Divers

« Infrarouge » au comité de la SRT-NE

(Jeudi 18.02.16 – fin d’une première relecture à 10h45)

 Nuit de mercredi 17 février  à jeudi 18: 02h45, insomnie, problème assez fréquent. Alors, sur l’ordi plutôt que de tourner dans le tête une partie de la séance du comité de la SRT de Neuchâtel, qui s’est déroulée mercredi soir, le quorum largement dépassé. Les cinq mille signes de ce texte terminés à 04h00, il était temps de s’en aller glaner encore quelques heures de sommeil. Voici la version corrigée dans la matinée.

Le comité de la SRT accorde une bonne place à des discussions associées aux sujets traités par le conseil du public, puisque nous avons la chance d’avoir deux membres de la base, MM Kleiner et Borel (membre suppléante, Mme Florence Meier), et un « bonus », Matthieu Béguelin, président réélu pour un mandat de quatre ans, par applaudissements.

Les remarques fusent spontanément. Etrange, elles ne sont pas très positives. La manière de diriger de Berger est moins contestée que celle de Mamarbachi à laquelle on reproche d’interrompre ceux qui s’envolent lyriquement ou agressivement contre l’adversaire placé sur la demi-table d’en-face. Cela permet de rappeler que la meilleure manière de reprendre la situation en mains dans la direction du début est de laisser finir la phrase et de se servir de cette phrase comme tremplin. Mais la discussion porte assez rapidement sur certains principes.

Il y a deux formes différentes de débats à «Infrarouge», le débat associé à un acte politique, votations ou élections, où l’on réunit trois pour contre trois contre, trois oui contre trois non qui conduit à un affrontement d’où rarement on retire une idée nouvelle ou même un argument pour forger sa propre opinion. Ceux qui ont déjà voté par correspondance ne vont pas changer d’opinion!

Autre forme de débat, ceux sur des problèmes de sociétés qui ne sont pas forcément liés à des confrontations politiques – autour de l’éducation par exemple à partir d’un film. Là, il devrait y a voir place pour les nuances, pour les questions, pour des positions d’observateurs qui doutent et sont à la recherche de certitudes ou à tout le moins d’une meilleure compréhension des choses. La différence actuelle entre les deux types d’émissions n’est pas évidente. Elle mériterait d’être plus grande.

S’inspirer de « C…dans l’air »

Ceux qui ont lu ou au moins parcouru le texte ci-dessous intitulé:

« Infrarouge » : d’une semaine à l’autre vers 21h00

comprendront pourquoi j’ai bu du petit lait à entendre ces réserves que je formule depuis tellement longtemps que j’en suis presque venu maintenant à une partielle autocensure par le silence. A entendre les membres du comité qui font partie du public ce mercredi dernier, le rapport qui sera mis en discussion à la séance du lundi 22 février dans la matinée avant d’être adopté dans l’après-midi est plus « aimable » que la discussion spontanée qui s’est déroulée lors de la dernière séance du comité de la SRT de Neuchâtel. Par prudence? Pour éviter des affrontements trop vifs comme parfois il s’en produit, avec de gens qui font de la télévision en se laissant guider par un sentiment d’autosatisfaction, qui peut être compensé par une certaine sévérité d’appréciation?

Les débats politiques chauds? Il ne faudrait pas craindre d’aller jusqu’à la forme d’affrontement comme hier chez Polac. Les sujets de sociétés? On devrait s’assurer que les animateurs d’ «Infrarouge» regardent, disons une fois par semaine, comment Yves Calvi et parfois Caroline Roux se comportent dans «C…dans l’air», une émission sur des sujets français où l’on observe des gens d’avis différents qui s’écoutent, des animateurs qui posent autant de questions à leurs invités qu’ils conduisent leur débat avec autorité. Bref, pour le ton, la dignité de la conduite des débats, il existe un modèle dont on peut s’inspirer, même s’il est inimitable et fondé sur des invités que l’on voit souvent, mais quatre seulement chaque jour de la semaine en fin de journée (17h48 – France 5) avec reprise en soirée ( vers 22h30)

A propos de parts de marché

Ces derniers temps, à plusieurs reprises, Yves Calvi a remercié son public de sa fidélité. En France, les parts de marché, en milliers de spectateurs, sont quotidiennement mis à disposition du public sur internet, dans un élan de transparence. «C’est … dans l’air» a parfois dépassé le million de téléspectateurs et peut tranquillement annoncer que la hausse sur la durée est régulière.Lors de la séance du comité de la SRT-NE a été donnée une information: à 22h45, «Infrarouge» faisait une moyenne de treize pourcent de part de marché qui correspondent à quarante mille spectateurs «plein temps». Cela signifie donc qu’il y a alors devant le petit écran encore trois cent mille spectateurs.

Il existe un document qui donne l’ «Audience moyenne heure par heure» pour le total de la consommation TV comparé à celle de la TSR. Celui que j’ai sous les yeux date de 2011. J’ai déjà demandé aux services concernés s’il existe les mêmes informations pour les années récentes. Pour le moment en vain!

En 2011, à 22h45, en admettant une baisse linéaire d’une heure à l’autre, en moyenne annuelle,  il y a donc environ trois cent mille personnes qui regardent le petit écran parmi lesquelles soixante mille pour  la TSR. La part de marché est alors 20 %.

En pourcent, la part de marché d’ «Infrarouge» , 13 % , est inférieur à la moyenne annuelle. Cela ne dit rien de la qualité. En quantité la part de marché est inférieure à la moyenne. C’est peut-être le lot de toutes les émissions politiques qui séduisent moins que les séries américaines unitaires.

 

A N O M A L I A (II)

Vu donc, à domicile, les trois premiers épisodes sur un petit écran d’ordinateur. Revu (samedi 16 à 20h40 sur RTS1 – autre visionnement possible le lundi 18 à 20h10 sur RTS2) sur un un peu plus grand écran de téléviseur le premier épisode. Ce n’est tout de même pas la même chose : les détails sont mieux saisis, les sons plus finis, la mise en scène plus précise ! D’ailleurs, l’industrie du téléviseur tend vers l’écran le plus grand possible installé en appartement. Belle occasion de se demander ce que « voit » et « entend » un mordu du téléphone portable !!!!

Rappel : un premier texte a permis souligner l’importance économique d’une telle série télévisée pour l’audiovisuel romand: un investissement de 4,3 millions, dont 3,8 proviennent de la RTS, le solde à charge du producteur « Point prod ». Il s’agit donc d’une nouvelle étape du Tour de Romandie des séries télévisées, avec station dans le canton de Fribourg sur horizons enneigés de la Gruyère. L’importance de Valérie Rossier, neurochirurgienne, personnage principal, a été mise en évidence. A noter une incursion brève vers des scènes dominées par le violet !

