Techno Brèves 1
WWW.TSRVIDEO.CH
Depuis quelques semaines, plus de 10’000 émissions de la Télévision Suisse Romande sont accessibles en haute qualité (HQ) sur le site www.tsrvideo.ch. De plus, comme les grandes chaînes françaises, la TSR offre maintenant la possibilité de revoir certaines émissions (séries et documentaires) jusqu’à 7 jours après leur diffusion.
A voir et à revoir sur www.tsr.ch !
SIGNATURE.RSR.CH
Tous les matins à 6h15 et vers 7h45 sur la Première est diffusé, un commentaire, une analyse originale des meilleures plumes de la rédaction de la Radio suisse romande : Signature. Cependant, Signature est aussi un blog où les chroniques se retrouvent en versions écrites, ouvertes à vos remarques, avis et commentaires.
A vos claviers sur http://signature.rsr.ch !
L’INFO MOBILE SUR IPHONE
Journal de 19h30, dernières nouvelles, flashes info en vidéo, sport, météo, et bientôt le programme TV: retrouvez tout tsrinfo sur votre IPhone et votre IPod touch et tout ceci gratuitement.
Restez connectés sur www.tsr.ch/iphone !
Vu ou entendu sur la TSR
Pendant les championnats du monde de hockey
- un consultant (Gilles Montandon) pas rasé avec une casquette à l’envers,
- un autre consultant (Larry Huras) qui parle si vite et si mal en utilisant des expressions et un vocabulaire peu si connus en Suisse romande que l’on ne comprend pratiquement rien de ce qu’il essaie de dire,
- des anglicismes à profusion (« on change de shift, c’est du power ou box-play, il est drafté par, il s’est fait checké, il a fait un slap, » etc…).
Lors d’une demi-finale de la Coupe d’Europe:
Un consultant, encore,(Léonard Thurre), pas rasé et utilisant le tutoiement avec son journaliste.
Bref, si les journalistes sportifs sont toujours ou presque excellents, le niveau des consultants est de plus en plus bas et le respect du téléspectateur sportif file à la vitesse grand V. Ce n’est pas parce que l’on ne se préoccupe que du sport que l’on doit être débraillé, mal soigné et ne pas châtier son langage. Doit-on vraiment faire dans la médiocrité pour se rendre passionnant?
Messieurs les très (trop) nombreux consultants du Service des sports, reprenez-vous, regardez et écoutez de temps en temps les chaînes françaises, ou même suisses-alémaniques. Merci pour notre belle langue française, merci pour nous
Guerre froide à la TSR… en 1971
Trois propositions intéressantes sur le petit écran en chaînes francophones en ce début de juin 2009. Il fallait choisir. C’est fait !
D’abord une page d’histoire désormais lointaine, Un village français, six épisodes de cinquante minutes, présentés deux par deux (jeudis 4, 11 et 18 juin 2009 – France 3); le présent et l’avenir écologique de la planète, Home, en multimédia réunissant plus de cent pays, autour de documents du photographe Arthus-Bertrand (un peu partout, soirée du vendredi 05.06.09); un regard pertinent sur l’Histoire de la télévision, en 1971, Guerre froide à la TSR ( TSR 2 – Histoire vivante – 20h30 – dimanche 07.06.09)

Cinq des six expulsés de 1971, de haut en bas Marlène Bélilos, Pierre-Henri Zoller, Pierre Nicole, Jean-Claude Deschamps, Michel Boujut.
Tard pour Bar salue Guerre froide.
D’une émission de la TSR, Tard pour bar fait son sujet de discussion principal (Jeudi 04.06.09 – 22 :45). Pour bien suivre le débat, il faut avoir vu l’émission ce qui n’était pas possible! Assez intéressant. Mais de quoi s’agit-il? A l’automne 1971, six collaborateurs de la TSR sont abruptement congédiés, accusés – en gros – de subversion gauchiste. Avant cette décision brutale, des incidents mettent en cause le Canal 18-25 de Nathalie Nath qui profite d’une réelle liberté souvent en direct. Certaines émissions (dont on ne retrouve plus de trace dans les archives d’aujourd’hui) sont interdites. Frapper fort a alors ramené le «calme» mais divisé les esprits.
