Le sens d’un sourire

Un portrait par la photographie dans un journal, sur une affiche, affiche donc un sourire plus ou moins large. Dès lors, une photo sans sourire intrigue, puisqu’elle est minoritaire.

En télévision, dans un débat animé et contradictoire sur un sujet sérieux ou grave, que devient le sourire ? Au soir du 17 novembre 2009, à l’Arena timide romand nommé Infrarouge, dirigé par Elisabeth Logean, on discutait caisse unique. Le président de Santé suisse, Claude Ruey, défendait bec et ongles le système actuel de concurrence entre caisses tellement plus adorable que la caisse unique que personne ne lui demanda pourquoi notre système est un des plus coûteux au monde, rapporté du produit national brut. Et joyeusement, comme un incontournable Valaisan, il interrompait les autres invités, faisant perdre le fil du débat en duos répétés. Manqueraient alors les SMS disparus qui eussent amusé la galerie ! Sur le visage de Claude Ruey, devant les arguments que ses adversaires parvenaient à faire passer, on pouvoir lire ou deviner parfois au moins l’esquisse d’un sourire ironique bien éloigné du sourire d’un « people » heureux d’être élu !

Rien n’est joué : Flaubert, pur réaliste ?

Le 16 octobre dernier, Madeleine Caboche, animatrice de Rien n’est joué, a su parier sur l’audace : parler de Flaubert et de littérature un vendredi à 11 heures sur La Première. Une émission captivante, un invité passionné, Pierre-Marc de Biasi, et une simplicité de dialogue ne pouvaient que charmer les auditeurs. Entre sérieux et anecdotes, tout un chacun a pu découvrir non seulement les grandes oeuvres de l’auteur, mais également le personnage, l’homme amoureux des chevaux, des femmes, et de l’écriture. Durant l’ensemble du reportage, l’auditeur a entendu « Flaubert, le réaliste ». Une question se pose cependant : dans une émission intitulée « Rien n’est joué », a-t-on le droit d’être aussi affirmatif ?

Bien plus que pur réaliste, Flaubert n’a-t-il pas en effet touché au romantisme, à l’autobiographie, au carnet de voyage, et peut-être même au fantastique?

Gustave Flaubert sur la couverture du livre de Pierre-Marc de Biasi. (éditions Grasset)

L’émission de Madeleine Caboche fut certes passionnante, mais sans doute trop affirmative, trop absolue. N’oublions pas que « catégoriser » peut induire en erreur, et cantonner Flaubert au pur réalisme, c’est passer à côté d’une partie de son oeuvre. Rien n’est jamais totalement joué !

Un nouveau décor pour le dimanche soir

Bien avant le dimanche 25 octobre 2009, le nouveau décor annoncé aura fait parler de lui pour mettre l’eau à la bouche. Pensez donc: les trois baronnies de sports, du «19:30» et des magazines font ménage commun!

Petit bout de décor no 1 avec un grand et modeste invité vedette. Dans l’esprit de certains concours, on dirait: si c’est Roger, tapez un, si c’est Rodgeur, tapez deux.

Bien, ce nouveau décor? Mieux que les anciens! Un balai neuf a pour mission de bien balayer. Plus fonctionnel, il devrait améliorer la mobilité et la décontraction, un peu comme dans le «19h45» de M6. Ma recherche d’une image d’ensemble du décor est restée vaine, peut-être par maladresse de navigation sur un site. Avec quatre parties de décors dans quatre images, l’imagination permet-elle de deviner l’ensemble? Par la même occasion, on observera les différences entre sourires, plus fémininement que masculinement éclatants. On se demandera ainsi si on ne joue pas avec la cravate du notaire genevois en coupant une image en quatre!

Sentiment d’étrangeté: rester planté devant son petit écran pendant deux heures et demi, c’est ressentir l’importance des plages publicitaires insérées entre 18h25 et 20h50. On s’en rend moins bien compte quand on a choisi de suivre une émission qui permet de ne pas se baigner, avant et après elle, dans les plages pub, où l’helvétique humour informatif ou promotionnel est plutôt rare.

Grand bout de décor no 2, avec un lointain Jean-François Rossé posant pour la postérité visage fermé.

Souffle nouveau sur les sports

Aux sports: un souffle nouveau, avec l’apparition d’un sujet magazine, lors de la première soulignant l’importance du sport en milieu carcéral pour deux détenus à visage découvert. Annonce est répétée de l’invitation d’une célébrité dont on lâche le nom vendredi, suspens terminé: Roger Federer est à la fois l’invité des sports et de «Mise au point» dans une rencontre avancée. Il n’y aura pas chaque semaine un aussi agréable «people», lucide et franc que celui que l’on nomme Rodgeur et qui s’écrit Roger sans «d» ni «u»!

