Divers
Charlie-Hebdo
Jeudi 15 janvier 2015 : 17h00
CHARLIE-HEBDO, Journal irresponsable, no 1178
« On » avait annoncé qu’ « ils » allaient sortir un numéro de huit pages au lieu de seize, tiré certes à un million d’exemplaires. Le no1178 a seize pages, tiré à cinq millions d’exemplaires. Le prochain sortira le 28 janvier 2015, assise financière assurée pour quelques mois.
Que va-t-il se passer quand « Charlie » aura plus d’un million ou beaucoup plus de lecteurs ? Tous assumeront-ils encore le « Je suis Charlie » ? Pas certain !
Parfois, quelques-uns ont déjà pris leur distance, comme cet invité du dernier « infrarouge » ( RTS, mardi 13.01.15) qui parle d’ « Ignominie », apparue au tournant de 2011/2012, de cette équipe qui avait « vidé » Siné et qui n’avait plus de lecteurs ! Siné, lui, vient de sortir un « Hors-série » avec, en une, « ACHETEZ CHARLIE ».
Juste en passant : un quart d’heure de lecture d’un journal vaut mieux qu’une heure de cette forme de débat sur l’actualité qui sombre dans la confusion.
Passé plus d’une heure avec le no 1178 – il faudra plus de temps pour tout bien regarder et lire, attentivement. Etrange, ce sentiment de ne pas savoir démêler ce qui est dû à ceux qui ne sont plus de ceux qui sont encore. Pas seulement étrange : magnifique !
Envie de citer plein de choses. Mais décidé de me « restreindre ». Deux exemples :
1/ « Mêmes pas morts : Antonio Fischettti
«Je n’étais pas avec eux mercredi dernier, car j’assistais aux funérailles de ma tante Michelina. Avoir la vie sauve grâce à un enterrement : il y en a un que ça aurait fait plier de rire, c’est Tignous »
2/ Journal d’un économiste en crise par Oncle Bernard
Dans un texte intitulé QUAND « CHARLIE » AVAIT 20 ANS
(…) « Charlie est plutôt de gauche, même si (..) »
Et Oncle Bernard, à partir du sujet de certains éditoriaux, de rappeler qu’une petite et parfois grande partie de l’équipe n’était pas d’accord, d’ajouter
Les éditos étaient longs et argumentés. Les dessins étaient frappants et pleins de sens ( l’avantage d’un dessin, c’est qu’il n’a pas à être long et argumenté)…
Pourquoi ces choix ? L’humour grave de Fischetti, le rappel de la sensibilité « politique » de Charlie. Et, une fois encore, ce dessin de feu de Charb…
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Mardi 13 janvier 2015 : 15h00
La « une » du 14 janvier 2015. Un numéro » normal ». Enfin, huit page semble-t-il au lieu de seize ! Tirage à trois millions au lieu de soixante mille : de quoi assurer l’indépendance économique pendant assez longtemps. Mais il faudra plus de lecteurs, pas seulement des porteurs de « Je suis Charlie », pour défendre « la liberté d’expression ».
Ce matin, beaucoup de dignité et d’émotion ; à Paris et à Jérusalem. A Dresde, hier, un peu moins !!
Voici, par ordre alphabétique, dix-sept noms :
Boisseau Frédéric, agent d’entretien
Braham Philippe, cadre retraité, client « hyper cacher »
Brinsolaro Franck, officier de police au service de la protection des personnes
Cabu, dessinateur
Cayat, Elsa, psychiatre et journaliste
Charb, dessinateur et journaliste
Cohen Yoha, employé « hyper cacher »
Jean-Philippe Clarissa, policière municipale
Hattah Yaov, étudiant, client « hyper cacher »
Honoré, dessinateur
Maris, dit « Oncle Bernard », économiste et journaliste
Merabet Ahmed, gardien de la paix
Ourrad Mustapha, correcteur
Saada François-Michel, cadre en informatique, client « hyper cacher »
Renaud Michel, voyageur, invité de la rédaction le 7 janvier
Tignous, dessinateur
Wolinski, dessinateur
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Lundi 12 janvier 2015 : 16h00
Presque six heures à sauter d’une chaîne à l’autre, y compris sur celles qui montrent quatre images en même temps, ou deux, avec en médaillon le journaliste qui commente le direct avec ses invités : ce n’est à peu près rien de plus que de l’«Actu». Cela n’a pas grand chose à voir avec l’information qui implique déjà un choix pour maîtriser l’actualité et commencer de comprendre ou à tout le moins, chacun pour soi, frôler ce qui est important.
Décidé, hier, à un certain moment, de cesser de pitonner entre cinq chaînes, pour rester avec la RTS. Xavier Colin fait bien son travail, aidé par les interventions de ses invités, surtout Barrigue, pour appuyer ce qui vient de Paris. Début d’ordre dans l’actu au « 19h30 ». A « Mise en point » ? Une amorce d’information, pas plus qu’une amorce.
Et ce lundi, commencé par lire un journal du jour au moins, continuer de lire un déjà ancien, sorti samedi, arrivé en Suisse dimanche, relire des notes. En tirer quelques remarques, sans jugement sur leur valeur. En voici quelques-unes.
Des images et des mots
L’actu, ce sont des images, nombreuses, ce dimanche, presque sans le moindre temps d’arrêt. Le son, lui, se résume à des mots, ceux des journalistes, de leurs invités ; et des bruits sourds. On chante un peu partout « La marseillaise » nous dit-on. Peu entendue. D’ailleurs, pas de regrets. Il y a certaines paroles qu’il vaut mieux ne pas retenir. A un moment donné, la foule se fige. Il faut tout de même quelques secondes pour que les commentateurs s’associent par leur silence à ce qui est enfin annoncé par eux comme une « minute de silence ».
« Eviter l’amalgame », dit-on un peu partout. Ce ne sera pas facile. Une apparition de Marine Le Pen, qui n’était pas à Paris. Dans cette foule immense, il devient bien y avoir quelques-uns des vingt-cinq pourcent d’électeurs qui ont voté pour le FN. Ile ne sont certainement pas tous alignés sur elle. Ceux qui votent pour l’UDC en Suisse ne sont forcément pas tous alignés sur Blocher et ses milliards. Relu : j’hésite à supprimer ce paragraphe depuis « Une apparition… » Non, il reste !
La liberté de la presse
Depuis le 7, et beaucoup ce dimanche 11 janvier, la liberté de la presse aura largement été mise en valeur. Des milliers et des milliers « Je suis Charlie ». Pas vu de « Je lisais Charlie ». Il est vrai qu’il ne restait qu’environ trente mille lecteurs chaque semaine, pour un tirage de plus de cinquante mille ! Diable, pourquoi si peu ?
« Charlie-Hebdo » a failli, fin 2014, cesser son activité, faute de moyens financiers. Par petites touches, le sauvetage était assuré : Charb l’avait dit dans « 28 minutes ». La liberté de la presse passe aussi, et parfois d’abord, par un problème purement économique.
Tirage annoncé de « Charlie » le 14 janvier 2015 : un million d’exemplaires. De quoi assurer la liberté de « Charlie » survivant pendant longtemps. « On voit beaucoup de dessins…. Parce qu’il y a des morts » : amer, Barrigue, avec Xavier Colin (RTS1, dimanche après-midi) ; noir son humour ?
Barrigue ne répond pas à Xavier Colin qui lui demande de parler d’un de ses dessins d’après le mercredi 7 janvier. Difficile de le décrire à la télévision ! Dans « Charlie », il y avait, chaque semaine une page souvent plus dure encore que les autres, « Les couvertures auxquelles vous avez échappé ».
Brèves
Ali Bongo, président du Gabon, était parmi les chefs d’Etat à l’Elysée et au défilé. Un noir gabonais, réfugié en France, dit pourquoi il a fui son pays : pour sauver son droit de s’exprimer (sa vie, aussi ?)
Dans l’ «Hyper cacher », des clients ont été « cachés » dans une chambre froide. Ils ont ainsi eu vie sauve. Leur sauveur est un employé malien.
S’abonner
Vendredi 9 janvier 2015, environ midi. Par courriel, je m’abonne .. à « Vigousse ». Puis je me demande ce qui vient de me passer par la tête ; je ne comprends pas ce que je viens de faire. Pas évident !
Probablement ceci : pour défendre la presse marginale (tirage de « Vigousse », treize mille, ce qui ne veut pas dire treize mille numéros payés), mieux vaut s’y abonner que procéder à quelques achats de temps en temps. Je crois bien que cela remontait à une remarque de Jean-Luc Wenger, rédacteur à « Vigousse », il y a quelques semaines déjà. Il sera possible de s’abonner à « Charlie 2015 ».
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Dimanche 11 janvier 2015 : 22h00
Six heures, à passer en pitonnant de TF1 et M6 ( généralistes commerciales) à France 2, TV 5 et RTS1 ( généralistes de service public) : pas pour établir un classement, mais surpris en bien par les « commerciales ». Forcément des moments, nombreux, d’émotion. Trois millions, quatre millions dans les rues de France, quarante-neuf responsables d’Etat autour, non, avec François Hollande. En tête, trop de choses en désordre. Ce ne sera, en effet, après plus comme avant. Mais trop d’idées, futiles peut-être, ou conduisant à une amorce, timide, de compréhension. Pour ce soir, préférence pour le silence : d’abord relire mes notes. Ne rien écrire avant de croire pouvoir y voir un peu plus clair !
Tout de même ces deux images . un autoportrait de Coco, survivante, que l’on rencontre dans le « 28 minutes » d’Arte ; qui sera encore avec « Charlie-Hebdo » 2015; aussi associée à « Vigousse ». Et pour saluer une forme d’humour qui subsistera, un dessin pour « Arte » …
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Samedi 10 janvier 2015 : 20h00
Difficile de reprendre le cours normal des choses. Il faudra que je parvienne à parler de télévision, dans le secteur où elle n’a de rival que le cinéma, la fiction. Prometteur, la « Salamandre » d’origine flamande de Belgique ( RTS1, vendredis). Décevant, mais à vérifier, « Le croque-mort » (RTS 1, jeudis).
Tirage annoncé : un million d’exemplaires. Ils seront tous vendus. Enorme contraste : le vente des derniers numéros tournait bien autour de trente mille ! Presque trois ans de vente au numéro !!!
L’émotion
Sur ARTE, dans « 28 minutes », chez Elisabeth Quinn, Charb y venait regulièrement dessiner. Dur, de réentendre Charb, dur d’entendre Coco, rescapée : pas besoin de relancer l’émotion. Elle n’est que confirmée, amplifiée.
Oui, mais, pour essayer de comprendre, il y a mieux que la télévision. La lecture garde alors sa supériorité : « Le Monde », bien sûr. Mais il y a aussi cet autre possibilité, relire « Charlie », y compris d’il y a quelques années. Pas seulement regarder des dessins. Je confirme ce qui devient certitude : les textes, dans « Charlie » avaient autant d’importance que les dessins. Moins d’impacts, assurément. Dans ces lectures, ces relectures, l’émotion est permanente, profonde, intense.
Je suis Charlie
Quinze signes (en français) : ils font le tour du monde. « Le Monde » raconte : Joachim Roncin, qui travaille pour « stylist », s’est exprimé quelques minutes après l’annonce du carnage : « J’ai écrit Je suis avec la typo de notre magazine, et j’y ai accolé le logo de Charlie Hebdo. C’est tout ». Il n’a pas déposé son slogan. Mais il a même déjà reçu des propositions pour en faire une marque commerciale déposée ! Incroyable. Il n’a même pas pensé à un autre « Je suis » : Ich bin ein Berliner ». Kennedy, Charlie, Ich bin ; je suis !! ; troublante similitude !
Humour noir
Dans un récent « Charlie » de l’été dernier, sur une double page : Un reportage de Zineb El Rhazoui, au moins quinze mille signes, pour un reportage sur les français en vacances, « Sète- Tanger : vogue la galère vers le bled » : un texte au scalpel, dur, froid, précis, dénonciateur de profiteurs. Six dessins de Tignous, parfaitement associés au texte. La quintessence de Charlie dans le lien texte/dessin.
Collaboratrice qui n’était par à Paris le jour des exécutions, Zineb el Rhazoui pense aux blessés, à Simon, le web.master, celui qui entre autres faisait face au « shits storms », moëlle épinière atteinte, poumon perforé. Une courte incise dans le texte du « Monde » à propos de Simon : « Lui qui avait réussi à arrêter de fumer ». Magnifiques d’audace douloureuse, ces huit mots.
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Vendredi 9 janvier 2015 : 21h00
Difficile, ces jours, de regarder à la télévision ce que j’aime y trouver ; difficile de revenir à un sujet ordinaire – il faudra bien y arriver. L’assassinat de Kennedy, 11 septembre 2001, et « Charlie » exécuté : indissociables. C’est peut-être très personnel !
La semaine prochaine, il y aura un « Charlie » dont on annonce qu’il sera tiré à un million d’exemplaires. Dans les kiosques, les réservations sont faites – y compris la mienne. « Je suis Charlie » a fait le tour de monde. Impossible d’oublier que le tirage de « Charlie » était modeste (cinquante mille, un peu plus ?), que les ventes étaient devenues insuffisantes ( trente mille ?).. Mais l’appel lancé par Charb permettait semble-t-il d’assurer le proche avenir. Je lisais Charlie, de plus en plus irrégulièrement. En surface de papier, le trait des dessins en occupait la moitié, et le texte ( bulles comprises) l’autre. Je regarde et relis des anciens numéros. Ils sont restés fidèles à eux-mêmes.
On a même vu des panneaux sur fond noir en lettres blanches avec « Je suis Charb ». Et d’autres …
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Jeudi 8 janvier 2015, 16h30
Ce dessin, de Charb, son dernier :
Fouillé dans mes piles de journaux, de là où je tire le papier qui contribue à fabriquer des milliers de dossiers. Voici, encore intact, un numéro d’août 2014. Visite faite au galetas dans lequel traînent des piles de journaux ficelés. Retrouvés un « Charlie Hebdo » d’août 95 ( 10 francs français, 3 francs suisses), une demi-douzaine d’autres de 1992 (10 français, 3 francs suisses), mais aussi un « HaraKiri bête et méchant », deux numéros reliés pour 29 ff. 3ème trimestre 1985. Dans l’ours, « fondateurs bien vivants », Cavanna, Choron, red en chef Gébé, dans l’équipe, entre autres, Wolinski, Cabu (quand il passe par là), Reiser (quand il n’est pas mort). Coup d’oeil sur un ours de « Charlie »en septembre 92, parmi les responsables de la rédaction, Cabu, Charb, Tignous, parmi les collaborateurs, Cavanna, Oncle Bernard, Siné, Wolinski. Regardé, relu en partie le « Charlie » de 2014, parcouru les autres de 1995 ou 1992, auxquels le 2014 ressemble; évidemment.
Envie de citer, de reproduire des dessins. Passons : il faut rappeler quelque chose d’essentiel. Bien sûr, des dessins avec leur bulles, ils y sont, mais aussi des textes denses, manuscrits avec dessins (Wolinski ou Siné), et plus encore, des textes, de Charb, de Bernard Maris, Oncle Bernard, économiste, mais oui, avec rigueur et humour assez sombre. Plaisir amer que ces retrouvailles….
France 2, m’a-t-on dit, n’a traité qu’un seul sujet dans son journal prolongé. Arte aura « Fini de rire » avec des dessinateurs de France, d’Allemagne, de Belgique, des Etats-Unis, d’Israël, de Palestine, de Tunisie et aura permis à Marlyse, Zep et d’autres de parler de et avec Wolinski, entre 19h45 et un peu plus de 22h30. Arte a fait tout juste….Finalement, avec un document de 2006 consacré à « Charlie-Hebdo », sur la seconde chaîne vers 21h30, ce jeudi 8 janvier, la RTS aura fait assez juste….
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Mercredi 7 janvier 2015, 21h00
A 17h00, comme d’habitude, éloigné de l’urgence permanente de l’info, je ne savais pas. D’où l’intervention ci-dessous, sur un sujet tout de même futile ! Vers 18h00 : Bizarre, ce sujet traité sur France5, dans « C…dans l’air ». Il m’a fallu un peu de temps pour comprendre et vouloir en savoir plus sur l’horreur; comme la mort de Kennedy, ou septembre 2001. Quitté vers 19h50 le journal de la RTS, au changement de sujet, pour passer sur ARTE, y trouver après l’info, ce « 28 minutes » où régulièrement passait Charb; parfois Coco. Appris, mais est-ce vrai, que « Charlie-Hebdo » ne tirait plus qu’à trente mille exemplaires ! Charb avait même remercié des anonymes de leurs aides. Resté sur Arte, qui a modifié son programme, avec « Fini de rire » (2013) et un portrait de Wolinsky (2011), pour osciller entre larmes et rires; parodoxal ? Début des années soixante, Harakiri mensuel puis hebdo, sur le petit écran, un peu dans le même esprit, « Les raisons verts » de J.C.Averty, puis Charlie Hebdo, « L’écho des savannes », des arrêts et de nouveaux départs, Cavanna et le Professeur Choron, Reiser, Val, leurs conflits; et les Wolinsky, Tignous, Cabu, Charb, Oncle Bernard ( Bernard Maris), souvent parfois plus qu’un rendez-vous par mois, puis ces dernières années un peu moins de régularité : ils étaient devenus, sans les avoir rencontrés, comme des amis… Entre tous, ils ont – ils avaient – le don d’aller au moins une fois par numéro « trop loin ». Au point de m’inquiéter quand ce » trop loin » était absent….Mais rarement !
Alain Delon préféré à Jean Renoir sur RTS2
Zapping intime – Raymond Vouillamoz
Vient de paraître, aux éditions Favre, sur trois cents pages, en sept chapitres, avec quatre-vingt sujets écrits récemment ou tirés d’un « journal personnel », évoquant une vie dans un ordre (presque chronologique), les débuts dans la presse écrite comme critique de cinéma, une arrivée à la télévision où le journaliste devient réalisateur, producteur puis responsable de programmes en Suisse, en France puis en Suisse avant de redevenir réalisateur la retraite atteinte. La lecture attentive reste à faire. Entre prometteur et passionnant, parfois provocateur, surtout pour qui sait souvent de quoi et de qui parle l’auteur. Survol et premiers arrêts sur textes suffisants pour recommander ce récit sans langue de bois inscrit à l’intérieur de la TSR. (Mardi 9 décembre – 10h30)
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« La grande illusion » (1937)
« La grande illusion » est un film format normal proche du carré, en noir et blanc, qui date de 1937. Lors de sa sortie, ce fut un beau succès public. Son affiche met en valeur, naturellement, les acteurs alors les plus connus, Jean Gabin, Pierre Fresnay, Erich von Stroheim et Dita Parlo, reléguant en caractères plus discrets Marcel Dalio. Les lieutenants Maréchal, « titi » parisien (Gabin) et Rosenthal d’origine juive (Dalio), sont des personnages plus importants que le capitaine de Boëldieu ( Fresnay) et le commandant von Rauffenstein ( Von Stroheim). En paysanne allemande ,Elsa (Dita Parlo) est lumineuse..
Le sens du titre
Plusieurs interprétations du titre sont possibles, l’illusion en 1916 que la guerre ne durerait pas, que ce puisse être la dernière par la force du pacifisme et la conviction que les classes sociales sont plus importantes que les nations. Il n’est pas surprenant que le film ait été interdit dès 1940 autant en France qu’en Allemagne. Il fut souvent cité, jusque dans les années 70-80 parmi les vingt meilleurs films du monde. Son auteur, Jean Renoir, continue d’être considéré comme un cinéaste essentiel de l’histoire du cinéma. Truffaut, dont on vient de se souvenir trente ans après son décès, a par exemple su reconnaître ce qu’il lui doit. Renoir y dirigeait un autre cinéaste génial, mais maudit, Eric von Stroheim
La parole donnée
Ce film dur, humaniste, généreux, ne montre pas un seul personnage négatif. Von Rauffenstein porte minerve et cultive un géranium à fleur dans sa chambre de commandant d’une forteresse regroupant des officiers prisonniers de plusieurs origines. Ce n’est pas pourtant une bluette sentimentale fade et sirupeuse. Sa bande sonore est tout simplement sublime : elle donne à la mise en scène un espace qui dépasse celui de l’image. Boeldieu et Rauffenstein évoquent un engagement sur parole. Que vaut celle d’un Maréchal, ou d’un Rosenthal se demande Rauffenstein? Elle vaut la nôtre dit tranquillement Boëldieu, seul personnage qui , créant une diversion musicale, accomplira de son plein gré un acte d’héroïsme, qui permettra la réussite d’une évasion. Il fallait bien citer quelques raisons qui permettent de continuer de se sentir bien en spectateur d’un film tourné il y a presque quatre-vingt ans.
Souvenir du bon vieux temps des cinés-clubs
Quand nous étions petits, disons dans les années soixante/septante, dans ce bon vieux temps où les ciné-clubs permettaient de découvrir que le cinéma avait une histoire, jalonnée par des films immenses, « La grande illusion » était un juste objet d’admiration. Et puis, il arrive même qu’aujourd’hui, de jeunes cinéphiles connaissent la grandeur d’un Jean Renoir
Alors, quand apparaît sur un petit écran, coulant du robinet à images ouvert souvent vingt-quatre heures sur vingt-quatre, par hasard et sans que rien n’attire sur lui l’attention, un film comme « La grande illiusion », il faut en profiter. Ce qui fut fait le mercredi 3 décembre 2104 sur RTS2, mais entre 22h55 et 00h50, en un temps qui égare la moitié du public quand sonnent les douze coups de minuit.

