Divers

Que de surprises, bonnes (Paju, Spécimen) ou mauvaises…

J’aime que la télévision me surprenne, plus par la forme que le sujet, que ce soit en bien – avec les séries pointues hélas généralement tardives – et un peu paradoxalement, aussi en « mal » – ces sports trop envahissants ( mais bon spectacle divertissant lors de la rencontre Porto-PSG au soir du 3 octobre 2012). Avec les «  TTC », « A bon entendeur », « 36.9 », « Temps présent », « Mise au point », excellentes émissions coincées dans des formes ronronnantes, les surprises sont rares si l’on ne tient pas compte du fond.

Passe-moi les jumelles

« Danse avec les chevaux », une réalisation de Blaise Piguet pour « Passe-moi les jumelles »

« Danse avec les chevaux », une réalisation de Blaise Piguet pour « Passe-moi les jumelles »

Bonnes surprises, souvent, avec « Passe-moi les jumelles » qui n’est certes pas de première jeunesse mais offre à ses collaborateurs une belle liberté de ton.  Quel plaisir, lors de l’émission du 28 septembre,  placée sous le signes de « Saveurs et sabots » inscrits sur une ballade Dent-de-Vaulion-Vallée-de-Joux avec deux splendides  sujets. Blaise Piguet réalise le portrait de German Herrero qui «  Danse avec les chevaux » sans éperon. Manuela Maury conduit un reportage avec Philippe Ligron qui enseigne la cuisine plutôt que de diriger un restaurant. Et il y en eut bien d’autres, plaisantes, avant…Et aussi une fort bonne, plus récente, celle du 5 octobre

Document ou reportage ?

« L’instinct de cuisine », un reportage de Manuela Maury, ici en Camargue

« L’instinct de cuisine », un reportage de Manuela Maury, ici en Camargue

A la lecture du générique de fin, une petite surprise : Blaise Piguet est crédité d’une « réalisation » et Manuela Maury signe un « reportage ». Quelle différence ? Un reportage implique une immersion dans un sujet conduisant à une partie de pêche de  tout ce qui se passe sans influencer l’événement. C’est au montage et parfois dans la hâte que nait le reportage. La réalisation d’un téléfilm qui tient alors de la documentation suppose que le tournage obéisse à quelques choix préalables, une amorce peut-être de mise en situation. Le montage n’est plus découverte, mais confirmation ( ou négation) de ce que l’on pressentait. Le reportage est sur une première marche, le document sur la deuxième. La troisième, un film, suppose la prise en compte de la responsabilité de la diffusion en salles sur grands écrans.

« Une île dans la ville » : encore un excellent  sujet de « Paju » le 5 octobre 2012

« Une île dans la ville » : encore un excellent sujet de « Paju » le 5 octobre 2012

Fiançailles radio/tv ratées

Mauvaise surprise avec « C’est la jungle » du lundi soir : il s’agit probablement d’une allergie personnelle à l’humour chybaesque. Mauvaise surprise aussi avec « Pl3in le poste » : l’allergie vient, entre autres, de la voix qui tombe du ciel et fait rire au moins la présentatrice.

Allergies mises à part, on peut se demander si ces deux émissions ne procèdent pas en partie du même esprit, dans une certaine volonté de marier radio et télévision, qui vaut surtout pour « Pl3in le poste », le titre déjà faisant penser au poste… de radio. Tentative honorable. Reste à se demander si le ton libre, impertinent, provocateur et parfois un brin salace de « Couleurs 3 » supporte vraiment l’image. Pas sûr..

Il se pourrait aussi que les deux émissions aient l’ambition de satisfaire un public très fuyant, les jeunes, qui auraient ainsi un humour à  leur portée et la musique moderne qu’ils aiment. Les cinéphiles et autres téléphiles, eux, continueront d’attendre une émission de réflexion autour de la fiction et de la documentation, que ce soit au cinéma et en télévision.

Photo-famille de « Borgen » en début de deuxième saison. Le premier épisode a pour thème l’armée danoise engagée en Afghanistan, le second la désignation d’un commissaire européen. Mais entre personnages, les liens se nouent et se dénouent…

Photo-famille de « Borgen » en début de deuxième saison. Le premier épisode a pour thème l’armée danoise engagée en Afghanistan, le second la désignation d’un commissaire européen. Mais entre personnages, les liens se nouent et se dénouent…

Profitons de l’occasion pour signaler que « Borgen » en sa deuxième saison confirme les qualités de la première, que « Homeland » est  vraiment une imposante série sur l’Amérique d’après septembre 2001. Et signalons aux téléspectateurs – il doit bien en exister un ou deux – qui s’intéressent à la fois à « Homeland » et à « Ainsi soient-ils » qu’ils n’ont plus à se demander que regarder le dimanche soir à 23h00  ils peuvent désormais suivre le père Fromenger sur ARTE, le jeudi soir, et en début de soirée ( dès le 11 octobre 2012)

Jean-Luc Bideau en grande forme pour faire vivre le bel esprit non-conformiste du Père Fromenger dans * »Ainsi soient-ils » à voir désormais le jeudi sur Arte puisque le dimanche soir TSR 1 oppose à cette série européenne « Homeland »

Jean-Luc Bideau en grande forme pour faire vivre le bel esprit non-conformiste du Père Fromenger dans * »Ainsi soient-ils » à voir désormais le jeudi sur Arte puisque le dimanche soir TSR 1 oppose à cette série européenne « Homeland »

Un salut en passant à « Spécimen »

Mais, super bonne surprise,  ce que la RTS offre de mieux, depuis déjà assez longtemps, se nomme « Spécimen » et passe le mercredi soir de temps en temps. Splendide – et « émouvant », « L’instinct maternel » du 12 septembre. Trop tard pour en dire plus ! Mais volonté d’être attentif prochainement.

Stephen William Hawking aux « Paralympics »

Né en 1942, théoricien  mondialement connu de la physique, spécialiste entre autres des trous noirs, auteur de plusieurs ouvrages de vulgarisation scientifique comme « Une brève histoire du temps », Stephen William Hawking est handicapé par une forme de sclérose depuis l’âge de 21 ans. On l’a aperçu furtivement au hasard de certains extraits de la cérémonie d’ouverte des jeux dits « Paralympiques » le mercredi 29 août. Sa réputation scientifique servait de garant de l’esprit d’un spectacle probablement de bonne qualité dans sa totalité, allant du Shakespeare de « La tempête » au bouillonnement de particules élémentaires représentées par des parapluies blancs en mouvement, hommage ainsi rendu au Livre, symboliquement vecteur de la Connaissance. Le succès public des « paralympiques » semble assuré, mais pas sur le petit écran!