Ambiance tournage au Rosaire le 05/03/2015 Avec Raphael Roger Levy, Natacha Régnier et Baptiste Coustenoble

Ambiance tournage au Rosaire le 05/03/2015
Avec Raphael Roger Levy, Natacha Régnier et Baptiste Coustenoble

Les personnages secondaires

 La durée du récit disponible, presque cinq heures et demie pour « Anomalia » en huit épisodes enfin présentés un par un, doit permettre de donner crédible existence aux personnages principaux et de soigner les silhouettes. Il ne fait pas de doute que Valérie et son fils Lucas sont d’emblée présentés dans leur complexité, faite aussi bien de nuances que de contradictions. Qui sont les ancêtres même lointains de Valérie ? Lucas parviendra-t-il à comprendre le comportement de Jacques, son ami ? Le professeur Wassermann, en fin de carrière, surprend par ses sautes d’humeur inattendues.

Ces dons, troublants même pour Valérie, vont trouver peu à peu leur origine dans un passé qui repose en bonne partie sur le pouvoir des plantes. Mais, hier, ce don de guérir était assimilé à sorcellerie, dont condamné par la société religieuse.

Ambiance tournage au Rosaire le 05/03/2015 Avec Pierre Monnard (réalisateur)

Pierre Monnard (réalisateur)

Une auteure solitaire

Valérie et ses multiples problèmes portent toute la série. Les personnages secondaires, après les trois premiers épisodes, apparaissent un peu « carrés», sans beaucoup de nuances. On pressent un peu trop rapidement que les retrouvailles avec Alex, l’ami d’enfance et copain de classe, ne se limiteront pas à quelques brasses dans une piscine….

Mais il faut aussi prendre acte de solutions d’écriture parfois fort élégantes. Valérie est séparée de son mari avec lequel elle entretient des contacts corrects : cela se passe au « portable », excellente utilisation d’un moyen de communication disponible en tout temps et en tous lieux. Ainsi apprend-on que Nicolas est « nettement plus doué comme ami que comme mari ».

A l’origine du texte, scénario et dialogues, il y a une seule auteure, Pilar Anguita-Mackay, qui doit maîtriser une durée équivalente à trois longs-métrages de cinéma ! C’est lourd, pour une seule personne. Est-ce un choix budgétaire de production ?

 

Charlie

 « Je suis Charlie », depuis presque une année entière, a été répété des millions de fois. Cela ne signifiait que rarement, dans un premier temps, « Je lisais Charlie ». Fin 2014, « Charlie-Hebdo » était en crise financière. Différents appels, par exemple à « 28 minutes » (ARTE) permettaient à Charb d’annoncer que, grâce à différentes aides, son journal pouvait continuer de paraître. Ce dessin date de fin 2014 :

Dessin de Charb, fin 2014

Après la tuerie, le tirage du numéro 1178, du 14 janvier 2015, s’est élevé à presque huit millions d’exemplaires. Fin janvier, l’exportation, atteignait les 800 mille, pour quatre mille fin 2014. « Je suis Charlie », cette fois, sous-entendait aussi, souvent : je lis charlie et je regarde les dessins. C’était il y a un an….

La une du 14 janvier 2015 "Charlie-hebdo".

La une du 14 janvier 2015

L’effort de la RTS

Avec trois ou quatre semaines d’avance, la RTS publie sur papier vert une version de ses futurs programmes, généralement respectés. Mais l’avant-programme de la semaine no 1 de 2016 annonçait seulement : Le doc du lundi : A la recherche de Charlie de David André et Bruno Joucla, sur RTS 2, dès 20h05.

Les magazines spécialisés ont tout de même reçu des informations du service de presse de l’entreprise permettant de mettre en valeur le juste et digne effort de programmation qu’il faut saluer : une soirée entière, de 200h05 à 23h50, est consacrée à Charlie, avec trois propositions.

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 20h05 : « Les visages de la terreur » (RTS2, mais aussi à 22.10 sur France 3 avec reprise le 12 janvier à 03h20) :

« Ils sont français, Nés et élevés ici. Qu’avaient donc dans la tête le Coulibaly, Kouachi et maintenant ceux du 13 novembre, dont un ancien chauffeur de bus revenu de Syrie pour tuer au Bataclan »

( www.teleboy.ch)

charlie 2016

Ce document de Stéphane Bentura est une co-production Tony Comiti avec France 3 (photo France 3)

http://www.france3.fr/emissions/documentaires/diffusions/04-01-2016_445620

Il est précédé d’un autre document, dès 20h05, « Attentats au cœur du pouvoir » à 20h05 sur France 3 qui propose aussi une soirée thématique ce même lundi, ce qui peut mettre un téléspectateur dans l’embarras du choix.

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 21h45 : Du côté de vivants » de David André et Bruno Jouclat, que l’on peut aussi voir le mardi à 23 :10 sur France 2.

Ce document, vu sur le site de la RTS, parfaitement respectueux de l’attitude des survivants, provoque une émotion d’une grande dignité. Ségolène Vinson, chroniqueuse judiciaire, a survécu à la tuerie qui l’a conduit à revoir au Louvre « Le radeau de la Méduse ». Elle s’explique avec clarté sur la raison de cette visite.

"Le radeau de la Méduse -Géricault - LE LOUVRE associé à Ségoléne Vinson

« Le radeau de la Méduse -Géricault – LE LOUVRE

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22h45 : « La chambre vide, » de Jasna krajinovic – France/BelgiqueSahila s’interroge, avec d’autres, pour savoir comment son fils a pu, presque brusquement, partir en août 2013 en Syrie pour « faire le djihad » et y mourir….

La chambre vide (Photo Arte)

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« Temps présent » ( jeudi 7 septembre à 20:10) propose un document intitulé « Charlie Hebdo, trois jours de terreur ».

Arte et  France 5

Deux chaines généralistes proposent aussi des soirées entières à « Charlie ».

Arte, naturellement, consacre son  « Théma » traditionnel du mardi au 7 janvier 2015, avec « Paris est une cible » (20 :55), « Les armes des djihadistes » (21 :50) suivi d’un entretien, avant « La chambre vide ».

(http://info.arte.tv/fr/thema-spéciale-le-5-janvier)

France 5 n’est pas en reste. Un document, « Engrenage, la France face au terrorisme », (mercredi 6 – 20:45) sera suivi d’un « C…dans l’air » spécial (21:35). il faut noter que le débat animé en général par Yves Calvi a, en deux fois, battu son record en parts de marché l’an dernier, atteignant environ 2.5 millions de spectateurs, environ 16 %, ce qui est évidemment considérable pour une chaine dont la part de marché annuelle tourne autour de trois pourcents. C’est aussi une confirmation de l’importance culturelle de France 5, qui, avec « C..dans l’air », propose une émission de débat haut de gamme!

 

Place de la Bastille- une image d' ""engrenage", un document de Clarisse Feletin (France 5)

Place de la Bastille- une image d’ «  »engrenage », un document de Clarisse Feletin (France 5)

 

Et ailleurs ?

Toutes ces observations valent pour la soirée seulement, alors que la consommation de télévision atteint les sommets. TF1, M6, Canal+  ignorent « Charlie ». Un rappel est toutefois confié à des chaînes qui appartiennent au groupe, TMC (groupe TF1) y consacre sa soirée du mercredi 6 janvier, tout comme D8 (Groupe Canal+).

