Séries TV

Séries survolées

Rappel de critères personnels mais assez largement partagés :

à qualités ressenties comme égales

+ il y a plus de plaisir à suivre une série récurrente qu’une unitaire

+ la suivre un par un ou en rafales vaut mieux qu’en duos qui rappellent trop le cinéma dans les salles, avec long-métrage coupé par un entracte

+ en soirée, une diffusion vers 21h est plus alléchante qu’en nocturne («notre» RTS met bien en valeur ses productions propres entre 19h et 21h).

Il ne se passe pas une semaine sans que la montée en force de la notion de série soit confirmée. Exemple récent: l’affiche géante qui attire l’attention sur «The young Pop» reste visible dans nos rues. Certes, il s’agit aussi d’une campagne de «Canal+» à la recherche de ses abonnés perdus….

Et maintenant, survolons, dans l’ordre « Westworld », « Games of Thrones », « Person of Interest!

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 Westworld

(RTS Un – lundis – un par un – deuxième rideau avant minuit – VOST)

 La fabrique d’androïdes, son personnel, sa vie, ses conflits d’une part, la bourgade de l’autre, dans un grand espace de l’Ouest américain avec ses spectacles joués par les androïdes pour de vrais spectateurs qui arrivent par le rail. Ce pourrait aussi très bien être une manière de raconter comment passer de l’écriture du scénario à sa réalisation sur une scène où se trouve le public parmi les acteurs. C’est ambitieux. On en arrive parfois même à frôler quelques raisonnements «métaphysiques». L’affrontement entre le Dr Robert Ford, créateur du parc, un peu marginalisé par certains de ses collaborateurs, et Dolorés Abernathy, belle et douce jeune femme qui commence à se poser des questions sur elle-même, va dans cette direction (épisode 5 – lundi 31 octobre).

 Jeffrey Wright ( Bernard Lowe), directeur de la programmation du parc) et Anthony Hopkins ( Dr Robert Ford, créateur de la fabrique et directeur du parc) (Photo RTS/HBO)

Jeffrey Wright ( Bernard Lowe), directeur de la programmation du parc) et Anthony Hopkins (Dr Robert Ford, créateur de la fabrique et directeur du parc) (Photo RTS/HBO)

Curieux sentiment tout de même d’un peu d’inégalité entre les épisodes, de hauts et bas à l’intérieur, avec recours fréquents à des affrontements en champs puis contre-champs uniquement sur les visages. Ce trouble pourrait bien naître de la difficulté qu’il y a de repérer qui est androïde et qui est humain, les acteurs et les spectateurs confondus. Pourquoi? Je n’ai pas (encore) compris quels signes permettent de reconnaître les uns et les autres. Mais il se peut que la série soit rigoureusement construite sur cette imperméabilité. A trop se poser cette question, on risque de perdre le fil, d’autant plus qu’il faut lire les sous-titres. La violence excessive qui peut surprendre n’est tout de même pas inquiétante: le personnel de la fabrique dispose d’un efficace atelier de réparations.

Dolorès dans le paysage (Photo HBO)

Dolorès dans le paysage
(Photo HBO)

La diffusion est accompagnée du logo rouge. Pourquoi diable? A cause de la violence prise au premier degré? Satisfaction personnelle oscillante!

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Games of thrones

(RTS Un – lundis – un par un – en noctunre )

Faute d’avoir appris la géographie des royaumes, j’ai perdu pied depuis assez longtemps. J’y reviens parfois pour constater que la mise en scène reste pareille à elle-même, d’excellent niveau, dans son alternance de violences et d’intimités.

Cersei Lannister (Lena Headey), reine gérante des Sept Couronnes (Macall B.Polay - HBO)

Cersei Lannister (Lena Headey), reine gérante des Sept Couronnes (Macall B.Polay – HBO)

Intéressante information trouvée sur internet: aux USA, la progression en millions de spectateurs, reprises comprises, est régulière, avec en moyenne une audience de 2.5 millions (saison 1) passant par 3.8, 5.0, 6.8, 6.9 puis 7.7 (saison 6 terminée en juin). Encore faudrait-il savoir ce que représentant ces millions pour HBO aux USA.

Le lundi 7 novembre 2016, la RTS aura peut-être fait preuve d’un maximum d’originalité en proposant l’épisode 6 de la saison 6 à 00h55: record battu! C’est probablement une programmation qui doit apporter de nouveaux adeptes à la reprise de l’épisode en «play tv» pendant sept jours! C’est la faute au «Loup de wall street», le grand film de Martin Scorsese, qui dure 180 minutes, en hommage à la présidentielle américaine.

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Person of Interest

(RTS Un – Jeudis – en duos – en premier rideau – cinquième saison en cours)

Cette série américaine appartient à l’ensemble des unitaires, un récit par épisode. Mais avec une demi-douzaine de personnages qui réapparaissent d’un épisode à l’autre, avec leurs liens qui évoluent, elle dispose de qualités récurrentes précieuses, tout comme par exemple «Docteur House». La cinquième saison, en cours, avec ses treize épisodes, pourrait bien être la dernière. Fera-t-on exploser la Machine?

Originalité dans la présentation de "Person of Interest" ( Photo RTS)

Originalité dans la présentation de « Person of Interest » ( Photo RTS/Warner Bros)

Allergique, je l’aurai été assez longtemps à cette Machine qui prévoit les crimes au fonctionnement de laquelle je ne comprenais pas grand chose. J’ai picoré puis, au fil des saisons, augmenté la dose. Tout de même pas à en  devenir «fan»! Certains des responsables de la série font belle carrière. Il y a son créateur, Jonathan Nolan, qui est dans le coup de «Westworld». Et on retrouve aussi dans le générique J.J.Abrams dans le rôle d’un des producteurs, lequel Abrams passe aisément du petit au grand écran. Il aura signé un film d’auteur étonnant, «Superhuit». Ils s’en tirent bien dans des formes différentes d’anticipation!

Michael Emerson, à la démarche singulière, joue Harold Finch, le milliardaire inventeur de la Machine. L'acteur fut aussi l'étrange Benjamin Linus de "Lost"

Michael Emerson, à la démarche singulière, joue Harold Finch, le milliardaire inventeur de la Machine. L’acteur fut aussi l’étrange Benjamin Linus de « Lost »(Photo RTS/Warner Bros)

De l’avis d’observateurs attentifs de l’univers des séries, «Person of Interest» est allée en s’améliorant d’une saison à l’autre. Reste à savoir si la remarque est fondée. Il se pourrait que cette Machine qui sait tout, invention de la science-fiction, existe ailleurs, sous d’autres noms, ceux de la CIA et de la NSA acquises à la surveillance généralisée.

Et puis, en 2013 Edward Snowden a parlé. Oliver Stone vient de lui consacrer un film. La Machine de «Person of Interest» n’est plus une invention. C’était une parabole sur la réalité. Et c’est ainsi qu’une série gagne des galons qui ne lui auront pas été attribués immédiatement.

The Young Pope: lancé en « blockbuster »?

Prochainement: un survol de «Un village français», «Westworld», «The walking dead», «Person on interest», «Deutschland 83», «Les hommes de l’ombre», «Le mystère Endfield», séries toutes récurrentes! / Et ci-dessous, un PS du 29.10.16!