«19:30» dominical, un peu plus court pour faire démarrer «Mise au point» au vingt-zéro-zéro: la tendance à moins de sujets un peu mieux développés est confirmée tous les jours. Il ne manque plus qu’une salve quotidienne de très brèves, comme un titre de rappel ou une photo légendée. Un ou deux changements à «Mise au point»: les meilleurs sujets restent tout de même ceux qui se terminent sur le sentiment de leur intérêt naissant.

Modeste bout de décor no 3: le sourire naissant d’Olivier Dominik pas encore très assuré.

Mise au point: de Kucholl à Troila

Dans l’ancienne formule, Vincent Kucholl détournait des images du téléjournal pour tenir un discours ironique ou impertinent, avec une saveur souvent acide. Trop pour subsister? Dommage. Le premier exemple de la rubrique de remplacement laisse vaguement songeur: est-ce vraiment une bonne idée que d’envoyer un comédien, Antonio Troila, en homme sandwich porteur de textes d’un chômeur français protestant à Genève contre la racaille d’Annemasse? Si on cherche à frôler l’émeute, alors OUI!

Les bons moments continuent de surgir de l’apport d’invités dans des dialogues sans langue de bois. Yvan Perrin, vice-président romand de l’UDC, n’a pas tellement apprécié le voyage en France de son conseiller national, frère en UDC, Dominique Baettig, qui réussit à aligner une bonne grosse bêtise à chacune de ses apparitions. Tout le monde ne peut pas égaler Freysinger dans l’exagération! Eprouvant le document sur les enfants dits illégitimes de prêtres, cachés par la hiérarchie religieuse qui ne «veut-pas-le-savoir». Où est Dieu, dans tout cela? Aux abonnés généreusement absents!

Assez grand bout de décor no 4: Les larges sourires (un brin forcés?) de Laurence Gemperle et Corinne Portier.

Le pouvoir se niche-t-il de plus en plus haut?

Durant les temps de l’ouverture du premier rideau (entre 18:00 et 20:00), la TSR ose sortir des chemins battus, avec «Couleurs locales» (en semaine à 19h00) et ce dimanche soir avec trois baronnies reliées par un nouveau décor. Qui prend la décision finale avant diffusion, ce que l’on appelle «final cut» – le montage final – en cinéma? Faut-il monter haut dans la hiérarchie pour le dimanche à la formule intéressante? Les bureaux régionaux ont-ils encore le pouvoir de décision finale sur les sujets plus imposés que proposés? Se préparerait-on à quelque crise quand la convergence risque de déplacer les pouvoirs de décision?

Grand format dans les «Téléjournaux»

Avertissement: les cinq images qui illustrent ce texte sont des «Photo TSR». J’aurais voulu illustrer ce texte avec des images d’Alinghi 5 en rade de Gênes ou de la récente campagne en vue de l’élection d’un nouveau conseiller fédéral. Ou bien je n’ai pas su les trouver sur le site réservé à la presse, ou bien elles n’existent pas (pas encore?). Il se pourrait donc que le multimédia dont on parle tant s’arrête juste avant la mise à disposition par la TSR de photos destinées à la presse qui se réfugie sur internet. Alors, remontons le temps. (Fyly)

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Hypothèse: une épidémie met à plat les trois quarts du personnel de la TSR. Que se passerait-il à l’antenne? Abondance de séries, de feuilletons, de films, beaucoup en reprise! Pour les productions de l’entreprise? La météo, un bulletin de santé, des téléjournaux. C’est ce qui est prévu si la grippe frappe la masse! La TSR conçoit ainsi sa mission en cas de crise: l’information au quotidien prioritaire!

Oser dépasser les deux minutes

Presque partout, un téléjournal propose des sujets qui durent de soixante à cent vingt secondes; comme si tout se valait! Heureusement, en tenant compte de la multiplication des supports (l’«étrange lucarne» traditionnelle, en reprise sur internet, versions pour ordinateurs ou téléphones portables), on admet que la même information se décline en durées variables. On commence ainsi à rejeter le formatage tout puissant. Sous l’influence du nouveau chef de l’information quotidienne, Bernard Rappaz, le «19:30» accueille ce que l’on nomme «grand format», un sujet qui dépasse les deux minutes. Assouplir les durées est un net progrès!. «Couleurs locales» s’ouvre sur un sujet de trois/quatre minutes.

Ernesto Bertarelli et Darius Rochebin en mars 2003, en rade de Genève, après la première victoire d’Alinghi.

Que veut dire le «locales»?

«Couleurs locales» remplace depuis quelques semaines «Le Journal» de 19:00 qui était, à l’évidence, consacré à la Romandie et ravitaillé par les contributions des bureaux cantonaux. A qui appartenait le pouvoir de décision? Au début, aux bureaux régionaux qui disposaient de minutes cantonales. Ensuite, un partage devait s’effectuer entre les régions et la centrale de Genève. Il se pourrait bien que le pouvoir dépende maintenant de Genève, dès lors que le principe d’une heure d’informations presque continues s’impose de plus en plus. Est à l’étude une soirée dominicale qui irait de 18h30 – les sports – à environ 21h00 – «Mise en point» terminé. La coordination devient alors indispensable. A en juger sur quelques exemples parus dans «Couleurs locales» dans des modules dits «grand format» qui ne sont que des formats habituels «prolongés» jusqu’à quatre/cinq minutes, une question en tous cas se pose. Que faut-il entendre par le «locales» des couleurs?