Rien trouvé, en lisant les programmes de 105 chaînes dans le magazine romand TV, en Suisse alémanique et au Tessin, ni dans les pays voisins. A noter toutefois que les programmes ne prennent pas en compte la Belgique.

C’est donc le service public généraliste, avec ou sans plages publicitaires, qui sait se saisir de l’importance d’un événement aussi grave et révélateur d’un monde qui se porte mal. Il n’a pas pour incessante priorité les parts de marché!

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Et pour se souvenir, autrement, la réaction de Coco en janvier 2015

Signé Coco

Signé Coco

Ecrans de fêtes

Pour qui attend du petit écran plus qu’une distraction offerte par le robinet à images sans surprise, les périodes de fêtes ne sont pas très séduisantes. Que découvre-t-on en pitonnant, même pas au hasard, mais d’un canal à l’autre parmi ceux que l’on suit assez régulièrement – RTS1, RTS2, Arte, France 5, France 3, France 2, Mezzo ?

Les rétros, en tous genres, s’y trouvent un peu partout. Rencontré sur la RTS : un digne et triste rappel du massacre de janvier autour de « Charlie » ; un digne et triste rappel du 13 novembre, entre autres. Et pour conclure: le caleçon coloré en diagonales de Wawrinka à Roland-Garros! Mais oui !

Dans mon dos, alors que je fais une recherche sur mon ordinateur, récepteur allumé, j’entends donc une rétrospective de meilleurs moments sportifs. Elle est riche, diablement riche, la bande sonore : il y a des cris en tous genres, appuyés par les élans des experts et commentateurs avec souvent sempiternelles répétitions. C’est bruyant !

Et voici les « variétés » avec multiplication de vedettes dans des décors luxueux saisis par des caméras volantes devant un public prié de manifester sa satisfaction. Ce qu’il fait parfois avec des applaudissements ou en criant. Brailler : est-ce cela, la complicité, la joie partagée ; mieux, l’interactivité ? !

Glissons : « 26 minutes » s’est fait place solide en parts de marché sur RTS1 le samedi soir. Les deux Vincent restent excellents, au point d’arriver à nous faire croire que l’un surprend l’autre qui peine alors à retenir son rire. Ce public invité que se met à brailler à la fin d’un sketch souvent de bonne qualité augmente-t-il les parts de marché en milliers de spectateurs?!

Glissons encore : que le public invité à « Infrarouge » applaudisse quand commence l’émission peut être pris comme une moyen de remercier d’être accueilli sur le plateau. Mais comment interpréter les applaudissements finaux ? Comme un jugement sur la qualité des débats et de leurs animateurs ? « C..dans l’air » (France 5) ou « 28 minutes » (Arte) font quotidiennement mieux sans public pour applaudir, parfois bien timidement!

C’est aussi le temps des « bêtisiers », qui font bien rire ceux qui se plantent, qui permettent de faire croire que la télévision se moque d’elle-même. Rires et humour ne sont pas forcément communicatifs !

Lots de consolation

 Oui, mais tout de même, on peut trouver de bons moments sur en petit écran en cette période de fêtes.

Borschberg et Piccard

« Les coulisses de l’événement » (RTS1, mercredi 23), avec André Borschberg et Bertrand Piccard et leur rêve à plus de cent cinquante millions, le vol déjà à moitié réalisé, çà a bien plus belle allure que le précédent un peu tristounet avec un dirigeant du football mondial.

Roberto Alagna

Passer en musique une bonne soirée avec Roberto Alagna et ses amis ( France 3, jeudi 24 décembre) apporte des moments de plaisir et même d’émotion dont il faut souligner la dignité.

Downton Abbey

Personnage dominateur et ultra-cosnervatrice, mais combien délicieuse dans ses remarques, la douarière ( )

Dominatrice et ultra-conservatrice, mais combien délicieuse dans ses remarques, la douarière, Maggie Smith (HBO/TMC )

« Downton Abbey », en sixième saison, touche à sa fin ( dernier épisode sur TMC le 2 janvier 2016). Julian Fellowe, acteur, écrivain, scénariste, membre de la chambre des lords côté conservateur, s’est fait l’auteur d’une imposante saga familiale dont le thème tourne autour de la sauvegarde devenue de plus en plus difficile d’un imposant château. En sixième et dernière saison, pas la moindre usure!

Miss Fisher enquête

Miss Phryne Fisher (Essie Davis), chapeau assorti à la robe, en change souvent dans le même épisode...

Miss Phryne Fisher (Essie Davis), chapeau assorti à la robe (Photo France 3, épisode inaccessible sur internet en notre territoire – A qui doit-on cet « Interdit »?)

Il faut bien avoir le droit de se contredire. « Miss Fisher enquête » est une série dont le premier mérite est de venir d’ailleurs, d’Australie. Miss Fisher y conduit avec bonheur une rapide enquête dont les ficelles sont parfois un peu grosses. Mais c’est l’occasion de rendre visite à des milieux différents, par exemple un magicien sur scène ou un camp militaire (dimanche 27 décembre- France 3). A l’élégance de la mise en scène s’ajoute celle, vestimentaire, de Miss Fisher qui porte au moins six tenues différentes dans chaque numéro.

Rétrospective Tati

Mon ooncle et quelques-uns de ses accessoires, avec son nevau (Photo Arte)

Mon oncle et quelques-uns de ses accessoires, avec son neveu (Photo Arte)

C’est définitif : le ciné-club a changé d’écran. Il ne convoque plus sur le grand, désormais remplacé par les multiples offres de chaînes qui se donnent tout de même une composante culturelle. Ainsi en va-t-il d’Arte et de sa rétrospective Tati, avec « Les vacances de Monsieur Hulot » et Trafic » ( lundi 21 décembre), « Mon oncle », « Jour de fête » et « Play time » ( 28 décembre). Certes, les films un par un du bon vieux ciné-club, c’était tout de même une meilleure manière de déguster un œuvre que par rafale – sur Arte, la soirée du 28 commence à 20h50 et se termine à 02h10 !

 

Retour sur séries : « The Knick »

Voici l’adresse d’un site permettant d’en savoir beaucoup sur la saison (05.01.16)

http://www.cinemax.com/the-knick/season-2/20-this-is-all-we-are.html

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 Rien sur les séries, depuis septembre ! Et pourtant, un bon tiers au moins de mon temps consacré au petit écran est réservé aux séries, pour rencontrer le plaisir issu d’un récit ample et romanesque. Ce qui veut donc dire qu’il n’y a guère de temps à perdre devant les séries unitaires, qui repartent à zéro à chaque épisode, genre « Les experts » et autres polars, souvent américains, souvent violents, souvent à New-York, souvent bien troussés, mais sans surprise, sinon l’histoire du jour, souvent expédiée au maximum en cinquante minutes. Par contre, « The Knick » est une parfaite réussite du genre récurrent.