Stephen Hawking

Stephen Hawking

 ,,,,mais pas à la RTS !

L’occasion était belle, même à travers un spectacle, de saluer en passant une des richesses de toute culture contemporaine : le Livre, un grand absent sur les chaînes généralistes, pas seulement à la RTS.

Car voici que notre RTS qui a répété pendant quinze jours que l’on pouvait voir tout le temps trois programmes sur internet en complément aux quinze heures quotidiennes en direct estime qui trop , c’est trop : pas de direct sur les Paralympiques, même pas de différé annoncé dans les avant-programmes ! Ces jeux, moins encombrés par les problèmes de fric et d’Or que les JO,  ne retiennent pas son attention. On rencontrera sur France 2 une émission quotidienne en différé aux environs de 17h00. Les « Paralympiques » auraient mérité mieux que des bribes en différé ici ou là ; mais où ? Il est vrai que les handicapés sportifs n’ont parfois à proposer qu’une victoire contre leur handicap. Très regrettable abstention du service public généraliste en Suisse ! Etrange et inadmissible manque de curiosité !

Pourtant voici une explication tout de même plausible !

Cette abstention est la résultante d’un choix . il fallait intervenir contre la saturation sportive. Bonne prise de conscience à la tête de la RTS. Mais un peu tardive Et nous n’aurons pas été sevrés de sports ces derniers jours, entre le football du championnat suisse un brin triste, le tennis aux USA et le golf à Crans-Montana. Il n’en reste pas moins que la « victime » de ce réveil est une activité sportive où l’argent n’est pas le nerf de la guerre, mais seulement l’effort, même si la polémique amorcée par Pistorius est un brin troublante.

Il semble en effet que les téléspectateurs suisses sont particulièrement fidèles aux émissions sportives proposées par les chaînes suisses, alors qu’ils se sentent beaucoup plus libres de s’en aller quérir d’autres propositions chez les voisins, par exemple dans le divertissement offert par l’audiovisuel, le cinéma des films d’auteur comme la télévision des séries les plus pointues. Cette fidélité sportive, si elle est confirmée et peut-être même observée depuis longtemps, devrait intéresser un sociologue pour répondre à la question : pourquoi les Suisses préfèrent-ils regarder sur des chaînes suisses bon nombre de manifestations sportives alors qu’ils s’en vont tranquillement recueillir d’autres formes de télévision chez nos voisins ?

A propos de série, « The spiral… »

Durant cinq semaines, tous les lundis du 3 septembre 2012 au 1 octobre, ARTE diffuse tardivement, aux alentours de 23h00,  une série expérimentale et interactive « The spiral »,  reprise dans huit pays, Suède, Norvège, Finlande, Danemark, Pays-Bas, Belgique, Allemagne et France. La Suisse ne fait pas partie de cette petite « Europe » télévisée : dommage. Dans six pays, à la même heure, six toiles de maîtres sont volées dans six musées. Par qui, pourquoi, comment?

Pour le premier plaisir de l’oeil, voici deux des six toiles volées :

Un autoportrait de Münch volé dans un Musé d’Oslo

Un autoportrait de Münch volé dans un Musé d’Oslo

Un portrait de femme signé Picasso qui se trouvait à Eindhoven

Un portrait de femme signé Picasso qui se trouvait à Eindhoven


Sous le signe de la routine !

Retour à la normale : c’est la fin des programmes d’été, même si le DS ( Dieu Sport) résiste avec le tennis à New-York et la reprise du football national mais plus encore européen, désormais sans présentatrices !  Encore un détour sportif avant de pouvoir en revenir, entre autres, à la fiction créative des séries. Et pour rejoindre la routine des séries, quelques images d’entre-elles, plus facilement accessibles que celles de  l’actualité sportive !

True Blood

La belle et jeune équipe de « True Blood » en première saison. Parmi eux, on trouve une fée, un loup-garou, un très vieux vampire et quelques humains. Pour en savoir davantage, rendez-vous le jeudi soir, en saison 4, sur RTS 2, le 30 août 2012 de 22h25 à 00h15, le 6 septembre de 23h00 à 00h50, le 13 de 22h55 à 00h45. Ce sont là des heures « normales » pour de telles rencontres….

Lausanne, « Athlétissima »

Jeudi soir (23.08.2012), en RTS 2, encore du sport : routine! Mais la soirée lausannoise d’athlétisme, avec ses épreuves qui se succèdent rapidement, offre un bien meilleur rythme que celles des JO : mieux que la routine ! Beaucoup des médaillés, mais pas de suisses : routine toujours.  Pourtant un quatuor de dames qui se transmettent le témoin fait exception : frôler un record suisse sort de la routine !

Un record du monde aurait pu être battu, celui du cent dix mètres haies : éliminé pour un faux départ, le futur détenteur ! U.Bolt, au nom prédestiné pour le sponsor – U.Blot –  remplit son contrat d’un soir à trois cents mille. Mais Blake se permet de battre le record du stade sur cent mètres détenu par Usain Bolt ! Indirectement, Jean-Pierre Egger gagne une médaille en boulet bientôt d’or.

Trop de sports !  Quitte à se répéter, il faut se demander si la quantité de sport proposée par la télévision généraliste de service public suisse, détentrice d’un record au moins francophone, respecte vraiment l’esprit de la concession. Il serait intéressant d’avoir l’avis d’un juriste. Confirmer l’existence du plaisir personnel offert par plusieurs sports réellement divertissants, c’est une autre forme de routine.

Desperate housewives

Et voici le quatuor des femmes au foyer désespérées. La huitième saison vient de débuter sur la RTS 1, bien entendu, à une heure excellente, 21h15, bien entendu ! Et ce sont trois épisodes le 29 août, puis deux le 5 septembre,et encore deux le 12 ,etc ! Une série est faite pour être dégustée en un épisode par jour ou par semaine. Partout on force la dose ! Diable, pourquoi ? Les magazines télé de France et de Romandie ont ouvert les nécrologies en ce début d’agonie de la dernière saison !