Exemples plus ou moins troublants

Alinghi à Valence en 2007: c’était et c’est encore un beau bateau. Mais Alinghi 5, en rade de Gênes, en août 2009, c’est un bateau plus beau encore!

Quel lien avec le «local» quand on suit les évolutions d’Alinghi 5 aux environs de Gênes? (07.09.09). C’est un sujet qui se serait mieux inscrit dans le «19:30» avec amorce de développement dans «Mise au point».

En s’intéressant à la tournée du Cirque Knie (28.08.09) lors de sa première genevoise, ignorait-on la présence de cette entreprise nationale dans l’arc jurassien dès fin juin/début juillet? Le «local» vaut ici pour Genève! Le sujet est tout de même intéressant pour l’ensemble de la Suisse romande.

Sujet bien construit sur le co-voiture (17.09.09) entre Lausanne et Genève, pour éviter les trains encombrés et augmenter la moyenne des occupants d’une voiture, trois dans deux véhicules actuellement. Deux par voiture, cela éviterait peut-être bien des embouteillages. Prendre un exemple «local» où ce comportement sainement écologique entre timidement dans les mœurs est normal.

Tant à Genève qu’à Lausanne, crise du logement il y a, racontée par des étudiants qui passèrent des semaines à en trouver un, modeste, à leur convenance, prix y compris. (14.09.09). Sur les quatre universités romandes, deux sont prises en compte, Genève et Lausanne. Que se passe-t-il à Fribourg et Neuchâtel? Une réponse apparaît dans la presse régionale: tout de même moins mal que dans le bassin lémanique! Au point de se demander si le logement explique en partie la forte hausse des demandes d’accréditation à Neuchâtel. Belle occasion perdue pour couvrir l’ensemble de la Suisse romande dans un même sujet, amorce de synthèse! Mais «local» même coloré ne veut pas dire «régional». Il ne faut pourtant pas esquiver le point de vue romand surtout dans un «format allongé»?

Il se pourrait que le nom «Couleurs locales» ne soit pas très heureux.

Elections fédérales 1995: une équipe d’animateurs, Gaston Nicole, Jean Bovon et ElianeBaillif.

Accélérés et ralentis

Dans les années des débuts des contributions cantonales, l’équipe de Genève s’était fait une spécialité de cadrages penchés utilisés à quelques sauces pour faire jeune et donner un angle de vision inattendu à la réalité du quotidien. Inutile pour l’information.

On peut se demander si les accélérés plus nombreux que les ralentis dans certains sujets de «Couleurs locales» apportent vraiment un plus au plan formel, alors qu’ils n’ont strictement aucune valeur informative.

Amorce d’une histoire des TJ

Assurément, avec les formats allongés et les initiatives du vendredi, sous forme d’un petit pas accompli vers une «télévision d’auteur» par le «19:30», avec des durées semblables dans «Couleurs trois» et l’original regard de Massimo Isotta, qui animait avec sensibilité, humour et charme «Illico», apportent un lot de nouveautés. Avec une coordination plus étroite mais centralisatrice entre 19:00 et 20:00, en attendant l’extension dominicale, il se passe quelque chose d’intéressant et plutôt prometteur à la TSR.

Elections fédérales 2003: une invitée, Ruth Dreifuss, conseillère fédérale.

L’évolution des TJ en Suisse depuis les années 1980 a été marquée par des périodes placées sous le signe de l’urgence dans le désir de changement et de la lenteur tranquille pour les réalisations.

Il était urgent de remplacer le téléjournal national seulement commenté différemment pour chaque région par des journaux régionaux. Ce fut fait.

Il était devenu urgent de compléter les journaux linguistiques par des informations «cantonales». Avec l’ouverture de bureaux à Genève, Neuchâtel, Lausanne, Sion, Fribourg et Moutier, ce fut fait.

Et puis, le document télévisé devint accessible sur internet. Il fallait dès lors, au tournant du siècle, dire «tout sur tout tout de suite». Ce fut presque fait.

Aujourd’hui, devant la diversité des supports de diffusion, il est devenu indispensable de dire «tout sous toutes les formes dans tous les formats», immédiatement mais aussi en se donnant le temps de la réflexion. C’est en train de se faire.

Elections fédérales 2007 : un décor, celui de “Face aux partis”.

A quand la prochaine urgence et dans quel sens ?

Etranges Couleurs Locales

Le téléspectateur a la chance de pouvoir choisir son canal parmi des dizaines de chaînes qui lui sont offertes, de naviguer sur internet et de regarder au volant son téléphone portable. Faute de pouvoir tout couvrir, le chroniqueur doit faire des choix, celui de donner bonne place à la TSR, mais aussi de rester attentif à ce qui lui semble intéressant ailleurs.

