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DSK, champion de la médiatisation ?
Avertissement : à sa manière, Mix&Remix “commente” l’actualité… et l’émission. Cinq dessins se glissent entre nos paragraphes.
L’unité de bruit médiatique
C’est quoi, l’UBM, « Unité de Bruit Médiatique » ? Un instrument de mesure de l’Impact Médiatique produit par un groupe « Kantar Média », découverte personnelle faite le vendredi 27.05.2011 dans « Le matin ». Une seule source ne suffit pas. Il en faut plusieurs. Il y a même un moyen d’en avoir trop : on passe chez Google, on tape « Kantar média » et voici 320 mille pages annoncées réduites à 59 mille par « pages en français » et à 1.400 en y ajoutant « Suisse ».
Du sérieux, fort probablement. En effet, sur le site même, on trouve : « Un UBM correspond à 1% de la population potentiellement exposée à une page ou une minute d’information sur un sujet dans les médias ». Une minute en radio et télévision, c’est chose claire. Mais un page écrite, c’est quoi ? Lire une page de journal demande largement plus de temps que d’écouter ou de regarder une minute audiovisuelle. Il me faut personnellement environ une minute pour lire un texte de deux mille signes.
Passons sur ce flou de la notion de page : durant une semaine, chaque français de plus de quinze ans aura été potentiellement en contact avec presque 14 mille UBM consacrées à DSK La semaine qui suivit l’élection de Sarkozy ou celle d’Obama s’était terminée avec 7 mille UMB. Une autre mesure internationale annonce la présence depuis le 15 mai de DSK sur la une de 150 mille quotidiens internationaux.
DSK, en boucle
Alors, DSK champion du monde ? En tous cas bien classé dans le tintamarre du bruit médiatique avec son « Affaire ». »! Sur les écrans petits et moyens, les mêmes images reviennent en boucle. Notons qu’elles ne sont pas présentes sur le grand écran du cinéma ! Les rappels de la présomption d’innocence subsistent, comme la présomption de plausibilité de la plainte d’une employée d’hôtel. Mais pour le moment qui sait ce qui s’est passé vraiment ! Pas grand monde !
Deux « Infrarouge » de suite
La TSR ne dispose que d’une seule émission hebdomadaire de débats politiques : deux semaines de suite auront été consacrées à DSK. Dire « trop c’est trop » n’a qu’une petite chance d’être entendu à la TSR. Mais à Genève, on n’aime guère entendre les reproches. Il arrive que l’on refuse de répondre à une question sous prétexte que répondre ferait courir le risque de se lancer dans une polémique ! On ne polémique pas avec les seigneurs de l’information télévisée au quotidien !
Avec le même matériel, des résultats différents
Surpris, après la fin de la mini-série « DSK à Infrarouge » de découvrir un montage court de six minutes, qui serait composé des « meilleurs moments » tirés des soixante minutes de faux direct. Trop d’attention sur les interventions les plus « spectaculaires », dans la logique de ce que nomme « boulevardisation » qui tend à privilégier ce qui semble intéressant au détriment de ce qui est important, selon le PDG de la SRG-SSR, Roger de Weck.
A chacun son obsession en boucle. La mienne refait surface de temps en temps depuis des décennies : Un jour viendra où une chaîne de service public généraliste osera introduire une émission de réflexion à son propos, pour contribuer à permettre au téléspectateur consommateur de se transformer modestement en citoyen un petit peu mieux éclairé. Par exemple : on repartirait des soixante minutes du dernier « Infrarouge » intitulé « Le choc des civilisations » suivi d’un prudent point d’interrogation (24.05.2011). On regarderait sur le web la version courte, montage de six minutes tirées des soixante. On confierait le tout à quatre équipes différentes en leur imposant de faire chacune un montage de quinze minutes. Le résultat ? Il y aurait quatre émissions différentes avec le même matériel de base.
Et l’on se souviendrait ainsi que l’information c’est aussi le « regard » que l’on porte sur la réalité….
Des images puis des mots…
La mort de BenLaden
Il y a quelques jours, un efficace commando professionnel d’Américains élimine Ben Laden. Pour certains, l’absence d’image du mort apparaît comme un manque de preuve. Une autre image qui circule sur le web est assez vite rejetée puisque truquée. Une photo de groupe, elle, fait probablement le tour du monde. Autour du président Obama, une douzaine de personnes assistent en direct à l’assaut donné contre la maison où habite Ben Laden. Ou regardaient-ils une bonne moitié d’un épisode de « 24 heures chrono » ? Les retouches de détail faites à ce cliché en améliorent la portée. Les « communicants » sur la politique de la Maison Blanche et du Président ont clairement choisi l’absence d’image du défunt.