Marcel Dalio, Jean Gabin et Pierre Fresnay, trois officiers français prisonniers des Allemands dans « La Grande illusion » de Jean Renoir ( 1937)
23 :53 : pub !!!
Au beau milieu d’une projection d’un film qui tisse entre le spectateur et le film des liens de sensibilité, de complicité, voici, avec une exquise délicatesse, une plage publicitaire A vous faire détester les annonceurs, qui ne sont pas responsables de cette règle interne qui permet de couper un film par la pub. Les responsables de la programmation devraient parfois prendre l’initiative de renoncer à cette publicité dont le rendement ne représente que le quart du budget annuel de la SSR-SRG. Gâtés, les fidèles de ces publicités suisses si séduisantes dans leur mixture à double culture peuvent alors s’en aller, comblés, au dodo. Les admirateurs de Renoir disposent encore d’une heure pour se remettre dans le film. Ce genre d’interruption est un manque d’élégance. Mais peut-on parler d’élégance quand la RTS ressemble alors beaucoup trop à Tf1 et M6 !
Priorité à Delon
Sans surprise, le chef-d’œuvre de Renoir en noir/blanc qui aurait très bien pu être inscrit dans l’ensemble des émissions rappelant la guerre de 14-18 est rejeté à des heures où les spectateurs sont rares sur la seconde chaîne qui ne représente qu’au mieux le quart de l’audience globale. Bien entendu, à l’heure de relativement grande écoute, entre 21 et 23 heures, place est faite le même soir à un produit de consommation tout à faite courante, « Le battant » (1983), en couleurs, avec un acteur tellement plus important que ceux de Renoir. Alain Delon ne fut grand acteur sous la direction de Luchino Visconti, Jean-Pierre Melville, Alain Cavalier, Joseph Losey, Michelangelo Antonioni, Valerio Zuirlini ou même Henri Verneuil, Jacques Deray, Pierre Granier-Deferre, tous tant qu’ils sont nettement supérieurs au réalisateur de ce « battant » …. Un nommé Alain Delon
Au niveau programmation, dans le choix des heures de diffusion, il serait possible sans se torturer, de faire parfois un petit peu mieux.
Entre 23h00 et 01h00 !
Sur RTS1 et parfois RTS2, des séries dites haut de gamme à forte valeur ajoutée, épisodes présentés en duos, comme « Downton Abbey » ou « Luther » se terminent après minuit alors que « The walking dead », « Masters of sex », « Girls » , ou « Damages », souvent porteuses de logos rouges, déroulent leur générique de fin parfois peu avant 02h00 ! L’observation porte sur une période allant du samedi 8 novembre au vendredi 4 décembre 2014. « Girls » vient de remplacer « Californication ».