Renforcer l’information quotidienne

L’information quotidienne reste un des programme télévisé les plus suivis. Les téléjournaux et équivalents subissent des modifications fréquentes alors que les supports de diffusion augmentent. L’information dépend aussi des convictions de ceux qui s’en voient confier la responsabilité. Sur M6, par exemple, le « Six ! » est devenu le 19:45 pendant dix-huit minutes assez séduisantes. A la TSR, sous l’impulsion du nouveau chef de l’information, Bernard Rappaz, entre 19 et 20 heures, des choses changent.

Le duo de présentateurs de la nouvelle *Couleurs locales” qui remplace depuis le 23 août 2009 l’ancien ”Journal de 19 heures” ( pour les noms, voir plus bas).

Une réelle volonté existe de renforcer l’unité des deux plages informatives en semaine, entre 19h00 et 20h00, en les rendant complémentaires. Mais il faut en rester à deux émissions aux titres différents, afin de pouvoir glisser entre elles quelques messages publicitaires rémunérateurs et faire de la bonne autopromotion.

Quel rôle pour les bureaux régionaux ?

Je me suis donc efforcé de suivre le plus souvent possible cette information renouvelée. En principe, la production des différents sujets qui alimentaient l’ancienne émission de 18h55 dépendait des différents bureaux régionaux de Moutier, Neuchâtel, Fribourg, Sion, Lausanne et Genève. On pouvait alors reconnaître l’origine de la majorité des sujets. Dans la nouvelle mouture d’un peu moins de vingt minutes, qui débute à 19h00 tapante sous le titre Couleurs locales, un petit drapeau à la fin des sujets les plus brefs fait allusion à l’origine cantonale. D’autres sujets, l’un d’eux, celui du début occupant parfois cinq bonnes minutes, proviennent de sources cantonales pas immédiatement identifiables.

Carine Jaggi : pour la main gantée d’or sur un tee shirt violet.

Qui est responsable des choix ?

Lorsque furent ouverts les bureaux, l’apport régional était identifiable, en soirées complètes ou plages de quelques minutes. La responsabilité du choix des sujets dépendait des rédactions régionales avec leurs équipes de terrain, information certes donnée à la centrale de Genève. Avec la disparition de la régionalisation minutée au profit d’une plus grande souplesse, il devenait difficile de savoir qui décidait qu’un sujet cantonal était intéressant. Avec la nouvelle formule, il est à peu près certain que le pouvoir appartient à la rédaction centrale de Genève, à la hiérarchie avec cadres renforcés depuis l’arrivée de Bernard Rappaz. Reste à savoir s’il s’agit vraiment d’un progrès. Un long sujet fut consacré récemment au cirque Knie, lors de la première à Genève. Aucune allusion au fait que Knie avait déjà passé dans l’arc jurassien à fin juin. La couleur locale était, en l’occurrence, genevoise.

Le titre même de l’émission évoque le local. Où est le local quand une équipe est expédiée à Gênes pour y suivre l’évolution d’un bel animal des mers, le nouvel Alinghi 5 ?

Un intéressant sujet sur le suicide qui tue plus que la route semble fondé sur des expériences valaisannes. Reste à savoir si l’information sur la proportion entre les suicides et les accidents mortels de la route est celle du Valais, de la Suisse romande ou même de la Suisse entière.

François Egger : dans l’environnement d’un studio, coincé par la technique de noir et violet stylisée.

Coincés dans des cabines de téléphone !

On peut se demander si l’idée de présenter les candidats au Conseil fédéral en les enfermant dans une cabine téléphonique surchauffée était vraiment une bonne idée pour habiller de spectacle les deux ou trois minutes permettant à celle ou ceux-ci de répondre à des questions censées résumer les grandes lignes de ses principales options.

Quelques bombardements en rafale de plans courts, des accélérés soulignent certains passages informatifs. Ces coquetteries formelles n’amènent strictement rien au plan informatif. Peut-être sont-elles destinées à appâter les jeunes spectateurs avec leur esprit clip!

Nouvelles formes pour plusieurs supports

Ces remarques pour le moment reflet d’une attitude réservée ne veulent pas être une condamnation après quelques jours seulement de croisière. Sous l’impulsion de Bernard Rappaz, la TSR veut procéder autrement et si possible mieux pour ravitailler en informations quotidiennes les différents supports, sur le téléviseur de salon, avec le report d’émissions sur le site www.tsr.ch , la déclinaison d’une même information pour internet ou même le téléphone portable. On part à la recherche de formes nouvelles. Les anciennes n’étaient pas toutes mauvaises.