Le réalisme de "The Knick" en salle d'opération (RTS/HBO)

Le réalisme de « The Knick » en salle d’opération (RTS/HBO)

Bien sûr, ce qui enrichit l’audiovisuel et en même temps l’espace de la culture, ce sont les séries récurrentes inscrites en centaines de minutes, dans lesquelles on retrouve la force de la littérature qui s’étend sur des centaines de pages. Il s’agit bien de « la puissance de la fiction, donc de la littérature » selon Joseph Campbell, cité dans « Télérama » (19 au 15 décembre 2015), dans un de ces multiples textes sur « Star war » publié avant la sortie du film, sous bonne garde de la police disnéenne qui a su mettre tous les médias à ses ordres, l’index sur la couture du pantalon du respect ! Dans ce texte, on y glane aussi une idée qu’il serait intéressant de creuser : en salle, le cinéma «  peut créer des héros, alors que la télévision, que l’on voit chez soi, ne produit que des célébrités « .

 Face à la série récurrente, force inventive de la télévision qui s’affirme depuis une bonne décennie, me voilà en grand âge à savourer à nouveau mais autrement cette littérature que je dévorais ado ou jeune adulte !

A quelques exceptions près, ces séries récurrentes de haut vol, on les retrouve sur chaînes francophones plutôt en fin de soirée. Ce qui fait glisser vers un autre problème : il y a souvent d’excellents producteurs en télévision qui savent faire appel à de grands scénaristes mis en scène par de talentueux réalisateurs, avec d’excellents acteurs, appuyés au final par des artisans techniciens créatifs qui savent donner rythmes et émotions aux récits.

Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes télévisés s’il n’y avait les programmateurs guidés par les parts de marché qui permettent de prendre allègrement une information quantitative pour un jugement qualitatif. Une série récurrente demande plus d’attention qu’une unitaire. Donc les bonnes heures en premier rideau pour les plus « rassembleuses »!

Un bon exemple du travail sur la lumière (RTS/HBO)

Un bon exemple du travail sur la lumière (RTS/HBO)

The Knick en fin de 2ème saison

Et d’abord des considérations pratiquement absentes de la grande majorité des réflexions sur le petit écran. De « The Knick », dès les premiers épisodes, une chose frappe : la beauté des images, les équilibres de couleurs, le travail sur les lumières. Mais il ne vient presque à personne l’idée d’évoquer cette notion de beauté devant ces milliers de minutes d’images qui coulent sur un téléviseur. Et sur un portable, quelqu’un se rend-il compte qu’il y a des images qui peuvent être plus belles ou plutôt moins banales que les autres ? Et bien, cette fois, sans le grand écran qui lui continue de savoir faire la différence entre une belle image ou une autre banale, on y est : « The knick », visuellement, c’est beau. Mais évoquer la « beauté », c’est aussi devoir s’accommoder des scènes d’opérations médicales, souvent à la limite du supportable, où le sang coule d’entre les chairs coupées.

Même petite, cette image est-elle belle ? ( The Knick - RTS/HBO)

Même petite, cette image est-elle belle ? Elle donne au moins une idée sur la lumière…( The Knick – RTS/HBO)

Résultat d’une lecture : pour la précision chirurgicale de ces scènes, un spécialiste de l’histoire de la médecine a été requis, qui assure l’authenticité des méthodes nouvelles d’interventions « expérimentées » par Thackery alors même que les sédatifs n’étaient guère efficaces.

Soderbergh superviseur

Se pourrait-il que cela soit du à l’influence de Steven Soderbergh ? Il est crédité, dans une fiche technique, de la réalisation, de la photographie et du montage (source Wikipédia), de tous les épisodes des deux saisons. Soderbergh n’est pourtant pas responsable à cent pour cent de la série, puisqu’il ne participe pas à la phase essentielle du genre récurrent, l’écriture, mais il supervise donc tout le reste. On peut donc lui attribuer entièrement la réalisation et la mise en scène d’un texte du reste génial signé Jack Amiel et Michael Berger.

Les personnages au féminin

 On pourrait s’arrêter à l’ensemble des personnages importants, alors que les secondaires sont toujours bien présents. Le choix est ici fait de souligner le force tranquille et la subtile densité de trois personnages féminins, Lucy, l’infirmière dévouée, efficace, amoureuse de Thackery, Cornélia, l’épouse grande bourgeoise qui ose s’engager dans des actions non- conformistes et enfin l’étrange nonne rejetée par sa communauté, avorteuse par charité qui risque la prison.

Cornelai Robertson (Juliet Relance) (HOB/RTS)

Cornelia Robertson (Juliet Relance) (HBO/RTS)

Au début de XXème siècle, la société bourgeoise démocratique européenne ou américaine n’était pas particulièrement féministe, reléguant la femme à son rôle d’épouse, de mère ou de maîtresse. Ces trois femmes doivent leur existence à l’écriture, toujours parfaitement servie par les interprètes et le travail de Soderbergh.

Les problèmes de société

 Bien entendu, la chirurgie au début du XXe fait des progrès, qui reposent autant sur des hommes audacieux que sur les progrès scientifiques, qui vont permettre de voir des éléments de plus en plus petits. La vie d’un hôpital du secteur privé, alors même que le public était pauvre, est bien racontée, en particulier à travers des problèmes de financement imposant du rendement.

La photographie au service de la chirurgie (Alnergon)

La photographie au service de la chirurgie (Dr Algernon Adwards – André Holland)

La deuxième saison, parfaitement inscrite dans la ligne ouverte par la première, lui est peut-être même supérieure par son ouverture sur le monde extérieur avec des décors plus nombreux. L’argent y règne en puissance provocatrice  avec son cortège de combinards et d’escrocs, même s’il est difficile de bien comprendre quel était le pouvoir d’achat par exemple d’un seul dollar. Le racisme est d’autant plus présent qu’Edwards est un grand chirurgien dont la carrière reste freinée par la couleur de sa peau. Et la sexualité, la drogue, le besoin de dominer sont désormais bien installés au cœur de la série.

L'activité commerciale installée dans la rue

L’activité commerciale installée dans la rue

Audacieuse mais tardive programmation en VOST

Rappelons que la RTS continue de diffuser chaque épisode immédiatement après sa sortie américaine, en version originale sous-titrée. C’est un risque de programmation, qui devrait être pris plus souvent par une chaîne de service public qui tente de rajeunir son public. Et qu’importe les parts de marché soient bonnes, moyennes ou faibles. Le service public doit occuper certaines « niches » programmatiques pour que, sur le durée, ces niches cessent d’exister. Présenter rapidement une série en version originale sous-titrée est chose audacieuse, l’audace tout de même atténuée par une programmation trop tardive.