« Silicon Valley » aborde la vie de scientifiques, mais sur la RTS entre minuit et deux heures du matin, jusqu’au 2 novembre 2014 ( Photo RT/HBO)
Durant la même période de quatre semaines, en premier rideau, entre 21 et 23 heures, on trouve entre autres « Esprits criminels » , « New-York Unité spéciale », « Camping paradis », « Grey’s anatomy ». Ces séries unitaires, en général plutôt bien emballées, sont des divertissements destinés au grand public. On les voit en France souvent sur TF1 ou M6.
Les titres cités dans le premier paragraphe sont certes aussi des divertissements, mais qui ont l’ambition d’apporter un plus, ne serait-ce que par leur caractère récurrent. Leur potentiel d’enrichissement culturel ou informatif, parfois leur côté provocateur ou libertaire sont assez largement admis. Actuellement, ARTE vient de proposer « Lilyhammer » ( série norvégienne et américaine, présentée sur Netflix) en premier rideau et offre, en nocturne vers 23h00, une reprise de « L’Hôpital et ses fantômes » de Lars von Trier (jeudis).
Une chaîne comme la RTS oscille entre le divertissement d’une généraliste qui tire ses revenus de la publicité comme Tf1 ou M6 et la vocation culturelle d’Arte et dans une certaine mesure France 5. Il devrait être possible de faire tout de même un peu mieux que de ressembler à TF1 ou M6 (les imiter?) entre 21 h00 et 23h00 et de se rapprocher d’ARTE, pas seulement entre 23 heures et deux heures du matin !

Ainsi soient-ils – saison 2
Le père Fromenter (Jean-Luc Bideau) avant son départ-exil pour la Chine (Photo RTS/Zadic)
Un cas particulier : « Ainsi soient-ils »
L’excellente série française consacrée à l’église catholique et au catholicisme, « Ainsi soient-ils », largement reconnue comme appartenant au haut de gamme, est un exemple révélateur du comportement nocturne du public. La série a été présentée par duos d’épisodes du 19 septembre au 20 octobre 2014. Les numéros1,3,5,7 démarraient en moyenne cinq minutes avant 23 heures, alors que les 2,4,6,8 commençaient un dizaine de minutes avant minuit.
Sur RTS1, en milliers (arrondis), voici ce qui se passe à 23 heures : 15 + 16 + 24 + 17, soit un total de 72 mille spectateurs puis entre minuit et une heure 5 + 7 + 7 + 11, soit un total de 30 mille spectateurs

Ainsi soient-ils – saison2
Raphaël Champseaulme (Clément Rossier) et ses petites nièces (Photo RTS/Zadig)
Il ne reste à minuit que le 40 % des spectateurs présents à 23 heures !
Aux mêmes heures, les mêmes jours, sur RTS 2, sans avoir repéré de quelles émissions il s’agit, on observe le même phénomène : case 23h00 : 88 mille, case minuit 36 mille.
Il ne reste à minuit qu’environ le 40 % des spectateurs présents à 23 heures.
Pour toute l’année 2011, sur RTS 1 et RTS 2, la moyenne des spectateurs qui regardent la télévision entre 23 et 24 heures est de 46 mille, puis de 22 mille entre minuit et une heures et enfin 12 mille entre 01h00 et 02h00. Mais quand les nombres sont petits, on peut avoir des doutes sur ces précisions à mille près. Et s’il existait des tableaux de moyennes annuelles pour 2012 et 2013, le résultat serait fort probablement le même.
Il ne reste à minuit qu’un petit peu moins de 50 % des spectateurs présents à 23 heures.
Ainsi sans grand risque d’erreur, car on peut certainement multiplier les exemples, la moitié des téléspectateurs devant un téléviseur présents à 23 heures ne le sont plus à minuit.
Donc, mettre au programme deux épisodes d’une série, comme « Ainsi soient-ils », si tardivement, c’est admettre que la moitié du modeste public de 23 heures quitte son petit écran après minuit.
Suggestion : plus de première vision après minuit !
On pourrait ainsi abandonner parfois un autre principe dans la programmation des séries : présenter les épisodes un par un et non plus en duos. La RTS vient d’en faire l’expérience avec THE KNICK, en version originale sous-titrée, dans la case de 23 heures, avec un réel succès, semble-t-il, puisque en moyenne il y aura eu environ vingt-six mille spectateurs. C’est plus que les dix-huit mille de « Ainsi soient-ils » à peu près aux mêmes heures.
Présenter les épisodes un par un conduirait peut-être, dans un premier temps, à perdre quelques dizaines d’heures de visionnement, perte invisible dans une moyenne annuelle qui vient d’être améliorée lors de la coupe Davis de tennis!
La RTS devrait s’interdire à elle-même de programmer toute émission de première vision après minuit, qu’il s’agisse d’une série, récurrente ou non, surtout si sa forte valeur ajoutée est admise, ou d’un film, souvent d’auteur quelque fois même suisse, ou encore d’un autre type d’émission, un document de création par exemple; sauf exceptions !
François Truffaut
Ils furent nombreux, dans les années soixante, à apparaître dans le cinéma français, des très grands comme Resnais, Godard. Truffaut, d’autres assez proches, Rohmer, Chabrol, Rivette. Il y a ceux qui préféraient Godard à Truffaut, ou le contraire, place de Resnais peu contestée. Mais on peut apprécier les uns et les autres pour des raisons différentes.
François Truffaut est mort le 21 octobre 1982, à cinquante-deux ans. On ne devrait pas mourir à cet âge. Pour se souvenir de lui, la cinémathèque française propose une grande exposition, dont voici l’affiche :
L’hommage rendu par ARTE
Arte vient ainsi de rendre fort bel hommage à Truffaut, en reprenant entre autres quatre de ses films, « Tirez sur le pianiste », « La peau douce », « Le dernier métro », « Les quatre cent coups ». Revus avec plaisir et émotion : il aimait l’amour des femmes, mais si pudique – des jambes dénudées plutôt que des corps entiers ! Surpris par une sorte de violence sourde dans certains gestes et comportements : comme une brûlure ! Il « raconte » plus ou moins un certain Truffaut dans le «cycle » Doinel. Comme une série d’aujourd’hui dont les épisodes seraient cinq années d’une vie : Jean-Pierre Léaud se mit à ressembler au cinéaste, ou le contraire ! Invité à choisir entre la main droite ou la gauche, Antoine Doinel dit « Gauche » : son interlocuteur, adulte dans une froide colère, se sépare de sa montre bracelet et lui envoie une gifle magistrale ! C’était, bien sûr, dans « Les quatre cents coups ».