Qui aujourd’hui a plus de cinquante ans peut avoir en mémoire l’une ou l’autre des émissions de Canal 18-25. Pour les plus jeunes, l’émission de Nathalie Nath appartient à la mémoire de la télévision. Il n’en reste pas moins qu’une discussion de ce genre avec un “acteur”, Pierre Nicole, un témoin plus ou moins engagé, Francis Reusser, Eric Burnand, le journaliste qui signe le document avec le réalisateur Frédéric Zimmermann pose des questions intéressantes. Personne, semble-t-il, ne sait ce que sont devenues des émissions interdites d’antenne qui ne sont pas dans les archives. Des documents non publiés restent des éléments précieux d’information sur un état d’esprit. L’audace de l’époque fut heureusement prise en compte dans le mini-débat, limites rapidement atteintes. A peine Nicole fait-il allusion à un certain “talk-show” de la TSR où tout le monde parle parfois en même temps laissant le téléspectateur dans la confusion que Michel Zendali préfère passer à autre chose plutôt que d’avoir l’audace de lui demander à quoi il fait allusion.

Nathalie Nath, l’animatrice durant quelques années de «CANAL 18-25», une émission souvent en direct qui ne manquait pas d’audace. Jetée comme les cinq autres, elle fit plus tard son retour à la TSR, en partie grâce à Raymond Vouilllamoz.
Le jeune de service, journaliste à la TSR, François Roulet, qui n’était pas né en 1971, est appelé à parler de l’ « audace ». Certes, cette notion est élastique : elle l’est pas rapport à la société, ses limites et son degré de tolérance à chaque époque. Il affirme tranquillement qu’il y a autant d’audace aujourd’hui qu’hier. Mais on dévie alors sur internet où tout peut se passer ; encore s’agit-il de trouver ce qui prend parfois beaucoup de temps. A cet instant du débat, il serait intéressant, même pas audacieux, de demander à son invité de citer des exemples d’audace d’aujoud’hui. Point ne fut fait. Et Reusser d’ironiser en rappelant que l’audace, ce n’est en tous cas pas “votre journaliste” qui termine son « micro- trottoir » fièrement d’un « J’en ai plein le cul »! Et vive l’ « audace » esprit 2009 issue d’une caméra qu’on traîne dans la rue en collant un micro devant des gens chargés de dire si possible de grosses bêtises, au premier degré
« Guerre froide.. » : excellente « Histoire vivante »
Le document, signé Eric Burnand et Frédéric Zimmermann, est fort bien fait, dans un subtil mélange de sources différentes. A signaler la simplicité des entretiens récents, sur fond sombre, avec matériel de prises de vue et de son dans le champ et des bulles jaunes délicieusement criardes pour y enfermer d’anciennes citations. L’information proposée par «Histoire vivante», quarante ans plus tard, est d’un grand intérêt. Les incidents de 1971 se produisent à une époque où les autorités politiques sont promptes à s’indigner et à agir, parfois en coulisses. Des suisses en voulaient à d’autres suisses dans un climat digne de la guerre froide. Ils n’avaient déjà par tellement apprécié les frasques de Gulliver lors de l’Expo de 1964 et souhaitaient voir revenir l’ordre après les élans de la fin des années soixante dans maints pays, pas seulement le « mai 1968 » de France.

Mais oui, des «veinards» qui travaillaient pour la TVR osérent, en Suisse, en 1971, faire grève, ce qui était, par interprétation simplifiée de la «paix du travail» par une partie de la droite bien pensante, chose autant interdite que scandaleuse! Le suffrage féminin au plan fédéral venait à peine d’être accepté par le peuple le 7 février 1971. Micheline L.Béguin présidait le conseil général de la commune des Verrières tout en signant des textes consacrés à la télévision.