TP : c’était mieux avant : avec « ? » ou « ! »…

 Petit voyage dans les archives de la RTS, pour répondre à une question : quelle est l’origine géographique des sujets traités dans les reportages d’information ( modules d’au moins un quart d’heure jusqu’à une heure et plus) du « Continent sans visa » des années soixante au « Temps présent » dès 1969, magazine créé par Alexandre Burger et Claude Torracinta. Repérage à travers titres, images associées et bref descriptif bref en quatre catégories selon leur implantation géographique, qu’il s’agisse de faits de société, d’histoire, d’économie, etc :

Romands

Suisses sans les précédents

Européens

Mondiaux sans les précédents

 

René Schenker (1920-2007), deuxième directeur de la TSR, 1958-1073

René Schenker (1920-2007), deuxième directeur de la TSR, 1958-1073

Continents sans visas ( 1959-1969)

Sont archivés : 484 documents. Observations de 54 documents :

3 sujets romands

5 sujets suisses hors suisse romande

9 sujets européens

13 sujets mondiaux hors-européens

 

27 %  : Suisse   73 % : Hors Suisse

Alexandre Burger, fondateur de "Temps présent" (1920-2009) (photo rts.ch)

Alexandre Burger, fondateur de « Temps présent » (1920-2009)  (photo rts.ch)

 

Temps présent

 325 pages d’archives, en moyenne de neuf plus ou moins un titre par page, pour des sujets en principe d’au moins 26 minutes.

Pris chaque fois une période en fin d’année pour 2015, 2014, 2012 et 2010 : 36 sujets

14 majoritairement romands

14 majoritairement suisses non-romands

2 européens

6 mondiaux hors non-européens

78 % : Suisse    22 % : Hors-Suisse

Claude Torracinta, fondateur de "Temps présent", lors de la remise d'un prix de la SRT-Vaud en 2009

Claude Torracinta, fondateur de « Temps présent », lors de la remise d’un prix de la SRT-Vaud en 2009

 Il sera intéressant d’y aller voir entre 1970 et 2009 par décennies : cela se fera prochainement.

Débuts de la TSR avec « Continents sans visas » entre 1960 et 1970 : un quart de sujets suisses

Période récente de la RTS avec « Temps présent » de 2010 à 2015  : trois quarts suisses.

C’est le repli sur réduit national !

Mais ce n’est pas la qualité du travail des professionnels qui travaillent pour « Temps présent » qui est en cause. Les émissions sont en général d’un bon niveau, aujourd’hui comme avant-hier et hier. C’est la ligne directrice dans le choix des sujets.

Conclusion évidemment personnelle : c’était mieux avant puisque je préfère un œil et même les deux ouverts sur le monde plutôt qu’un bout, n’importe lequel, de la lorgnette fixant nos problèmes régionaux ou même nationaux. Donc « ! » dans le titre et pas « ? »

 

« Temps présent » en terre kurde

 Lundi 16 novembre 2015, « Temps présent » reçoit le feu vert pour expédier une équipe de cinq collaborateurs dans les territoires sous autorité kurde du nord de l’Irak. Retour en Suisse le lundi 23. Présentation d’un document le jeudi 26 novembre à 20h15 sur « Temps présent » sous le titre « Comment en finir avec l’Etat islamique » – sans point d’interrogation ! Il était donc faux d’écrire récemment : Seules « Mise au point » et « Infrarouge » permettent de réagir assez rapidement devant l’actualité

Dans le conflit syrien, aux implications multiples, un élément apparaît comme essentiel contre Daech : l’intervention de troupes au sol. Les seules qui agissent actuellement sont d’origine kurde, probablement plus de la partie irakienne que turque. Le premier mérite de ce « TP » est de s’intéresser à cette armée kurde, formée aussi de mercenaires qui ont parfois quelque souci avec leur solde. En s’emparant de Sinjar le 12 novembre, les peshmergas viennent de couper la route qui mène de Moussoul à la frontière turque, sur laquelle roulaient des centaines de camions transporteurs de produits pétroliers vendus à bas prix mais rapportant à Daech des montants imposants. Pourquoi cette route n’a-t-elle pas été coupée il y a déjà très longtemps, se demande un des témoins, le photographe Reza, français d’origine iranienne, qui intervient avec une précieuse lucidité. Bonne question, mais il est difficile d’y répondre dans l’urgence.

26 novembre 2015 trouvé sur wikipédia

Dans ce document, pas d’image de combats, mais le constat du résultat de ces combats. L’information indispensable passe ainsi par la parole de quelques témoins. La préparation et l’enquête sur place ne sont dès lors qu’une seule et même démarche. Les mots sont clairement attribués à ceux qui les ont prononcés, mais l’équipe dispose d’éléments qui assurent leur plausibilité. Loin du tapage des « scoops » tonitruants rectifiés le lendemain, ces témoignages soulèvent des problèmes intéressants.

Il y a des bombardements américains et français contre Daech. On entend parler de contributions de certains pays occidentaux, sans intervention au sol. Sur place, dans le kurdistan irakien, des soldats allemands instruisent les peshmergas à l’utilisation d’armes qui doivent être d’origine allemande. Une allusion est faite à une aide italienne composée de cinq cents casques … trop grands ! Un combattant kurde regrette que les salaires soient en retard. C’est alors qu’un silence de quelques secondes prend une intéressante valeur informative, avant que le combattant suggère d’interroger son chef plutôt que lui….

Ce « carnet de route » de réelle valeur informative est le résultat d’une décision rapidement mise à exécution et portée à l’antenne à peine dix jours après la décision de production. Il apporte une amorce de réflexion sur des situations assez rarement mises en évidence. Dans sa grille, la RTS ne dispose pas assez de place pour cette forme d’information qui mérite de s’étendre sur une vingtaine de minutes. Ce « Temps présent » complète ainsi « Mise au point » avec ses modules qui ne dépassent que rarement le quart d’heure. « Infrarouge », par sa formule même, n’apporte pas une information disons « sereine ».

Il faut donc saluer la réalisation par « Temps présent » de ce « Comment en finir avec l’état islamique », juste étape pour une meilleure et plus complète information sur la situation au Moyen-Orient. Pour une fois, on aura pu « voir » dans un document de durée suffisante ces « pershmegas » kurdes qui sont les seuls à se battre au sol contre daech. On peut regretter la rareté de cette forme d’information télévisée, qui s’inscrit entre l’immédiateté des « téléjournaux » et l’enquête d’investigation de plus longue durée.

Infrarouge : il faut en changer!

Pour alléger ce mini-dossier, qui se compose de paragraphes parfois autonomes annoncés par des intertitres, malgré la violence des événements récents qui auraient pu toucher n’importe qui, un moyen de résistance: l’humour de dessinateurs, même difficile à supporter

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 En cette période d’événements tragiques, chacun réagit à sa manière. J’ai peine à m’arrêter, depuis quelques jours, à une télévision de la futilité, de pur divertissement, aussi clinquant soit-il, tel «Générations» et ses publics bruyants. A chacun son choix de détente: le mien est ravitaillé, et largement comme souvent, par le sport bien présent sur les deux chaînes de la RTS.

28 minutes arte coco 13 novembre 2014

Première attitude à adopter: quels sont les faits? Dans la rapidité de l’information qui arrive en direct, il n’est pas toujours facile de savoir où situer les certitudes. Mais suit rapidement un autre besoin: celui de commencer à comprendre alors que continuent d’arriver de nouvelles informations.