DSK : des images qui le condamnent
DSK est à peine en garde à vue que certaines images font le tour du monde. Le patron du FMI, probable candidat à la présidentielle française, y apparaît visage décomposé, mains dans le dos liées par des menottes, entouré de beaux gars qui ne sont plus ses gardes du corps. Cette totale exhibition publique conduira à une sorte de mise à mort professionnelle et politique. Cela peut étonner en francophonie où la discrétion faite parfois de connivence est chose ordinaire. Les commentaires font donc largement état du comportement de la justice américaine qui avant même une inculpation rend publique des images de personnes soupçonnées, qu’il s’agisse d’un petit délinquant genre voleur de canettes ou d’une personnalité mondialement connue, qui elle ne vole pas presque rien. La présomption d’innocence est ainsi mise à mal. La Police et la Justice des USA n’adoptent pas le même attitude que le Politique.
Le tourbillon des mots
Bien vite s’ajoutent aux images les mots des commentateurs, parlés ou écrits. Les sons qui accompagnent les images filmées restent rares. Plus tard, la musique illustrera des images en mouvement, parfois même une photo, image instantanée figée. Tombent ainsi drus les commentaires des spécialistes dans le grand jeu du tout-sur-tout-tout-de-suite. L’absence de recul accentue la volonté de spectacle adressé au consommateur. Le citoyen qui regimbe dispose d’un champ de résistance face à l’audiovisuel de l’instant : la lecture des journaux.
Temps de lecture et d’écoute
Lu, le mardi 17 mai 2011, trois quotidiens romands, l’un de proximité, un « people » et un dit « incontournable ». Sur l’affaire DSK, temps total de lecture, plus d’une heure, le plus court pour le people. Lu « Le monde » daté du mercredi 18 mai : à lui seul, sur le même sujet, pendant plus d’une heure. Assisté aussi, mardi 17 en fin de premier rideau, au débat d’ »Infrarouge » : une heure encore. Entré aussi sur le « forum » associé à l’émission ! A première vue, trop de choses pas très intéressantes.
Qualité de l’information : évidemment, avantage au « Monde » et ses huit pages de textes denses sous des angles d’approches variées. Avantage aussi aux trois quotidiens romands face à « Infrarouge ». Avec une demi-douzaine d’invités qui ne s’écoutent guère, Esther Mamarbachi n’évite par les couacs.
De la connivence
Le direct même différé tient du spectacle. Le spectacle s’adresse à un consommateur. L’information qui se met au service du citoyen demande du temps de recul pour la réflexion. L’audiovisuel reste pourtant avide de vitesse. Dans le cas DSK s’est posé le problème de la connivence entre les médias et les détenteurs du pouvoir sous toutes ses formes. DSK détenait un réel pouvoir économique et politique. En France, la discrétion à propos de son comportement à l’égard de femmes tient de la connivence. Mais on savait qu’il se voulait séducteur, exemples à l’appui
Edwy Pleynel, repoussé loin du « Monde », créateur d’un journal sur le web, Médiapart, spécialiste souvent consulté par les journalistes de la radio et du petit écran, avait probablement raison de rappeler qu’affirmer de quelqu’un qu’il est un séducteur n’est pas une information.
Quel est l’apport d’ »Infrarouge »?
Important alors de se poser une question sur ce direct différé. Sur son site, « Infrarouge » propose un montage de six minutes des moments les plus importants de l’émission. Que Mme Mamarbachi voulant impérativement savoir ce qui s’est passé dans la chambre soit considéré comme un « moment » important signifie très clairement que le « people » prend le dessus.
Supposons qu’une équipe de « Mise au point » dispose de quelques jours de montage pour tirer des soixante minutes un résumé : intuitivement, je « sens » qu’il ne durerait pas tellement plus de quinze minutes. Et qu’il ne ressemblerait guère à la version de six minutes proposée sur le site d’ »Infrarouge ».
Le forum
Ce mardi 23 en mettant un terme à ces lignes, j’esquisse un pas sur le forum d’ »infrarouge ». Sont annoncées 57 interventions, l’un des intervenant menant le bal avec près de six mille interventions à son actif ! Ces interventions induisent près de 230 réponses qui sont parfois réponses à des réponses. Manque de temps pour lire tout cela. Il faudrait pourtant s’y mettre pour savoir si ces forums en vrac apportent quelque chose d’intéressant.
Qu’on se réjouisse : « Infrarouge » remet çà le 24 mai, sous le titre « L’Affaire DSK : le choc des civilisations ? » Le spectacle continue
Scènes de ménage
Comment fidéliser le téléspectateur-consommateur
Importantes, les minutes qui précèdent et surtout suivent un journal télévisé du soir et son habituelle copine la météo. Tout est alors fait pour fidéliser le consommateur qui ne change pas si facilement que cela de chaîne : poids de l’inertie ! Avec la déjà ancienne ( 2008 ) « Minute kiosque », la TSR fit figure correcte en amenant deux fois sur trois un bon gag en une minute. Difficile d’en dire autant de l’assez récente « Vie de bureau » avec sa dizaine de personnages mal caricaturés dans une suite de clichés sans surprises. Mais la TSR fut brillante, il y a quelques années, avec « Le petit Silvant illustré ».