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 Jude Law, Diane Keaton, Cécile de France, Ludivine Sagnier, James Cromwell: tout de même une belle brochette d’acteurs! Une pièce d’eau en forme de croix, un jeune prêtre habillé de blanc énergique; au loin le Vatican: une affiche! Vous l’avez peut-être vue au cinéma, vous l’avez croisée sur un grand panneau d’affichage, dans votre quotidien ou votre hebdo s’ils ont une vocation culturelle. Vous avez ainsi subi un réel matraquage pour imposer un titre. Vous vous êtes posé quelques questions, avant même d’avoir trouvé des textes rédactionnels qui, eux, ensuite, sentent bon la curiosité, la nouveauté, l’originalité de la proposition: «The Young Pope»!

L'affiche

Paolo Sorrentino

Paolo Sorrentino, réalisateur italien, né en 1970, possède une honorable filmographie et une amorce de bonne réputation conquise dans des festivals. Mais comme le cinéma italien est hélas fort mal diffusé en pays francophones, il aura fallu un peu attendre pour retenir son apport: «La grande Bellezza» (2013) ou «Youth» (2015). Et qu’importe si, personnellement, j’ai passé à côté de l’originalité de son film de 2013!

Paolo Sottentino

Il y a un réalisateur assez exigeant à la tête de ce «The young pope», lancé sur le marché par une campagne de promotion assurément coûteuse, comme s’il s’agissait d’un «blockbusker».

Cinq duos

Seulement, voilà: pas question de le voir sur le grand écran d’une salle de cinéma! «The young pope» apparaît d’abord sous nos latitudes sur une chaîne de télévision payante, en l’occurrence «Canal+», depuis le 24 octobre 2016. Ce n’est pas un film. C’est une série, produite par des entreprises d’Italie, de France et d’Espagne, avec HBO,  un partenaire américain de poids qui doit bien être le poids lourd qui donne à ces dix épisodes un lancement puissant comme ceux que le cinéma hollywoodien était jusqu’alors presque seul à pouvoir s’offrir! Et ce seront cinq duos, selon cette habitude pesante qui revient à inscrire la présentation d’une série dans la durée d’un long-métrage de cinéma, coupé par un entracte.

Pie XIII (Leny Belardo), , clope au bec ( Photos HBO/Canal+)

Pie XIII, Leny Belardo, prêtre américain, clope au bec ( Photos HBO/Canal+)

Le téléspectateur ne réagit pas comme un spectateur qui sort de son domicile. Ce n’est probablement pas demain que la série sera proposée sur la RTS ou autres chaînes généralistes de service public. Aucune importance! Mais l’occasion est belle pour prendre acte de la confirmation presque éclatante de la place de plus en plus grande occupée dans l’univers audiovisuel par la notion de série, produit de consommation qui passe d’abord par les petits écrans fixes et mobiles. Et un jour, peut-être, ces séries imposantes finiront par apparaître sur un très grand écran, selon une pratique de plus en plus courante, dans les salles pour de grandes œuvres musicales, des opéras spectaculaires.

Au centre, Jude Law, en Pie XIII bien entouré ( Photos HBO/Canal+)

Au centre, Jude Law, en Pie XIII bien entouré ( Photos HBO/Canal+)

Sans la bénédiction de la «Curie»!

Voici un résumé, emprunté à Wikipédia, qui montre bien l’orientation du sujet et qui ne semble donc pas avoir comme commanditaire la Curie romaine:

Lenny Belardo est un jeune cardinal, doux et peu influent au sein de l’Église. Abandonné à l’orphelinat pendant son enfance, Lenny est continuellement tourmenté par son abandon et a développé un rapport très turbulent avec la foi et Dieu. De façon inattendue, il est élu pape par un collège cardinalice qui croit avoir trouvé un pantin manipulable. Néanmoins Belardo, sous le nom de Pie XIII, se révélera un pape controversé et peu enclin à se faire commander.

 A noter que les premiers commentaires parus dans la presse, celle qui a compris l’importance des séries, sont favorables à «The young pope», son sujet, ses acteurs, sa réalisation, sa portée.

PS: (samedi 29.10.16 à 09h00): exemple, proche: dans son supplément culture de ce jour, « Le Temps » consacre trois pleines pages (31, 32 et 33) au foisonnement des séries européennes mis en évidence à « Cinéma tous écrans » sous la signature de son spécialiste, entre autres, des séries, Nicolas Dufour. En page 38, c’est le spécialiste du cinéma, entre autres, Stéphane Gobbo, qui s’intéresse au  » pape qui voulait rester invisible ». Cinéma d’auteur, séries récurrentes: de plus en plus, « même combat »!!

« Westworld » : dans le bas du haut !

Allait-on pouvoir inscrire la première saison de la nouvelle série ample de HBO dans le haut de gamme: la question était posée dès le titre de la précédente contribution à ce blog. La réponse est assez facile à donner après les trois premiers épisodes: c’est oui, mais il y a un mais: «Westworld» s’inscrit plutôt dans le bas du haut de gamme.

L’utilisation dans l’espace ne pose guère de problème. Il y a la fabrique de robots, avec son personnel, surtout des cadres supérieurs, qui vont se servir de leurs produits pour animer un parc d’attraction, une bourgade de western du XIXe fort minutieusement reconstituée, sise dans de splendides et vastes paysages pour le moment sans indiens.

La fabrique et le parc d’attractions

Les machines qui fabriquent les robots sont ultra-modernes. Là, nous sommes là au XXIe siècle. Le XIXe fait donc l’objet d’une reconstitution dans des paysages. Mais le passé n’existe pas puisqu’il est reconstitué en parc d’attraction au présent. La fabrique semble tout de même s’ouvrir sur les mêmes paysages que ceux qui entourent la bourgade. Donc continuité dans les espaces. Ce n’était pas forcément la cas dans «Games of Thrones», avec ses maisons souvent royales, une dizaine, semées sur un vaste continent; à s’y perdre parfois.

Une affiche promotionnelle (Photo HBO)

Une affiche promotionnelle (Photo HBO)

Le petit monde de la fabrique est facile à cerner, y compris dans ses rapports avec les «humanoïdes» qu’il faut réparer presque toujours après les affrontements dans le «décor» qui laissent des traces. Mais certains éléments commencent à troubler les ingénieurs, qui risquent de modifier le comportement de «machines» pourtant bien programmées pour jouer leur rôle. Des «acteurs» à l’apparence pleinement humaine se questionnent sur eux-mêmes: sont-ils vraiment ce qu’ils sont ou autre chose, cet «être ou ne pas être» qui rattache à l’interrogation shakespearienne.

Mise en scène altra-violente

Dans le parc, les «industriels» ne s’y rendent pas. Les responsables de la mise en scène restent en coulisses. Mais les «Hôtes» et les «Arrivants», les acteurs et leur public ne sont pas séparés par la rampe. Ils partagent mais les mêmes espaces. Mais comment reconnaître les «arrivants»?

