre entre Berne et Servette : entrée sur la patinoire. Les joueurs de la capitale y pénètrent avec la résolution de gladiateurs qui veulent impressionner le public, les téléspectateurs et d’adversaires qui arrivent plus tranquillement, presque modestes ( ou épuisés). Berne a gagné avant de commencer. Football entre Barcelone et l’Inter : un deux à zéro suffit pour qualifier les premiers pour la finale. Un joueur d’Inter se fait expulser. A onze contre dix, ceux de Barca ne marqueront qu’une fois. La balle, en passes précises et nombreuses, sera restée scotchée à leurs pieds comme un brillant eet inutile tricot. L’organisation défensive de l’Intger se montrera terriblement efficace. L’ensemble n’est même pas ennuyeux. Fin du championnat suisse de football à Berne, véritable finale : les caméras saisissent la finesse technique des déviations du l’aîné Chipperfield et la subtilité inventive du jeu de celui qui a presque la moitié de son âge, Shaqiri.
Sport individuel ou inattendu

Boris Acquadro en 1992: souvenir! Au milieu des années huitante, l’audimate commence à faire beaucoup parler de lui. Remarque adressée à Acquadro: Comment, vous aussi? Réponse: hélas !
Très belle finale à Madrid entre Nadal et Federer, avec plusieurs breaks plus de points gagnants que de perdus,donc plus de belles réussites que d’échecs énervants. Presque autant de points gagnants pour l’un que pour l’autre. La victoire aura tenu à quelques détails favorables au bon moment pour le premier. Qualité incontournable du tennis . le poids d’un point et presque toujours différent du précédent ou du suivant.
Vu aussi une rencontre de hockey joué sur gazon avec une canne bizarre dont une face arrondie est interdite d’usage : jeu élégant, mais pas compris le pourquoi’interdiction. A chacun ses coups de coeur… sportifs !
Hockey-sur-glace en différé
On aura pu suivre à mi-mai toutes les rencontres du championnat du monde de hockey-sur-glace en Allemagne, des plus tendues à celles de la relégation avec l’équipe des USA, médaille d’argent aux précédents JO. Par contre, lors des play-off de la fin du championnat suisse, impossible de suivre en direct certaines rencontres. De quoi provoquer grande indignation en se retournant contre la SSR incapable de permettre au citoyen lambda de voir son équipe favorite, malaise surtout pour le bassin lémanique. La TSR n’y était strictement pour rien. La ligue de hockey détient les droits pour les retransmissions télévisées, les clubs n’ayant presque rien à dire. Une seule rencontre en direct était ainsi possible en direct sur les trois chaînes de la SSR. Frustrant pour les romands avec deux équipes en lice. Il se trouve que la division tv de Swisscom a grillé la politesse par surenchère à la télévision de service public. Deux institutions où, de manière différente, la Confédération reste majoritaire, dans le capital action pour l’une, avec maîtrise du montant de la redevance publique pour l’autre, se sont fait une guerre financière inadmissible, dont le grand public est victime.
Le nouveau PDG de la SSR : Roger de Weck
En février 2009, un groupe de personnalités lançait une idée qui fut interprétée comme une tentative de mettre sur pied un nouveau canal télévisé à forte dimension culturelle au niveau national, que d’aucuns nommèrent « Arte à la Suisse » voir texte à ce sujet. Ils furent à tout le moins maltraités par le futur PDG sortant de charge, Armin Walpen, qui vit en eux un groupe de délicieux « farfelus » qui eurent doit à une véritable fessée devant tant d’inconscience financière !
Parmi cette équipe réunie par Bernard Cathomas, on lisait par exemple les noms de Gilles Petitpierre, Jacques Pilet…. et d’un certain Roger de Weck. La nouvelle de sa nomination à peine tombée qu’on trouve sur le site d’un journal populaire romand un accueil ironique à un « gauchiste » dont il faudra se méfier !
Chose excellente, que cette nomination d’un grand journaliste, bon connaisseur de l’univers des médias, homme d’antenne aussi, proche de la radio et de la télévision. Il est actuellement animateur de « Sternstunden », émission de la télévision suisse de langue allemande, qui passe en amorce de deuxième rideau, aux environs de 23h00, probablement à cause de ses exigences culturelles. Roger de Weck est aussi sensible à l’économie, à la finance, au management.
Une excellente surprise !
Eco City
Le jeu virtuel de la vie économique
La TSR et TTC, le magazine économique de la TSR, proposent dès aujourd’hui le jeu en ligne et en réseau Eco City. Il est accessible sur le site www.toutestaxescomprises.ch et permet aux internautes de se lancer dans une carrière professionnelle virtuelle.