Chez nos voisins
France 3 connaît un succès qui tient sur la durée avec « Plus belle la vie » que la TSR reprend dans la matinée aux heures EMS. M6 vient triomphalement de battre un record. 3.7 millions de spectateurs pour Marion et Cédric, Liliane et José, Huguette et Raymond. Cela vous dit-il quelque chose ? Après « Kameloot », M6 dispose d’un excellent jeu avec sa très réussie série intitulée « Scènes de ménage » ( Du lundi au samedi vers 20h15)
Un principe simple
Trois couples différents, le vingtaine, la quarantaine, la soixantaine représentent une manière sans surprise de raconter l’évolution du couple traditionnel. Chaque numéro d’une vingtaine de minutes est fait de courtes scènes avec l’un des couples. Des plans d’objets volants en tous genres servent de caricature de scènes de ménages et permettent le passage de l’un à l’autre. Chaque fois moins d’une minute par couple et au moins une chute, de temps en temps précédée par des fausses chutes. C’est drôle à provoquer cette chose rare qu’est le rire d’un solitaire en salon devant son petit écran. En guise d’approche, saluons chaque couple, avec une image M6 prise en cuisine. On y observera les différences des comportements masculins dans les vingtaine, quarantaine et soixantaine.
Marion et Cédric
Un an de mariage : le temps de la découverte de manies de l’autre est arrivé. Mais les disputes semblent assez souvent encore n’être qu’un jeu. Quand elles sont sérieuses, tout s’arrangera – hors-champ – sous la couette qui peut n’être qu’un simple canapé.
Marion est très jalouse. Elle travaille comme intérimaire, mais passe plus de temps à préparer son CV qu’à l’envoyer, pour autant que cela serve à quelque chose.
Cédric est grand et beau comme un footballeur de l’équipe de France avant que l’on se pose des questions de double nationalité. Il exerce un métier de formateur pour personnel chargé de réagir dans des situations de crise.
Liliane et José
Leur fils unique vient de quitter le foyer parental. Ils vont donc devoir apprendre à vivre en tête à tête. Il aimerait bien interrompre une action culinaire pour un câlin mais ne supportera pas qu’elle en fasse autant quand il croque des chips devant la télé, surtout lors d’un match du Réal.
Liliane est esthéticienne, très soignée sur son propre corps. Elle commence à être énervée par le côté “beauf” de son époux peu porté au partage des obligations ménagères.
José, d’origine espagnole, d’où le Réal, est responsable du service des sports à la mairie. A la maison, la tv et les chips l’attirent désormais plus que Liliane.
Huguette et Raymond
Après presque quarante ans de mariage, ils croulent sous les piques quotidiennes où Huguette se montre plus subtile que Raymond. Chacun se demande comment il a bien pu faire pour épouser l’autre ; mais c’est si loin! Sous ces tonnes de vannes, l’amour désormais bien caché existe encore.
Huguette aura été femme au foyer, ce qui explique qu’elle soit devenue le CHEF du ménage de retraités.
Raymond , ancien gendarme, est passionné de faits divers. Très observateur depuis sa fenêtre, peut-être un jour saura-t-il contribuer à résoudre une affaire importante.
“Mad men” : fin de saison en toute fin de soirée
Des diffusions bien tardives
D’une manière générale, en pays francophones, les chaînes de service public généraliste ont une tendance assez fâcheuse, repousser en fin de soirée leurs séries de fiction les plus ambitieuses, celles où le cinéma et la télévision font bon ménage. Même ARTE tombe dans ce travers avec le curieux et nouveau « Xanadu » ( samedis 22h30 ) ou la reprise de « Twin peaks » ( mardis 22h30 ). La TSR lui fait mieux que concurrence avec « Mad men » ( dimanches près de minuit), « Millénium » ( mercredis près de minuit), « Californication » ( jeudis près de minuit), « 24 heures chrono » ( vendredis vers 23h00 en double ). Et ce ne sont là que les heures de début des diffusions !

“Mad men” aura remis à la mode de 2011 la mode féminine américaine du début des années soixante. Roger Sterling (John Slattery) et Don Draper (Jon Hamm) sont aussi d’une extrême élégance, avec ou sans gilet…
Le téléphage téléphile, donc désormais cinéphile aussi, est un noctambule ou un insomniaque ; peut-être les deux à la fois ! Positif tout de même : la possibilité de revoir sur le web, hélas encore trop rarement, parfois pendant au moins sept jours l’une ou l’autre de ces émissions tardives à l’heure de son choix ! Dans un journal, les pages « pointues » sont à disposition de tout un chacun au même moment, donc n’importe quand. Lourde, la programmation de la télévision !