Problèmes internes tendus, diffusion de documents, grève inattendue, manifestations gauchistes dans la rue, mises en garde, contacts avec la direction générale à Berne, avec un puis deux conseillers fédéraux, avec la police genevoise et fédérale : tout ce mécanisme en partie inconnu est fort bien décrit. Certains témoignages reflètent aussi des inquiétudes qui se faisaient grandes dans quelques cantons. Ici ou là, directement ou non, l’autorité cantonale était prête à intervenir. Discrètes allusions y sont faites.
Il est bon de rappeler qu’au début des années septante, une série de « portraits » consacrés à chacun des cantons suisse, 25 fois la Suisse avait créé de sérieux remous à Neuchâtel. Le choix des films à mettre à l’antenne était limité : il suffisait qu’il soit interdit dans un canton pour que son passage sur le petit écran devienne impossible. Et en Valais, on interdisait souvent
Le rôle de René Schenker
Il y avait, en 1971, beaucoup d’audace dans le travail de l’équipe de jeunes autour de Canal 18-25. Insupportable, pour les dirigeants d’alors de la TSR ? Mais leurs réactions furent en partie provoquées par des pressions politiques venues de l’extérieur, d’un avocat valaisan à un conseiller fédéral. Les faits sont évoqués dans le document qui peut, en principe, être consulté sur le site de la TSR. Par contre, il est intéressant de s’interroger sur les limites atteintes par les informations données. Pour les jeunes, difficile de faire le tri entre ce qui se savait ou était pressenti en 1971 et ce qui ne l’était pas. Car il y a maintes informations nouvelles obtenues dans des conditions qui seront évoquées ci-dessous. Appel fut fait par le directeur d’alors de la TSR, René Schenker, à la direction générale de la SSR qui n’était pas encore une idée suisse et même à certains conseillers fédéraux. Il fallait bien obtenir un feu vert au moins officieux pour que la police fédérale ainsi que les unités de la police genevoise enquêtent sur ces dangereux conspirateurs prêts à faire sauter les installations de la Dôle! Cinq des six expulsés, le cas de Nathalie Nath étant resté à part, déposèrent plainte, se retrouvèrent devant un tribunal qui les acquitta faute de preuve : impossible alors de citer en justice des enquêteurs des polices “politiques” et des écouteurs de conservations téléphoniques.
La direction de la télévision d’alors était-elle seule responsable de toute l’opération ou aurait-elle été débordée par des détenteurs plus haut placés de pouvoir ? Le document ne tranche pas sur la responsabilité finale. En 1971, René Schenker venait, par exemple, d’ouvrir une porte en modifiant les liens entre la télévision et des cinéastes aux tempéraments assurément créatifs, les Alain Tanner, Claude Goretta, Michel Soutter, Jean-Louis Roy, Jean-Jacques Lagrange ensuite remplacé par Yves Yersin. Le Groupe des cinq aura alors contribué largement à faire connaître le cinéma suisse à l’étranger. Et ces réalisateurs apportèrent de remarquables contributions entre autres à « Temps Présent ». René Schenker fut-il à la fois docteur Jekyll et Mister Love ?
Ouvrir les archives
C’était il y a près de quarante ans. L’équipe qui signe Guerre froide à la TSR a eu accès à des archives qui n’étaient pas publiques – où, à la TSR, à Berne à la direction de la SSR, ailleurs encore ? Toujours est-il qu’elles ont été ouvertes, ce qui est bien. On peut même évoquer à ce propos une certaine audace.
Des témoins ou acteurs des événements ont été interrogés. Ils répondent entre très franchement ou un petit peu d’embarras. Un risque alors de les mettre tous dans le panier de ceux qui expulsèrent. Mais entre l’attitude souriante du policier qui mena des enquêtes trouvant que les « accusés » n’étaient vraiment pas très dangereux et des les réserves qui furent alors exprimées à propos de l’attitude d’un Claude Torracinta, les nuances manquent. Torracinta, pour les radicaux de Zürich et de Berne, passait pour un dangereux complice des gauchistes alors que nombre de ces derniers voyaient eu lieu un social traitre ! La guerre froide est époque de confusion.

Aux commandes de «Canal18-25», Gérald Mury et Nathalie Nath, souvent en vrai direct pour des sujets habillés de tabous.