Le logo de “Couleurs locales” : mais il n’y en a que deux ! Quatrième image, résultat du petit tour fait dans la photothèque du “service de presse de la TSR”. J’aurais volontiers illustré ce texte avec une image d’Alinghi 5 à Gênes ou celle d’un invité du cirque Knie. A part le logo bi-colore ci-dessus, il n’y a que les nouveaux présentateurs, du reste charmante et élégant. La personnalisation de l’information est un travers regrettable. On finit par croire que le choix des sujets d’une émission dépend de celui ou celle qui les présente. Ce qui est faux, mais s’inscrit dans la tendance “people” !

Convergence : définition

Il est beaucoup fait allusion à la convergence RSR/TSR ces derniers temps. De quoi s’agit-il? Larousse donne pour définition: action de converger (ben alors). Plus loin on peut encore lire: action de tendre vers un même but. Il y a encore trois autres définitions (neurologique, optique et mathématique) qui ne semblent pas entrer dans le domaine de la radio ou de la télévision. En consultant d’autres dictionnaires, on peut aussi lire: avoir le même objectif et les synonymes mentionnés pour converger sont: aboutir, affluer, concourir et tendre. Est-ce que le terme pour notre radio et notre télévision a été bien choisi? Il y a un domaine où c’est nécessaire et où ça pourrait se faire dans l’immédiat, c’est celui du tennis ! La TSR envoie un journaliste aux tournois de Sydney, de Roland Garros à Paris et de Wimbledon à Londres et probablement à celui de Flushing Meadows de New York pour la retransmission des matches des joueurs suisses et des autres rencontres importantes, ce qui est très bien.

Dans le même temps, la RSR envoie une journaliste aux mêmes tournois. Cette dernière, par ailleurs excellente, ne prend la parole que toutes les heures pour mentionner pendant 30 secondes environ lors des flashes info horaires, qui un résultat qui un petit événement! Est-il nécessaire qu’une «petite» TV et radio comme la nôtre se fende d’envoyer deux reporters aux antipodes? Pourrait-on demander aux journalistes de la TSR de réaliser ledit tour d’horizon horaire pour la RSR en délaissant pendant une minute leur reportage dont les images, par ailleurs toujours superbes, sont facilement compréhensibles pour tout un chacun, pendant quelques secondes, sans commentaire?

Ça, ça serait de la convergence, soit tendre vers un même but et surtout des économies «hénaurmes».

À vouloir parfois chercher trop loin, on en oublie la proximité

RSR Savoirs

Après la Télévision Suisse Romande et son portail TSRdécouverte.ch, c’est maintenant au tour de la Radio Suisse Romande de proposer une nouvelle manière d’entrer dans la richesse de ses archives en ligne avec son portail RSR Savoirs (http://savoirs.rsr.ch).

La RSR propose ses contenus aux moyens de diverses sélections : Science, Vie pratique, Economie, Politique et prochainement Culture. Sons mais aussi textes et images sont classés dans ces quatre grands thèmes, eux-mêmes décomposés en plusieurs sous-catégories. Trouver les sujets traités sans se soucier de la chaîne ou de l’émission concernée, mais bel et bien par rapport à la thématique souhaitée, tel est le plus du nouveau portail de la radio de service public. « RSR Savoirs vous offre un choix de sujets et d’inédits de la Radio Suisse Romande, tous programmes confondus ». De plus, l’internaute peut ouvrir un compte et sauvegarder ses recherches ou les partager avec ses amis sur la toile.

« RSR Savoirs, c’est la possibilité pour tous de découvrir ou redécouvrir des sujets qui vous intéressent », le tout dans un site frais et une structure novatrice. Cette plate-forme est également disponible sur mobile.

Locarno, 62ème: presse, télé, radio!

Alors, Locarno, du 5 au 15 août, c’était quoi, cette année, m’a demandé le cinéphile qui, d’un lointain voyage en Islande, ne revient pas bronzé, mais apaisé? Pour lui, j’ai découpé des textes dans des journaux. Et il saura trouver sur internet échos télévisés et radiophoniques.

Populaire et de qualité exportable

Tissé comme désormais chaque année: un tapis usé mais rouge de colère contre la section du cinéma de l’OFC. Le virus de l’empoignade sévit. Le trio Pascal Couchepin, Jean-Frédéric Jauslin, Nicolas Bideau reste calme. Le ministre bientôt sortant de la culture complète la cible posée devant le cinéma suisse, être «populaire et de qualité» d’un «exportable» pas très facile à atteindre.

Un léopard d”honneur pour le ministre de la culture sortant de charge. Une plainte en bonne et due forme contre l’OFS et sa section du cinéma ? Que les juristes se penchent là-dessus un peu plus que dix minutes, en bottant juridiquement en touche.( Photo TSR)

Long tapis rouge pour FM

Long tapis rouge devant Frédéric Maire, des Arts et Lettres de France, avant le festival, au début du festival, pendant le festival, à la fin de festival et bientôt encore en prenant le train avec Manuela Maury: après quatre ans de force tranquille, il quitte Locarno pour la cinémathèque qu’il rejoindra depuis Corcelles. Le bilan artistique est bon. Frédéric mérite que ce soit dit.