Il est à peu près évident que les échanges de tirs, du genre «une balle – un blessé ou un mort», ne concernent que les acteurs qui jouent un rôle. La mise en scène du spectacle est souvent fondée sur l’exagération, et dans les scènes, et par leur répétition. Référence peut alors être faite à Tarantino. Dans cette ultra-violence, la série trouve ses limites qui conduisent à ne la classer pour le moment que dans le bas du haut de gamme.

La précision du geste.. et l'efficacité du tir (Photo HBO)

La précision du geste.. et l’efficacité du tir, hors-champ (Photo HBO)

Douce, fragile et séduisante Dolorés

Il y a d’autres indices qui annoncent que les «robots» vont dépasser leurs créateurs, pour des raisons qui échappent à ces derniers. Les plus subtils résident peut-être dans l’apparition de souvenirs, par exemple avec la répétition d’une main qui saisit une canette tombée au sol. Et puis, elle est si douce, si fragile, si séduisante Dolorès, que l’on peine à croire qu’elle soit vraiment un produit sorti de la fabrique, même quand elle est mise sur la sellette par un de ses créateurs.

Dolorès dans le paysage (Photo HBO)

Dolorès dans le paysage (Photo HBO)

Mais cette difficulté d’identification, acteur ou spectateur, est l’un des ressorts qui incitent le «téléspectateur» à participer, en quelque sorte, à l’écriture du scénario de la série. Il peut aussi se souvenir d’une excellente série suédoise, «Real humans» qui ne jouait pas, elle, sur la violence des armes à feu.

Répétons-le: un épisode par semaine, c’est l’esprit même de la série. La RTS, comme la RTB, a choisi la version originale sous-titrée pour s’inscrire dans la suite immédiate de la sortie américaine. C’est un précieux retour aux sources de la série: oser jouer sur l’impatience de l’attente de la suite, sans en revenir à la durée de long-métrage de cinéma «imitée» avec les épisodes en duos.

« Westworld » : dans le haut de gamme ?

(Avertissement: Ces lignes sont écrites après avoir vu le premier épisode le lundi 3 octobre 2016 à 22h45 et l’avoir ensuite revu sur le site internet/Temps de lecture, environ quatre minutes – se laisser guider par les intertitres).

Au pied de l’ascenseur, lire aussi quelques considérations sur le principe même de la programmation des séries : un par un. Et deux images de « Westworld » en plus!

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«H ome B ox O ffice»

HBO, société de télévision payante aux USA, associée à Warner Bros, vient de produire pour cent millions de dollars la première saison de «Westworld». Encore faudrait-il trouver confirmations de ce montant, la réalité risquant d’être plus élevée que plus basse.

Cela fait donc dix millions de dollars pour un épisode de soixante minutes, cent soixante mille dollars la minute (onze fois plus que «Station horizon» par exemple – beaucoup moins qu’un film hollywoodien moyen – un film suisse de fiction à dix millions, c’est plutôt rare).

Lire la liste des productions d’HBO, c’est tout de même y trouver des séries qui ont ces dernières années retenu l’attention  (au moins la mienne!):

série HBO

Souvenirs, souvenirs : Les sopranos (photo HBO)

Dream one (1990-1996), Sex and the city ( 1998-2004), Les sopranos (19902007), Six feet Under (2001-1005), Sur écoute (2002-2014), Deadwood (2004-2006), En analyse (2008-2010), True Blood (2008-2014), Boardwalk empire (2010-2014), Games of Thrones ( depuis 2011 ), Girls ( depuis 2012), True detective ( depuis 2014 ), Silicon Valley (depuis 2014 ),Vinyl (2016)

Série HBO

Deadwood : ce pourrait être aussi un plan de « Westworld » ( Photo HBO)

Treize titres sur soixante-cinq: bonne proportion, en sachant aussi que bon nombre d’entre elles ne sont pas forcément parvenues, doublées ou non, sur les marchés francophones. Donc, à priori, l’attention s’impose quand apparaît au générique « HBO »

Une idée venue de loin

 A l’origine de la série, il y a un film datant de 1973, «Mondwest». Il suffit d’entreprendre une recherche en tapant «Mondwest – Michael Chrichton». Bonne lecture! Mais, Wikipedia, ça existe, même si je n’ai aucun souvenir de ce film, très probablement pas vu il y a plus de quarante ans.

Yul Brynner dans "Mondwest" en 1973 ( Photo HBO by: Mary Evans/Ronald Grant/Everett Collection(10346668)

Yul Brynner dans « Mondwest » en 1973 ( Photo HBO by: Mary Evans/Ronald Grant/Everett Collection(10346668)

Situation de base

 Dans un imposant laboratoire, enterré dans un désert, comme certains plans d’extérieurs permettent de le deviner, une équipe de scientifique fabrique des robots humains parfaitement crédibles et répare ceux qui sont malades ou blessés. Ces humanoïdes deviennent les habitants d’une bourgade de l’Ouest américain, avec shérif, saloon où l’on boit et croise des filles surveillées par une maquerelle, maison d’accueil, échoppe médicale, etc. De grands espaces extérieurs font le charme d’un western dès le premier épisode sans Indiens. Un tueur rôde. Chaque jour le train déverse dans la bourgade son flot de voyageurs.

Mais cette bourgade n’existe pas. C’est un parc d’attractions qui met en scène la vie telle qu’elle pouvait se dérouler au XIXème siècle, dirigé par les gens de la fabrique. Il s’agit donc d’un solide mélange de science-fiction avec une «réalité», qui est celle de la vie dans l’Ouest comme le cinéma l’a si souvent raconté – et parfois fort bien – avec un élément supplémentaire, les visiteurs.

Et c’est ainsi que «Westworld», série récurrente, met en scène la mise en scène d’un spectacle comme le cinéma peut le faire. L’équipe qui dirige la fabrique remplace le producteur qui dirige l’opération, avec son réalisateur, son scénariste, son responsable qui contrôle toutes les étapes. Des tensions internes surgissent. Il s’agit donc d’une parabole sur la création, avec le Dr Robert Ford (Anthony Hopkins), créateur et directeur du parc, Bernard Lowe (Jeffrey Wright), metteur en scène, Theresa Cullen (Sudse Babete Knudsen, mais oui, trouvée dans son «Borgen» danois), la scripte qui veille à tout, ou encore Lee Sizemore, le scénariste-dialoguiste.

 Jeffrey Wright ( Bernard Lowe), directeur de la programmation du parc) et Anthony Hopkins ( Dr Robert Ford, créateur de la fabrique et directeur du parc) (Photo RTS/HBO)

Jeffrey Wright ( Bernard Lowe), directeur de la programmation du parc et Anthony Hopkins ( Dr Robert Ford, créateur de la fabrique et directeur du parc) (Photo RTS/HBO)

«Hôtes» et «Arrivants»

 Les habitants du village sont donc les personnages traditionnels d’un western, que le personnel de création de la fabrique considère comme des acteurs qui jouent dans un western traditionnel sans Indiens, du moins dans le premier épisode. Ce sont les «Hôtes», auxquels viennent s’ajouter les spectateurs qui assistent au spectacle, que l’on ne montre pas dans un film traditionnel, les «Arrivants».