Du passé, tout cela ? Oui, certes, mais ! Une émission terminée, qui ne provoque pas de discussion sur sa qualité, et qui est placée sur une étagère pour des raisons politiques, c’est assurément de la censure. Un Temps présent vient d`être récemment interdit d’antenne qui avait en partie pour sujet l’accès relativement facile aux drogues sans certains types d’établissement. Il fallait assurément couper court à une polémique de presse qui allait révéler qu’un caméraman s’était fait une ligne pendant le tournage. Ce qui fut fait avec habileté. A quel prix ? Au refus de présenter l’émission, là où il suffisait de parler d’un renvoi à des temps moins troublés. La censure reste la censure. On reviendra peut-être sur cet incident dans vingt ans !
Encore un peu d’audace
Dans ces années 60/70, l’audace se glissait un peu partout, puisque la télévision était faite par des réalisateurs et des journalistes qui croyaient même parfois contribuer à changer les monde. Puis est venue la télévision des producteurs et celles des programmateurs. Et l’audace créative a disparu peu à peu ! Deux ennemis sur son chemin : l’audimat qui mesure la présence du plus grand nombre à suivre sans le reconnaître, surtout utile pour vendre et facturer les espaces publicitaires et la téléréalité l’esprit se glisse franchement ou insidieusement partout, même dans les chaînes généralistes de service public, mais pesante que chez les commerciales, certes. Alors l’audace croire de solides concurrences.
Mais de l’audace, il en reste parfois un peu : dans le choix des sujets et l’ouverture des fournisseurs de la documentation ; dans les séries pointues pour le moment d’origine surtout américaine mais dont la programmation est tardive. Audace aussi dans des émissions particulières, parfois même pour leur forme. Mais la télévision « moderne » des chronométreurs a trop d’exigences de formatage ! L’audace est malade !
Tard pour un Bar enfumé
Lors de Tard pour Bar (TSR1) du 16.04.2009, les spectateurs ont constaté que les Sieurs Flütsch/Meury fumaient abondamment en réalisant des volutes importantes. Il s’agissait d’une provocation de Thierry Meury dont chacun sait qu’il milite contre l’interdiction de fumer dans les lieux publics genevois. Michel Zendali n’a pas su, ni osé, intervenir face aux monuments Flütsch/Meury craignant peut-être de se faire houspiller ou ridiculiser, et c’est bien dommage! Ça lui aurait fait un point de plus, ce d’autant que maintenant, il en aura un en moins!
Il n’en demeure pas moins que cette fumerie organisée était illégale et mal à propos. D’aucuns rétorqueront que la séquence était tournée dans un vrai bar à Lausanne où il n’existe pas encore d’interdiction. Mais, même enregistrée à l’extérieur, une émission se doit de respecter les obligations dont celle de ne pas montrer des gens qui fument. Point bar(re)! Interpellé à ce sujet, le Directeur général de la TSR a promis d’intervenir et de remettre les fumeurs à l’ordre.
Histoire d’une divergence
Dans ce contexte de débat lié à la « convergence » et aux craintes concernant un déménagement de la radio à Genève, il est bon de se rappeler qu’il y a une trentaine d’année, les inquiétudes étaient à peu près les mêmes lorsque les cars de télévision partaient s’installer définitivement dans la cité de Calvin. En feuilletant un ancien numéro de l’hebdomadaire L’Echo Illustré de 1961, je suis ainsi par hasard tombé sur une image qui prend aujourd’hui un sens tout à fait particulier. Le commentaire qui l’accompagne est particulièrement explicite : « Le Conseil fédéral ayant attribué le studio de la Télévision romande à Genève, les 4 cars de reportage ont définitivement quitté Lausanne pour le bout du lac. Ils étaient, à cette occasion, décorés avec … des couronnes mortuaires ! »
Média Factory
Un espace interactif sur le monde de la communication
Une fois n’est pas coutume, cet article devrait vous pousser à décoller votre nez de votre écran et vous donner une idée de sortie pour ce week-end. Destination Lucerne, où se trouve le musée le plus visité du pays : le Musée suisse des Transports qui fête ses 50 ans cette année et s’offre pour l’occasion de nombreuses nouveautés.