« Les quatre cents coups »:
Antoine Doinel et son instituteur. Mais est-ce vraiment le cadre du film ?
Seulement une gifle ?
Revu récemment une seconde fois la gifle, un court extrait, dans «C’était mieux avant » ( RTS1, mercredi 5 novembre 2014 : fort intéressante émission à laquelle il serait bon à l’occasion de rendre hommage ; voilà qui fait rapidement une première fois).
Cette gifle, serait-ce la seule contribution de la télévision romande à cet hommage rendu à Truffaut dont l’exposition à Paris est le point le plus fort ? Y fit-on quelque allusion nocturne dans « La puce à l’oreille » ? Alors il faut jouer au détective. Ce sera à l’aide de google, en tapant « X , François Truffaut ». Si X égale Arte, résultat rappelé plus haut; Tf1, un concours, pour gagner des DVD ou des entrées à l’exposition; M6, rien trouvé; France 2, plusieurs extraits et un entretien avec Laura Truffaut, qui parle avec douceur et émotion de son père.
Avec X égal RTS, tout de même trouvé deux petites minutes, non pas à l ‘antenne, mais dans le « Journal en continu » du petit écran. Bien sûr, il y a alors en archives des documents plus ou moins anciens, qui prouvent en passant qu’il y eut par le passé à la télévision des collaborateurs pour s’intéresser à Truffaut. On aurait pu profiter d’une des cases dévolues au cinéma pour proposer au moins un film de Truffaut, même sans le moindre mot de présentation ! Mais « Notre » télévision n’est pas tellement aimantée par ce qui risque de passer comme trop culturel pour être offert au « grand » public entre 18 et 23 heures.
Hommages bienvenus en radio
« Vertigo » aura au moins présenté « Truffaut cinéphile et mélomane ». « Arts visuels » a fait visiter l’exposition de la cinémathèque française. Pendant une bonne quinzaine de minutes, un réel plaisir d’en faire la découverte un peu tardive sur le site. La radio parle et donne au moins à écouter de belles choses justes, vraies. La télévision n’aura rien montré de Truffaut, du moins jusqu’à ce jour !
PS : Il faudrait mettre un peu plus d’imagination dans les programmes. « Télérama » a organisé un concours de la plus belle lettre envoyée par un spectateur à « La femme d’à côté ». Trois ont été publiés dans l’édition du 15 au 21 novembre : très beaux textes!
Vieillir demain : au tour des « Docs »
Intéressant, le forum de «Temps Présent » qui a suivi la présentation d’ « Alzheimer à visage humain » : plusieurs interventions soulignent le fait que les exemples cités, deux institutions en Suisse romande et un village entier en Hollande, proposent une vision harmonieuse de la maladie. Mais il y a d’autres institutions comme des EMS ou même le milieu familial, qui tentent d’accompagner 24 heures sur 24 un malade. Ce n’est pas facile.
Au tour des « Docs », après « Temps présent », d’apporter sa contribution au dossier, en adaptant en français un document norvégien, « Les optimistes », et un document de la télévision suisse alémanique parlé en allemand mais aussi en polonais et en hongrois, « Une aide venue de l’Est ». La RTS ne propose pas (assez ?) souvent des adaptations d’émissions des deux autres entreprises de la SSR-SRG.
Les optimistes ( Lundi 20.10.14– 20h40 -RTS2)
On sait que RTS2 consacre une bonne partie de son temps aux sports. Voici donc une rencontre de volleyball entre des Norvégiennes et des Suédois, maillots numérotés personnels y compris, avec hymne national du pays recevant. Certes, la qualité sportive du spectacle laisse quelque peu à désirer. Celle qui porte le numéro 98 indique ainsi son âge !
Il s’agit dans ce document norvégien de suivre essentiellement un groupe dit des « optimistes », composé d’une bonne quinzaine de femmes âgées de plus de soixante ans. Elles se portent assez bien pour continuer de faire du sport, en l’occurrence du volleyball, y compris au jour de la rencontre internationale avec le filet plus haut que d’habitude. Certes, les visages portent leur âge, parfois un peu moins. Mais l’activité physique repousse parfois le sillon profond des rides. La mobilité, même ralentie, subsiste. Un vrai ralentissement apparaît, chose curieuse, lors des chants en commun, au rythme d’un organiste qui chercherait ses notes. Bel exemple d’aînées et d’aînés en effet « optimistes », telle celle qui porte le « 98 », atteinte d’un cancer, souhaite mourir … de vieillesse tranquille.
Le troisième et même le quatrième âge peuvent encore fréquenter la gourmandise de vivre !
Une aide venue de l’est (Lundi 20.10.14 – 21h35 – RTS2)
Il existe des familles, avec exemples pris en Suisse alémanique, y compris au bord du lac de Bienne, qui veulent ou ne peuvent pas faire autrement que de s’occuper d’un parent « Alzheimer » à domicile, vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Toute aide extérieure peut être fort coûteuse. Elles seraient près de trente mille, venues de Pologne ou de Hongrie, disponibles 24 heures sur 24, en travaillant souvent au « noir », pour s’occuper de personnes âgées qui restent chez elles et nécessitent présences, aides et soins.
Une ancienne institutrice hongroise se rend en Suisse trois semaines sur quatre. Elle est nourrie, logée, avec un salaire de mille francs par semaine, ce qui est nettement supérieur à un salaire d’institutrice dans son pays d’origine. La personne dont elle s’occupe, atteinte d’Alzheimer, est parfois d’une grande agressivité à son égard. C’est un exemple parmi quelques autres découverts dans le document. Il ne s’agit pas forcément de venir en Suisse pour le salaire. C’est aussi un moyen de sortir du chômage.
Le document aura pris un tour inattendu. Il s’inscrit évidemment dans le thème général du « Vieillir demain ». Mais on montre, à travers des exemples, la situation personnelle, pas facile à vivre dans leur pays, de certaines de ces accompagnantes. Leur sort n’est pas enviable. Mais leurs parents à eux, sont aussi des séniors qui vieillissent, tel ce couple qui se trouve confiné dans une chambre de dix mètres carrés dans un EMS dont le personnel n’est guère nombreux. Le fait d’aller en Suisse travailler 24 su 24 à la surveillance d’une personne malade impose parfois d’avoir ses propres parents dans un EMS au personnel rare donc submergé. Paradoxe !
Mais ainsi, le document, comme le précédent, a le mérite de montrer que le problème du vieillissement n’est pas seulement celui d’un pays « riche » comme la Suisse. C’est un problème qui se pose aussi dans d’autres pays, exemples pris seulement en Europe.
Après l’excellent sujet traité par « Temps présent », voici une remarquable contribution de l’équipe des « Docs ». Et ce n’est pas tout: en télévision, ce sera aussi, à « 36.9 », « Logement et longévité _ home ou sweet home » ( mercredi 22 octobre 2014 – RTS 1, de 20h10 – 22h00).
Pourquoi la fiction n’est-elle pas associée à cette semaine thématique ? « La vie à l’envers » ne faisait même pas partie des propositions annoncées. La réponse n’est pas aisée à formuler !
Soirées à thèmes
Lire ci-dessous : premières remarques sur les deux premiers épisodes de « Capitalisme », présentés le mardi 13 octobre 2014 sur ARTE.
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La RTS dépasse donc largement la notion déjà précieuse de « Soirée à thème » avec un imposant programme en télévision, radio et internet sous le titre « Vieillie demain : le boom des séniors », boom du reste déjà largement esquissé. Un remarquable effort de promotion est fait en cette occasion. On en trouve le chemin sur ce site ( cf notre page d’accueil en rts.ch/vieillir demain ).
Les émissions y sont présentées clairement dans l’ordre chronologique. Mais il y a plus. On trouve sur la colonne de gauche la possibilité de revoir d’anciennes émissions sur ces troisième et quatrième âges. Précieuse offre, que de permettre de savoir comment, hier ou avant-hier, on abordait ces problèmes. Un regret toutefois : il serait fort intéressant de savoir quand ces différents documents sont apparus à l’antenne. Mais peut-être que je n’ai pas su trouver cette information chronologique…
Un grand bravo à ceux qui ont eu cette idée somme toute audacieuse de programmation multimédia, Françoise Ducret, Mario Fossati, Jean-Marc Bégiun et Romaine Jean (fyly – jeudi 16 octobre – 10h30)
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La télévision, source des réflexions qui ici paraissent, ce n’est pas seulement nos excès de l’été associés au football, ni même l’addiction personnelle aux séries haut de gamme, trop souvent présentées sur la RTS en fin de soirée et pas toujours récupérables dans les offres « sept+ ». « The Knick » se porte de mieux mieux.
Parmi les propositions qui ont pour mérite de surprendre, on peut s’arrêter aux soirées à thèmes, qui vont au-delà du traitement rapide à la sauce « Téléjournal », de la rubrique de quelques minutes tendance « Mise au point » ou « Toutes taxes comprises » ou même se donnent le temps d’en dire davantage ( « Temps présent »).
Nous reviendrons sur deux exemples récents apparus sur RTS2, d’harcèlement à l’école et d’après-suicide ( 6 octobre) ou en folâtrant avec des « Escort-boy » dans quelque « Love hotel » japonais ( 13 octobre).
Arte, après une soirée entière avec « Des patrons et des hommes » ( mardi 7 octobre), s’en va sur les traces du « Capitalisme », en une série qui promet d’être ardue, en trois fois deux épisodes, qui a débuté le mardi 14 octobre 2014, pour se poursuivre les 21 et 28 de ce mois.
Voici d’abord une image pour «séduire » ceux qui ne le seront pas par « Camping paradis », la victoire de la Suisse face à Saint-Marin ( trente mille habitants), ou encore « Le mentalist », « Cousu main », avant peut-être de rejoindre Serge Moati qui surprend en son « Adieu à Le Pen ( France 2- vers 22h40- record d’audience pour cette émission, avec 1,4 millions de spectateurs qui représentent une part de marché de 10 % )
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(Mercredi 15-11h30) Première impression: passionnant, rigoureux, de bonne pédagogie, pas une minute d’ennui : et bien sûr impossible de résumer en quelques dizaines de signes cent minutes denses et précises autour de d’Adam Smith.
Anton Wilhelm Amo, premier noir à avoir obtenu deux doctorats dans une université allemande en 1730 après avoir été affranchi par son « propriétaire » , a été tiré de l’oubli pour avoir été le premier à écrire sur l’irrationalité profonde de la prétendue rationalité économique qui transformait les hommes en marchandises, et sur les dangers de séparer les réalités humaines et sociales des réalités économiques » ( Le MONDE – Adrien de Tricornot – 12 et 13 octobre 2014 – page 17 – Aux origines du capitalisme – Télévisions ).
A 22h40, durant une dizaine de minutes, Emilie Aubry interroge Jeremy Rifkin, qui vient de publier » La nouvelle société du coût marginal zéro », fondée sur une économie du partage et de la collaboration qui remplacera dans quelques décennies le capitalisme. Exemples de ce coût minimal (presque) zéro : les énergies renouvelables, le covoiturage ( le 20 % du parc automobile actuel devrait y suffire, en encore sans avoir besoin de conduire !), l’échange d’appartements, etc.. Une autre forme de vie, parfois déjà ici et là marginalement adoptée !
Donc à suivre, ces prochaine jours…
De Netflix à « P’tit Quinquin » en passant par « The Knick »
Quelques remarques sur « P’tit Quinquin » (17.09.14 – 19:00 – ci-desous, point 2)
Ceux qui, à ARTE, ont pris le risque de faire naître en toute liberté « P’tit Quinquin », série vraiment remarquable, « géniale » peut-être, rare à coup sûr, doivent savourer d’excellentes nouvelles : un million et demi de téléspectateurs, jeudi 18 septembre dès 20h45, qui représentent un part de marché de 6,3 %, beaucoup plus grande que la moyenne habituelle de la chaine franco-allemande. Pour le 2ème épisode, dès 21h40, il y a encore 1.2 million de personnes, pour 5,5 % du marché. C’est la 5ème meilleure audience de la chaîne en 2014. 36’000 visionnages du premier épisode ont été faits en « replay » – un peu plus de 2 % en séance de rattrapage (20.09.14- 10:00)
A ne pas manquer, « Ainsi soient-ils », saison 2 !!!!!
Après un très bonne première saison, voici une deuxiéme (Arte, le commanditaire, aurait déjà passé commande pour une troisième !), en priorité sur RTS1. La deuxième saison doit forcément s’inscrire dans le sillage de qualité de la première. Sur la RTS, projection entre 22h50 et 00h40. Sur ARTE, entre 20h50 et 22h35 environ ! Deux conceptions différentes pour la diffusion d’une série récurrente de haut de gamme à forte valeur ajoutée! Et voici au moins une image pour compenser mon manque d’attention ! (19.09.14 – 14h00)

Ainsi soient-ils -Saison 2
Sur RTS 1 dès le vendredi 19 septembre à 22h50.
sur ARTE dès le 2 jeudi octobre à 20h50
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1/ C’est quoi, « Netflix » ?
Une imposante société américaine de vidéo à la demande arrive, dès aujourd’hui, sur les marchés d’Autriche, de Belgique, d’Allemagne, du Luxembourg, de France et de Suisse. Un événement ? Il se pourrait que cette apparition grignotte peu à peu des parts de marché aux diffuseurs traditionnels.
Plutôt que de fournir des informations détaillées sur le fonctionnement de « Netflix », voici quelques « chiffres ».
Pour les amateurs de séries tentés par le haut de gamme, donc séries en majorité récurrentes, « Netflix » est la société à qui l’on doit la production d’un succès mondial, « House of cards ».

Frank et Claire Underwood ( Kevin Spacey et Robin Wricht ) dans « House of cards », une série de David Fincher, entre autres créateurs, produite par Netflix
En 2007, pour 7,99 dollars par mois, « Netflix » offre à ses abonnés l’accès à des films et des séries en *streaming ». En 2010, la société compte aux USA quinze millions d’abonnés. Son chiffre d’affaires annuels est donc d’environ 1 milliard et demi de dollars. L’action vaut environ 300 dollars.
En 2014, l’abonnement mensuel passe de 7,99 dollars par mois à 8,99. Il y a maintenant près de 50 millions d’abonnés dans le monde. Le chiffre d’affaires annuel tourne dès lors autour de cinq milliards de dollars. Et l’action vaut environ 480 dollars.
Cela ne donne aucun détail sur les offres de « Netflix ». Mais voici une première idée de sa puissance financière.
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2/ P’tit Quinquin : série de haut de gamme
Pour qui continue de suivre la télévision sur son téléviseur, s’il de plus est amateur de série placée dans le « haut de gamme », cruel embarras au soir du jeudi 18 septembre : faut-il suivre les deux premiers épisodes de la 2ème saison de la série « Elementary » (RTS1 dès 21h10), fort réussie transplantation de Sherlock Holmès à New-York de nos jours avec un Watson au féminin, sans histoire d’amour, ou le « P’tit Quinquin », une splendide réussite de Bruno Dumont, sur proposition d’ARTE lui laissant toute liberté (dès 20h50) ?