Il n’y a pas de doutes à avoir sur la nature des scientifiques qui dirigent la fabrique. Mais dès que l’on est dans le spectacle, tout peut devenir confus. La minutie de la reconstitution, autrement dit de la mise en scène du western est telle que les acteurs ne sont pas tellement différents des spectateurs. Mais les premiers sont des robots, les seconds des «vrais» gens. Et ils se ressemblent.

James Marsden (Teddy Flood, un arrivant) et Evan Rachel Wood (Dolorés Abernathy) ( Photo HBO/RTS)

James Marsden (Teddy Flood, un arrivant) et Evan Rachel Wood (Dolorés Abernathy) ( Photo HBO/RTS)

Un enfant noir «arrivant» demande à Dolorès Abernathy, séduisante jeune femme qui se pose de multiples questions, inquiète par la santé de son père si elle «en est vraiment une», mais sans dire quoi. Le train qui traverse le paysage ressemble à un modèle réduit qui se déplace sur une maquette. Les méchants tirent avec efficacité: une balle, et il y a un mort, qui survit sans la moindre blessure. Des robots vont se mettre à rêver. Mais pour se mettre à rêver, pour avoir des sentiments, il faut être capable de se souvenir. Il y a ainsi des «hôtes» qui souffrent risquant d’échapper à leurs créateurs.

Et le téléspectateur se met à être son tour à être sinon un acteur, du moins une sorte d’enquêteur  mis dans l’obligation de saisir les signes souvent discrets de la détérioration des «Hôtes», pas tellement différents des «Arrivants». Le spectateur que nous sommes devant les écrans en général petits qui sont les nôtres va s’y perdre. Est-il vraiment possible que la touchante Dolorès puisse être sensible à une mouche sur son cou – elle la chasse discrètement, dernier geste du dernier plan du premier épisode…. Dolorès est-elle encore un robot ?

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Enfin une bonne programmation !

Thandie Newton (Maeve Millay, la mère maquarelle) et Rodrigo Santoro (Hecor escaton, le hors-la-loi ) : des robots, vraiment?

Thandie Newton (Maeve Millay, la belle maquarelle) et Rodrigo Santoro (Hecor escaton, le hors-la-loi ) : des robots, vraimen

Une série, surtout si elle est récurrente, est faite d’épisodes à voir un par un, de jour en jour ou de semaine en semaine. La durée d’un épisode est très variable, de quelques minutes à plus d’une heure. Les formats entre quarante et soixante minutes sont les plus fréquents. Présenter une série en duos, c’est s’en tenir à une durée qui reste celle du long-métrage cinématographique (entre 80 et 100 minutes). Ou alors, il faut pratiquer la «rafale»….

Dès lors, pourquoi «imiter» le film traditionnel avec une série récurrente montrée en duos? C’est une habitude en pays francophones, dans le sillage de la France. La RTS ne fait qu’imiter ses concurrents, même si elle précède leur jour de diffusion

Le «Un-par-un»!

Pour le paysage et l'Homme en noir (Ed Harris) : Pour le paysage

Pour le paysage et l’Homme en noir (Ed Harris)

«Westworld» s’inscrit dans ce qui tend à devenir une (bonne) habitude: proposer une série américaine vingt-quatre heures après la sortie aux USA, dans une version originale sous-titrée en français. Les américains comme HBO connaissent la force d’attraction des séries: les montrer un par un. Chaque épisode se termine donc sur une forme de suspens qui provoque assez de curiosité pour souhaiter voir la suite. Impossible, 24 heures après une diffusion unitaire aux USA de montrer deux épisodes en même temps. Et c’est ainsi que la RTS, comme la RTBF, souvent ignorée des téléréseaux et OSC en France, respectent l’esprit même de la série: la fin de chaque épisode est faite pour provoquer l’attente du suivant.

Subsiste un regret: l’heure tardive (22h45) choisie par la RTS. Mais placer les séries récurrentes haut de gamme à une heure de moyenne ou faible écoute est un principe bien installé dans la programmation de la RTS, même quand il n’y a pas de sous-titres. Hélas!

 

 

Beaucoup d' »Eurofoot » et un brin d’autre chose!

Mercredi 15 juin 2016 (08h00) : pitonné, hier, surtout en soirée,  attiré par la thématique d’ARTE (autour du Brexit) plus que par le foot. Pas tellement attentif aux propos tenus dans « Goodbye Britain? » :chacun explique plus ou moins bien les raisons de son prochain vote. Surtout retenu la qualité formelle d’un récit construit sur des témoignages qui devient à force de travellings et d’enchainements dans le mouvement d’un lieu à l’autre un agréable voyage en un pays lointain. Au passage, étonné par ce père et son fils, des paysans éleveurs de moutons (sauf erreur!), qui évoquent les enquêtes de l’Europe pour le subventionnement et doivent répondre à des questions sur la culture des olives!

Goodbye Britain ? : Image trouvée sur le site d'ARTE. La RTS inscrite dans le générique de fin...

« Goodbye Britain ? » : Image trouvée sur le site d’ARTE. La RTS a présenté ce remarquble document le 5 juin à 20:35 dans « Histoire vivante »

Retour au foot : toujours des scores étroits, toujours peu de  tirs au but, des stars pas tellement brillantes – au tour de Ronaldo d’être presque aussi effacé qu’Ibra! Cet ennui subtil qui conduit à ne regarder que de temps en temps ce qui se passe trois fois par jour, d’où vient-il ? Les ressemblances entre les équipes sont de plus en plus petites. Même la très défensive Islande ressemble aux autres. Il reste alors comme différences la couleur des maillots, la sonorité des  noms prononcés par les commentateurs. L’Europe semble savoir élever le niveau moyen du football un peu partout en gommant ce qui dépasse !

A bientôt, dans un site qui aura changé!

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Ouverture vendredi 10 juin 2016 : une sorte de jardin à la française, des dizaines de femmes habillées de belles couleurs en mouvement : une manière de célébrer le football comme une sorte de ballet endiablé, le « french cancan. Beaucoup de mouvements, couleurs vives plaisantes, peut-être tout de même parfois un certain manque de l’indispensable synchronisme

Dejà quelques jours de compétition, avec des scores serrés, des réussites dans les dernières minutes, et parfois en tout début de rencontre. Assez nette supériorité défensive sur les velléités offensives. Les  tirs direction cage sont rares – mais je ne suis pas un statisticien frénétique du foot ! Très peu de fautes méchantes, pas de longues stations douloureuses au sol, donc peu de « cinéma » comme disent les commentateurs. Mais on se tire joyeusement le maillot le maillot et même une fois au moins la culotte!

Un peu ennuyeux, dans l’ensemble ce jeu prudent, fermé. Le meilleur ? La première mi-temps des Anglais, à Marseille. Des exploits ? Sommer qui sauve les trois points de la Suisse – soyons chauvins !