Une de ces nouveautés est un nouveau bâtiment d’entrée, le FutureCom qui comporte deux restaurants, un centre de conférence ultra moderne et surtout la Média Factory, une plate forme de découverte des médias et des technologies de l’information.
Ludique et interactif !
Cette plate-forme multimédia réalisée en collaboration avec la SSR SRG idée suisse regroupant le nec plus ultra de la technologie actuelle nous fait plonger dans le quotidien des médias. Et quoi de mieux pour faire passer un message de rendre l’expérience interactive et ludique. Lieu propice aux découvertes à la fois instructives et divertissantes, cette fabrique d’images et de sons se révèle être un formidable outil pédagogique pour les écoles, contribuant à la formation aux médias.
Vous pourrez donc comprendre les exigences des métiers de la radio et télédiffusion à travers divers essais de production de vos propres émissions radiophoniques ou télévisuelles. Vous serez amenés par exemple à vous exercer à la lecture du prompteur ou à commenter un événement sportif. Vos créations pourront même être sauvegardées sur une clé USB, téléchargées sur votre mobile ou diffusées sur la Toile. Les thématiques traitant de qualité, d’impact, de diversité, de complexité et de crédibilité dans les médias sont aussi abordées dans cet espace.
La Media-Factory permet donc une confrontation intensive avec le thème de la mobilité au moyen des médias modernes et donne un très bon exemple de la convergence des médias.
A découvrir en famille.
Pour plus d’information : www.verkehrshaus.ch
Les Flux RSS
Marre de n’être jamais en phase avec l’actualité mondiale ? Ras le bol d’être toujours le dernier informé des nouvelles de votre région ? Et de plus, vous n’avez pas le temps de chercher l’information de dernière minute sur vos sites préférés ? Nous avons la solution : les flux RSS.
Les Flux RSSDerrière cette abréviation anglaise de « Real Simple Syndication » (Affiliation Vraiment Simple) se cache un outil puissant et pratique qui devrait vous permettre de rester toujours à la pointe de l’actualité. En effet, il s’agit de permettre à l’internaute lambda que nous sommes de s’abonner aux « dernières nouvelles » d’un site internet qui l’intéresse. De ce fait, il reçoit une alerte sous la forme d’un petit résumé et d’un lien dès qu’une nouvelle est publiée. Ce dernier vous amènera directement sur la page complète retraçant l’événement. Le grand avantage du flux RSS est sans aucun doute le gain de temps qu’il permet.
La méthode la plus courante pour obtenir un flux RSS est d’installer un petit lecteur (logiciel souvent gratuit) ou d’utiliser ceux livrés avec votre navigateur internet (Explorer 7.0, Opéra, FireFox) ou encore votre gestionnaire de mail (Outlook par exemple). Le RSS est même accessible via votre téléphone portable.
Quand vous voyez le logo RSS sur un site intéressant, rien de plus simple: clic droit pour copier l’adresse du lien, puis collez-la dans votre lecteur RSS. Le tour est joué, vous voilà abonnés. De bons exemples vous sont fournis avec les sites de la RSR et de la TSR.
Effectivement, la plate-forme de la Radio Suisse Romande offre une quantité remarquable de flux par rapport à l’information continue, mais aussi aux émissions (ex : On en parle, Impatience, Médialogues, …) Quant à la Télévision suisse romande, toutes les émissions maison (ABE, TTC, Mise au point, …) ont leur propre chaîne d’actualité en continu. Particularité à souligner : la possibilité de s’abonner à un flux d’actualités cantonales (ex : Info région vaud).
A découvrir sans plus attendre…
Hors-normes
Quand une chaîne américaine commerciale ou à péage décide de jouer gros pour le divertissement, notamment avec une série de prestige, elle y met les moyens. Cent millions de dollars furent engagés par HBO et la BBC, pour réaliser une vingtaine d’épisodes de cinquante-deux minutes de «Rome». Cela fait cinq millions par épisode, mais une partie des investissements sert pour toute la série : costumes, décors, accessoires, etc. Avec ces cent millions, on pourrait faire quinze «blockbuster», cinéma suisse selon Bideau et en tous cas dix fois «Heidi» de vingt-six numéros.