La richesse des meilleures séries
Dimanche 15 mai, sur TSR1, fin de la deuxième saison, avec « Prise de conscience » ( 23h30 environ ). Une minorité attend donc la troisième. Un rappel s’impose : « Mad men » s’inscrit dans la lignée des meilleures séries incontournables, les « Twin peaks » « Roma », « Tudors », « Deadwood », « Sopranos » qui sont de riches témoignages sur l’Histoire et en même temps de généreux divertissements qui apportent aux citoyens et consommateurs d’intenses plaisirs.

Révélatrice, cette image du personnel de l’entreprise Sterling-Cooper. Places bien prises devant ces messieurs, à gauche Joan Hamm ( Christine Hendricks) et à droite Peggy Olsen (Elisabeth Moss), “preuvc” par l’image de l’importance des personnages féminins, nettement moins “tordus” que les masculins, mais pas toujours
Octobre 1962 : James Meredith entre à l’Université du Mississippi
« Riche témoignage sur l’Histoire » : l’affirmation est un peu catégorique si elle correspond à la réalité. Il vaut la peine de citer au moins un exemple. La deuxième saison se déroule de la Saint-Valentin 1962 à la crise de Cuba et des fusées soviétiques en octobre. John Kennedy ( 1917-1963) est président des Etats-Unis depuis le 20 janvier 1961. Il prend clairement position contre la ségrégation raciale. L’Université de Mississippi reçoit l’ordre d’accueillir son premier étudiant noir, James Meredith. Mais il lui faudra une forte escorte policière le 30 septembre pour faire son entrée dans l’enceinte universitaire. Le Mississippi est un des Etats les plus ségrégationnistes. Des incidents éclatent qui font deux morts. A plusieurs reprises, le président Kennedy est intervenu sur l’égalité des droits, y compris par des discours télévisés.

Pete Campbell (Vincent Kartheiser, à droite) est de retour de Los Angeles où Draper est resté pour des raisons personnelles. Il est petit, en apparence modeste, mais arriviste terriblement ambitieux et efficace. C’est un personnage fort de “Mad men” exaspérant mais finalement attachant.
L’oreille distraite du personnel de Sterling-Cooper
Ce rappel est plus complet que l’allusion qui est faite dans « Jet set » ( onzième épisode de la saison 2). La scène apparaît aux environs de la quarantième minute. L’équipe de l’entreprise Sterling-Cooper est réunie alors que Campbell revient de Los Angeles. La radio parle d’émeutes. Sur le petit écran, en arrière champ, on voit Kennedy prononcer un discours dont on n’entend que de bribes. Les publicistes ont certes d’autres choses à faire que de s’intéresser à la politique. Ils ne prêtent qu’une oreille dite discrète à ce problème de l’anti-ségrégationnisme. Mais un événement important pour l’évolution des USA sous la présidence de Kennedy est rappelé, même si le milieu professionnel ne s’y intéresse guère.
A plusieurs reprises, les scénaristes de « Mad men » choisissent de telles scènes pour remettre leurs personnages d’une fiction plausible dans le contexte historique du début des années soixante. Il suffit de pas grand chose pour que qu’un événement politique important soit évoqué, même si l’indifférence des protagonistes du récit est presque totale, indication précieuse aussi sur le comportement d’un groupe social américain.
Deux milliards pour un « sondage »
Nous étions –non, vous étiez !! – paraît-il deux milliards sur cette bonne terre à assister au mariage royal britannique télévisé le 29 avril 2011. Grand bien vous fasse ! Deux sur les sept milliards d’habitants de la terre probablement atteints en 2011, cela fait presque du trente pourcent pour William et Kate, bébés encore au sein ou aînés en EMS y compris.
Le bassin de diffusion de la TSR en Suisse romande représente environ un million et huit cents mille téléspectateurs de zéro à plus de cent ans. Le trente pourcent environ de cette masse se situe aux environs de cinq cents cinquante mille personnes.
Le mariage de William et Kate a été suivi par 224 mille habitants de suisse romande obtenus en additionnant les audiences de France 2, TF 1, M 6 et de TSR 2. Cet effectif est tiré d’un échantillon scientifique rigoureux, marge d’erreur connue mais presque jamais communiquée.
La taux d’équipement en téléviseurs en Suisse est probablement plus élevé que la moyenne mondiale. La part de marché, environ le quinze pourcent pour le mariage du siècle, se situe à la moitié de la moyenne mondiale.
Il y a un grain de sable. Ou bien les chiffres donnés pour la suisse romande sont faux et ne valent pas mieux que ces « sondages » dont on ne donne que des résultats en pourcent. Ou bien, cette audience mondiale à deux milliards n’est qu’une pure supposition partout répétée sans le moindre contrôle. Les faux bruits infondés deviennent des vérités ! Ou bien encore…
A noter en passant que sur les 224 mille invités au mariage télévisés, seuls 72 mille étaient fidèles à la TSR, les autres figés devant trois chaînes françaises. A peine trente pourcent de romands pour la chaîne romande.