France/Roumanie  et   Angleterre/Russie pouvaient être suivis sur RTS 2 et TF1, Belgique—Italie sur RTS2 et M6. Il fallait donc profiter de l’occasion avec, bien sûr, les mêmes images. Seule différence d’une chaîne à l’autre : le commentaire. Il me semble qu’on parle moins sur TF1 que sur RTS 2, et beaucoup plus sur M6 que TF1. Mais prudence : j’ai souvent envie de baisser le son pour ne pas trop souvent entendre décrire ce que l’on vient de voir. Les commentateurs français parlent très bien  de l’équipe suisse. Normal, c’est leur métier d’être bien informés.

A propos de la prise de son. On entend certes les élans du public, mais pas du tout les réactions plus « fines ». Il y aurait eu quelques remous contre Shaqiri et Behrami lors du Suisse-Albanie. Lu fréquentes remarques à ce propos. Rien entendu sur la bande sonore du petit écran : prudente, la prise de son ?

La RTS est très fière de proposer en direct les cinquante-et-une rencontres de cet Eurofoot, en y ajoutant des compléments « Plein cœur », de longues préparations d’avant et d’après-rencontre. Et c’est ainsi que RTS 2 est une chaîne sportive pour un bon mois. Oui, bon ! Le sport rassembleur ? Même quand joue le pays de Galles, l’Irlande du Nord, la Suède pour « Ibra » qui vient de « briller » plus dans une pleine page du « Monde » que sur le terrain! Mais ose-t-on des doutes devant cette abondance ?

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Deux séries….. malgré le foot !

Malgré le foot, que j’aime mieux comme téléspectateur qu’en observateur de la télévision, je trouve tout de même le temps de regarder deux séries de fort bon niveau. Manque de temps pour écrire à leur propos : alors, juste un signal !

L'affiche : deux frères, une soeur, une demi-soeurn et ..

L’affiche des « Héritiers »: deux frères, une soeur, une demi-soeur et ..

Sur ARTE (jeudis de 20h55 à 23h45 – par trios, ce qui est absurde !), « Les héritiers », série danoise dans le bas du haut de gamme, ( sept sur neuf au maximum, pourquoi toujours noter sur « SIX » ou « DIX) première saison de dix épisodes de cinquante-cinq minutes – l existe une deuxième saison de sept épisodes.

Sur RTS1 (vendredis de 22h30 à minuit dépassé), deux épisodes de « La Trêve », en haut du milieu de gamme ( catégorie six sur neuf – voir ci-dessus). Une première bonne raison de la suivre : on ne voit pas souvent des émissions belges francophones reprises par la RTS, et c’est peut-être regrettable. Evidemment, comme il s’agit d’une série récurrente, la case de diffusion,« Made in Europa », est tardive.

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 « L’hebdo » met la SSR sous pression

Pour « L’hebdo », dans son éditorial du 9 juin signé Alain Jeannet, c’est « L’heure de vérité » qui sonne. Une bonne demi-douzaine de pages viennent ensuite examiner le pourquoi et le comment de cette « mise sous pression de la SSR». Annonce est faite qu’il y aura une suite dans l’édition du 16.

A lire, donc, du moins par qui s’intéresse à l’audiovisuel suisse contemporain. Beaucoup de choses intéressantes, dans les pages du 9 juin. Qui laissent parfois un curieux arrière goût, difficile à exprimer.

Essai : les éditeurs suisses, surtout les grands, surtout en Suisse alémanique, n’aiment pas la SSR-SRG. Certains affrontements sont assez rudes. Ringier est un grand éditeur, qui a créé une grande régie publicitaire, Admeira, avec La SSR et Swissscom, mais sans Tamédia. Tamédia est un grand éditeur suisse. « L’hebdo » est édité par Ringier en Romandie…

Harry Bosch

Subi la rafale, d’un bout à l’autre : trop, c’est trop! Combien encore à minuit sur ceux qui s’y mirent à 21:00 ? Confirmation : excellente série ! (Mercredi 01.06.16 – 16h30)

Avant la rafale

 ( Mardi 31.05.16- 17h30 )

Ce soir-même, RTS2 tire en rafale les quatre derniers épisodes inédits de la première saison de « Harry Bosch », assurément une série haut de gamme. Il ne faut pas déroger à un critère indispensable de la programmation RTS : un inédit DOIT passer avant l’éventuel rival de la France voisine. Et pour mieux encore comprendre l’arrivée de ce quatuor, ne pas oublier nous allons avoir doit à une autre rafale, cinquante-et-une rencontres de football, pour autant que la CGT n’arrive pas à tout bloquer !

Avec une série de haut niveau, mais c’est affaire personnelle, je préférerais pratiquer la lente saveur du un-par-un, même pas deux par deux. Déguster plutôt que s’empiffrer !

Alors, juste avant le marathon qui commence à 20h30 pour se terminer à 23h30, sans avoir eu le temps de relire mes notes, de mettre de l’ordre dans d’autres lectures, vite, glissons quelques raisons d’admirer cet « Harry Bosch ».

Michael Connolly 

 Connais pas ! Mais internet est source d’informations auquel il faut rendre hommage sans faire semblant de tout savoir ! Américain, soixante ans, une œuvre abondante, avec une série «Harry Bosch » de vingt-deux titres entre 1992 et 2016, environ un par année.

Titus Welliver (Harry Bosch) et Michael Connelly

Titus Welliver (Harry Bosch) et Michael Connelly

La série produite par « Amazon » est attribuée au romancier, qui pourrait bien en être le véritable responsable, même si certaines différences existent, paraît-il, entre la version écrite et l’audiovisuelle. La présence d’un écrivain dans le processus d’adaptation télévisée est chose assez rare.

Harry Bosch

 C’est assurément le personnage central de la série, plus important que les enquêtes qu’il mène, lesquelles sont tirées de trois romans avec réapparition de tout ce qui tourner autour des ossements « anciens » ! Son comportement professionnel lui fait franchir la ligne rouge du respect des procédures, pour le bien de sa traque de la vérité, même s’il faut remonter dans un passé lointain qui côtoie le sien. Il ne vit plus avec Eleonore, la mère de sa fille Madeleine, à laquelle il pense souvent, mais sans oser maintenir de fréquents contacts avec elle. Son ex-femme est un personnage attachant, qui a quitté le milieu de la police. Bosch est engagé dans une histoire d’amour assez brûlante avec une jeune policière. Voilà, autour de Bosch, au moins deux personnages féminins attachants.

Titus Welliver

Titus Welliver

 Remarquable acteur, qui sait faire croire à son personnage, malgré le doublage, ce qui permet d’affirmer que celui-ci est réussi. Difficile, avec ce désir de saluer la série avant la rafale, de fournir des preuves de la qualité de l’acteur. D’autant plus qu’être de très longue date partisan cinématographique de la politique des auteurs – l’œuvre dépend du cinéaste qui signe la mise en scène – continue d’être en porte-à-faux. Pour une série télévisée réussie, le véritable auteur n’est pas celui qui réalise, mais bien celui qui écrit le scénario et les dialogues et souvent porte en même temps la responsabilité d’assurer l’unité de l’ensemble avec des réalisateurs différents.

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A première vue

(Mardi 23 mai 2016 – 12h00)

Repéré, en séance de pitonnage, au soir du mardi 17 mai 2016 sur RTS Deux un étranger morceau de polar en premier rideau. Intéressant, assez au moins pour chercher plus d’informations à ce propos.