Pour Michel Piccoli, pas de tapis rouge : une photo noir/blanc suffit pour saluer un tout grand acteur du cinéma (dwillement - rsr)

Festival décevant mais indispensable

Pour «Le temps» incontournable, le bilan du festival comprend: palmarès contestable, programmation de la Piazza décriée, rétrospective Mango boudée, baisse de fréquentation, pas assez de jeunes. Du gris dans le tapis rouge! Mais un édito intitulé «Pourquoi il faut défendre le festival de Locarno» prend place sur la même page. Plus loin un «arrivederci» amical suivi d’un aimable «bienvenue» à Lausanne sont adressés à FM! Et Locarno doit être défendu contre les longues dents d’un festival de Zurich qui veut faire rimer glamour avec glamour en demandant à Roman Polanski de succèder à Sylvester Stallone. Polanski, nous l’avions raté pour un rendez-vous avec les participants de «Cinéma & Gioventu» au début des années soixante, alors qu’on découvrait son «Couteau dans l’eau» qui d’aucuns tentèrent d’interdire à notre jeunesse festivalière.

Un monstre à peu près cubique venu d’ailleurs domine la Piazza Grande et le public. (Photo dwillemin - rsr)

Info «manga» et «anime»

Enfin, tout de même, un «genre» de cinéma aura bénéficé d’une vaste information, le «manga» japonais, l’ «anime» quand il s’agit de films, trouve quelques envoyés spéciaux très attentifs à cette «exposition» (dans «Le monde» par exemple, «L’hebdo», ou encore «Le Temps» même avant le festival). On y apprend que les créateurs japonais et leurs partenaires se sont rendus nombreux à Locarno.

Shoko Nakagawa, pop star pokémon (dwillemin RSR) Le phénomène “pokemon” fait évidemment partie du manga. Il servit, sert et servira encore de parent du substitution pour les parents sur occupés ou débordés par l’attrait pour leurs enfants pour ces pokemons souvent considérés comme trop envahissants - une bonne affaire commerciale aussi !

Et la compétition ?

Tapis rose pour quelques films, à partir du 10/11 août. Petite priorité pour la compétition. Mais le jury n’a pas suivi les parieurs. Parmi un cinquantaine de papiers découpés, films soulignés en rouge : pas beaucoup de couleurs! Mais le rouge monte après le palmarès.

Radio et télévision.

La télévision et la radio? Tapé sur chacun des sites, dans la case recherche: «Festival de Locarno 2009». Télévision: une liste d’une trentaine de sujets apparaît, dans le désordre temporel, contenu résumé. Quelques réalisateurs parlent de leur film dont on découvre des extraits. Radio : une vingtaine de citations, sans mention du contenu. Donné du temps à l’écoute : ce pourrait bien être là la source d’infos la plus complète sur les films

Arnaud et Jean-Marie Larrieu réalisateurs du film Les derniers jours du monde (dwillemin RSR) De leur film passé à Locarno, peu de choses durant le festival. Beaucoup plus depuis quelques jours: il vient de sortir en France et est annoncé en Suisse romande.

 Ces remarques ne prétendent pas établir un classement entre presse, radio et télévision. Chaque média choisit son chemin pour parler d’une même manifestation et compte répondre aux besoins de ses clients. Chaque client devrait savoir formuler ses exigences et à partir de là, faire ses choix? On peut appartenir au groupe pour lequel les vraies vedettes d’un festival de cinéma sont les films qui ne restent pas au tapis!

Un grand petit événement: «Les Yeux de Simone»

Un film au moins aura été splendidement accueilli par la presse romande: «Les yeux de Simone» de Jean-Louis Porchet, consacré Pierre Blondeau, l’animateur aveugle des rencontres de Pontarlier, qui continue de savourer des films grâce à son épouse Simone qui lui raconte doucement les images à l’oreille. Sept minutes qui devraient faire son chemin, à tout le moins francophone. En tous cas, une belle idée.

A suivre

1/ Les films en compétition à Locarno ont souvent été très mal diffusés en Suisse. Et les films du palmarès n’ont de tous temps pas tellement été mieux traités. Pourquoi ? Nous tenterons d’y répondre prochainement en ouvrant une fenêtre sur une forme de diffusion à mieux explorer.

Dyana Gaye réalisatrice du film Un transport en commun. (dwillemin RSR) Moyen métrage de quarante-cinq minutes, impossible à exploiter sur grand écran (trop court pour un long et bien trop long pour un court qui accompagnerait un long!). Oui, mais co-produit par Arte, on pourra voir à l’automne ce “Transport en commun” africain dont Thomas Sotinel a dit grand, très grand bien dans “Le MONDE” du 12 août 2009.

2/ La sélection suisse pour les Oscars d’’Hollywood va prendre chemin vers le Jura dès cette année. Une bienvenue tentative de décentralisation.