Par contre, pour Réal-Barcelone, il y avait 178 mille habitants de suisse romande sur TSR 2 et 58 mille sur TF 1 : là le pourcentage pour la TSR est voisin du 75 pourcent. Les sports d’ici se défendent mieux que les « pipolles » d’ici face à la concurrence française. J’ai pitonné d’une chaîne à l’autre ce soir-là. Ou suis-je, à trois quarts dans les 178 ?
Le plaisir de revoir “Twin Peaks”
Plaisirs des retrouvailles…
On commémore, ces jours, les dix ans de la télé-réalité, versant devenu sordide, associés à l’apparition de « Loft story » ou les vingt ans de l’irruption d’un ovni dans l’audiovisuel, « Twin peaks ». Qui veut du pipolle se souviendra de Loana au bain : je passe ! Combien plus important pour son esprit de créativité, ce « Twin peaks », ( en reprise sur ARTE les mardis en fin de premier rideau jusqu’en juin), source de plaisir, comme le sont aussi les « Maupassant » ( retour de la 3ème saison sur France 2 quelques mercredis durant) et la présence même trop tardive de la fascinante et étrange équipe enfumée dans les années soixante du « Mad men » ( TSR1, dimanches fort tard le soir, mais heureusement disponible sur le web durant sept jours).
Mais qui a tiré sur JR ?
Qui rappelle que David Lynch et Mark Frost transcendent le côté soap-opéra de « Dallas » a raison, même si ce n’est pas immédiat. Une ville américaine, avec son côté propret, ripoliné, mais bien vite derrière les apparences, de sombres histoires, des comportements sordides, sous de grands chapeaux de gardiens de vache. Mais qui a tué Laura Palmer ? n’est pas la première question ainsi formulée. Elle est bien proche du « Qui a tiré sur JR ? » du « Dallas » des années 80 ( lequel JR reviendra, par la vertu des scénaristes qui ne craignent surtout rien. Ce « Dallas » n’était même pas un hasard. Cinquante ans plus tard, une question n’a toujours pas trouvé de réponse, qui a tué John Kennedy, à Dallas, en 1962 ?. On se retrouve ainsi dans l’histoire récente. Et on aperçoit en Laura au bord de l’eau la lointaine Ophélie noyée d’un Hamlet de Shakespeare.
Harry S Truman
Tel était le nom du 33ème président des USA qui succéda en 1945 à Roosevelt. Donner ce nom au shérif de Twin Peaks, le « S » y compris, n’est ni un hasard, ni même un gag. On sent tout de même, sourire en coin, une volonté d’humour à travers cette allusion au super shérif qu’est tout président des USA « Twin peaks » a donc plusieurs raisons d’être bien enraciné dans son passé.
Tous coupables

Retour brutal au présent. Laura est bien morte, corps bientôt autopsié, apportant de bien bizarres informations. Sa meilleure amie surgit, blessée, sur un pont de métal.
Cooper qui aime tant les tartes, s’inspire de la spiritualité du Tibet, ne croit qu’à la force de son intuition, dicte des rapports secs à sa secrétaire lointaine, va vite sentir que le vrai coupable, c’est peut-être n’importe lequel parmi la cinquantaine de personnages. On apprendra peu à peu que Laura Palmer se droguait, trafiquait, avait un comportement sexuel assez trouble. Tous coupables, criera un proche de Laura, mais pas du meurtre d’une innocente. N’importe lequel de ceux qui assistent à l’enterrement de Laura aurait pu tuer Laura Palmer pour une bonne raison.
Les descendants
Même au niveau anecdotique, on peut diriger l’attention vers ce qui sera la descendance de cette formidable aventure d’énergie créatrice audiovisuelle que fut « TwinPeaks », l’équivalent en temps et en inventivité de quinze longs-métrages de cinéma. La série donna la preuve que « la télé peut voir grand », selon cette heureuse formule due à Guy Astic ( cité sur l’excellent site consacré par Arte à « Twin Peaks » )

Kyle MacLachan, l’agent Cooper, qui sera plus tard donc le mari de Bree, avec le shérif Harry S Truman
La petite historie veut qu’une première version de «Desperate housewives » ait été proche dans son esprit de « Twin pekas », Wisteria Lane regroupant sur son espace réduit tous les plus habitants observés dans la ville de cinquante mille habitants de Lynch. Pour Guy Astic, les épisodes nos 1, 3, 9,10, 15 et 30 sont plus importants que les autres pour avoir été réalisés par Lynch lui-même. Il a peut-être raison, mais j’avoue n’être pas encore assez imprégné par la série pour m’en rendre compte. On peut toutefois relever un élément anecdotique : l’acteur qui joue Orson Hodge, au passé à tout le moins trouble et que Bree, veuve Van de Kamp née Massib épouse n’est autre que Kyle MacLachlan, l’étrange enquêteur de « Twin Peaks ». Vraiment un hasard ?