Les joueurs qui se lancent dans Eco City débutent tous leur carrière à 20 ans, sans expérience. Plusieurs possibilités s’offrent alors à eux. Certains démontreront rapidement leurs talent de manager. D’autres graviront pas à pas les échelons. D’autres encore compléteront leur curriculum par une formation continue. ECO City propose des stratégies pour tous et invite chaque joueur à tester ses talents dans le monde du travail. Quelques minutes par jour suffisent pour bâtir une carrière.
Employé ou entrepreneur
Deux possibilités s’offrent aux internautes qui débutent : se faire engager comme salarié ou s’exposer aux risques d’une activité indépendante. La bonne ou mauvaise décision dépend des capacités de chaque joueur. Dans ECO City, jouer des coudes ne paie pas. Réfléchir et anticiper sont les clés du succès. Le jeu fonctionne comme un marché classique. Les débouchés dépendent de l’offre et de la demande. De nombreuses techniques d’information et de communication permettent aux joueurs d’être au courant des dernières évolutions de leur ville et de son économie.
Derrière chaque personnage d’ECO City se cache une personne réelle. Le développement de la ville industrielle est entièrement entre les mains des joueurs. Le meilleur joueur pourra assister à l’émission en direct. Ce projet, réalisé en collaboration avec Schweizer Fernsehen (SF) et la TSR, permet aux joueurs d’évoluer dans un monde bilingue et de collaborer ou être en concurrence avec des joueurs de Suisse alémanique. ECO City : devenez acteur de la vie économique.
ECO City s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à l’économie, quel que soit leur âge, et dévoile de manière ludique les mécanismes du marché. Que ce soit pour jouer tous les jours ou simplement tester ses compétences dans le monde du travail, ECO City est la ville de toutes les opportunités.
Pour accéder au jeu : www.tsr.ch/ecocity
L’argent de poche de «Pipeules» ou le succès des plaideuses et plaideurs
Evoquer la presse « pipeule », c’est aborder un problème de communication en observant une certaine distance ; sinon on écrirait « populaire », mot tout à fait « honorable » ; lui ! Va pour »pipeule » : mettre en couverture ce qui parfois se passe sous les couvertures privées des « pipeules » est d’un bon rendement pour la presse dont les tirages ainsi se dressent.
Il existe dans ce domaine aussi une source de « bonus », oh, bien plus modestes que ceux de nos chers et souvent très coûteux banquiers et autres spéculateurs.
A force de procès ouverts devant une juridiction de France que l’on dit généreuse pour les plaignantes et plaignants, sources officielles citées, le « TélécinéObs » (du 27 mars au 2 avril), donne quelques informations numériques sur le montant obtenu en « dommages et intérêts » pour atteinte à l’image privée de discrètes personnes.
Laurence Ferrari a tiré143 mille euros lors de seize actions en 2008, auxquels on peut ajouter 75 mille autres euros gagnés par le père de ses enfants.. Claire Chazal accumule de 2006 à 2008 325 mille euros. Et ainsi de suite.
De bons avocats doivent ainsi faire de belles factures. Des œuvres de charité parfois en profitent. Pour ceux qui sont, comme tout le monde le sait, modestement payés au smig, cet argent de poche ainsi gagné est précieux. Il n’y a pas de petites recettes !
Mais ce n’est pas une information « suisse » où de pareils excès ne se produisent pas.
Je regrette que l’on regrette…
Dans le Médiatic no 153 du 12 mars 2010, page 3, on lit dans l’excellente rubrique intitulée « Il a aussi été dit que… » :
« On regrette la programmation de la série Scènes de Crimes le vendredi à 20h10 sur la TSR1 ».
Ah bon ? Mais, qui ça, « On » ? La majorité du Conseil du public après un vote ? Une ou quelques voix solitaires ? Et puis, on regrette quoi ? Renseignements aimablement obtenus, ceci : c’est la programmation en ouverture de premier rideau, chaque vendredi, qui fit problème à quelques-uns.
Scènes de crime en Suisse il est vrai aura ainsi remplacé durant près de deux mois le délicieux, dense Le Passager avec les rires spontanés de MM, qui aurait du laisser les deux vachettes à l’écurie. Il existe, pour ce genre d’émission assez pointue, rappelant des crimes sordides, des cases accueillantes, par exemple une fois par semaine aux environs de deux heures du matin quand se termine le second épisode de la dose hebdomadaire de 24 heures chrono.