Quand des Américains s’engagent (s’engageaient?) avec leur force financière, ils osent faire grand, intelligent, historiquement juste, sans nécessairement suivre le cinéma de divertissement. De genres auxquels ils se rattachent, ils prennent parfois tranquillement le contre-pied, non pour s’opposer, mais pour innover. Le «hors-normes» règne! Le scénariste et son groupe sont les vrais auteurs, plutôt que les réalisateurs interchangeables
«Rome», l’anti-péplum
Le péplum traditionnel est fait de combats en arènes ou entre légions ennemies. Les femmes dansent et séduisent les hommes pour lesquels elles ne sont que des objets. Les esclaves sont maltraités, la réalité historique souvent mal prise en compte. Dans «Rome», pas de grands combats, ni de combattants par milliers. Des femmes osent s’affirmer et partager le plaisir avec les hommes. On découvre les personnages dans leur vie quotidienne. Un décor, un costume, un geste sont aussi importants sinon plus qu’une action, un silence ou un regard qu’une diatribe.
«Deadwood», l’anti-western
Le western traditionnel se déroule dans de grands espaces. Les éleveurs installent leur bétail surveillé par des gardiens à cheval. Les chevauchées se succèdent les unes aux autres. Les Indiens, sauvages coupeurs de têtes, s’opposent aux pionniers en train de créer l’Amérique des richesses futures. Dans « Deadwood », l’arme, le couteau ou le poing servent de loi. L’action reste cantonnée dans la rue d’un village qui grandit, à l’intérieur d’un saloon, d’un hôtel, d’un bordel. Des femmes osent affronter les hommes. Pas d’indiens, mais des Chinois. Un langage à la verdeur répétitive reflète les mœurs brutales. L’affrontement éclate dans des groupes restreints. La violence du mépris surgit dans l’intimité.
«24 heures chrono»: sans équivalent au cinéma

Bauer en mauvaise posture? Mais trois minutes plus tard, il aura repris le dessus sur son invisible adversaire!
Une série peut-elle avoir contribué, même indirectement, dans une minime mesure, à l’élection de Barak Hussein Obama, à la présidence des USA? Personnages de fiction, les deux frères Palmer, David et Wayne appuyés par Sandra sont de bons présidents.
La fin de la sixième saison de «24 heures chrono» est arrivée. Les surprises concoctées par les scénaristes continuent de surprendre assez souvent : que ceux qui ne sont plus jamais surpris fassent leurs offres de service à la TSR! Cette 6e aura aussi joué du grand spectacle tirs, incendies, poursuites, explosions comme n’importe quel «blockbuster» hollywoodien. Un peu de lassitude devant ces exploits répétés!
La torture est pratiquée à l’intérieur de la cellule ou par Jack Bauer, même sur son frère. Il faut faire parler à tout prix un coupable avant qu’il ne soit trop tard : un engin nucléaire risque d’exploser sur une ville américaine. Evidemment, quand on présente une fiction censée de dérouler en vingt-quatre heures alors qu’un récit semblable s’étendrait sur plusieurs mois, on finit par utiliser la torture car le temps presse. Cela ne pose aucun problème moral au héros désabusé qu’est le co-producteur et efficace acteur Kiefer Sutherland, ni aux scénaristes, ni au diffuseur: la fin justifie les moyens.
La partie la plus intéressante de cette 6e? La politique au sommet de l’Etat. Qui donc va disposer du détonateur, un traître américain, le papa de Bauer après son frère, le gouvernement russe, de généraux dissidents, des arabes alcaïdesques ou des chinois? Le vice-président blanc s’en va joyeusement vers une guerre nucléaire contre un pays arabe. Autour de lui, les intrigues se multiplient, comme les coups tordus. ? Ce vice-président fait penser à l’ex-président qui vient de s’envoler vers son Texas et dont le seul mérite aura été d’empêcher tout attentat sur le territoire des USA après septembre 2001. La fiction et la réalité se confondent; un peu!