Dans les avant-programmes «verts» de la RTS la série est annoncée pour le mardi 31 avec les épisodes 7 et 8: curieux, Relectures, passages sur internet: «Harry Bosch» est arrivé dès le mardi 10 mai sur le petit écran de RTS Deux en premier rideau.

Titus Welliwer, le personnage principal, apparu dans de nombreux films et séries, par exemple "Deadwood", "Prison break", Good wife", "Lost", "Sons of anarchy"...

Titus Welliwer, le personnage principal, apparu dans de nombreux films et séries, par exemple « Deadwood », « Prison break », Good wife », « Lost », « Sons of anarchy »…

 

Une explication arrive plus tard: France 3 programme la série depuis le dimanche 22 mai, aussi en premier rideau. Le sachant, les responsables «séries-fiction» de la RTS ont rempli leur mandat prioritaire: passer avant l’ «ennemi» francophone voisin. C’est ainsi que l’on paie le tribu à l’incontournable «part de marché».

Si bien que, en séances directes pour les numéros 1 et 2 (dimanche 22 à 20h55 sur France 3) et en séances de rattrapage sur le «Play-tv» de la RTS (épisodes 3 et 4) me voici suffisamment à jour pour recommander vivement cette excellente série, une policière partiellement récurrente avec un personnage principal trouble et attachant, et un seul échange de coups de feu durant les quatre premiers épisodes. A suivre, dès le mardi 24 mai sur RTS Deux à 20h35, excellente heure d’exposition, pour trois fois encore et le dimanche soir sur France 3.

Et vient ensuite l’envie d’en dire davantage sur les qualités de cette série rudement bien écrite d’après Michael Connelly, créateur du personnage. Donc à suivre…

Séries : inflation(!) mais délicieuse(?)

Seulement américaine?

L’inflation? En 2000, aux USA, un peu plus de cent-cinquante séries nouvelles, les trois quarts proposées par les chaînes nationales, les autres sur la câble. En 2010, un peu plus de deux cents, le câble occupant presque la moitié de l’offre. De 2000 à 2010, progression lente.

2015? On en est à quatre cents, chaînes nationales presque stables, le câble, payant bien sûr, en proposant deux cents. Il y a un nouveau venu, sur les sites dits de «streaming», payants, avec une cinquantaine (exemple «Marseille»). De deux à quatre cents, entre 2010 et 2015, cela porte l’inflation annuelle aux environs de vingt pourcent!! Pas mal. (Source: «Libération» – 13/14 février 2016).

RTS: une série «maison» par année.

Très souvent les USA donnent le ton dans l’audiovisuel contemporain. Cela doit bien suivre un peu partout de la même manière. A au moins une exception près: la RTS, il y a peu, proposait trois séries «maison» tous les deux ans. N’en voici plus qu’une par année, restrictions financières obligent! Mais on peut en voir beaucoup d’autres sur notre antenne préférée et ses réseaux sociaux associés.

l'affiche / 1992

l’affiche / 1992

Piqure de rappel

Bien entendu, impossible de tout voir. Mais on peut en suivre beaucoup sur les multiples chaînes accessibles, y compris sur RTS Un et RTS Deux. Il faut tout de même faire le tri. A chacun ses critères. Rappel de ceux qui guident nos choix:

A qualité égale (il faudrait définir la notion de qualité; au difficile presque nul n’est tenu!), en restant en principe fidèle au petit écran le plus grand possible avec la programmation proposée par les responsables des chaînes, préférence personnelle pour une série

+ récurrente plutôt qu’unitaire

+européenne plutôt qu’américaine

+sans meurtre et sang qui coule si la série est policière

+sans enquête policière

+ de programmation pas trop tardive

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A suivre quelques remarques  sur«1992» / Marseille / Games of Thrones / Vinyl/

 

« Marseille » sur internet avec « Netflix »

Tout produit audiovisuel terminé doit trouver son public. Le chemin traditionnel passe – passait – par le grand écran et le petit. Oui, mais il faut de plus en plus tenir compte d’un nouveau canal, internet, décliné aussi sur portables et tablettes. «Netflix», installé sur internet, est une entreprise américaine qui diffuse moyennant finances films et séries dans bon nombre de pays, en revendiquant près de septante millions d’utilisateurs au début de 2016. A dix francs par mois, cela donne un chiffres d’affaires annuel qui frôle les dix milliards (six fois le budget total de la SSR-SRG, trois fois celui du groupe France-Télévision)!!!

Promotion pour la Ville

Promotion pour la Ville

Le hasard veut que, ces dernières semaines, un habitant de Moscou dont on ne sait plus s’il paie encore une partie de ses impôts en Belgique, Gérard Depardieu, tenait en effet le rôle principal de «The End», un film de Guillaume Nicloux, diffusé en e-cinéma (VOD) depuis le 8 avril 2016. On ne sait pas si le film a rencontré un public!

Et revoilà Gérard Depardieu dans une opération d’une considérable envergure, maire de «Marseille» qui est en ligne depuis quelques jours sur Netflix, série de huit épisodes de cinquante minutes.

 

Le maire et son adjoint : Gérard Depardieu et Benoit Magimel

Le maire et son adjoint : Gérard Depardieu et Benoit Magimel (Image Netflix)

Sur le grand écran, la fiction passe par le divertissement populaire qui évidemment se nourrit des grands spectacles qui attirent les foules (James Bond, Batman et les autres) plus que par le cinéma d’auteur. La fiction télévisée, celle des séries, passe soit par les unitaires (un récit complet dans chaque numéro) qui tient du divertissement populaire et les récurrentes, qui peuvent être assimilées au cinéma d’auteur qui impose au consommateur un élan d’exigence.

Les «blockbuskers», ces produits à grand spectacles, font aussi leur apparition dans l’univers du petit écran et sur internet. On vient de faire grand cas de la sixième saison de «Games of Thrones». Et l’on aura croisé un peu partout des informations à propos de la première série européenne produite par Netflix qui est en ligne sur le site avant la présentation des deux premiers des huit épisodes sur TF1, le jeudi 12 mai 2016, pour découvrir la série. Et l’opération internet/Tf1 a probablement pour mission d’être un pompe-à-abonnés pour Netflix! Réussira-t-elle?

«Marseille» à première vue

De lectures de pages presque entières à doubles, parues dans des journaux «sérieux» comme «Le Monde», «TéléObs», «Télérama» ou même «Le Temps», la «Tribune de Genève» ou «Dimanche Matin», on peut retenir que cela se passe à Marseille, qu’il s’agit en principe beaucoup de politique puisque le maire en charge (Gérard Depardieu) va entrer en conflit avec son ambitieux poulain et adjoint (Benoît Maginel). De nombreuses intrigues secondaires accompagneront cet affrontement, y compris avec intervention de personnages féminins.

Encore "Lui"

Encore « Lui »

L’investissement est de l’ordre de un millions d’euros par épisode (vingt mille francs la minute, ce qui n’est pas énorme – une série romande comme «Station horizon» tournait autour de treize mille francs). L’écriture est due à Dan Franck et la réalisation signée Florent Siri et Thomas Gilou (au cinéma, «La vérité si je mens!»)