Où sont les paralympiques ?

Mercredi 29 août 2012, ouverture des Jeux Paralympiques handisports, qui vont se dérouler jusqu’au 12 septembre dans les lieux des JO. A Athènes,  en 2004, avant les jeux, à peine quelques milliers de billets furent vendus. A Pékin, il y a quatre ans, il y eut un million de pré-locations. Et pour Londres, 2.2 millions des places sur 2.5 millions disponibles sont vendues d’avance. Succès public assuré, semble-t-il. Dans la presse écrite, Magali Comte vise une médaille d’or. Il n’y a semble-t-il pas derrière elle une « organisation »  pour annoncer le nombre des médailles suisses espérées.

Les JO des bien-portants donnèrent donc lieu à d’excellents spectacles, des centaines d’heures de remarquables  reportages parfois appuyés par de bons commentaires, précieusement explicatifs dans le cas des « petits »  sports peu médiatisés. Il y eut aussi la compétition entre nations avec classements construits sur le nombre de médailles d’Or d’abord, à égalité sur l’Argent et à nouvelle égalité sur le Bronze. Les diplômés des rangs quatre à huit n’existent peut-être que pour de méconnues statistiques, au point que le « chocolat » attribué au 4ème passe pour dérisoire ! Il y a aussi la montée du drapeau du pays et son hymne national.  La formule officielle du CIO est prudente : une médaille est attribuée à l’athlète X ou l’équipe Y R E P R E S E N T A N T (E) du pays Z. L’environnement médiatique tente souvent de faire croire que c’est le pays Z qui a gagné. Dans certains sports, de grosses sommes d’argent circulent. Les associations qui gèrent les meilleurs footballeurs, et demain peut-être les meilleurs basketteurs américains imposent certaines conditions ( majorité de moins de vingt-trois ans en football par exemple ). Même problème avec les meilleurs hockeyeurs lors des JO d’hiver !

Les paralympiques ne sont pas emportés par la folie de l’Or, ni par la course des nations aux médailles. L’argent ne semble pas y jouer un rôle primordial. La performance individuelle ou collective n’en a que plus de valeur. La participation à une telle compétition est déjà et peut-être surtout une victoire contre soi-même et son handicap.

J’ai lu attentivement les avant-programmes de couleur verte que le service de presse de la RTS met à disposition des journalistes. Il n’y a nulle part place, ces prochains jours, ni sur RTS 1, ni sur RTS 2, pour les paralympiques. Sans intérêt ? Et puis , « Ils » en ont tant fait pour les JO et l’Or attribué au pays plus qu’à l’athlète. On  trouvera tout de même quelques reflets de ces compétitions sur France 3 et France Ô.

Californication

Vautré dans un fauteuil, épuisé, c’est Hank Moody dans « Californication » qui se déroule en Californie et justifie la version française du titre à double sens. Le personnage qui reste amoureux de sa femme est entouré de son petit monde. Il est donc au centre d’une série de gymnastique érotique délicieuse.

Fin des programmes d’été

On va donc en revenir tout naturellement à « Infrarouge » qui s’intéresse au caillou ramassé en Turquie par le commandant de police candidat à la candidature au conseil d’Etat valaisan. «  C’est le jungle » propose un décor plein d’idées saugrenues. A part cela ? Il faut attendre de voir quelques numéros avec l’espoir qu’ils ne vont pas trop ressembler au bien pâle premier.

On va retrouver les meilleures séries aux heures tardives, parfois de plus en plus tardives. Les bonnes heures d’exposition continueront d’être réservées au médical et au policier unitaires. L’Histoire, les problèmes de société, la politique contemporaine au Danemark, c’est pour les fins de soirées. On rencontrera désormais fée, vampire et loup-garou sur RTS 2 ( « True Blood » ) tardivement. On a même droit après minuit aux coquineries de la gymastique érotique, « Californication » remplacé par « Hung ». On attend toujours le brillant « Dexter » ertéessement « censuré » il y a plus de cinq ans! Et l’exaspérante routine de la vaine protestation contre une programmation qui se refuse obstinément à donner une bonne exposition aux séries les plus pointues, pas seulement les américaines, continue d’affirmer sa présence !

Nurse Jackie

Entre 2ème et 3ème saison pour « Nurse Jackie », plein centre aussi, au milieu de ses plus proches. Eddie Falco fut une magnifique Carmela Soprano dans « Les sopranos » . Elle est aussi brillante en nurse constamment bousculée par son travail pratiqué parfois à la Dr House et une double vie privée plutôt compliquée. Plus on avance dans la série, plus elle est convaincante.

 « Nurse Jackie », au rendez-vous hebdomadaire tardif, se porte de mieux en mieux : fin de deuxième saison pour une bonne série plus impertinente que médicale. Godard écrit le scénario pour le  portrait de Godard et  « Sauve-qui-peut (la vie) » passe à minuit !  « True Blood», ses vampires,  fées et autres humains réapparait en programmation plus tardive que jamais pour se terminer vers 01h30. C’est aussi, hélas, la pire des routines !

Les JO côté audimate

C’est par milliers que les romands ont suivi tout ou partie des JO. Les parts de marché du 27 juillet au 12 août de 2012 surpassent de sept à dix points ceux de la même période de 2011. Les rencontres de tennis de Federer avec Del Potro ou Murray, certains sprints courts sans Helvètes ont rassemblé d’imposantes audiences. Mais le tardif « Journal des jeux » semble ne pas avoir été bien grand succès. Et 156 mille romands pour suivre la Cérémonie d’ouverture du 29 juillet, est-ce beaucoup en comparaison à l’audience mondiale qui s’élèverait à plus de 800 millions ? Lancer des informations numériques sans indiquer leur origine ou sans citer les sources consiste à faire de l’information par affirmations pas très plausibles. Méfions-nous des raccourcis. Mais si l’on veut emprunter un chemin bien tracé, donner des explications, alors il faut s’accrocher .. à un texte rébarbatif !!

Le journal des Jeux

Présenté un peu avant 23h00, le « Journal des jeux » a été suivi en moyenne par  45’000 téléspectateurs pour une part de marché de 15.8 %.  Ces informations basées sur un échantillon fiable de la population de Suisse romande sont données sans marge d’erreur, laquelle oscille autour de 3 à 4 % ! Une part de marché de seize % signifie qu’à cette heure là il y avait encore un peu moins de trois cent mille personnes en Suisse romande devant leur petit écran. C’est beaucoup !