Bernard Pruvost, interprète non-professionnel de l’enquêteur Van der Weyden dans « P’tit Quinquin » de Bruno Dumont (Photo Arte)
Réponse personnelle : ce sera « P`tit Quinquin », vu une première fois au NIFFF à Neuchâtel, sur grand écran. On peut aujourd’hui faire un chef-d’oeuvre qui n’est destiné qu’au petit écran. C’est le cas pour la France et l’Allemagne. L’accueil, à Cannes en mai, fut excellent. »P’tit Quinquin » aurait même été vendu pour plusieurs pays comme n’importe quel film.
Etonnante réaction à propos de ce film: les « Cahiers du cinéma », revue souvent hautainement cinéphile, là où dans les années 50, sous l’égide d’André Bazin écrivaient les Godard, Truffaut, Rohmer, Chabrol, Doniol-Valcroze et autres, pas très portée sur les séries même en haut de gamme, dans le numéro de septembre 2014, lance en sa page de couverture « La bombe P^tit Quinquin ». Suivent une vingtaine de pages, autour de « C’est quoi c’bordel?! », « L’usure du monde », « Le temps des clowns », « La puissance de feu du comique » (un long entretien avec Bruno Dumont).
Dans le « Ciné-Télé Obs » (du 13 au 26 septembre 2014), voici aussi un entretien avec Bruno Dumont, et le plaisir de le citer pour donner quelque indication sur ses « tendances ». A la question « Etes-vous amateur de séries ? », il répond :
(,,) J’ai aussi été très impressionné par « La maison des Bois », la série de Pialat. Aujourd’hui, si je tombe sur un truc comme « Les experts », je vais arrêter au bout de quelques minutes, En revanche, j’ai regardé entièrement « Top of the lake » et çà a fini par me plaire. Il y a, dans la série, une orchestration polyphonique qui correspond bien à ma philosophie anti-monothéiste.(..) Le cinéma est un vieux truc. Aujourd’hui, tout le monde peut faire de la série…L’annonce d’une révolution ».
Bruno Dumont est un cinéaste français dont les films ne sont guère accessibles. En étant presque simpliste, on peut dire qu’il y a en lui du Dreyer ou du Bergman. Il a tourné presque tous ses films dans le Nord de la France, les pieds dans la terre. Dans « P’tit Quinquin », il y a des meurtres et un tueur en série, mais les cadavres se trouvent à l’intérieur d’une vache. On est en plein drame paysan. L’enquête est bizarrement menée, l’humour oscille entre l’absurde et la provocation. On rit beaucoup, à condition d’avoir compris qu’on ose. Et le petit couple de 12/13 ans, semble parler comme un duo d’ados de dix-huit ans. Ce film, ancré dans la réalité, parfois d’esprit documentaire, s’inscrit parfaitement dans l’oeuvre de Dumont. Pas certain de savoir m’expliquer sur cette remarque plus intuitive que rationnelle.

Holmès (Johny Lee Miller) et Watson (Lucy Lee) enquêtent à .. New-York (« Elementary, saison 2) ( Photo RTS)
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3/ The knick
Athlétisme : « Zurich 2014 »
Le sport trouve belle part sur les antennes de la SSR-SRG; trop, mais souvent bien montré ! Faut-il en rajouter encore avec des images ? Le choix est fait d’ajouter à ces lignes des images de séries, pour rappeler que le service public a aussi un devoir de diversité.
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A lire dans « Que fait la télévision du football ? « , e/ Le son minimaliste (26.08.14 – 13h00)
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Voir plus bas, 1/Introduction, d’un sport à l’autre (19.08.14 – illustration « Dexter »)
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2/Des images pour le monde entier
(25.08.14). Il est impossible que chaque chaîne de télévision débarque sur un stade où se déroule une compétition internationale avec ses multiples caméras. Les images initiales doivent être recueillies par une société qui a signé un accord avec l’organisateur. Il y avait, à Zürich, du 12 au 17 août 2104, des dizaines de caméras et de micros, de nombreux véhicules pour la technique, plus de deux cents collaborateurs pour se servir de ce matériel. Tout naturellement, c’est la chaîne la plus puissante et aussi la plus expérimentée de notre pays, la SRG-SSR, qui en fut chargée. On doit donc d’emblée saluer la très haute qualité du travail accompli par notre chaîne de service public et ses collaborateurs. Certes, il reste possible d’organiser des plateaux, d’avoir des commentateurs particuliers, d’enregistrer rapidement des entretiens avec des athlètes, destinés à un pays étranger ou à chacune de nos chaînes régionales.
Peu de temps morts, une belle maîtrise pour pour passer des courses aux concours qui se déroulent simultanément. Petit avantage que s’accorde le pays organisateur : durant certaines courses, une caméra suit les athlètes suisses. Bravo à la SSR-SRG et ses sociétés régionales placées sous direction zurichoise, pour leur excellent travail.

The black List : Raymond « Red » Reddington (James Spader), qui possède la plus longue liste noire des plus grands criminels ennemis du FBI. La série, efficace assurément, est dotée d’un logo rouge. Probablement à cause de son ultra-violence gratuite et sanguinolente ! Red ne serait-il pas le plus grand criminel au monde ? Seule qualité de la série : les romands peuvent la voir sur RTS1 dès 21h00 le dimanche avant TF1. On peut aussi s’interroger sur les quatre épisodes de suite affublés de logos rouges le dimanche soir !(Photo RTS/Sony/NBC)
Bravo à la RTS d’avoir monté un court – trop court- document qui donnait des informations sur l’organisation des prises de vues et de son, travail préparé durant des mois et des mois avant la manifestation. Pour une fois, on aura rendu hommage à quelques-uns parmi les dizaines de collaborateurs sans qui il n’y aurait pas de sports sur le petit écran. Les commentateurs et d’excellents invités presque permanents,que l’on voit constamment, ne sont pas les seuls pour faire de l’athlétisme un divertissement de valeur, sans excès répétitifs.
A noter que ce jugement positif pourrait très bien avoir été formulé aussi pour les reportages associés à quelques autres grandes rencontres d’athlétisme, des jeux olympiques aux « Weltklasse » , et autres « Athlétissima ». Pour cet athétisme aux épreuves variées, ce fut mieux que le football, et moins envahissant !
((( Chapitres suivants – probablement : 3/Les commentateurs et leurs invités ; 4/Des sponsors ; 5/Le classement par nations ; 6/Le témoin qui fuit ; 7/Après le 9 février 2014 ; 8/ ??? )))
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1/Introduction : d’un sport à l’autre
Après un mois de football au Brésil, ayant vu souvent avec plaisir beaucoup de rencontres, nettement plus réservé par l’emballage autour des rencontres, il me faut avouer que j’ai fini par souffrir d’indigestion, forcé d’avaler les mêmes phases de jeu à la mi-temps, juste après, et encore longtemps après la rencontre, et pas seulement une seule fois! Au point de ne pas avoir encore osé mettre en ligne mes brouillons sur les prolongations, lassé par «Le journal des suisses », excédé par « Le club » mais tout de même charmé par sa courte partie « Contre-pied ». Bien sûr, il y avait une solution facile : cesser de regarder ! Mais pour se faire une idée juste sur une série à soixante-quatre épisodes, impossible de se contenter d’un seul numéro! Une certitude, en partie acquise ces dernières semaines : le football télévisé est assez différent du football dans un stade. Les moyens techniques mis à disposition semblent servir à faire comprendre au public et à certains commentateurs qu’ils sont plus lucides que le trio arbitral! Et l’on brode trop autour du foot !!

Le reconnait-on ? C’est Michel G.Hall, dans“Dexter”, qui semble bien gentil. Mais ce « légiste » est un tueur en série. Et son comportement prend autant d’importance que ses actes de justicier hors-la-loi. Pas vu sur la RTS : trop violent. Aussi violent, mais uniquement pour le spectacle et gratuitement : « The Black List », actuellement sur RTS 1, le dimanche dès 21h00, avec logo rouge! Les années passent, les mesures n’ont pas le même poids !
En tennis, si le joueur utilise un de ses « challenges », la technique permet de reconstituer la trajectoire de la balle pour savoir si oui ou non la balle touche la ligne. Mais cet apport technique est alors mis au service de l’arbitre qui peut corriger ses juges de ligne, sans jeter la réprobation sur une erreur de jugement. Bien malin le spectateur qui pourrait jouer dans son salon au juge de ligne.
RTS2 pendant six jours, du 12 au 17 août 2014, sera une fois de plus devenue chaîne sportive à au moins cinquante pourcent, en occupant les heures de forte écoute, entre 19h00 et 22h00. Le service public généraliste suisse fait la part trop belle aux sports ; mais il en est fier, alors passons ! Trop c’est trop. Pas assez pour renoncer à suivre l’athlétisme européen saisi avec brio par les équipes de la SSR-SRG.
Que fait la télévision du football ?
Les images de sports sont innombrables. Inutile d’en rajouter! Mais pour se rappeler que la télévision peut faire d’autres propositions que le sport, voici, insérées dans les textes, quelques images de séries, légendées, qui rappellent l’indispensable diversité du programme.
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Le foot à la tv s’est bien éloigné du reportage. Il est devenu spectacle de variétés! Après le « mundial », il faut essayer de dire comment et pourquoi. On trouve ci-dessous
a/ Quel est « Le plan de base du reportage » ? 17.07.14 ( Une image de « True Detective)
b/Les images du sport-spectacle 25.07.14 ( Trois images de « Killing », saison 3, version Danemark)
c/ Montrer le public 29.07.14 ( « Les Borgias » en saison 3 et en trois images)
d/ Les arbitres sous surveillance 13.08.14( « Crossing Line », deux fois)
e/ Le son minimaliste 26.08.14 ( « New girl », une image )
f/Parler et encore parler 28.08.14 (« House of cards », saison 2)
g) Contre-pied, un petit bijou 04.09.14 (Deux « épisodes »)
h/ Pour en finir avec le « Mundial » (The Knick)
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Voir aussi » Ah, oui. Le football »
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h/ Pour en finir avec le « Mundial »
Prochaine compétition importante football : elle commence le lundi 8 septembre par un Suisse-Angleterre sur RTS 2, à 20h3 : pour le grand public. ! Sur RTS1, à 22h40, « The Knick » : de l’audace dans la programmation (voir l’image et sa légende).
Record en francophonie ?
Dans les hautes sphères de la « SSR-SRG » et de la « RTS », on est fiers de pouvoir proclamer que « notre » télévision a su montrer, généralement la première fois en direct, les 64 rencontres du dernier mondial. Seuls, parmi les généralistes de service public, dans le monde francophone, à en avoir fait autant ?
Mon attitude de téléspectateur, qui apprécie le divertissement, me conduit plutôt vers les sports que les variétés en coups de cœur ou le séries policières unitaires américaines en duos et premier rideau. J’aurai vu au moins en partie toutes les rencontres, suivi les « avant », « pendant » et « après », souvent lassé par la répétition des mêmes phases de jeu. « Le journal des Suisses » et « Le club » ? Décrochage en cours de route, de plus en plus excédé surtout par la majorité des rubriques du « Club ». Le téléspectateur qui prend réel plaisir à se distraire aura donc fait place à un commentateur minoritaire trouvant que trop, décidément ce fut trop de foot !