La télévision, comme la radio, sont avides d’instantanéité: tout, tout de suite, sur presque tout. C’est dans les téléjournaux que l’on trouve la première amorce de réflexion. La RTS, comme beaucoup d’autres, a su consacrer le temps qu’il convenait à l’information immédiate en cassant les grilles horaires.

13 novembre 2015

Reste ensuite à trouver réponse à ce besoin de comprendre, sans trop attendre. Certaines chaînes disposent de rubriques quotidiennes qui remplacent ou complètent le journal télévisé. Sur ce point, la RTS est plutôt en état de fragilité: seules «Mise au point» et «Infrarouge» permettent de réagir assez rapidement devant l’actualité.

La télévision s’auto-critique enfin…

Il convient donc de s’interroger non seulement sur le contenu de l’information et des premiers commentaires, mais aussi sur la manière dont la télévision répond à un besoin. Dans la presse écrite, la télévision fait rarement l’objet de chroniques régulières. Mais la télévision n’aime pas tellement s’interroger sur elle-même. Paradoxe: la RTS vient de tolérer l’introduction d’une rubrique dans «26 minutes». Samedi soir, 21 novembre, «ils» y sont pas allés très fort. L’ «Infrarouge» du 17 y fut mis à l’honneur pour ses confrontations assez inaudibles ou presque (pendant une minute, la dixième), «hommage» ainsi rendu à la provocatrice du désordre, Mme Amaudruz, complété par Cassandre Freysinger triste d’avoir toujours raison (sur canal 9). Les deux Vincent ne se sont pas dérobés devant l’actualité avec la présence de Jean-Pierre Garnier, porte-parole de l’Elysée, même si ce qui n’était pas le meilleur de leurs sketches. Plus de cent mille admirateurs de «26 minutes» ont donc eu droit à des extraits d’ «Infrarouge», dont les assidus sont moins nombreux!

28 minutes arte coco 13 novembre 2014 marine récupère

 Il est presque normal que les pugilats repris par «26 minutes» perturbent «Infrarouge». Voici pourquoi: depuis des années, «Infrarouge» n’est pas un débat d’idées: c’est une confrontation entre ceux qui, à une question répondent oui et les autres non. C’est même souvent l’occasion pour ceux qui disent oui de s’en prendre à ceux qui disent non sans s’expliquer sur leur oui. La réciproque est vraie. Le décor en «U», un animateur au centre, deux tables qui se font face, participe à la mise en scène de l’affrontement.

Bonne décision, dimanche 15, de proposer une émission spéciale de 80 minutes présentée par Catherine Sommer («Mise au point») et Esther Mamarbachi («Infrarouge»). Cinq minutes de présentation en commun, apports intéressants de «Mise au point» avec un résumé des faits (douze minutes), une prise de température à Lyon (quatre minutes) et un reportage en Egypte (douze minutes) qui rappelle les plus de deux cents morts russes de l’avion abattu dans le Sinaï, quarante-cinq minutes pour «Infrarouge», avec cinq invités en plateau et trois en duplex, dont deux à Paris et l’un à Sion.

Siné mensuel - Mix&Remix

Forcément, comme d’habitude, trop de monde, auquel le temps va manquer pour s’exprimer avec nuance. Une partie de ce temps doit être utilisée par certains invités pour recadrer la discussion puisque l’animatrice, Esther Mamarbachi mit sur cette table de débats ouverte à tous les vents le problème (la nécessité?) de la fermeture de nos frontières suisses, chose, déjà techniquement, impossible à faire!

Un débat à partir d’une banlieue de Marseille

13 novembre 2015

Soirée spéciale du mercredi 11, autour de l’éducation, avec le l’excellent film «Spartiates» de Nicolas Wadimoff suivi d’un débat, «Education: le retour du bâton?», Etrange, cette soirée thématique, qui s’appuie sur un film soulevant des problèmes et une solution apparus dans une grande ville française, Marseille, assez éloignés de ceux qui se posent en Suisse. Avec six invités, plus une éducatrice entourée d’une dizaine d’adolescents, c’était trop de monde aussi, chacun n’ayant que de peu de temps pour s’exprimer vraiment sur des sujets partant en tous sens.

Le 17 novembre vers 23h00

 «Terreur : et maintenant, on fait quoi?»: un peu trivial, ce titre, avec son côté langage parlé. Longtemps, je me serai demandé si une certaine allergie face à «Infrarouge» tenait à la présentatrice. Partielle erreur: il y a autre chose. D’abord, trois «Infrarouge» en sept jours, c’est peut-être trop pour une équipe habituée à des débats hebdomadaires rarement préparés au dernier moment.

coco - arte - 28 minutes - 13 novembre 2015

Ce mardi 17, les invités forment trois groupes qui auraient pu servir de base à trois émissions différentes, le tout pourtant en à peine plus d’une heure. Voici donc deux représentants de la classe politique, deux genevois, une UDC, Céline Amaudruz, un socialiste, Carlo Sommaruga, infrarougement incompatibles: affrontement droite-gauche. Voici deux intellectuels, Philippe Gonzalez, sociologue des religions et Haounes Seniguer, philosophe, qui ne se heurtent pas, mais semblent un peu égarés dans ce débat qu’ils n’arrivent pas à élever: amorce d’un débat d’idées presque philosophique. Voici, de Paris, Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire du ministère français de la défense en duplex, avec Jean-Paul Rouillier, directeur d’un centre d’analyse du terrorisme et Denis Froidevaux, président de la société suisse des officiers, trois «spécialistes» qui se complètent. Une conversation de grand intérêt aurait pu s’amorcer entre trois hommes de «terrain».

coco arte - 28 minutes 13 novembre 2015

Il fallut attendre près de vingt minutes pour entendre une première fois M.Rouillier qui fit carrière dans le «renseignement». C’est – évidemment – la représentante de l’UDC qui mit le feu au poudre, même si sa dextérité verbale n’atteint pas des sommets escaladés avec quelques «euh»! Un David Berger, débordé, permit à «Infrarouge» d’alimenter «26 minutes»!

Trouver une autre formule…

Avec «Infrarouge», la TSR dispose d’un peu plus de soixante minutes par semaine pour commenter des sujets souvent liés à l’actualité. Les trois dernières émissions ont fait appel sept invités au moins. France 5, avec «C…dans l’air», dispose de plus de cinq heures par semaine, avec quatre invités chaque jour et un animateur. Les invités ont le temps de s’exprimer. Ils se trouvent en face d’un (d’une) animateur(trice) qui maitrise son dossier et sait profiter de l’occasion d’en savoir davantage à la fin de l’émission. Les dérapages sont rares. Les invités sont là pour expliquer pourquoi ils pensent avoir raison, pas pour démolir les autres.

13 novembre 2015

«Infrarouge» se déroule en public, qui applaudit au début probablement pour remercier la puissance invitante. Mais comment interpréter les applaudissements finaux: comme un indice de satisfaction? Une émission dite de débats mériterait, en principe, mieux qu’un soir de semaine aux environs de 23h00, quand les téléspectateurs se font rares.