Populaire & de qualité (ex: du Dîner à la ferme)

L’expression utilisée depuis quelques années par Nicolas Bideau, chef de la fédérale section du cinéma, ce «populaire & de qualité», fait le bonheur en télévision depuis fort longtemps. Mais l’important, c’est le &. Nouvel exemple réussi: «Le Dîner à la Ferme»!

Comment mesurer le populaire ?

Le populaire doit pouvoir se mesurer selon des critères à connaître. Ici règnent l’audimat et la part de marché, près de cent quarante mille spectateurs pour une pdm de près de quarante pourcent, supérieurs à la moyenne annuelle. Autres critères possibles: les réactions de l’ensemble de la presse romande. Oui, mais, depuis la disparition d’un document interne édité par la TSR – «Média Press», un seul moyen pour tout connaître: acheter chaque jour tous les journaux romands! Savoir aussi que les textes de promotion, souvent de complaisance, sont plus nombreux que les compte-rendu (comme en page 3 de L’Express et l’Impartial, le lundi 3 août 2009). Peuvent aussi être pris en considération les lettres, les sms, les courriels, souvent réduits à de courtes interventions du genre trop simple «j’aime», «j’aime assez», «J’aime peu» ou «J’aime pas»! Un bon souvenir après la mise en cause d’un «soap opéra»: ma mère qui me dit «Je suis d’accord avec tes arguments…. Mais j’aime quand même!»

Genève - transport ancien pour se rendre à la ferme

Alors, la qualité?

Le goût personnel, évidemment entre en ligne de compte. Mais il est essentiel alors de dire pourquoi, d’argumenter, d’user de son pouvoir de conviction.

D’emblée, le «Dîner à la ferme» mérite de retenir l’attention (cf Rétines du 20.06.09), meilleur que la contribution un peu semblable de M6, cinq fois par semaine «Un Dîner Presque Parfait» assurément très spectaculaire, mais envahie par un commentateur qui y ajoute ce qu’il pense être une pointe de sel. Tuant, de l’entendre décrire ce que l’on voit!

Le dîner à la ferme

Les visites de fermes, les unes après les autres, confirment et amplifient la satisfaction. A propos de la structure qui revient chaque semaine, un regret pour l’inutile accéléré lors de la mise en place des décorations de la table et une réticence sur les notations données des uns à l’autre pour l’accueil et le repas qui souvent dépassent les «sept»sur dix par prudence. Par contre, positif le fait de ne pas lancer dans ce divertissement informatif une clause d’expulsion!

Vaud - quand le tracteur remplace le cheval

A la découverte!

On fait rapide connaissance de la famille d’accueil. On apprend plein de choses sur différentes formes d’entreprises agricoles, de l’assez écologiquement modeste à l’industriel d’esprit familial. On visite chaque domaine pour découvrir ses caractéristiques. On entre dans les cuisines après avoir suivi les achats de produits régionaux et échangé quelques mots avec les fournisseurs. On prend l’apéritif en attendant le dîner du milieu de la journée. Pendant le repas, on sent monter l’eau à la bouche à maintes reprises. A table, l’hôte du jour est malheureusement absent, ce qui joue au détriment de la convivialité. En guise d’épices : quelques remarques en isoloir des uns et des autres.

Un geste devenu rare à la ferme

Favoriser la vente des produits du terroir

Cet éloge aux produits du terroir aurait-il favorisé les ventes directes de la ferme sans que la promotion devienne gênante pour les fournisseurs? Les observateurs attentifs des équilibres régionaux peuvent être contents. La présence à l’écran n’est pas proportionnelle au nombre d’habitants ou à celui des domaines agricoles. Un par canton plus la partie francophone de Berne: pour une fois, l’arc jurassien est sur-représenté, ce qui contribue à l’équilibre à long terme.

Tous réunis pour la 8ème et dernière: un peu décevante

Amicale complicité

Entre les sept participants semble bien s’être installée une réelle complicité amicale. Certes, on peut obtenir cet effet pas d’habiles choix au montage qui aurait omis d’éventuels moments de tension. Tous les participants ont certainement été promus au rang de vedette locale,cantonale ou romande durant quelques jours ou semaines. Parmi eux, un seul vrai «personnage» caractérisé par ses «tip-top» mais plus encore lors d’un grand moment de télévision, lorsqu’il fit l’éloge de la beauté du silence de la nature!

La caméra cache le caméraman mais ni la cave, ni Béatrice Barton.

Coup de chapeau à Béatrice Barton

On ne sent presque apte à oublier une série restée prise dans certaines gorges, les regrettables «Super seniors» qui dérapèrent. Chargée depuis quelques années de ces mini-séries estivales qui sont clairement inscrites dans une «téléréalité» presque toujours sans démagogie, la productrice Béatrice Barton peut être fière de sa cuvée 2009, peut-être encore meilleure que «Le mayen 1903».