Pour 2011, la RTS a publié en deux tableaux les audiences moyennes par heure de 06h00 à 02h00 le lendemain, tant pour la fréquentation totale devant n’importe quelle chaîne que devant la RTS, 1 et 2 additionnées.  Notons que la part de marché heure par heure est obtenue en tenant compte du rapport  audience TSR/ TOTAL TV.

JO Londres 2012

En moyenne annuelle, entre 22 et 23 heures, il y a  435’000 spectateurs  dont 109’000 pour RTS 1 et 2.La part de marché (PDM) s’élève alors à  25 %. Entre 23 et 24 heures, on en rencontre 46.000 pour la RTS sur 259’000,  soit 17,8 % en PDM.

« Le journal des jeux » chevauchait la 22ème heure finissante et la 23ième débutante. Ses 45’000  sont nettement inférieur au score des 22 heures et pratiquement équivalent à celui des 23 heures. Même constat pour les parts de marché, 16 % arrondis à l’unité contre 25 et 18. Ce n’est pas à proprement parler triomphal.

Dans des conditions assez semblables, « Le club de l’Eurofoot » de juin dernier, aux environs de 23h00, s’est aussi trouvé en dessous de la moyenne annuelle des performances de 2011.

Certains milieux demandent avec insistance et depuis longtemps la réintroduction d’une émission de réflexion sur le cinéma, qui mériterait d’être élargi à l’audiovisuel contemporain des séries télévisées. Les meilleures ne sont plus seulement américaines. Elles proviennent d’Angleterre et des pays nordiques, Danemark en tête, parfois de France. La RTS est sur la bonne voie avec « Dix », « Crom » ou « L’heure du secret », qui militent encore en ligne B ! Mais le sport, lui,  bénéficie des largesses des responsables des programmes, avec des émissions 0ù l’on cause. La réflexion s’y fait pourtant rare.

La cérémonie d’ouverture

Selon une information numérique fournie par la RTS, la cérémonie d’ouverture du 29 juillet a été suivie par 156 mille personnes en Suisse romande, et cela paraît-il pendant près de quatre heures. La part de marché s’élève à cinquante % : c’est nettement plus que la moyenne annuelle de 2011 dès 22h00. Resterait à savoir si vraiment ces 156 mille est un moyenne établie sur près de quatre heures. Il serait tout de même étonnant que le public ait été aussi nombreux pour le défilé des nations d’après minuit que pour le spectacle qui fut brillant.

Autre cause d’étonnement. La population totale du globe est estimée en 2011 à environ 7 milliards d’êtres humains, bébés et ancêtres y compris. On a pu lire ici ou là que 800 millions de terriens auraient suivi  cette cérémonie d’ouverture. Mais aucune indication sur les sources, aucune précision sur la durée de la présence de ces huit cents millions, pendant la première minute, ou la première heure, on en moyenne durant près de quatre heures. 800 millions, cela représente un audimate de 11.5 %-

En Suisse romande, on admet que la population des plus de trois ans est de 1,656 millions. Ajoutons-y les bébés, qui sont 130 millions à naître  chaque année dans le monde entier, une jeune classe d’’âge représentant un peu moins de 2 % de la population totale. La population des plus de 3 ans représente  le 94 % de l’ensemble. L’ensemble des romands est donc de 1’760’000  personnes. L’audimate mondial de 11.5 % appliqué à cette population s’élève à 200’000. C’est nettement plus que les 156’000 annoncés.

Les romands seraient-ils moins curieux que la moyenne mondiale ? Cela serait étonnant. L’hypothèse la plus probable revient à faire peser le doute sur les huit cents millions trouvés sur google, mais sans aucune justification. A six cent millions, on serait dans la moyenne !!! Comparer des informations valables pour l’été 2012 à des moyennes de 2011 est peut-être risqué. Mais les tendances doivent bien être celles que nous pressentons : « Le journal des JO » comme le rendez-vous nocturne de l’ « Eurofoot » ne furent pas particulièrement bien suivis. Il se pourrait que le 156 mille de la cérémonie d’ouverture ne soit un tellement grand succès en comparaison mondiale discutable !!

JO en double blockbusker

Résumé : deux bons cinéastes britanniques sont responsables des deux belles soirées d’ouvertue et de clôture des JO d’été de 2012. La première fut grandiose, la seconde presque autant. En avant-programme, la RTS a offert le 27 juillet une très bonne émission. La même ouverture, le 12 août, au soir de la clôture, fut une triste « cata » 

Daldry et Boyle

Pas loin de un milliard de téléspectateurs auraient assisté le 27 juillet 2012 au spectacle d’ouverture des JO. Les estimations pour la clôture oscillent, elles, entre 700 et 800 millions. En un seul soir, un spectacle éphémère eut autant sinon plus de succès que les plus grandes audiences cinématographiques mondiales, comme celle du blockbuster nommé « Avatar » et la très ancienne d’« Autant en emporte le vent ». Deux bons cinéastes britanniques partagent la responsabilité de ces spectacles qui furent donc  de véritables « blockbusters ». On ne sait pas comment se sont réparties les tâches entre Stephen Daldry ( « Billy Elliot » – 2000 ) et Dany Boyle ( « Slumdog millionnaire » – 2008 ). Les commentateur tv et les journalistes ne se sont guère intéressés à ceux qui ont conçu ces deux soirées mondiales de grande qualité.

Stephen Daldry

Stephen Daldry

La soirée d’ouverture

Les différents tableaux mis en scène évoquaient des pages de l’histoire de la Grande-Bretagne. Il n’ya pas lieu de s’étonner que le présent n’y soit pratiquement pas évoqué : ce n’était pas l’occasion de parler récession, chômage, ni même de se demander comment ont été financés les plus de dix milliards d’euros investis par les pouvoirs publics britanniques et quels seront les retours sur investissements.