Le temps est venu de trouver une autre formule pour «Infrarouge». Pourquoi pas s’inspirer du modèle de «C..dans l’air», deux fois au moins par semaine…

13 novembre 2015

Lundi 16.11.15 – 17h10

 Entendu par hasard, en pitonnant, que lors de la dernière course de formule 1, un des responsables auquel on demandait une minute de silence pour « Paris » aurait répondu vouloir volontiers le faire pour les 3.500 morts sur la route chaque jour ! Je dois avoir rêvé, dimanche après-midi. Les pilotes ont porté, paraît-il, un brassard noir.

Attentats de paris - novembre 2015

Il faut bien sûr qu’une information sache présenter les faits. Bonne réaction du journal « Le temps » qui sort sur internet une édition spéciale dimanche dans l’après-midi. Bonnes réactions de la RTS au « 19 :30 », en particulier avec des premiers commentaires de Xavier Colin, Jean-Philippe Schaller et Bernard Rappaz. Bonne réaction, ce dimanche encore, avec une édition spéciale regroupant les équipes de « Mise au point » – avec Catherine Sommer – et « Infrarouge » – Esther Mamarbachi – durant 75 minutes.

L’émotion douloureuse subsiste, mais pas au point d’interdire d’essayer de comprendre. Et de s’interroger sur la manière dont l’effort d’information et l’amorce de réflexion sont consentis par le média que l’on observe.

Etonné par le commentaire de J.Ph.Schaller qui glisse vers Nicolas Sarkozy et Marine le Pen. Apprécié la lucidité de Xavier Colin. Bonne idée de s’en aller à Lyon pour savoir comment on réagit hors de Paris. Bonne idée aussi, à mettre aussi au bénéfice de « Mise au point », de revenir sur d’autres événements récents, annonciateurs peut-être, la chute d’un avion russe dans le Sinaï, le fuite des touristes russes et anglais de Sharm el-Sheikh, la négation de l’attentat par certains égyptiens.

« Infrarouge » ? Avec cinq invités sur le plateau, plus deux à l’extérieur, Pascal Couchepin à Sion, Bernard Comment à Paris, cela fait beaucoup de monde pour peu de temps de parole! D’où tombe ce public, ce dimanche soir, qu’il a bien fallu recruter ? Et ces applaudissements pas très nourris, à la fin de l’édition spéciale, sont-ils vraiment indispensables, surtout dans le contexte du sujet traité?

Les commentaires s’installent évidemment sur des documents repris des chaînes de télévision présentes sur les lieux sans voir grand chose, sur les apports de téléphones portables, avec des témoins interrogés après la nuit des événements. Le commentaire affirme que le public du stade a été surpris par deux explosions mais il affirme aussi que les joueurs ne se sont rendus compte de la situation qu’à la fin de la rencontre.

La RTS a fait ce qu’il fallait qu’elle fasse. Mais il n’est pas facile d’être immédiatement lucide devant des faits confus et la difficulté des les interpréter à « chaud ».

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Ordre chronologique ? Il en fallait bien un, samedi 14 pour évoquer vendredi 13!

21h00, sur ARTE : « Les Noces de Figaro ». Sublime opéra, la musique, le livret, le spectacle, ces gens qui chantent, ces chanteurs qui jouent parfois même les acrobates, entre l’émotion et le grotesque. Tant de beauté, à regretter qu’un opéra soit un acte culturel élitaire, dans sa consommation. Mais au moins, en un seul soir, sur un petit écran, le partage se fait avec un grand nombre…Magnifique.

Les noces de Figaro, version ARTE, 13.11.2015 En bord de me, on y arrive en portant des valises, et non à cheval...

Les noces de Figaro, version ARTE, 13.11.2015
En bord de mer, on y arrive en portant des valises, et non à cheval…

Au cours de l’entracte, occasion de constater que la France mène un à zéro, ou deux à zéro contre l’Allemagne. Stade comble, rien à signaler. La Slovaquie mène contre la Suisse, trois à zéro, ou à un : étrange.

Peu après 23h00 : quitter Mozart pour s’en aller sur RTS 1. Il y a « Occupied »,  une série norvégienne de fiction politique prometteuse, déjà par son existence dans un pays de cinq millions d’habitants. Encore de la pub. En attendant, pitonnage : TF1, gros titre au bas de l’image « Attentats à Paris ». Sur France 3, même gros titre. Que se passe-t-il ?

Curieuse réaction personnelle : tant de fictions, sur le petit écran, avec des affrontements, des morts. Alors comparons « Occupied », cette fiction même attendue, avec la réalité, dont on ne sait pas grand chose Puis vient assez rapidement une réaction contre cette mauvaise idée, qui consistait à se servir de la réalité montrée par la télévision pour comparer théoriquement réalité et fiction!

 

 

Dessin de Jean Julllien

Dessin de Jean Julllien

Tout de même un contrôle : devant ce qui apparaît assez rapidement comme très grave, que font les chaînes de télévision ? Passé en revue trente chaînes. Programmes inchangés, sauf deux fois. Pitonner souvent  entre TF1 et Fr 3, pour savoir au moins de quoi il s’agit. Pas de différentes notables : des équipes suivent les événements, avec leurs propres moyens, le mieux possible.

Il n’y a donc pas d’image du désastre. Les caméras sont tenues éloignées des lieux des attentats. Au stade de France, elles montrent de tribunes qui se vident, et une foule qui attend sur le terrain. Les journalistes sur place disent ce qu’ils savent : peu de choses. Le conditionnel est de mise, le nombre de morts varie, les lieux sont imprécis autour du Bataclan. On sait seulement qu’il y a prise d’otages, que deux ou trois terroristes restent à l’intérieur. Les forces spéciales du RAID vont intervenir.

Dessin trouvé sur le site de la rts : Louison (francetvinfo.fr)

Dessin trouvé sur le site de la rts : Louison (francetvinfo.fr)

 

Le président de la République intervient une première fois, sous le coup de l’émotion. Plus tard, sans renier son émotion, il sera grave, ferme. On entend les premiers témoins, parfois seulement des voix. L’image reste implacablement inerte. Elle n’apporte rien. C’est presque normal. Pas encore d’images prises par téléphones portables.

Des images sans informations : ce vide amplifie l’incertitude sur les événements. Je suis un téléspectateur passif, mais incapable de regarder autre chose, incapable d’arrêter de regarder : témoin impuissant d’un événement. La réalité se déroule selon son rythme à elle. Impossible de fuir : difficile de comprendre mon comportement, durant ces trois heures, entre 23h00 de ce vendredi 13 et 02h00 du samedi 14.

Après ? Evidemment, sur internet arrivent de multiples informations. Il y a eu huit tueurs. Plus ? Il y a plus de cent morts. Et combien de blessés ? Le retour à la télévision maîtrisée est rapide. On construit une première chronologie des événements, on entend les premiers commentaires. Parfois surpris : faut-il vraiment se demander déjà si le FN va en profiter lors de la prochaine élection ? Au stade de France, on entend deux explosions qui envahissent l’image, comme s’il n’y avait que le son. La réalité  ? Ou déjà l’événement mis en scène ?