«Weeds», la fumette généralisée
La télévision rassure quand une émission bien au chaud dans sa case ressemble aux autres du même lit. C’est lassant, souvent sans surprise. Quelques émissions osent parfois le « hors normes » de forme ou de propos. Elles méritent d’être mises en valeur. Ce fut chose faite récemment avec la scène d’un théâtre quittée pour une « Traviata » en gare de Zürich et des « Caprices de Marianne » dans les rues de Carouge.
Pour aujourd’hui, un autre duo, « L’Apocalypse » de Mordillat et Prieur qui vient d’occuper six soirées en décembre sur ARTE et « La vie moderne » de Raymond Depardon, un film dont la sortie est proche sur des grands écrans de Suisse romande. Points communs ? Formellement, la rigueur des plans s’impose dans le cadre sans craindre la durée, à l’opposé de la télévision d’esprit « clip », en évitant la noyade dans une musique de distraction ( quelques sublimes moments empruntés à Fauré chez Depardon ). Porté par des visages d’intellectuels qui s’expriment dans une langue parfaite (Mordillat et Prieur) ou par les amis paysans de Depardon souvent aussi expressifs par leurs silences, le Verbe trouve une puissance de conviction ou d’émotion trop souvent oubliées.

"La vie moderne", dans sa rigueur, adopte le format large d'un très beau cinémascope, qui convient même à la présentation d'une famille".
De longs mouvements chez Depardon dans des paysages des Cévennes rudes et beaux en toute saison, sur d’étroites routes aboutissent à une ferme isolée : le contemplatif retrouve sa grandeur. De rares images de pièces de monnaie et de pages de manuscrits anciens parfois illustrés (et datés) rappellent aussi que les informations sur les premiers siècles du christianisme ne reposent pas sur l’iconographie, mais bien sur des textes.
Ainsi, la rigueur des plans, leur rareté, les bruits sans sauce musicale, la force rendue au Verbe permettent de questionner, d’apporter des réponses, de renforcer des doutes, de comprendre les élans de la vie ou le mouvement de l’histoire, de voyager dans le passé ou d’observer le présent rude sans nostalgie. Ici, une forme de télévision et le regard d’un cinéaste, si proches, sont assurément hors-normes.
Un troisième exemple sera prochainement abordé, qui mettra en évidence deux séries américaines splendides, « Rome » et « Deadwood », qui prennent le contre-pied du « péplum » bagarreur et coquin ou du « western » conquérant sur le dos des indiens par une reconstitution plausible de passé.
Cette chronique a déjà tenu un an! Alors, un bilan? Non! Une autre envie: sur le petit écran, presque partout, s’est installée la rigueur d’une grille par les durées de diffusion imposées, sauf exceptionnellement en direct ou faux direct. Peu de place pour la souplesse, sauf en sports ou lors d’événements importants! Et puis, il y a le formatage de nombreuses émissions, y compris les plus insolentes séries, le même schéma, semaine après semaine, jour après jour. Heureusement, on peut briser ces carcans en virant sur internet. Mais pour le moment, on y passe plus de temps que pour suivre la même émission lors de sa diffusion à l’antenne!
Alors, hors-normes, pourquoi? A l’intérieur de ces carcans, le plus rigide étant la grille elle-même, il reste une place, étroite, pour les briser, parfois par la forme, en d’autres occasions par le contenu; ou les deux, bien entendu! Un exemple pour aujourd’hui.
Au théâtre ou à l’opéra, le soir
Il est heureusement possible de faire autrement que de planter caméras et micros face à l’espace rigide de la scène. On peut briser la contrainte en quittant les murs du théâtre. «La traviata» dans la gare de Zürich, réunissant les efforts de la SF DRS et d’Arte ( cf archives du 02.10.08). Dans une belle mise en scène somptueuse, l’opéra s’en allait à la rencontre du public et non le contraire.