Deux autres « séries »

 Bien entendu, Marseille va se trouver au centre de l’action, dans sa diversité. Rien de nouveau sous le soleil du midi. La trilogie de Pagnol («Marius», «Fanny», «César») reste dans certaines mémoires, pas seulement pour la saveur de l’accent. L’épisode no 3000 de la série de France 3, «Plus belle la vie», est apparu le 22 avril 2016. Mais cette fois, belle sera probablement faite la part en extérieur.

Toujours "Lui"

Toujours « Lui »

Une série politique?

 Probablement, surtout quand les lectures préalables mentionnent presque toutes l’américaine «House of cards» où le combat politique dégénérait en affrontements personnels violents. Etonnant tout de même de ne pas avoir croisé de référence faite à une autre série tout aussi centrée sur la politique, la danoise «Borgen».

Dans le sillage de la promo

 Tout cela pour dire que Netflix aura su conduire à l’américaine une campagne de promotion obligeant assez largement la presse a signaler son existence. Et sur le petit écran, «Marseille» aura trouvé sa place. Silence radio puisque celle-ci n’est pas dans mes sources d’information!

Mais qui dit «promo» dit au plus information, pas encore réflexion à propos du produit attendu. A se demander d’ailleurs si ceux qui font de la promo ont eu l’occasion de juger sur pièces.

Une petite phrase tirée du «Temps» (Edition du 4 mai 2016), signée Nicolas Dufour, particulièrement attentif aux séries télévisées, peut surprendre: «Depuis quelle façonne ses contenus, Netflix a déjà soumis aux internautes le meilleur et le pire, Orange is the New Black» ou Marco Polo». «Marseille» relève du pire. « Le Temps» y reviendra.

 De lectures en promenade sur internet, j’aurai rencontre le site de «Télérama» :

http://www.telerama.fr/series-tv/video-que-vaut-marseille-la-serie-netflix-made-in-france,141985.php

On y trouve une rubrique «Têtes de série» où sont exprimées les premières appréciations qualitatives sur bon nombre de série, pour permettre à l’auditeur internaute de s’y retrouver. En quatre minutes, Pierre Langlais («Télérama»), Pierre Serisier («Le Monde»), Marjolaine Jarry («Lobs»), et Maxime Bordeau («Hufflington Post») n’y vont pas de main dite morte.

Malgré tout, je reste curieux de découvrir cette série, lors de son passage sur TF1. Le programmation s’inscrit dans un mode de diffusion qui finira par nuire à des chaînes généralistes comme la nôtre, la RTS ayant en plus pour habitude d’offrir son premier rideau à des séries unitaires pour rejeter bon nombre de récurrentes en fin de soirée.

 

 

 

« 1992 » à « Made in Europe »

«Made in Europe», c’est une case régulière réservée aux séries européennes en principe chaque vendredi sur RTS Un, en fin de soirée, aux environs de 23 :00. On y trouve en général des séries récurrentes qui proviennent, doublées, de différents pays d’Europe. La programmation consiste, selon une habitude que l’on peut ne pas apprécier, à présenter deux épisodes à la fois, ce qui ressemble beaucoup à une séance de cinéma présentant un long-métrage d’une centaine de minutes avec entracte. Seulement en nocturne, l’entracte à minuit pour la publicité, c’est peut-être le signal donné de l’indispensable «dodo». Pour qui sont les «inédits» de minuit? Cela revient à jeter l’argent par les fenêtres nocturnes pour peu de spectateurs!

Véronica Castella (Miriam Leone), la maîtresse de Mainaghi

Véronica Castella (Miriam Leone), la maîtresse de Mainaghi

Premières impressions

Oui, mais au soir du 29 avril 2016, j’ai pris le train «Made in Europe» par intérêt pour la case sans rien savoir du contenu. Peut-être suis-je ainsi devenu téléspectateur moyen regardant ce qui coule du robinet à images sans connaître la qualité de l’eau. Voici mes observations du lendemain: c’est italien, pas très agréablement doublé, cela se passe à Milan. Il s’agit de politique, alors que la montée de la télévision d’un certain Berlusconi est dans l’air. II y a de jolies femme. On saute d’un personnage à l’autre, sans avoir tellement le temps de comprendre qui est qui. On manque de temps pour saisir certains comportements. Qui donc se fait si brutalement tabasser dans une rue en pleine nuit? Une scène de sexe, qui n’a rien à voir avec le manque d’affection, n’est pas piquée du derrière, au point d’être surpris de l’absence du logo rouge dont on fait tout de même un large et prudent usage à la RTS. A se demander si quelqu’un a préalablement visionné la série. Mais tout de même, tout cel semble assez intéressant.

Linspecteur Lucas Pastore (Domenico Piele)

L’inspecteur Lucas Pastore (Domenico Piele)

Pour en savoir davantage

Comment est-il possible de ne pas avoir fait attention à une bande de lancement? Pour la fiction, la promotion ne se fait pas sur l’antenne: il n’y en a que pour les sports qui permettent de parler des prochains quarts, demis et autres finales ou des si passionnants Vaduz contre Lugano! Alors, pour le rattrapage, il y a internet, par exemple:

 http://www.rts.ch/emissions/series/toutes-les-series/7679417-1992.html

http://television.telerama.fr/television/1992-quand-l-italie-s-attaquait-a-la-corruption,130609.php

http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2015/02/04/corruption-en-series_4569518_4497186.html

http://seriestv.blog.lemonde.fr/2015/06/29/1992-litalie-observe-son-passe-politique/

https://www.letemps.ch/culture/2016/04/29/1992-serie-raconte-guerre-contre-mafia-hauteur-hommes

Dans le récent «Médiatic» (no 191 / mai-juin 2016), on trouve en page deux une excellente présentation de cette série.

Observation finalement paradoxale: à force de chercher sur internet et de lire des textes à propos de «1992 », force est de constater que j’aurai passé au moins deux heures depuis une semaine pour des lectures, et une autre seulement pour revoir le premier épisode, «Les sangliers».

Trois saisons, dix épisodes par saison

 La production est assumée par «Sky Italia», bouquet de télévision par satellite du groupe «21st century Fox» dirigé par un magnat de la presse Rupert Murdoch. Il s’agit d’une production audiovisuelle qui dispose de gros moyens. Dans l’empire Murdoch, on s’autorise de faire une série qui évoque des magouilles politiques et des méthodes de manipulation du public par la télévision pour le plus grand bien de la fortune privée. Sont à venir, «1993» et «1994»,  trois saisons avec dix épisodes de cinquante-deux minutes.

Photo de la famille Mainaghi

Photo de famille Mainaghi

Vers le haut de gamme

Il y a évidemment un mélange entre les faits de la réalité économique et politique en utilisant les noms de personnes réelles. On y invente autour du vrai juge Antonio di Pietro des personnages qui sont de pure fiction, sans vraiment savoir ou commence la fiction, où finit la réalité (certainement pas dans le VIH qui atteint l’inspecteur Luca Pastore provoqué par un remède de qualité douteuse). Peu importe, puisque au moins la plausibilité est indiscutable qui raconte ce temps où l’Italie tenta de sortir de multiples magouilles. Encore que la Ligue du Nord, et Berlusconi et sa télévision de démagogie populaire, quelques années plus tard, confirmèrent que le recommencement est possible, mais autrement!