Bouleversant. Envie de le dire sur ce blog. Maladroitement. Texte relu pour éliminer les scories, mais sans changer sa structure.

13 novembre 2015

Dimanche 15 – 12h00 : samedi dès 19h30

La RTS a expédié à Paris Darius Rochebin. Elle a prolongé son  19h30″. Je ne voulais pas, ensuite, des « 26 minutes » avec ce public qui crie sa joie sur ordre. Passé ainsi sur TF1 et France 2 : deux heures d’émission spéciale, toujours de bon niveau. Mais faut-il vraiment se demander au conditionnel sit tel terroriste est entré comme migrant en France sur la foi d’une passeport ? Entre le service privé et le public, tout de même une différence. TF1 reprend son programme normal. Fance 2 remplace « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier par « On est solidaires » et reçoit uniquement des invités pour parler de attentats devenus pour certains très proches..( Dimanche 14 – 12h00)

Aux urnes, citoyens (et citoyennes)…

Titre partiellement inexact : on peut voter sur internet ou par correspondance. Je m’en suis presque tenu à mes habitudes – listes manuscrite avec 50 pourcent de femmes. Sur six noms, cette fois, j’en ai inscrit quatre au masculin ! Mais la campagne électorale télévisée n’aura en rien influencé mon vote personnel par correspondance exprimé à peine l’enveloppe reçue. Ce n’est pas une raison suffisante pour ne pas suivre au moins de temps en temps le travail fourni par la télévision. Les principales organisations de la SSR-SRG, en radio et télévision, en direct, en différé, sur internet, sur les réseaux sociaux ont accordé beaucoup de temps à ces élections – trop ? Survol!

Une excellente surprise : Factchecking !

L’excellente surprise ne réside pas dans l’utilisation de l’anglais. D’ailleurs, une demande de traduction sur google aura conduit à factchecking traduit par … factchecking. Wikipédia aura confirmé qu’il s’agit d’une vérification par les faits, par exemple l’exactitude d’informations numériques, souvent appelées « chiffres » au lieu de « nombres ». En fait, il s’agit d’une courte rubrique intitulée «  A Dire Vrai » qui veut, à vrai dire, dire ce qu’elle a à dire.

Au lendemain du passage d’un parti, durant le « 12H45 », pendant deux/trois minutes, Emmanuelle Jacot reprenait une ou deux des interventions soit prêtant à hésitations frôlant la crédibilité d’une affirmation, soit mettant en cause la rigueur d’une information numérique. L’importance d’une telle rubrique ? La télévision, ainsi, prend une indispensable distance à l’égard d’affirmations péremptoires. Elle apporte des rectifications qui rappellent au téléspectateur l’importance de l’esprit critique, essentielle liberté.

Face aux partis - A Dire Vrai (RTS - septembre/octobre 2015)

Sur internet, on peut même offrir un vrai luxe : dire vrai un peu plus par des adjonctions écrites, des tableaux comparatifs, des images. Un exemple parmi d’autres : le syndic de Lausanne, Daniel Brélaz, espère retourner au conseil national. Il a affirmé que 100 kilomètres carrés de panneaux solaires pourraient remplacer toutes les centrales nucléaires de Suisse, fissurées ou non. Calculs faits, même en prenant les panneaux solaires les plus efficaces, ce serait quinze à vingt pourcent de plus. Différence pas très importante. Mais placer un carré de 10 ou 11 kilomètres de côté seulement sur Lausanne rappelle que cela ferait tout de même une bien grande surface à recouvrir de panneaux solaires. Ce « cent kilomètres carrés » peut aussi être traduit en quatorze mille terrains de football ! Un utile renvoi est aussi proposé vers une statistique de l’OFS sur les différentes sources d’énergies en Suisse ces dernières années. Ce n’est pas « trop de chiffres » qu’il faut déplorer, mais « pas assez » s’ils sont correctement accompagnés.

Un grand, très grand bravo à ceux qui ont eu l’idée de cette rubrique qui s’inscrit en faux contre toute forme de lavage insidieux du cerveau….

C’est ce que vous voulez, non ?

Extrait du « Bétisier » du dernier « Moi, candidat » (30 septembre), dans l’émission animée par Géraldine Genetti et Michel Zendali. Un candidat répond :« C’est ce que vous voulez, non ? On m’a dit que vous vouliez du spectacle ? Alors… » Une consigne donnée à des candidats devient donc une « bêtise » ! Il est pourtant possible de mettre sous le signe du «spectacle» une partie de la campagne à laquelle on vient d’assister.

Terminer par un « Bêtisier » plusieurs émissions qui apportaient quelques contributions intéressantes à un débat d’idées n’est pas une très bonne idée.. Mais c’est évidemment une manière de reconnaître, involontairement, ce désir de transformer en spectacle une campagne qui devrait permettre de savoir quelles sont les idées d’un parti et les attitudes de quelques-uns de ses représentants.

Infrarouge : le grand débat

Le mercredi 7 octobre 2015, en guise de couronnement pour l’ensemble des émissions consacrées aux élections fédérales, en près de trois heures, nous eûmes droit, chance incroyable, à cinq « Infrarouge » successifs, sur cinq sujets, l’asile, l’Europe, l’économie, l’énergie et le conseil fédéral.

29 invités, en tout – invités par la télévision ? désignés par les partis ? Probablement invités par la télévision ! Qui sont donc ces vingt-neuf éventuels futurs élus ou réélus ?

Représentation politique : Cinq UDC, cinq PLR, cinq PDC, cinq PS, égalité entre ce qui est considéré comme les quatre grands partis, avec encore 5 écologistes dont une verte libérale et les représentants de quatre partis ayant peu ou pas actuellement de représentants à Berne, deux à gauche et deux à droite. Un assez bon équilibre proche de la réalité des forces en présence !

Origine géographique : Dix vaudois, sept fribourgeois, cinq genevois, trois valaisans, deux neuchâtelois, un jurassien, un jurassien bernois. Cela n’est pas proportionnel à la population réelle, à cause de la forte représentation fribourgeoise. Tant pis. Heureusement, on évite le principe qui aurait dit : égalité entre délégations cantonales, autrement dit surreprésentation du petits cantons et sous-représentations des grands.

Femmes et hommes : aux chambres fédérales, il y a actuellement à peu près de 30 % de femmes, loin de l’égalité naturelle entre sexe. A « Infrarouge », cela fait sept femmes pour vingt-deux hommes, même pas le quart ! Besoin de commentaire ?

« Infrarouge » étant est une émission qui tient souvent du pugilat, ce pugilat étant un moyen de faire du spectacle avec du débat politique ( voir plus haut, « C’est ce que vous voulez, non ? »), préserve les « pauvres et faibles » femmes de la foire d’empoigne. Merci pour elles ! Esther Mamarbachi y tente souvent de diriger autoritairement les débats alors que David Berger s’efforce de les animer.

Vous rêvez d’une émission  « qui serait attentive à ce qui est dit et non à qui le dit », alors suivez « C… sans l’air » plutôt qu’ « Infrarouge ». (La citation est adaptée d’un message de François Hollande à Michel Rocard

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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