Un récit « épican »…
*Twin peaks » est aussi un spectacle dit « epican »,néologisme formé pour exprimer le plaisir pris dans un groupe où l’on raconte des bribes de film en commençant par « et puis quand », quand … elle fait parler sa buche, quand Cooper savoure sa tarte, quand le psy se rend seul au cimetière, quand Audrey salue le colonel Cooper, quand l’agent intuitif du FBI l’invite à sa table, amorce d’une longue suite à tirer de chaque épisode de « Twin peaks ».
Le plaisir en conclusion
« Twin peaks », tout simplement, c’est un immense cinéaste, Lynch, un grand scénariste, Frost, qui ont su admirablement su pimenter leur récit de poésie, de surréalisme, d’absurdité, de suspens, d’émotion, d’humour. Et vingt ans plus tard, tout reste bien en place, moderne, pour notre plus grand plaisir…
La “Puce à l’oreille” ? Ratée, dommage!
« Illico », c’était plein d’imagination, d’inventivité, de surprises inégales. Son successeur, « Tard pour bar », un spectacle de mots sur des faits de société conduit par un Zendali en arbitre de boxe content de lui, aura déçu. Avant même la première, son substitut, « La puce à l’oreille », a surpris : personne de la RTS pour prendre en main à l’interne une émission d’informations culturelles, confiée dès lors à une entreprise privée, certes faite par des anciens de la TSR, David Rihs en producteur, Iris Jimenez en animatrice. Point Prod, l’externe fournisseur aussi des véhicules de matériel, reçoit tout de même des collaboratrices d’ « Espace 2 », habituées à parler de ce que l’on ne saurait voir.
Le concept a séduit le commanditaire. A l’actif annoncé:
- la décentralisation ;
- trois invités priés de s’en aller voir un spectacle, choisi ou imposé, on ne le sait pas, qui viennent ensuite en parler.
- la présence de « rubricardes » issues de la RSR.
Résultats : même pas des visages bien éclairés ! Mais que diable apporte la décentralisation, en l’occurrence à la Chaux-de-Fonds et Neuchâtel pour les deux premières L’émission est enregistrée en direct quelques jours avant son passage à l’antenne. Ainsi recommande-t-on une conférence sur Marylin Monroe qui a eu lieu…. le jour précédant la diffusion ! Chaque invité ajoute en direct quelques phrases à propos de son propre sujet. Presque pas de dialogue entre eux, chacun étant occupé à répondre aux questions de l’animatrice.

Le 14 avril, lors de la première à la Chaux-de-Fonds. Une découverte, le “Pandulum Choir” des frères Decosterd, natifs du Locle. Une construction de neuf plateaux en mouvements, chacun portant son chanteur d’opéra. Les images durent 23 secondes alors que le sujet s’étend sur plus de cinq minutes. Un exemple de convergence tv (vingt secondes d’images fascinantes et étranges) et un peu moins de cinq minutes de conversation radiophonique disons un peu mondaine.
Comment trouver plaisir à suivre une émission sur la culture dont la structure s’inscrit entre un Téléjournal et « Mise au point » ? Un divertissement issu de la culture devrait faire plaisir. Après rodage, qui sait …
Mort d’un président
Témoins du présent
Intéressante à observer, la manière dont la création audiovisuelle d’un pays rend compte des principaux événements qui le concernent, trace le portrait de ses plus fortes personnalités politiques, qu’il s’agisse du passé même lointain, de présent ou d’un futur plausible. Les Américains dominent largement tous les autres, eux qui ont déjà consacré plusieurs films à l’Irak ou décrit la présidence d’un noir ou d’une femme ( cf « 24 heures chrono »). Anglais, avec un portrait de la reine par exemple, ou Italiens, préoccupés par Berlusconi sont dans le coup La Suisse est à la traîne, même si l’on peut citer le seul « Grounding » de Swissair.
La prudence française
La France est en train de combler un retard considérable.Pendant une bonne quinzaine d’ années, « Les sentiers de la gloire » (1957) de Kübrick y furent empêchés d’être montrés en public, car il ne fallait pas évoquer les fusillés pour l’exemple de la guerre de 14-18. La guerre d’Algérie qui prit fin aux débuts des années soixante ne fut que timidement évoquée dans l’audiovisuel français. « Un village français » qui relate en cinq saisons la vie d’une petite ville de province sous l’Occupation est apparu sur le petit écran en 2009. Les choses semblent tout de même changer : on aura osé proposer différentes approches de de Gaulle ou suivre Mitterand en solitaire sur le champ de mars. Jean-Pierre Guérin, le producteur du « Grand Charles » de Bernard Stora, en 2005, est celui de la « Mort du président » dont la réalisation a été confiée à Pierre Aknine.