The Knick (RTS/HBO)
Assurément, une série haut de gamme. Un divertissement, comme toute série devrait l’être. Mais aussi une incursion dans l’Histoire, celle aussi de la médecine à New-York en 1900. Des personnages dans leurs contradictions.. Le monde politique, économique, social présent.
Et trop de textes ?
L’occasion était tout de même bonne pour se poser quelques questions à propos de ce football et de son succès quasi-universel. Dans le « Blog de la RTSR », qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais seulement de celui qui signe ces contributions, « Ah oui ? Le football », à partir du 3 juillet, aura fait apparaître quatre sujets. Sous le titre, « Que fait la télévision du football ? », ce sont encore huit interventions ciblées, celle-ci étant la dernière, du 22 juillet à ce jour. « Trop, c’est trop » vaut aussi pour mes prestations estivales, faciles à éviter alors que le foot était presque incontournable sur RTS 2 !
Certes, une bizarre idée en contre-pied aura tout de même permis à l’auteur de ces multiples interventions de proposer une respiration par l’illustration empruntée à un tout autre domaine, celui des séries, en particulier les plus ambitieuses.
Pour en finir, provisoirement, avec le foot, deux remarques.
Brasser des millions, surtout en Europe
La FIFA et le foot en général brassent beaucoup d’argent. On n’en aura pas tellement parlé. Salut particulier à je ne sais plus quel humoriste dans « Le club » suggérant aux commentateurs de cesser de répéter le nom des joueurs pour le remplacer de temps en temps par le montant de leur dernier transfert !
Dans le même ordre d’idée, a-t-on souvent fait remarquer que certaines rencontres entre équipes nationales ressemblaient à un championnat entre équipes européennes ? On aurait alors pu remplacer le nom des joueurs par le montant de leur salaire annuel.
Brésil : l’après mondial ?
b/ Quelques émissions d’avant ouverture du « mundial » ont pris pour sujet le Brésil. Mais on n’aura plus guère parlé de ce pays de presque deux cents millions d’habitants pendant un mois. Et depuis lors, à la télévision, c’est silence radio ! Verra-t-on un « Temps présent » lors de la prochaine élection présidentielle brésilienne, occasion de faire mise au point sur l’après-Mondial ?
Le conseil du public de la RTSR a confié à un groupe de travail le soin de s’intéresser au football. On aura donc peut-être un bon prétexte pour faire une nouvelle incursion dans ce domaine.
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g/Contre-pied : un petit bijou
Dans la cohue des heures et des heures consacrées au mondial de football, avec ses emballages admiratifs d’auto-satisfaction devant l’importance donnée à cette compétition, il était indispensable, ce contre-pied savoureux : une petit merveille, une courte minute, souvent associée à l’envahissant « club ».
Michael Lapaire est le responsable éditorial de cette mini-série de quinze cellules qui restent sur le site http://www.rts.ch/contrepied/. Où a disparu la 16ème ? Il fut déjà associé à l’impertinent « Breaks-up ». Le voici faisant équipe avec un réalisateur, Michael Borgognon.
Il était bon de se poser quelques questions sur le foot et d’y apporter des réponses distantes et impertinentes. Alors vive le noir-blanc qui d’emblée crée une certaine distance. Le tout-couleurs traditionnel, c’ est le reflet de la réalité.
On va donc poser à des personnalités diverses qui peuvent même être éloignées du foot des questions pas très sérieuses. On s’en va ensuite interroger vingt personnes, dont quatre femmes – échantillon fort peu féministe. Mais autour de stade, combien de femmes sur cent hommes. Et parmi le six cent mille de la finale, combien de femmes ?
Un groupe est prié de bien vouloir expliquer la règle du « hors-jeu », la manière de tirer un pénalty ou de chanter l’hymne national. L’originalité réside dans la part que l’on va faire du montage. On prend de bouts de phrases de plusieurs des «questionnés » et on les monte bout-à-bout, pas du tout arbitrairement, mais bien pour créer une sorte de continuité dans une conversation qui ne craint pas de confiner à l’absurde.
Le résultat ? Drôle, léger, impertinent. En une minute, on en a dit plus que lors de multiples répétitions sur chaque but marqué. Evidemment, un soir de prolongation qui impose d’abréger un magazine, c’est le « contre-pied » que l’on « shoote »! Félicitations aux deux Michael, qui ont mis à l’honneur le recul avec de l’impertinence de plans courts bien ordonnés.
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f/ Parler et encore parler
Les utopistes qui rêvent d’une télévision disposant d’un magazine traitant de l’audiovisuel s’entendent répondre que la télévision montre et la radio parle. Le RTS, en effet, en sa radio parle bien du cinéma.
Mais, dans le sport en général et le football en particulier lors du récent mondial, la télévision qui aura montré l’intégralité de soixante-quatre rencontres en aura parlé avant, montré et parlé à la mi-temps, remontré et parlé après. Mieux, durant tout le mondial, deux magazines furent ajoutés, de durées proches d’un « 19 :30 », « Le journal des Suisses » avec envoyés au Brésil en premier rideau et « Le club » en fin de soirée. D’un jour à l’autre, pour un peu plus de nonante minutes de jeu, on aura eu droit entre trente et quarante minutes d’habillages à composante principale verbale. Sur cent spectateurs d’une rencontre, entre dix et vingt suivirent les deux magazines.

House of cards – Saison 2 Kevin Speacy (Franck Underwood) et Molly PARKER ( ) dans la 2éme saison actuellement sur Canal+ en France. Cette série est une des plus percutantes et plausibles sur le monde politique américain.
« Le journal des Suisses » était composé de petites rubriques parfois préparées à l’avance et d’informations quotidiennes. « Le club » se voulait plus original : inviter chaque soir des personnes pas forcément spécialisées dans le commentaire sur le football, dont collaborateur de l’entreprise radio-télévision romande. Parmi ces rubriques plus ou moins intéressantes, qui contribuaient pratiquement toutes à privilégier le Verbe parfois haut et fort, deux tentatives à tout le moins discutables et une petite merveille d’impertinente réussite, « Contre-pied ».
Est-il possible, chaque jour, en duo, de commenter l’actualité : en radio filmée, Vincent Kucholl et Vincent Veillon s’en tiraient admirablement bien, bénéficiant d’un vaste choix possible couvrant toute l’actualité. Le frères Bugnon ont eu tort de croire qu’il était possible d’aligner chaque jour un sketch avec amorce de mise en scène de cent vingt secondes sur un sujet tout de même restreint, le football même mondial. Etre drôle, amusant, lucide pendant deux minutes, durant trente jours, est quasiment impossible, puisque c’est, à deux, mission impossible! Et il ne s’agit pas d’allergie personnelle à leur forme d’humour….

House of cards – saison 2- Robin Wright (Claude Underwood).( photo CANAL+ ). On n’en parle guère à la RTS : dans un magazine tv, on vient d’apprendre que l’on se « tate » pour savoir si un jour on portera cette série à l’antenne nocturne de notre télévision. D’ici là, Netflix sera installe un peu partout et en septembre 2014 en France. « Houose of cards » remplacerait agréablement léinsiginfiant « New Girl » qui met fin à l’actuelle soirée envahie jusqu’à minuit par des logos rouges!
Chaque jour ou presque, la RTS a invité les membres d’un club de football dit des « talus » qui joue parfois en coupe de suisse : c’est alors un événement de portée régionale! Voilà qui aura fait plaisir à quelques dizaines de participants flattés d’être reçus et d’être vus à l’écran par les proches et les amis du village. Mais que leur a-t-on demandé en plus d’une présence de bien longue durée : il n’auront guère eu la parole qui fut abondamment portée par les journalistes sportifs et leurs experts. Par contre, les invités furent priés de manifester leur joie « spontanée ». L’animateur du débat leur demandait tout à fait ostensiblement d’applaudir, parfois eux-mêmes. Et les invités de crier, de se lever pour projeter leurs bras vers le ciel, les derniers venus avec fanions du club! Dans les variétés, le « chauffeur de salle » reste en coulisses ! La télévision, sous cette forme qu’elle estime probablement être une démarche de proximité, n’est guère intéressante pour la majorité des téléspectateurs s’il elle fait plaisir aux invités…L’interactivité, si tant est que l’on songeât à elle, ce n’est point cela!
Que ne ferait-on pas pour le sport roi, la RTS.La RTS, rappelons-le, aimant de vanter de ce qui est peut-être un record francophone ou même européen en heures de diffpour une chaîne généraliste de service public, catégorie place donnée aux sports en général, au foot en particulier.
(Reste à évoquer, donc « écrire sur », la plus piquante des rubriques consacrée au football lors du mondial, « Contre-pied »)
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e/Le son minimaliste
L’image du football offerte par la télévision, riche, variée, est celle d’un spectacle qui finit par oublier le plaisir du jeu des « talus ». Le téléspectateur devient un juge plus malin que le trio arbitral. Ii en sait beaucoup sur les astuces des joueurs. Habile manière de « flatter » le buveur de bière de plus de trente-cinq ans ! Ce football spectacle reflète aussi indirectement de gros enjeux financiers.
Mais dans « audiovisuel », il y a le son. Celui-ci est minimaliste, alors que l’image est maximaliste. Première composante, la voix du commentateur accompagné pendant la partie, d’un ou même parfois de plusieurs experts. Les mots glissent presque en permanence le long des images. On nous raconte ce que l’on voit avec un seul vrai petit plus qui n’est pas tellement important, le nom du joueur. Bien malin qui peut savoir en quoi le commentateur dans une cabine aménagée sur le stade en dit plus que celui qui resterait au studio derrière un micro pendant les nonante et un peu plus minutes que dure la rencontre. Sur place, bien entendu, il joue, avant, à la mi-temps, après, longtemps après au tailleur qui déguise de ses mots le spectacle avec exemples vus et revus sous angles variés.

New girl – photo rts/fox
Cece (Nannah Simone( et Jess (Zooey Deschanel).
Bien triste soirée que celle du dimanche soir, actuellement sur RTS1( août 2014)! Elle se termine avec une série fade, qui passe pour être amusante, que certains osent comparer à « Friends ». Avant ? « The black list », gratuit et sanguinolent, « Crossing line », ou l’Europe du crime le plus sordide possible. Sous le signe de logo rouge mais pas pour « New girl »
Autre composante : les bruits de la foule, des chants, qui choisissent leur camp, des cris parfois accompagnés de sifflets. Pas forcément facile de savoir séparer les élans qui soutiennent l’équipe a) de ceux destinés à l’équipe b) : c’est parfois un doux mélange ! Fonds sonore, sans plus, dépourvu de sens intéressant. On peut couper le son et conserver un réel plaisir à suivre la rencontre.
Plus clairs parfois, les sifflets, qui ont un caractère protestataire. Un exemple, lors de la remise de la coupe : M.Blatter tient le coupe : sifflets. Il la refile à Mme Dilma Rousset, présidente du pays d’accueil : sifflets. L’imitation de la coupe « Jules Rimet » ne passe pas dans les mains de M.Poutine, discrètement assis près d’eux, en attendant 2018. La voici dans les mains du capitaine de l’équipe allemande : applaudissements nourris.
Le sifflet serait-il devenu témoignage « politique » réprobateur. Mais je ne sais plus si j’ajoute le souvenir d’une lecture à celui d’une ambiance sonore. Ne pas oublier que la FIFA est le commanditaire du spectacle et qu’un employé n’a pas à porter de jugements même insidieux sur son employeur !!
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d / Les arbitres sous surveillance
Autant de caméras autour d’une stade, autant de « regards » : restons-en à celles qui suivent le jeu. On peut passer d’un gros plan sur un visage à une vision d’ensemble sur la presque totalité du terrain, avec de multiples nuances intermédiaires. Au plan de base, le ballon en mouvement, s’en ajoutent de d’autres qui font du jeu pour le téléspectateur quelque chose de plus complet visuellement que pour celui qui se trouve au stade. Devant un écran qui peut être géant, parfois installé dans le stade même, le public en sait plus que l’arbitre et ses assistants. L’arbitre n’est plus seul maître à bord !
La technique prend une place grandissante. Emetteurs et écouteurs miniatures relient l’arbitre et ses adjoints. Pour éviter une erreur qui peut changer le cours du jeu – la balle a-t-elle oui ou non franchi complétement la ligne de but ? – le technique vient compléter le « regard » de l’arbitre. La FIFA a fini par accepter au Brésil des caméras auxiliaires qui permettent de décider si oui ou non le but est à valider. Même un « no goal » dans une première phase où la balle touche le poteau suivie par un « goal » quand le gardien s’en saisit, la ligne entièrement franchie, donne une certitude (comme les « challenges » en tennis !). Une erreur de moins, objet hier d’intenses polémiques !