Dany Boyle

Dany Boyle

Ce « silence » est certes compréhensible. Mais force est de reconnaître que les multiples compliments décernés sont mérités. Le 27 juillet, à travers plusieurs tableaux, ce sont quelques pages de l’histoire du Royaume-Uni qui ont été évoquées. Le prix payé par les ouvriers à l’avénement de la société industrielle n’est pas passé sous silence.  Un réel hommage aura été rendu à la sécurité sociale universelle pourtant si souvent décriée en Grande-Bretagne pour son coût et ses imperfections. Il fallait un brin de courage pour faire preuve aussi d’une certaine impertinence en montrant des images du rugby qui n’est pas actuellement admis comme sport olympique. Un considérable recours aura été fait à la musique dont les courants modernes doivent beaucoup au succès mondial des Beattles dans les années soixante. Et l’humour britannique y trouva place, avec le saut en parachute de la Reine prise en charge à Buckingham Palace par  Daniel Craig, le dernier James Bond ou la présence de Mister Bean au milieu d’un très sérieux orchestre interprétant le Vanglis des « Chariots de feu » . L’humoriste et le chef ‘orchestre saluèrent ensemble le public. Histoire, musique et humour firent bon ménage.

Clôture le 12 août

Le modèle pour le décor de la soirée de clôture

Le modèle pour le décor de la soirée de clôture

Alors qu’au soir du samedi 11 août se déroulaient encore certaines finales dans le stade, moins de vingt-quatre heures plus tard celui-ci était devenu un plateau géant. Efficacité de l’organisation transformant le stade en scène : l’anneau olympique est devenu autoroute sur laquelle circulent des dizaines de voiture transportant des invités ou d’immenses camions orchestre sur le pont pour saluer les quatre-vint mille spectateurs en de superbes tours d’honneur. La musique fut encore de la partie pour animer la soirée qui fit peu de place à l’humour. A plusieurs reprises, l’intérieur de l’anneau se transforma en Union, avec ses couleurs et ses segments de droite devenus grands boulevards fréquentés. Un balayeur en tenue fait son travail : il arrive de Rio, bientôt rejoint par Pélé. Belle occasion de rendre hommage aux petites « mains » d’une immense organisation qui doit beaucoup de sa réussite à des milliers de volontaires. Elégante manière de tisser un premier lien entre les jeux qui se terminent et ceux de 2016 à Rio.

JO Londres 2012

Bien entendu, feux d’artifice et interventions officielles furent insérées dans le spectacle avec une réelle fluidité.

A la RTS,  deux soirées thématiques

Début des cérémonies un peu tardif, à 22h00 : mais il fallait bien tenir compte du marché américain, une grande chaîne ayant acquis pour semble-t-il deux milliards de dollars les droits sur tous les jeux. Par conséquent, il était nécessaire en France comme en Suisse d’occuper la case de 20 :15 à 22 :00.

Le saut de Beamon à Mexico en 1968 : 8,90 m

Le saut de Beamon à Mexico en 1968 : 8,90 m

Le 27 juillet, ce fut fait avec élégance. On nous a raconté quelques moments importants de l’Histoire des Jeux, nombreux documents à l’appui. Revoici Jess Owens et sa récolte d’Or qui déplut tant à Hitler en 1936. Bolt n’aura pas eu cet impact politique en 2012 ! Revoici deux poings dressés dans le ciel de Mexico en 1968, ceux de Tommie Schmid et John Carlos. Et d’autres. Au passage, excellente allusion à des Jeux olympiques de la jeunesse à Singapour en 2010 qui ne sont pas dans toutes les mémoires, la mienne y compris. Voici des anciens champions malades, d’autres en pleine forme. Et puis, entre les documents « historiques », des invités qui ont à dire des choses intéressantes. Je ne sais plus à qui on doit cette belle formule pour caractériser un nageur comme Phels, « il ne nage pas, il glisse ». Intéressants passages de  Marc Rosset, Etienne Dagon, Pascal Richard, Sergei Aschwanden, etc. Remarquable présence d’un invité plein de lucidité et de sensibilité, Georges-André Carrel, responsable des sports à l’EPFL et à l’uni de Lausanne.

Une vivante, passionnante et belle introduction aux Jeux de Londres.

La cata du 12 août 2012

Il fallait bien en faire autant le 12 août avant le début de la cérémonie de clôture. Mais est-il possible, jour après jour, de faire un résumé cohérent de cinq/six minutes sur les épreuves quotidiennes ? Les journalistes, réalisateurs, monteurs et monteuses firent leur travail, comme on le leur demandait. Il y eut bien quelque part une volonté de ne pas se contenter de résumer jour après jour par de multiples extraits en faisant accompagner toutes ces images, non d’un commentaire, mais par plusieurs de ces musiques si proprement britanniques des années soixante ànos jours. Les responsables de la cérémonie de clôture ont donc eu la même idée de références musicales. Ils ont pris, eux,  le temps de préparer les diverses interventions musicales.

La prestation de la RTS revenait, elle, à un hâtif bout-à-bout. Les images vues et revues étaient au rendez-vous, les nouvelles rares. Pas de commentaire pour cette rétrospective forcément sans âme, sans regard sur le passé immédiat. Résultat ? La cata suant d’ennui.

Ce fut ainsi une grave erreur d’estimation de la part des responsables du programme, Masimo Lorenzi en tête, qui nous a habitués à mieux. Ils ont voulu du tout-tout-de-suite en oubliant qu’on ne construit pas des courts documents rigoureux de cinq minutes en un seul jour. Un peu à l’image de notre RTS se donne comme mission de mener la marche triomphale de bulldozer des sport qui écrase la moitié du programme sur son passage.

Du côté de l’audimate… ( à suivre )

Les JO, forcément !

Durant les deux semaines des JO, j’ai joué le jeu du téléspectateur disponible en passant plusieurs heures chaque jour devant l’écran du téléviseur de salon, laissant les autres supports volontairement de côté. J’ai  souvent pitonné entre les chaînes suisses,  de Genève à Zürich en passant par Lugano ou en commettant quelques infidélités au patriotisme pour suivre Eurosports ou France Télévisions. J’ai profité  de temps sinon morts du moins tendance normes pour mettre de l’ordre dans des dossiers composés de coupures de presse.  Après plus de cinquante heures consacrées au JO, de jour et de soir, il me reste une trentaine de pages de notes serrées et déjà plus de quarante mille signes de brouillons sur des sujets divers,  afin de  m’interroger sur l’engouement pour les JO et la  place immense accordée au sport sur le petit écran, et pas seulement celui de la RTS.