Le visage de Pompidou était gonflé par la cortisone. Jean-François Balmer a accepté d’être maquillé chaque jour. L’imitation de l’intéressait pourtant pas. Pour lui, il s’agissait “d’une évocation (pour) prendre un peu de sa musique”
Tenu secret, sauf par les initiés
France 3 ( mardi 12.04.2011) vient de un remarquable portrait du Président Pompidou (1911-1974) lors de la dernière année de sa vie dominée par une maladie impossible à contenir médicalement, mais qui fut longtemps cachée au public. Proches et politiciens, eux, savaient que la mort allait intervenir dans les mois puis les semaines suivantes. Les uns et les autres ‘étaient tout de même d’accord pour ne pas rendre publique cette maladie, dans un élan en partie surprenant de respect de la volonté du Georges Pompidou. Mais le problème de la succession envahit leurs préoccupations, avec son cortège d’intrigues. Et si ce rôle semble naturel de la part de politiciens au pouvoir ou dans son voisinage, on découvre aussi les intrigues menées par deux conseillers privés, sans mandat électoral, Pierre Juillet et Marie-France Garaud.
Les qualités de « La mort d’un président »
Le regard du réalisateur et des scénarises porté sur Pompidou président est fait d’une réelle empathie .L’attitude du premier ministre durant les événements de 1968, sa ligne politique générale sont à peine évoqués, puisque le sujet est ailleurs. Mais une longue période de maladie permet de faire comprendre la haute culture littéraire et le goût de l’art moderne de Pompidou et la solidité du couple qu’il formait avec son épouse. Le Centre Pompidou à Paris vaut comme témoignage de sa culture.

“Mort d’un président” donne l’image d’un couple solide, complice, uni aussi par sa sensibilité artistique. S’agit-il ici de contempler une oeuvre de Nicolas de Stael ?
Les mérites de cette fiction unitaire signée Pierre Aknine sont nombreux. La performance de Jean-François Balmer est à souligner, qui s’est mis avec force et respect au service de son personnage certes moins connu que de Gaulle ou Mitterand. La représentation de personnages plus ou moins célèbres, certains encore envie, pose un problème à l’audiovisuel.. Comment procéder sans courir après le clonage ?
Les moyens pour atteindre la plausibilité.

Parmi les moyens d’être plausible, il y a les détails. Ainsi en va-t-il de la clope que Pompidou avait souvent aux lèvres, parlant clairement tout en l’y laissant.
En documentation, les choses sont simples. Il suffit de choisir ce que l’on veut montrer parmi des dizaines ou centaines d’heures de documents qui existent et d’en faire un montage compréhensible souvent porté par un commentaire explicatif et une musique parfois « descriptive » même lé où le silence s’imposerait. On parle beaucoup actuellement ‘d’un document de trois heures, sans le moindre commentaire, une sorte d’auto-portrait par les choix effectués parmi des milliers d’heures de documents filmés souvent sur ordre d’un dictateur qui aimait sa propre image, «L’autobiographie de Nicolae Ceausescu » d’Andrej Ujuca.
Pour la fiction, c’est plus délicat. Faut-il à tout prix que l’acteur qui incarne une personnalité connue décédée ou encore vivante soit la plus ressemblante possible ? On peut le faire avec les astuces hautement techniques, mais qui reviennent à du clonage. Dans « Zélig », Woody Allen faisait un pas volontaire dans cette direction. Mieux vaut renoncer à cette ressemblance pour s’en tenir à une proposition de présence plausible. Le réalisateur a choisi un procédé qui le met à l’aise sans lui imposer le souci de la totale ressemblance : un titre écrit donne le nom et l’occupation de la grande majorité des protagonistes. Pas besoin ainsi de se creuser la tête pour savoir qui il est.

Une forme de visage ressemblante, avec une paire de lunettes épaisses permettent de confirmer qu’il s’agit de Jacques Chirac. Mais l’acteur a su saisir certaines particularités de la diction de Jacques Chirac pour renforcer la présence de celui qui représente.
Comme hier « Les dossiers de l’écran »
Autre point positif : cette fiction aura donné lieu à une soirée thématique puisque les nonante minutes de fiction furent suivies d’un débat fort intéressant. Rien de nouveau : ce type de soirée s’appelait du temps lointain de l’ORTF quand il n’y avait qu’une ou deux chaînes généralistes publiques en France.« Les dossiers de l’écran », l’émission d’Armand Jammot, aura tenu l’antenne de 1967 à 1991, sur l’ORTF solitaire d’abord, puis sur Antenne 2 le mardi soir tous les quinze jours.. La discussion, souvent, oubliait le film initial pour s’en tenir à de échanges parfois vifs débordant du sujet.

On peut se souvenir d’une émission des années 70. Il y a d’autres moyens de remonter le temps. Dans la cour de l’Elysée, voici “la” voiture de ces années, aussi célèbre que la “Onze cv”, le “DS” ( ou serait-ce une “ID” ?)