A son tour le TSR vient de se lancer dans une expérience prometteuse, en partant d’un texte connu, d’une mise en scène en cours d’élaboration et s’en aller jouer le tout dans les rues de Carouge courant novembre 2008. A voir «Les caprices de Marianne» préparés par Jean Liermier, filmés par la réalisatrice Elena Hazanov, inspirée par une expérience polonaise ( TSR1 – Mardi 30 décembre 2008 à 21h55, 70 minutes suivies d’un «Making» of d’un quart d’heure). Sans avoir vu le résultat, je prends le risque de saluer d’emblée le culot d’une expérience proposée à la TSR qui a eu le mérite de l’accepter.
LES CAPRICES DE MARIANNE d’Alfred de Musset
Un film théâtral d’Elena Hazanov sur une mise en scène de Jean Liermier
Suite il y aura la semaine prochaine avec deux autres exemples, «L’Apocalypse» de Mordillat et Prieur comparé au film «La vie moderne» de Raymond Depardon d’une part, les séries de grande ampleur qui font concurrence au cinéma, «Rome» et «Deadwood» de l’autre.
Qu’est-ce que la Radio Visuelle ?
Si vous avez écouté la radio ces derniers jours, vous aurez certainement entendu parler de la Radio Visuelle. Que peut bien cacher cette expression qui peut en dérouter plus d’un ?
Eh non, rien ne sert de regarder attentivement votre poste de radio, même si ce dernier est d’un design chic ou illumine votre salon. Tout se passe ailleurs, sur votre ordinateur et grâce à internet. En effet, sur votre écran vous pourrez découvrir comment fonctionne votre média. La radio visuelle consiste donc à filmer les animateurs durant leur travail afin de créer à partir d’un programme radio, une vraie émission de télé… euh radio en images. Cependant il ne faut pas y voir une concurrence à la petite lucarne, loin de là, mais bel et bien une plus value au transistor, car à y regarder de plus près, la radio est pro, bien que les images restent amateurs, cela confère tout son charme à cet exercice de style. De plus, avec le direct, une interaction entre animateurs et « radionautes » est envisageable et vivement souhaitée.
Coup de Théâtre sur Couleur 3
Rappelez-vous, du 8 au 12 décembre dernier, Couleur 3 fut la scène de drôles de spectacles. Renouant avec le genre mythique du radiothéâtre, la troisième chaîne de la Radio Suisse Romande a offert une expérience inédite en invitant une ribambelle d’artistes (MC Solaar, Manu Payet, Professeur Rollin, …) à rejoindre ses animateurs pour cinq soirées d’exceptions. Au programme : « des pièces radio inédites, des effets sonores en temps réel, des dédicaces personnalisées, une antenne ouverte aux auditeurs et des concerts exclusifs… le tout en public ».
Expérience à écouter, et surtout à voir et à revoir sur http://theatre.rsr.ch pour vous faire une idée sur la radio visuelle. Nous, nous en redemandons, fascinés par les pros de la radio et l’amateurisme génial du visuel sur le web !
Des nouvelles du DAB
Le DAB (Digital Audio Broadcasting) qui correspond à la diffusion numérique de données audio décuple le plaisir d’écoute de la Radio grâce une qualité de réception digne d’une salle de concert. Pourtant cette technologie qui va sonner le glas de la bande FM dans les années à venir pose encore quelques problèmes. En effet, les récepteurs DAB sont peu répandus, et encore moins dans les voitures. Cela explique pourquoi sa réception est encore quasi impossible dans les tunnels. De plus, le passage début 2009 au DAB+ (nouveau standard international) constitue un problème supplémentaire. En effet, un récepteur DAB ne capte pas les programmes DAB+. Si vous voulez acheter un récepteur DAB, veillez donc que ce dernier soit compatible DAB+.
Pour le moment, 11 chaines SSR-SRG Idée Suisse sont diffusées en Suisse Romande (notamment RSR La Première, Espace 2, Couleur 3, Option Musique, …). Dès le printemps prochains, les chaines privées émettront, elles aussi, en DAB+. L’OFCOM étudie actuellement sept projets privés de diffusion. Affaire à suivre donc …