Regretter est bien sûr un droit individuel. Mais les regrets auront ainsi masqué un élément très, très positif, surtout par sa rareté. Pour une fois, la TSR offre une mini-série fort bien faite à Zürich, Scènes de crime en Suisse et fort bien adaptée en français. L’« Idée suisse », dont il ne faut pas regretter l’existence même si rare dans les programmes, ne se réduit pas toujours à une idée régionale !
www.vxm.ch
Le portail suisse des musiques populaires
Après le portail suisse www.mx3.ch dédié à tous les styles de musique suisse, voici un portail réservé uniquement aux amateurs de musique populaire: www.vxm.ch. Fruit d’un partenariat entre DRS Musikwelle, RSI Rete Uno, Radio Rumantsch et Radio Suisse Romande la première, cette plate-forme fait la part belle au Yodel, aux choeurs, aux musiques traditionnelles et folkloriques, aux ensembles à vent, à la Schlager et même aux accordéonistes. Les groupes s’en servent comme tremplin pour être repérés par les radios, fans ou labels, tandis que les mélomanes peuvent écouter ou découvrir notre musique populaire. De plus un agenda complet propose un panaché de dates de sorties uniques.
À voir et à entendre sous www.vxm.ch
RTS.ch
Un premier signe de convergence
Aussitôt dit, aussitôt fait ! La RTS (Radio Télévision Suisse) se décline sur un petit portail internet : www.rts.ch. Visiblement tourné vers son public et dans un souci de clarté, le site permet de découvrir l’ensemble des activités de la RTS : une présentation des chaînes Radio et TV ainsi que les différentes plateformes web, mais aussi l’administration générale de la nouvelle société. À noter qu’un petit onglet bien pratique vous permet en un clic de vous inscrire pour une visite des studios (RSR ou TSR), d’accéder aux boutiques et même de poser votre candidature pour être une future vedette de l’audiovisuel. En attendant, vous pourrez toujours rêver devant les photos des coulisses présentées sur ce site qui évoluera sans aucun doute durant les mois à venir.
Pour plus d’information : www.rts.ch
« Définition » du téléspectateur cultivé !
Enfin un critère pour mesurer le degré de culture du téléspectateur moyen, saisi au hasard d’une petite phrase, non pas cueillie par Dujany en faisant le trottoir, mais prononcée sentencieusement lors d’un débat sérieux sur le rôle des archives audiovisuelles (Tard pour Bar – 29 octobre 2009). Les Suisses (ou seulement les Romands ?) seraient, en règle générale, plus cultivés que les peuples qui nous entourent. Vint une preuve à l’appui : chaque jour, à Meyrin, on regarde une heure de moins la télévision qu’à Annemasse ! Donc, moins on regarde la télévision et plus on est cultivé. Regarder peu, c’est peut-être manquer de temps, ou en passer beaucoup sur internet, ou encore consulter longuement son portable. Mais c’est aussi fort souvent faire des choix dans l’abondance des offres, acte de culture, assurément. Reste une information à fournir plutôt que des commentaires à formuler. L’auteur de cette affirmation étayée par une preuve n’est autre que l’ancien responsable des programmes de la TSR redevenu téléaste, Raymond Vouillamoz !
Convergence sans et avec diversité
Dominique Warluzel
Dans la riche série de la présence des avocats genevois
- Dimanche 13 décembre 2009 : invité de Darius Rochebin, dans Pardonnez-moi, présence intéressante.
- Mardi 15 décembre 2009 : invité d’Esther Mamarbachi à Infrarouge pour parler banque, présence fort intéressante.
- Mercredi 16 décembre 2009, présentation d’une mini-série documentaire dont la première émission est consacrée à son ami Alain Delon et co-produite par Béatrice Barton
Dominique Warluzel et ses invités (photo : TSR)
Des minarets à la burka
- A Infrarouge :médaille d’OR toutes sauces Oskar Freysinger
- Dans les chaînes étrangères y compris arabes, médaille D’ARGENT Oskar Freysinger
- Pour sa contribution à la burqa, le minaret jugé insuffisant, avec l’ouverture vers les cimetières Christophe Darbellay. Contrairement aux apparences, ils n’appartiennent pas au même parti, du moins politique, mais au même canton.
Parts de marché convergeantes
On aime bien, à la TSR et ailleurs, se vanter de records audimatiques qui convergent vers les sommets. Ainsi pour Infrarouge,en tête l’émission après les événements d’une rencontre de football entre la Turquie et la Suisse et la récente et 34ième émission sur les minarets.
Un point commun : la Suisse est une victime, du fanatisme turc dans un cas, d’elle-même dans l’autre.
Le Cube Musique de MX3
Il y a quelque temps déjà, le portail MX3.ch (dédié à tous les styles de musique suisse) innovait en lançant une nouvelle manière de présenter des playlists (liste de musique). Un cube 3D permet de passer facilement d’un morceau à l’autre, en le faisant tourner verticalement, ou de visualiser les informations du morceau écouté (horizontalement). Qu’elles soient officielles (estampillées Couleur 3 par exemple) ou personnelles, les playlists cubiques s’écoutent sur le portail ou s’emmènent sur son propre blog… Encore une idée originale pour découvrir la diversité de la musique helvétique !
Pour plus d’information : www.mx3.ch