La présence du réalisateur, d’un cinéaste dont le père était proche de Pompidou, de journalistes ou d’écrivains ayant consacré un ouvrage à l’ancien président, placés sous la direction de Frédéric Taddei ( « Ce soir ou jamais » ) fut d’un bon niveau. L’occasion était ainsi offerte de compléter le portrait dont certains aspects n’avaient été qu’esquissés dans le film qui ne durait que nonante minutes ce qui n’est pas beaucoup pour raconter une année d’une vie d’occupations normales alors que la mort s’approche même en laissant quelques répits.
Marie-France Garaud
Marie-France Garaud avait accepté de participer au débat. Avant la projection, elle avait déjà fait connaître son désaccord avec le film, trouvant qu’il trahissait la véritable personnalité de Pompidou. Mais on sentit aussi que certaines de ses interventions étaient une protestation contre le portrait qui était tracé d’elle comme une intrigante orgueilleuse se croyant la mission de sauver la France. Pour trouver un bon successeur à Pompidou, il ne fallut rien de moins qu’une mise à mort politique de Chaban-Delmas. Il n’en reste pas moins que la confrontation d’une dame âgée avec son image de femme en pleine force de la maturité apporta des moments forts et intrigants dans la discussion.

Marie-France Garaud de 2011 n’a pas vraiment apprécié l’image d’elle en 1974. Mais les puissants qui détiennent un pouvoir sans avoir été élus sont plus propres à subir d’éventuelles distorsions.
L’intérêt d’une soirée thématique
Il faut saluer comme riche l’offre d’une soirée thématique qui propose une fiction sur un sujet suivie d’une discussion à son propos. Arte sait pratiquer avec bonheur de genre de soirée. France 3 s’en est somme toute fort bien tiré. Ce 12 mars 2011. On ne peut que regretter la rareté de telles soirées sur la TSR qui n’en offre que lors de souvent fort longues soirées sportives. Une soirée thématique comme celle évoquant la mort d’un président s’adresse au citoyen, le téléspectateur.
Le “19:30″ confond scoop et info !
Le canton de Neuchâtel aura vécu pendant des mois son « Affaire Hainard », du nom d’un éphémère conseiller d’Etat. Hors du canton, tout cela aura fait souvent sourire. Restaient à connaître les conclusions d’une commission parlementaire qui devaient être rendues publiques vers le 20 avril 2011.
Mais voici qu’au soir du 7 avril, le « 19 :30 » consacre un « deux minutes » qui n’apporte presque rien de nouveau, sinon que « Temps présent » a aidé la commission à comprendre le fonctionnement d’un Hainard hyperactif. C’est de l’auto-satisfaction. Alors quoi ? Le TJ de la TSR peut se vanter d’avoir lancé un scoop qui allait, bien entendu, être prolongé le lendemain dans la presse écrite, prise de vitesse par le média électronique.
Ce scoop aurait apporté une information importante si Frédéric Hainard avait été décrit en mouton blanc aussi pur que le noir du mouton de l’UDC. Le « deux minutes » aura pourtant donné indirectement une information sur l’existence d’une fuite ! D’où vient-elle ? Il serait intéressant de le savoir !
Un scoop sans valeur informative n’a strictement rien à faire dans le journal d’un service public généraliste. La TSR n’a ainsi rien offert au citoyen mais flatté le consommateur qui veut savoir tout-sur-tout-tout-de-suite et avant les autres.
Quand Mamar coupe la parole
Les reproches adressés à Esther Mamarbachi portent sur sa manière trop fréquente de couper la parole à l’un ou l’autre de ses interlocuteurs. Elle semble être sensible à ce reproche ! Alors qu’elle venait dans un débat récent de couper une fois de plus la parole à l’un de ses invités, elle ajouta que des téléspectateurs allaient naturellement le lui reprocher. Faute reconnue, faute pardonnée ?
Elle doit diriger son débat. Quand il y a deux invités opposés, puis deux fois trois personnes elles aussi opposées, que parfois on entre encore en contact avec quelqu’un en duplex et qu’il faut passer de brefs documents qui permettent certaines transitions, on crée forcément des conditions pour frustrer l’un ou l’autre de ses hôtes. Le frustré, qui piaffe de pouvoir s’exprimer longuement, aura soin de protéger son droit à la parole. Mamar est donc obligée de faire avancer le schmilblick. Couper la parole a le mérite de l’efficacité.
Alors il faudra continuer de lui adresser demain, encore et toujours, le même reproche. Tant et aussi longtemps que, dans son remarquable décor neuf, « infrarouge » réunira huit personnes au moins pour une heure de débat contradictoire, il y aura toujours quelqu’un qui accaparera la parole. Ce n’est pas l’animatrice qui est en cause, mais la formule même d’ « Incfrarouge », émission d’affrontements sur un sujet, trop courte pour trop d’invités. Ou bien on diminue le nombre de participants ou l’on augmente la durée de l’émission. Pour que Mamar cesse de couper la parole, il faut revoir la structure de l’émission. Ce serait peut-être à elle de le dire….