Les JO de Londres 2012

Les JO de Londres 2012

Avant les JO, le responsable de Swiss Olympic, Gian Gilli, annonçait une cible avec cinq à sept,  ou sept à neuf médailles selon des sources différentes et une place autour de la vingt-cinquième dans le classement général par nations. Le compte n’y sera pas !

Le conducteur du puisant bulldozer qui a écrasé les programmes de la RTS en accaparant « La Deux », Masimo Lorenzi, a résumé ses intentions : consacrer la première semaine aux participants helvétiques et privilégier durant la seconde l’athlétisme surtout en soirée.

Première semaine : les médailles « suisses » se font attendre.

L’Or est bien sûr privilégié, tellement plus que l’Argent et le Bronze. Maigre récolte pour les athlètes suisses ! Et alors, un diplôme de septième contre la montre par un athlète diminué, ce n’est rien ? Deux points de retard pour un bout de bois qui tombe, cela devient énorme ! Un mérité quatrième rang devient « chocolat » – !  C’est pas bon, le chocolat ? Une médaille de caviar serait moins « humiliante » !

Un classement général, considéré comme « Tableau d’Honneur », qui donne une meilleure place à un pays n’ayant entendu qu’une seule fois son hymne national qu’à celui qui en aurait dix d’argent indique bien la hiérarchie des valeurs. L’Or d’abord!  La formule « officielle » utilisée lors de la remise des médailles  « attribuée à X, représentant du pays  Y» est heureuse tentative d’éviter le nationalisme qui glisse parfois rapidement vers le chauvinisme. Ce n’est pas un pays qui gagne une médaille, même quand le gagnant la lui dédicace!

Deuxième semaine – triomphe de l’athlétisme en premier rideau

C’est souvent très beau, un sport, y compris ceux taxés de « petits », à découvrir tous les quatre ans, comme les ballets « synchronisés » en natation et gymnastique ou les duos en plongeons. ; enfin, presque tous. Le lever de barres de métal n’est certes pas particulièrement esthétique, ni le lancer du marteau. Paradoxe : le clou en soirée athlétique, ce sont des courses qui durent parfois moins de dix secondes ! Triomphe alors  la technique, avec des caméras suivant la course sur un rail, des caméras devant, derrière, de côté, à la verticale plongeante, en gros plan sur un seul coureur,  sur le groupe, sur l’entourage, au service de la  réelle beauté du geste avant de suivre le tour d’honneur emballé dans un drapeau

Bilan suisse

Il est connu : deux fois l’Or, deux fois l’Argent. Il faut attendre la fin des jeux pour que le responsable de Swiss Olympic rappelle l’existence de quelques diplômes qui sont décernés à ceux qui occupent les rangs de quatre à huit. Si le critère pour mesurer entre elles les nations est celui que l’on vu partout, sur les écrans, dans la presse, alors ce bilan est apparemment maigre.

Le « Tableau d’Honneur » prend en compte le nombre de médailles d’Or. Pour départager les ex-aequo, on tient compte du nombre de médailles d’Argent. Le sous-ensemble des pays ayant obtenu le même nombre de fois l’Or et l’Argent est alors départagé par le Bronze. Et c’est ainsi qu’une nation ayant obtenu une seule médaille d’or serait théoriquement mieux classée qu’une autre qui en obtiendrait dix d’Argent : ridicule !

Un seul exemple pour le moment : la Suisse, avec ses deux Or et deux Argent est au 33ème rang. Ces quatre médailles ont donc plus de valeur que les dix-huit obtenues par la Canada, avec une seule fois l’Or, cinq fois l’Argent et douze fois le Bronze qui lui valent un 36ème rang mondial ? Ridicule, en effet !

Mais au fait : qui porte la responsabilité d’un tel classement qui mérite d’être rejeté dès lors qu’il contribue à flatter le sentiment de nationalisme tendance chauvin, lequel n’a rien à voir avec un patriotisme si possible discret mâtiné de fierté ? Qui conduit cet autre bulldozer ? On pourrait imaginer des classements un peu plus subtils.

Deux trop longs mois de sports tous écrans

Pendant plus de deux mois, le sport va déferler presque en exclusivité sur l’écran de RTS Deux. Roland Garros à peine terminé que déjà la grande fête du foot s’est installée en force et que l’on pédale sur les routes suisses. Suivront un autre Tour à vélo, les Jeux Olympiques, de l’athlétisme en meetings, le retour du tennis. Pour tant de sports, une chaîne nationale reste à créer avec commentaires linguistiques pour chaque région. L’Eurofoot aura-t-il  du succès malgré l’absence de l’équipe nationale ?

Le « trop » du titre : mea culpa !

Quelques mots, oui, sur un mot introduit au dernier moment dans le titre. Le « trop » se veut, bien sûr, provocateur. Mais même pas autant que la programmation : dans la semaine du lundi 11 au samedi 16 juin 2012, cela commence à 15h45 par du Tour de Suisse pour se terminer à 01h00 à la fin de la reprise d’un match de foot ! C’est assurément beaucoup : d’où le trop ! La RTS ferait-elle preuve d’originalité, la généraliste « Deux » devenue chaîne sportive ?

Mais cette constatation n’est pas le fait d’un ennemi du divertissement. Je suis un fort bon client des spectacles offerts par le sport, qui sont pour moi divertissements  laissant tout de même le temps de vaquer à d’autres occupations, comme par exemple de découper des textes pour enrichir des dossiers…  sur les séries télévisées ou des films ! A chacun ses faiblesses : il y a des fanatiques qui pour rien au monde ne manquent « Les coups de cœur d’Alain Morisod ». Le tennis, le foot, ce sont mes « Morisod » personnels ¨ !

Dans cette invasion qui concerne aussi « rts.ch », une collection de création de la SSR nationale va se glisser en dix portraits de grands cinéastes suisses en 26 minutes suivis d’un film ( RTS –dès le jeudi 21 juin à 23h20, film à minuit) ainsi qu’une nouvelle série, purement romande, de sept fois 42 minutes, « L’heure du secret » d’Elena Hazanov. (les samedis du  16 juin à 20h15 au 28juillet 2012). Programmation tardive ( portraits) ou en concurrence interne ( du football les trois premiers samedis), est-ce la meilleure manière de mettre en valeur des créations propres ? Le doute est permis. Nous y reviendrons. Pour le moment, plutôt que d’illustrer ces lignes avec des images de sport, voici une contre-illustration, petite goutte de créativité écrasée par des torrents sportifs.