Intéressant, assurément. Mais la structure même du récit reste difficile à suivre oscillant entre reflet de la réalité politique italienne et fiction avec multiplication des situations anecdotiques. Une demi-douzaine de personnages d’égale importance ne facilitent pas la compréhension d’un récit qui va recouvrir tout l’histoire de l’Italie de «mains propres» de 1992 à 1994. On est bien dans le haut de gamme, mais plutôt dans le bas de ce haut!

 

Séries : plus qu’une mode

Illlustrations reprises de l’un des 103 textes consacrés aux séries qui subsistent sur ce blog. Pour le plaisir de se souvenir ! True Detective. (Temps de lecture, trois/quatre minutes)

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Assisté, mercredi 13 avril 2016, à un brutal match de catch verbal durant quinze minutes parsemées dans soixante. Revu ce jeudi matin « Infrarouge » : impression inchangée. C’est inadmissible ! C’est décidément la formule qui est en cause ( cf en particulier de la minute 5 à la minute 12). Il faudra ou il faudrait y revenir ! (fyly- 10:57)

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Un peu partout dans le monde, la série, unitaire ou récurrente, occupe de plus en plus de place. Un peu partout, on a compris que les différences formelles s’effacent entre le cinéma et la fiction télévisée

Laura Palmer, dans « Twin Peaks »

Twin Peaks – Laura Palmer

Intéressante lecture, dans « Le Monde des 10 et 11 avril » : deux pages, « La télévision est a son apogée en termes de créativité » et « « Tapis rouge pour les séries », signées Martine Delahaye. Dans la première, parole à John Truby, consultant auprès de grands studios américains, en particulier HBO, lors de la sortie d’un livre « Anatomie du scénario ». On y prend élan à partir de ce qui tend à devenir un tissu d’évidences : « Depuis les années 2000 environ, la télévision est à son apogée en termes de créativité, et ce partout dans le monde » car « une bonne série peut être aussi bien filmée qu’au cinéma, et avec tellement plus de dramaturgie que n’importe quel film ». Pour atteindre l’audience la plus large possible, « il fallait que l’on s’attache au personnage principal pour que le spectateur revienne chaque semaine vers lui, (..) ce qui impliquait qu’il soit positif. Un réseau câblé s’appuie sur le nombre de ses abonnés, pas sur le maximum de spectateurs devant chaque émission. « L’apparition des chaînes payantes du câble a mené à la situation actuelle : même au-delà des Etats-Unis, les séries font preuve d’une très grande créativité, et souvent beaucoup plus que le cinéma.

Peggy ( Elisabeth Moos) la petite secrétaire montée en grade, de moins en moins timide. Voici un pâle reflet de la qualité des images projetées sur le petit écran.Mad Men :Elisabeth Moss

 Quelques noms

 Pour atteindre une grande qualité d’écriture, il faut donc un « Showrunner », qui dirige une équipe de scénaristes et supervise l’ensemble du processus de création, tels, cités par « Le Monde » Vince Gilligan (Breaking Bad), Nic Pizzolatto (True Detective), Mathieu Weiner (Mad Men) ou David Chase (Les sopranos).

Pour les cinéphiles de la grande époque des ciné-clubs, des années 50 à 80 du siècle dernier, nourris au biberon du cinéma d’auteur, d’autres noms confirment la « politique-des-auteurs » mise à mal par les « show-runners » : Maurice Pialat « La maison des bois », David Lynch « Twin Peaks », Lars von Trier, « L’hôpital et ses fantômes », Jane Campion « Top of the Lake », David Fincher « House of cards », etc.

Encore Robin(Elisabeth Moos) cette fois un peu comme prisonnière de la végétation, dans la forêt inquiétante où se cache Tui Top of the lake

Top of the lake /Elisabeth Moss

A qui attribuer « Borgen », « The killing », « Downton Abbey », « Un village français », »Boardchurch », « Luther » etc ?

Sidse Babett Knudsen (Brigitte Nyborg), la magnifique actrice en présidente de "Borgen"Borgen

Le vieux « cinéphile » et peut-être même le jeune « sériophile » ne sait peut-être pas très bien qui est le véritable responsable de « Broadwalk empire », de Martin Scorsese, co-producteur qui a signé le premier épisode dans un décor que l’on retrouvera régulièrement, celui du bord de mer d’Atlanta City, ou de Terence Winter, responsable de l’écriture. Pour « Vinyl », on retrouve les deux mêmes noms en responsables de la démarche créative.

Sarah Lund (Sofie Gräbel) ) plus souvent en pull qu'une arme à la mai dans The KIlling

The KIlling

Les offres de Netflix

Et puis, aux grandes chaînes de télévision généralistes, commerciales ou de service public, au câble par abonnement s’ajoute désormais un autre vecteur porteur de produits audiovisuels de création. Sur internet, Netflix, parmi d’autres comme Amazon, propose films et séries en flux continu, à des prix abordables, sans passer par le traditionnel « petit écran ». Leur puissance grandit. ! Une nouvelle industrie mondiale se met en place. La série devient un produit audiovisuel : il faut renoncer à y ajouter « télévisée »

Et la Suisse ?

 « Le Monde » explique pourquoi la série, accueillie déjà dans des sections aux festivals de Berlin ou Toronto, devrait trouver une manifestation importante qui lui serait consacrée. Certes, un peu partout, certaines manifestations font depuis assez longtemps place à des séries « télévisées », comme « Tous écrans » à Genève. Une série ambitieuse doit se faire remarquer dans un festival, qui permet d’ouvrir des marchés internationaux. C’est une nouvelle industrie audiovisuelle qui se met en place. Certaines séries scandinaves connaissent une bonne diffusion internationale.

P'tit Quinquin .

P’tit Quinquin

En Suisse, dans l’audiovisuel, il y a trois régions, presque trois « pays » qui peinent à collaborer, Tessin, Suisse alémanique et Suisse romande. On ne voit guère de séries tessinoises, s’il en existe, ou alémaniques sur le petit écran romand. « Le croque-mort » zurichois fit récemment exception, sans avoir attiré l’attention du grand public. Et si des séries de la RTS sont adaptées pour « Zürich », on n’en parle guère.

Robin Renucci, le maire, une fonction délicate à occuper en courant le risque de finir par être "collaborationniste"

Un village français

Un survol du catalogue de « Netflix » n’a pas permis d’y rencontrer le titre d’une série produite en Suisse. Les séries romandes récentes s’ouvrent parfois des marchés étrangers, sur les réseaux de TV5 Monde par exemple. On n’entend guère parler de la présence de séries suisses dans les manifestations spécialisées. Il faut remonter à « Dix » qui reçut un prix à la Rochelle en 2010.

Et pendant qu’en effet, un peu partout dans le monde, la série se développe et triomphe, la RTS qui pouvait jusqu’ici produire trois séries en deux ans n’en propose plus qu’une par année, économies obligent. Dans la navigation à contre-courant, on ne fait pas mieux !

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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