Crossing Lines -Michael Dom ( Daniel Sutherland),
Une co-production germano-française (TF1), qui imite avec plus ou moins de réussite les séries unitaires américaines spectaculaires. Un atout, l’acteur connu : mais dans certains épisodes, à peine fait-il deux petits tours et puis s’en va. Priorité de diffusion pour la RTS, (derniers épisodes de la saison 2 le dimanche 24 août vers 22h30). Malgré l’heure plutôt tardive, ce n’est pas du haut de gamme, loin de là : seulement un produit de consommation courante style TF1 !
Dans d’autres situations, le téléspectateur en sait plus que l’arbitre. L’off-side par exemple : l’arbitre, au signal de son adjoint avec son drapeau, doit se prononcer rapidement ; et c’est souvent une question de centimètres. Quelques secondes plus tard, la télévision propose une reprise de la phase de jeu, ajoutant à l’image qui peut être arrêtée, en complément, une ligne blanche qui permet de savoir si oui ou non elle était franchie par l’attaquant. Contact entre joueurs : phase normale ou faute ? L’arbitre décide immédiatement. Forcément, il lui arrive de se tromper. L’image télévisée en reprise, au ralenti, sous un autre angle permet transforme le téléspectateur en juge du l’arbitre, d’autant plus péremptoire que le commentateur peut en rajouter en direct. Et les reprises d’après-rencontre permettent de revenir sur une phase de jeu discutable, donc d’enfoncer le clou de l’erreur arbitrale.

Scène de tournage de « Crossing line » avec Marc Lavoine (Louis Daniel) et William Fichter (Carl Hickman). Une série européenne, dans la ligne de TF1, autrement dit + qu+ « importe la qualité pourvu que la part de marché soit bonne ». Du genre pudding, avec un(e) enquêteur(euse) par pays, mais tous parlent aisément le français. Des enquêtes ordonnées par Michael Dom, le chef de la CPI : pas un gramme de plausibilité ! Pourquoi diable faire intervenir la Cour Pénale Internationale (CPI), organisation européenne qui n’a aucun pouvoir en matière criminelle !!
La télévision fait ainsi croire insidieusement au téléspectateur qu’il est plus intelligent, plus lucide que l’arbitre. Elle le caresse dans le sens du poil en lui donnant un sentiment de supériorité. Il se peut que le football soit, parmi tous les sports, celui qui flatte ainsi le plus clairement son « client ». D’où peut-être, en partie du moins, son succès qui tient aussi à une forme de chauvinisme, pas seulement lors d’une compétition mondiale. Le rôle de l’arbitre, en football, est souvent ingrat !
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c / Montrer le public
Quelle différence entre publicité et sponsoring ? Le coût à la seconde ? L’insertion dans le spectacle? Un détective économique pourrait répondre. Il n’y a plus personne pour nier le rôle énorme joué par l’argent dans le football, surtout de très haut niveau. Les noms de marques se glissent partout, sur les maillots, le long des barrières des stades.

Les Borgias – saison 3 – Jeremy Irons ( le pape Rodrigo Borgia) : cinq lundis de suite dès le 28 juillet 2014 sur RTS 1, aux environ de 22h30
Forcément, puisque c’est c’est une série « haut de gamme »
Le plan de base est souvent abandonné.Les incursions sur le public sont nombreuses. Il y a d’abord le banc avec l’entraîneur, les remplaçants, l’équipe technique. Les réactions des uns et des autres participent du spectacle anecdotique. Certains plans sur le public partent à la recherche des notables, politiciennes et politiciens de haut vol, chefs d’Etat, entourant les plus hauts responsables de football, le patron de l’UEFA tout de même moins présent que le bientôt inamovible président de la Fifa. Et si une caméra trouve dans son champ une « vedette », dans quel domaine que ce soit, le régisseur ne manquera pas de lui faire alors un petit « coucou » !

Les Borgias – saison 3 – épisode 3 – Photo RTS/Showtime
Le mariage de Lucrèce Borgia (Hollyday Graingier) et Alphonse d’Aragon (Sebastian de Souza) avec la « bénédiction » papale de Rodrigo Borgia(Jeremy Irons)
Des écrans géants qui retransmettent l’image du reportage en direct ,très probablement muets, sont dressés sur de plus en plus nombreux stades. Il se pourrait que les réalisateurs en régie se fassent le petit plaisir de choisir souvent de jeunes et jolies femmes plutôt que des messieurs bedonnants. Pourquoi pas !

Les Borgias- saison 3 – photo RTS/Showtime
Lucrèce et César, en famille!
Pas un seul personnage avec un brin de « valeur » positive : tous plus ou moins des « salauds ». Difficile d’être à l’aise avec les personnages de cette série d’excellent niveau, à grand spectacle, mais moins grand que « Games of throne » !
Mais, dans le groupe filmé, rapidement quelqu’un se rend compte qu’il se voit. Il adresse des signes à la caméra, en saluant ainsi sa propre image. Pour quelques secondes, voici des anonymes devenus célèbres, parfois dans le monde entier. De tels plans n’ont plus rien à voir avec le jeu. Ils ne montrent pas des réactions de supporteurs. Ils expriment une forme de narcissisme. C’est là une composante de cette mise en scène d’un spectacle qui ne concerne plus du tout le jeu.
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b / Les images du foot-spectacle
(Trois images de « Killing » en troisième saison sur ARTE et une question !)
« « « « « « « « « « « « « « « `
Voir ci-dessous a / Le plan de base d’un reportage (17.07.14)( True Detective – HBO / En juin 2014 sur TZS1)
Deux milliards que nous étions à regarder en même temps les mêmes images, il y a peu : c’est, disons, un peu «inquiétant ». Car il est difficile de croire qu’il y a autant d’admirateurs du foot seulement comme jeu ! Il doit bien se trouver quelque chauvin nationaliste parmi eux, à côté de ceux qui en restent à la fierté patriotique – ou à la déception humiliante! Les enjeux financiers sont immenses : la Fifa vend à prix élevé les droits à des chaînes qui vendent à un prix élevé les temps réservés à la publicité. Et les sponsors qui paient des droits élevés à la FIFA en veulent pour leur argent. Notons en passant le magnifique coup de pub réussi par HUBLOT, incontournable sur le grand tableau lors de changements de joueurs et à l’annonce des durées de prolongation de jeu !

Sarah Lund ( Sofia Grabel)- Killing saison 3, présentée sur ARTE en juillet 2014.(photo arte/Tim Herden)
Magnifique personnage, efficace, généreuse, mais sans que l’on sache vraiment qui elle est.Une partie de son « mystère » subsistera, puisque la série s’arrête « sagement » à la fin de cette troisième saison
Il y avait de nombreuses caméras dans les douze stades du Brésil. Mais toutes ne suivaient pas le ballon pour assurer le plan de base !
Les deux milliards recevaient les images sur des supports allant du plus petit, le portable ou les tablettes, au plus grand, les écrans géants en plein air, y compris dans les stades en passant par internet. Il se peut que le bon téléviseur traditionnel soit tout de même encore le moyen le plus utilisé.

Killing — saison 3 -( photo arte -Tim herden)
Robert Zeuthen (Andres W.Berthelsen), puissant capitaliste qui refuse de délocaliser son entreprise, recherche Emilie, sa fille, enlevée par le tueur.
Donc la télévision doit satisfaire tout le monde mais en priorité ceux qui ont des intérêts financiers, partout et en même temps. Impossible d’en rester à notre « plan-de-base » centré sur le ballon. Trois moyens au moins de faire autre chose : a/ plans sur les publics et les publicités ; b/ plans parfois très gros sur un seul joueur, qu’il possède ou non le ballon ; c/ multiplication des artifices techniques, reprises immédiates d’une phase de jeu sous un autre angle, ralentis qui se veulent élégants, pourquoi pas parfois deux ou plusieurs images en même temps, etc.
Trois moyens de faire autre chose qu’un reportage sur un jeu ! Une sorte de document hybride qui tient d’un spectacle de fiction mais qui néglige la bande son !

The Killing III – Photo arte/Tim Harden
Sur ARTE, dès 20h50, dix épisodes, dix journées, en duos du 3 au 31 juillet 2014- 3ème et dernière saison..
Impossible de revoir durant sept jours les épisodes. Voici pourquoi. Un texte apparaît : Erreur – cette vidéo n’est pas disponible dans votre pays. Ah bon ? ARTE et la SSR-SRG et ses sociétés régionales ne sont-elles pas des chaînes amies, même si les secondes affichent des parts de marché beaucoup plus fortes que celles d’ARTE. Donc « Killing » nous est interdit dans l’offre sept plus ! A qui la faute ?
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a/ Le plan de base d’un reportage
Debout ou assis dans un stade, le spectateur saisit l’ensemble du terrain de jeu plus ou moins bien selon la place qu’il occupe. La télévision s’adresse à un nouveau consommateur, le téléspectateur, qui voit ce que le réalisateur décide de lui montrer.
Quelques images d’un ancien Argentine-Allemagne de 1986, reprises sur RTS 2 dimanche 13 juillet, semblèrent délicieusement vieillottes, y compris avec des joueurs plus larges que hauts, erreur technique dans un cadre provisoire.
Le plan de base
C’était simple : montrer le ballon quand le joueur A s’en occupe, le suivre quand il tente de le passer à un joueur B et être encore présent à la réception par B le partenaire ou C l’adversaire et ainsi de suite. Par l’alternance des plans éloignés et rapprochés. le téléspectateur reçoit des informations différentes que celles saisies par le spectateur.
Le « regard » de nombreuses caméras
Pour de multiples raisons, en particulier l’intérêt d’un large public pour le divertissement offert par le foot et les intérêts
Les images du foot-spectacle
Deux milliards que nous étions à regarder en même temps les mêmes images, il y a peu : c’est, disons, un peu «inquiétant ». Car il est difficile de croire qu’il y a autant d’admirateurs du foot seulement comme jeu ! Il doit bien se trouver quelque chauvin nationaliste parmi eux, à côté de ceux qui en restent à la fierté patriotique – ou à la déception humiliante! Les enjeux financiers sont immenses : la Fifa vend à prix élevé les droits à des chaînes qui vendent à un prix élevé les temps réservés à la publicité. Et les sponsors qui paient des droits élevés à la FIFA en veulent pour leur argent. Notons en passant le magnifique coup de pub réussi par HUBLOT, incontournable sur le grand tableau lors de changements de joueurs et à l’annonce des durées de prolongation de jeu !
Il y avait de nombreuses caméras dans les douze stades du Brésil. Mais toutes ne suivaient pas le ballon pour assurer le plan de base !
Les deux milliards recevaient les images sur des supports allant du plus petit, le portable ou les tablettes, au plus grand, les écrans géants en plein air, y compris dans les stades en passant par internet. Il se peut que le bon téléviseur traditionnel soit tout de même encore le moyen le plus utilisé.
Donc la télévision doit satisfaire tout le monde mais en priorité ceux qui ont des intérêts financiers, partout et en même temps. Impossible d’en rester à notre « plan-de-base » centré sur le ballon. Trois moyens au moins de faire autre chose : a/ les plans sur les public et les publicités ; b/ gros plans parfois très gros sur un seul joueur, qu’il possède ou non le ballon ; c/ la multiplication des artifices techniques, reprises immédiates d’une phase de jeu sous un autre angle, ralentis qui se veulent élégants, pourquoi pas parfois deux ou plusieurs images en même temps, etc.
Trois moyens de faire autre chose qu’un reportage sur un jeu ! Une sorte de document hybride qui tient d’un spectacle de fiction mais qui néglige la bande son !
financiers qui s’y ajoutent à travers la publicité, la télévision ne peut plus en rester au plan de base. Autour et même au-dessus du terrain, il y a parfois deux ou trois dizaines de caméras comme lors du dernier mondial. Chacune d’elle propose son propre « regard ». Mais le ballon est alors souvent absent.