Illustration anti-sportive no 1 : (Photo TSR-Point Prod) Elena Hazanov, la réalisatrice de la série « L’heure du secret » qui vient donc d’apparaître sur le petit écran roman le samedi 16 juin 2012 à 20h15, en reprise le dimanche après-midi et le jeudi sur la Deux.

Le club de l’Euro

Un match de foot dure nonante minutes; sur le terrain! Le double au moins sur le petit écran : on en parle avant, à la mi-temps, juste après pour revoir les mêmes phases de jeu, on s’y arrête dans les journaux télévisés et plus tard en émissions spéciales. En voici une qui semble tenir au cœur du patron des sports, Masimo Lorenzi, « Le club de l’Euro », trente minutes de 22h45 à 23h15 avec deux invités issus de la société civile, chargés de devenir durant quelques minutes les rivaux des commentateurs et de leurs incontournables experts. Et cela se termine par la reprise d’une rencontre qui s’est déroulée alors que des Helvètes n’étaient peut-être pas devant le petit écran ou sur internet dès 18h000!

Ce provisoire club a le mérite de faire entendre des voix parfois inhabituelles, qui viennent pourtant commenter des séquences qui finissent par être vues plusieurs fois dans la même journée. Plaignons les arbitres dont les erreurs sont aimablement soulignées !

Illustration anti-sportive no 2 : Alain Tanner, en 1997, le premier du club des dix cinéastes suisses dans une nouvelle collection tardivement programmée les jeudis soirs sur RTS vers 23:20 du 21 juin au 23 août. Un bel été pour cinéphiles, avec cette première réalisation signée Jacob Berger

« Temps présent », « Spécimen » et « Infrarouge » à la rescousse

La RTS aura tout de même honorablement et préalablement poussé le bouchon beaucoup plus loin. “Temps présent”( jeudi 31 mai – Comment la mafia truque le sport ) a décortiqué le cas particulier de paris truqués, avec l’exemple d’un footballeur ivoirien professionnel gagnant royalement à Thoune, il y a certes quelques années,  un salaire mensuel de quatre mille francs. Il lui est désormais interdit à vie de pratiquer son métier : la peine prononcée par l’organisation sportive est anormalement lourde. Les organisateurs de paris, eux,  pourront continuer d’exercer leur « métier » en sortant  de prison !

“Spécimen”, toujours insolite et surprenant, en une excellente cuvée, aura lié muscles et neurones avec ceux de champions invités en une intéressante soirée thématique prolongée dans un « infrarouge” de bonne tenue ( RTS Un du mercredi 6uin 2012).

Illustration anti-sportive no 3 (« Charles mort au vif » à minuit ou presque) Charles Dé ( François Simon) sera sous peu emmené dans une institution psychiatrique un infirmier « clin d’oeil » joué par le cinéaste Francis Reusser

Duch ou le devoir de mémoire

Kang Kek Leu, alias Duch (Photos Unifrance films)

Dimanche 20 mai 2012, vers 23h00 : consultation sur internet des dernières informations. Dans mon dos, téléviseur encore en fonction, une voix aux sonorités asiatiques. Bizarre ! Demi-tour :  le visage d’un vieil homme, édenté.  Des sous-titres évoquent la « nécessité » de la torture pour obtenir des aveux. Tout à coup, des mots en français  rendent hommage à « La mort du  loup » d’Alfred de Vigny. Assez rapidement trouvé de quoi il s’agit : « Duch, le maître des forges de l’enfer » (Diffusé dans Histoire Vivante sur RTS Deux le 20 mai 2012), un film de Rithy Panh, cinéaste franco-vietmenien apparu sur grands écrans en France en janvier dernier.  Rencontre due au hasard : devant l’offre de chaînes par dizaines, le téléspectateur ne peut pas  savoir ce qui partout se passe. Il faudrait consacrer plus de temps à s’informer sur les choix qui s’offrent plutôt que de suivre des émissions !

Un ancien professeur de mathématiques condamné.

Kang Kek leu, alias « Duch », fut un des responsables de la torture organisée par les Khmers rouges de Pol P0t durant les années de la dictature la plus sévère entre 1975 et 1979. Selon certaines estimations, le vingt pourcent de la population aurait été exterminée durant ces quatre ans. Cet ancien professeur de mathématiques dirigea le camp S-21 dans lequel furent torturés et exécutés près de treinze mille personnes. En février 2012, il fut condamné en appel à la réclusion à vie.

Une forme d’autant plus percutante qu’elle est rigoureuse et simple

Rithy Panh a pu s’entretenir avec Duch avant son premier procès.Dans un décor simple, (probablement celui d’une cellule ), Duch répond à des questions que l’on n’entend pas, posées peut-être par Rithy Panh qui n’apparaît jamais dans l’image.  Un visage  apporte des mots, des sous-titres valent comme traductions. Sur la table, des éléments associés au sujet des déclarations, photographies, documents annotés avec l’écriture de Duch, des encres de couleurs différentes permettant de faire le point sur l’état d‘avancement du « travail », avant ou après les aveux. Des documents audios sont présentés sur un téléviseur. Duch se trouve paarfois face à sa propre image. Des déclarations de certains témoins provoquent chez lui un rire franc d’incrédulité. Certains événements sont reconstitués  dans une salle immense. Des documents d’actualité montrent des centaines de personnes qui transportent à bout de perche deux paniers de terre d’un point à un autre, ou qui déplacent de grosses pierre. Voilà pour une forme  d’autant plus percutante qu’elle est d’une extrême simplicité..