 

Grands Evénements télévisuels

Un grand événement télévisuel, souvent admis incontournable, peut se dérouler aux plans mondial, continental, supranational, national ou régional. Les serviteurs des chaînes, l’œil fixé sur l’audimat, sont prompts à répandre des informations numériques quand elles surpassent les précédentes.

Deux milliards pour les obsèques de Michael Jackson, a-t-on pu lire ici ou là sans savoir sur quelles bases repose cette estimation! On devait déjà être fort nombreux, il y a quarante ans, pour voir les premiers pas de l’homme sur la Lune ! L’actuel «Tour de France» augmente le nombre de téléspectateurs par rapport à 2008, en un pas de course qui ressemble à celui des trop nombreux et dangereux «athlètes» à pied et à drapeaux qui accompagnent de manière imbécile les cyclistes en montagne!

La masse peut faire «peur»

Se dire qu’on est des centaines de milliers, des millions, parfois même des milliards à regarder le même spectacle en même temps avec les mots du commentaire pour seule différence reste chose profondément inquiétante.

A l’«Eurovision Song Contest» de 2007, DJ Bobo se trouve en touche. L’ancien «*Grand prix eurovision de la chanson» sied mal à la Suisse ces dernières années. Mais ce n’en est pas moins un «grand événement» SSR-SRG Idée suisse! (Photo TSR)

Exemples suisse de «grands» événements

Au niveau suisse vient de paraître une luxueuse et bilingue revue d’une quarantaine de pages, «Idée suisse» (no 02/2009). La partie centrale de la publication examine en un honorable effort assez peu concret la notion de qualité exigée par la concession accordée par le Confédération à la «SSR-SRG Idée suisse». Mention est faite de quelques événements nationaux considérés comme grands: les «quartz» du cinéma suisse à Lucerne, le «Festival Visions du réel» à Nyon, le championnat du monde de hockey sur glace, l’«Eurovision song contest» ( ex – Grand prix eurovision de la chanson) et le prochain festival de Locarno. Les «grands» événements télévisuels nationaux sont donc majoritairement et modestement culturels au sens large ou sportif !

«Routes et déroutes avec Nicolas Bouvier» de Gaël Métroz. Connu sous le nom de «Nomad’s land», cette co-production de la TSR a été présentée au festival «Visions du réel» de Nyon en 2008.

De la gare de Zürich au mur d’Orange

En avril dernier, une filiale de SRG-SSR Idée suisse a filmé à l’opéra de Zürich une représentation de «La Tosca» de Puccini pour en faire aussi un DVD et un disque «Blue Ray». Autre opération importante dont il convient de rappeler l’existence: l’enregistrement de «La Traviata» de Verdi en gare de Zürich l’automne dernier, fruit d’une belle collaboration entre ARTE et SF DRS.

Or cette «Traviata» vient de faire reparler d’elle en deux occasions très différentes. France 2 vient d’en proposer une soirée en direct (15 juillet 2009) depuis les arènes d’Orange où se déroulent les «Chorégies». Bonne présentation par Christophe Hondelatte qui sait faire entrer les principaux partenaires de la création en documents bien construits ou entretiens sur le vif. La structure dramatique de l’œuvre gagne à être rendue très compréhensible par le sous-titrage en français du texte italien de l’œuvre initiale de Dumas père écrite en français. Grands moments avec la cantatrice Patrizia Ciofi et le ténor semble-til pour le moment encore peu connu du grand pub lic, Vittorio Grigolo, devant l’extraordinaire mur d’Orange avec une mise en scène classique parfaitement adaptée au lieu. Un absent: le mistral que l’on n’entendit point sur la bande sonore. A l’audimat, un million et deux cents mille spectateurs, l’équivalent d’environ cent trente représentations en plein air!!!

Eva Mei et Vittorio Grigolo chantent «La Traviata» à la Gare de Zürich (Photo TSR). Le 15 juillet 2009, Vittorio Grigolo se retrouve à Orange en duo avec Patricia Ciofi.

Des «Perses» à «La Traviata»

Autre apparition de cette «Traviata»: dans «Le Monde – Télévisions» du 20 juillet 2002 qui évoque «des moyens de cinéma au service des grands événements culturels», en direct à la télévision, sous le titre «Dramatiques» et opéras: le télévision entre en scène» J.J.Larochelle, en un raccourci saisissant, passe de l’enregistrement des «Perses» d’Eschyle par Jean Prat le 31 octobre 1961, vu alors par dix millions de français à celui de «La traviata» le 30 septembre 2008 en gare de Zürich. Une différence pourtant: le nom du réalisateur Jean Prat est retenu en 1961 alors que l’on cite celui de Jean Wittersheim, responsable en 2008 de l’unité spectacle d’Arte francophone.

Avant son suicide, Jean Prat écrivait à certains de ses proches: ce qui me scandalise, ce n’est pas mon absence prolongée sur les écrans, c’est le naufrage de la télévision. A cause des pubs, des coupures, de l’audimat, des films et des séries doublées, etc. C’est contre cela que j’adresse cette ultime protestation».

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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