True detective : magnifique série proposée par la RTS en juin 2014.
Souvent, l’enquête policière s’estompe pour s’en tenir aux rapports entre les trois personnages principaux. Et la présence de Maggie Hart (Michelle Monoghan), l’épouse de Martin est impressionnante de sensibilité.
Le travail du réalisateur
Il faut donc choisir l’image qui sera diffusée parmi toutes qui existent en même temps. L’image saisie par chaque caméra arrive dans une régie où le réalisateur, théoriquement, les voit toutes. Il peut en commander des différentes aux opérateurs derrière leur caméra ou en demander de nouvelles à ses assistants. Mais c’est lui qui choisit celle qui va passer. Ce travail demande une grande maîtrise. Dans toute manifestation sportive, le réalisateur en régie effectue sa « mise en scène » par le montage instantané. C’est ainsi qui crée un spectacle qui n’a parfois plus qu’un lointain rapport avec celui auquel assiste le spectateur au bord du terrain. Le plan de base est souvent oublié.
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(((( PS : Deux noms au moins
Pour quelques fins connaisseurs du travail de la télévision, il est même possible de pouvoir dire de quel pays provenait le réalisateur en charge d’un match. Ceux-ci, au nombre de huit au moins, étaient français (deux), Allemands (trois) et Britanniques (trois). Mais qui donc connaît les noms de deux français, par exemple : Jean-Jacques Amsellem et François Lannaud ? Moi pas ! Il est bon, une fois au moins, de signaler l’existence de ceux qui portent la responsabilité de créer le spectacle de divertissement offert par le football, entre autres sports qui ont chacun leurs exigences.)))))
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Ah oui ? Le football !
Beaucoup de notes disponibles :le passage à l’acte s’impose! Ce seront des sujets courts, compris entre mille et deux mille signes. Et illustrés… par des images de séries, afin de rappeler qu’il n’y a pas que le foot !
On trouve, de bas en haut :
1/ Concession et divertissement (03.07.14) ( Broen, Le Pont – Danemark,Suède / RTS, vendredis)
2/ Quelles images choisir ?(03.07.14) ( Killing – Danemark, Allemagne / Arte, jeudis )
3/ Trois jours en juin, 24,25, 26 (03.07.14) (Miss Fisher enquête – Australie / France3)
4/ Mundial : temps d’antenne (15.07.14) (True Detective – USA – HBO / En juin 2104 sur RTS))
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4/ Mundial : temps d’antenne !
(15.07.14)
Du 12 juin au 13 juillet 2014, les soixante-quatre rencontres du « Mondial » au Brésil trouvèrent place dans la grande majorité des 31 jours disponibles. On en vit, les jours « sans », des bouts, en particulier les buts; et surtout on en entendit parler en parfois savantes dissertations.
Une rencontre, c’est un peu plus de nonante minutes de jeu, plus quinze durant la mi-temps, parfois des prolongations, puis des présentations, des conclusions, des émissions spéciales, « le journal des Suisses » et « Le club » qui, additionnés faisaient presque deux « 19h30 »: on doit bien dépasser les trois heures pour chaque rencontre. Donc deux cent heures sur trente jours, cela fait presque sept heures par jour, sur RTS2, la soirée, celle où le public est nombreux, entièrement occupée.
Les mêmes images, fournies par la FIFA, ont été vues partout, entre autres sur les trois chaînes suisses. La SSR-SRG est fière de montrer chaque année deux mille heures de sports. En cette fin de printemps et d’été débutant, deux cents heures pour le seul football, auquel s’ajoutaient celles consacrées au cyclisme, au tennis, de l’athlétisme : moyenne mensuelle largement dépassée! C’est beaucoup. C’est trop, même si, évidemment, les parts de marché sont brillantes !

Une série splendide : True Detective / HBO
Un seul auteur : Nic Pizzolato
Un seul réalisateur : Cary Futunaga
Huit épisodes de 60 minutes, présentés par la RTS les 2, 9, 16 et 23 juin 2014 (Photos HBO/RTS)
Matthew McConaughey (V. F. : Bruno Choël) : Rust Cohle
Woody Harrelson (V. F. : Emmanuel Jacomy) : Martin Hart
Le service public généraliste suisse, la SSR-SRG, est au bénéfice d’une concession octroyée par le conseil fédéral qui a des exigences de diversité dans la programmation sans préciser la quantité de divertissement. A de rares exceptions près, le reportage sportif est pur divertissement si ce qui l’entoure frôle parfois l’informatif en ne s’approchant que rarement de la réflexion. Et la SSR-SRG est seule à pouvoir en faire autant en Suisse. On doit tout de même oser se demander si notre service public ne va pas trop loin dans le temps accordé aux sports, surtout ces dernières semaines. Mieux : la question doit être posée !
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PS I : Ces lignes ne témoignent pas d’une allergie au football. J’en aurai bien « consommé » deux heures par jour, séduit surtout par les reportages. L’accompagnement ? On y reviendra.
PS II : Les hebdomadaires spécialisés en audiovisuel– on en compte trois pour la petite suisse romande – donnent naturellement bonne place à la RTS mais minuscules espaces à la DRS (Suisse alémanique) et à la RSI (Tessin). L’unité de la Suisse est un mythe dans la presse romande consacrée à la télévision.
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3/Trois jours en juin (24,25,26)
RTS2, les 24, 25 et 26 juin 2014: le football apparaît de 10h30 à 14h00, deux rencontres de la nuit précédente en différé, suivi du tennis depuis Wimbledon, de 14 :00 à 17h30, pour retrouver le « futebol » jusqu’à 02h00, dont une rencontre en direct et trois en différé.

Miss Fisher enquête – 2ème saison d’une série australienne de 13 épisodes d’environ soixante minutes, hybride, unitaire par l’enquête, récurrente à travers le passé de Phryne F. et son entourage, hommes attirants ou par elle attirés y compris (Photo France3)
Cela fait donc 15 heures 30 minutes de sports. A quelques détails près, TSR2 est chaîne sportive sauf durant quelques heures où peu nombreux sont ceux qui la regardent. Et le foot y est pour douze heures pleines. Six rencontres occupent neuf de ces douze heures. Il en reste trois pour parler de certaines rencontres avant, à la mi-temps et après, avec reprises de phases en extraits, surtout le buts et les plus brillants arrêts de gardiens. Il y a temps aussi pour placer deux équivalents de téléjournaux en plateau, « Le journal des Suisses » (une trentaine de minutes) et le « Club » (un peu plus long). Les nombreuses minutes consacrées à la pub et aux sponsors font souvent allusions au sport et à ses dérivés.

Miss Fisher enquête – Sur France 3 dès le dimanche 29 juin, par trios !! La mode des années 20/30 sied à Phryné Fisher (Essie DAVIS), en froufrous roses ci-dessus et en noir, deux tenues parmi de nombreuses autres !
( photo France 3)
Donc pour trois minutes de jeu, une environ pour en parler. Imaginons qu’on enveloppe un « Temps présent » d’une heure, ou une série récurrente (comme « Miss Fisher enquête » – nos images) de même durée de vingt minutes de causettes et d’extraits avant, pendant, après : ce serait l’émeute ! Mais le sport-roi a tous les droits, y compris à travers la parole des experts reçus par les journalistes. Le principe, « la radio parle, la télévision montre », est battu en brèche, même si on montre souvent des gens qui parlent.Que disent les parts de marché : les très hauts scores atteints par certaines rencontres profitent-ils aux plages d’accompagnement ?
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2/ Quelles images choisir ?
Il était environ minuit, un soir où je ne sais plus quelle rencontre allait se terminer par des tirs aux buts. Je ne sais plus quel commentateur, peut-être bien Massimo Lorenzi en personne, priait humblement le téléspectateur de ne pas en vouloir à la télévision de retenir son attention si tardivement.
Ils ont de la chance, les consommateurs de sports. Ils n’ont pas cette chance, les certes minoritaires attirés par le cinéma d’auteur, suisse y compris, ou les séries haut de gamme à forte valeur ajoutée, européennes y compris : souvent, leurs émissions préférées se terminent allégrement après minuit. Sans un mot de regret.
J’aime bien ajouter des images dans les textes de ce blog. Des images de foot ? Alors là, non ! On ne va pas vous montrer une fois encore en photo ce que tout le monde aura vu peut-être une demi-douzaine de fois, en direct, en reprise déjà durant le direct, dans les magazines provisoires, et même au « 19 :30 » le lendemain. Alors que faire pour illustrer des textes relatifs non pas au football, mais à la manière dont le télévision en rend compte, triomphante par des parts de marché aux scores presque soviétiques ?

« Broen »- « Le pont », dans la version initiale scandinave : RTS1, vendredis soirs, entre 22h30 et 00h30, dix épisodes par duos depuis le 27 juin 2014. Sofin Helin (Saga Noren, agente suédoise) et Kim Bodnia (Martin Rhode, inspecteur danois). Magnifique; bien sûr!
Euréka ? Je vais glisser dans des sujets consacrés au foot des images … des meilleures séries que l’on vient de voir ou que l’on peut suivre actuellement sur RTS1, sur ARTE ou même France3. Pour l’équilibre de l’offre, au moins ici !!
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1/Concession et divertissement
La concession octroyée selon la loi par la Conseil Fédéral impose à la SSR-SRG de remplir différentes missions, en particulier d’offrir du divertissement, sans précision quantitative. Le spectacle du sport fait partie du divertissement. Les émissions autour du sport également ? Actuellement, alors se déroule la Coupe du monde de football, voici aussi le tennis à Wimbledon, l’athlétisme à Lausanne, bientôt le Tour de France qui commence en Grande-Bretagne. Mission divertissement accomplie, quantitativement dense! Au point que RTS2 est chaîne sportive à disons 50 % ! Est-ce bien ainsi respecter l’esprit de la concession ? Mais ceci est une question qui restera, ici comme ailleurs, sans réponse.
Chaque consommateur de télévision s’accorde le plaisir du divertissement sans se faire mal à la tête: certains ne manquent aucun des plus de deux mille épisodes de « Plus belle la vie » ou des plus de six mille de « Top Models », d’autres ne rateraient pas un seul « Coup de cœur d’Alain Morisod » et déjà se réjouissent de la prochaine saison d’ « Un air de famille » , etc…
Personnellement, je suis attiré par certains sports, le tennis énormément ; le foootball beaucoup ; et j’ai un faible pour .. le curling ! De cette coupe du monde, j’en consomme trop! A ce niveau, il n’y a plus de « petites » équipes. Et j’accumule les notes, en oubliant le blog.

The killing 3 : Sarah Lund ( Sofia Grabol ( Photo arte /Tim Harden), série danoise (2012) en co-production avec la ZDF : le personnage insolite et troublant de Sarah Lund (Sofia Grabol) aussi intéressant que l’enquête policière qui aborde des milieux de l’économie et de la politique. Dix épisodes, dix journées
Et c’est ainsi que je viens de faire comme les commentateurs sportifs, avant, pendant, après une rencontre, dans un « Journal des Suisses » qui touche à sa fin, lors d’un « Club » avec invités qui applaudissent et crient sur ordre, du chauffeur dit de salle remplacé par celui qui dirige l’émission, d’ajouter des mots et encore des mots autour, avant, après le spectacle des rencontres. Un exercice de broderie, ici écrite ! Et un rappel en image : une série danoise sur ARTE !