Duch dans sa « cellule » s’adresse à la caméra de Rithy Panh

Bien lointains massacres

« Duch, le maître des forges de l’enfer » a pour intense mérite de conduire un devoir de mémoire sur la terreur exercée par une dictature, éloignée et dans le temps – les années 75-79 – et dans l’espace – en Asie. L’Europe eut assez de peine à accepter que la mémoire se penche sur ses propres massacres, ceux du nazisme et du fascisme qui culminérent alafin de la guerre de 1939/1945. La mémoire doit être universelle et non pas sélective. Le film de Rithy Panh y contribue, avec une  force différente  peut-être équivalente à un autre témoignage lointain, le « Nuit et brouillard » d’Alais Resnais au milieu des années cinquante du siècle dernier. Rithy Panh évoque des horreurs, que la télévision ose aborder mais avec la prudence d’une programmation discrète en fin de soirée ( en Suisse romande après 23h00 tant le 20 que le 21 mai 2012)

« Coupable » d’obéissance

Duch face à lui-même se dit-il coupable ou non coupable ? Il a servi un régime, en homme efficace, bien organisé, se voulant obéissant pour une cause dont il ne voulait ni selon lui ne pouvait mettre en cause le bien-fondé. Il est comme bien d’autres criminels politiques, rejetant la responsabilité sur ses supérieurs même proche d’eux. L’étonnement sera grand de l’entendre parler de sa conversion au christianisme intervenue après la fin de la dictature.

Dans un grand local vide, l’exemple d’une reconstitution

Chocs successifs

La force de ses mots dépassent les mots eux-mêmes, appuyés par cette mise en scène dont il convient de répéter l’efficace simplicité. Il faut donc l’écouter sans sursauter. Duch rend par exemple hommage à l’institutrice de son village qui lui permit d’entreprendre des études, en passant d’abord  par un bachot. Duch fut informé qu’elle venait d’être internée dans le camp S21 qu’il dirigeait. Il ne trouva pas le courage de la rencontrer, donc encore moins de la sauver. Dans la salle immense, s’approchant d’une fenêtre, il se risque à raconter son suicide. Un détenu qui se présente à torse nu est forcément un coupable qui va se pendre pour ne pas être obligé de passer aux aveux. Tous savent qu’une convocation près d’un poteau signifie une imminente exécution. Alors, on tente de l’éviter par exemple en avalant des pièces de métal. Duch se souvient d’un mangeur de boulons confié à un hôpital pour un opération permettant d’éviter qu’il y perde la vie. Rétabli, il redeviendra possible de l’interroger à nouvea ; en appliquant une méthode qui conjugue électricité et excréments. Et qui mieux que des paysans illètrés savent torturer avec efficacité, car ils ne craignent pas de frapper. Des cambodgiens qui sont revenus de France quand les Khmers rouges sont arrivés au pouvoir ne peuvent pas ne pas être coupables, tout comme les fonctionnaires de l’ancien régime qui s’agissait de débusquer. Tous coupables dès lors qu’ils étaient internés dans le lycée devenu prison. Avec la certitude d’avoir agi par patriotisme, Duch  prétend n’avoir jamais torturé le moindre prisonnier. Cet homme que l’on sait cultivé pourra tranquillement citer « La mort du loup » d’Alfred de Vigny, un poète de la culture française qui fut aussi la sienne… L’horreur prend un chemin inattendu pour que le devoir de mémoire s’accomplisse….Les images et les mots du film sont tellement justes qu’elles ne s’effacent pas de la mémoire.

Des images qui ne s’effacent pas….

De « Clash » (France 2) à « Romans d’ados »

En France, le réveil de la créativité

Il vaut la peine de rappeler que la télévision en France, sous l’ère de l’ORTF, démantelé en 1975, fit bien souvent preuve d’une belle imagination créatrice,  par exemple à travers le « Service de la recherche » de Pierre Schaefer, Jean-Christophe Averty ou « Les Shadocks ». Notre voisine s’est aussi illustrée avec des séries unitaires fondée sur un personnage, dont « Navarro » fut un excellent exemple, devenu poussif durant ses dernières années. Avec la commercialisation triomphante de TF1, l’ère de la ménagère de moins de cinquante ans imposa ses capacités castratrices pour le créativité. Mais la télévision publique se réveille dans un domaine important, celui des séries. Tant « Un village français » que « Les hommes de l’ombre » sont à inscrire dans le haut de gamme. Et assez nombreuses sont les séries actuellement terminées, en tournage ou en préparation. ARTE annonce pour cet automne un « Ainsi soient-ils » ( Prix de la Meilleure Série française au Festival Séries Mania à Paris en avril dernier) avec comme thème l’Eglise catholique et la vocation de prêtres. Jean-Luc Bideau y joue le rôle du père Fromenger, responsable controversé du séminaire des Capucins : un brin de présence romande qui ne doit peut-être rien du tout à notre télévision !

 

Le père Fromenger entouré de séminaristes dans « Ainsi soient-ils » ( Photo ARTE)

« Clash » dans ses grandes lignes

Ce bref survol historique permet d’attirer l’attention sur l’apparition récente sur France 2 d’une mini-série,« Clash », en modules d’environ une heure, présentés deux par deux. Des lycéens à la découverte de la sexualité arriveront-ils à en parler avec les parents qui ne sont pas toujours bien  préparés au dialogue. Un personnage central de grand adolescent et sa famille occupent chaque épisode. On  retrouvera ces ados les uns  avec les  autres dans le groupe d’une classe de lycée.

 

Le groupe des ados de « Clash » (Photo France 2)

Robin Pons apparaît d’abord en crado métallisé et agressif avant de se transformer presque en ange propret quand il tombe amoureux ( 1/6 – « La maladie d’amour »). Olivia est d’une timidité presque émouvente ( 2/6, – « Hymen ») ! Gentils, les ados ou aptes à le devenir rapidement ? Parcourir le « forum » associé à la série provoque l’étonnement: les réactions, après le premier épisode, contre la verdeur du langage et contre certaines séquences assez sexuelles tout de même plus suggérées que montrées y sont très violentes.

 

Jacques et Adèle, les parents de Robin ( « Clash » 1/6 – Photo France 2)

Adultes à problèmes plus que les ados ?

Se pourrait-il que les portraits d’adultes soient les plus intéressants, puisqu’ils sont  la cause des « clash ». Ainsi Adéle,  la mère de Robin, institutrice, s’avère à l’excès protectrice à de son dadais de fiston, dans lequel elle craint de retrouver le déséquilibre psychique de son propre père. A côté d’elle, un peu trop absent, Jacques, le père a tendance à tout passer à son fils au nom du il-faut-bien-que- jeunesse-se-passe.

Yasmin, la mère d’origine iranienne divorcée peine à s’intégrer à la société française ( thème remis à l’ordre du jour lors de la dernière campagnée présidentielle ). Olivia est introvertie. Toutes deux amoureuses, elles n’arrivent pas à en parler ensemble

 

Olivia et Raphael, dans « Hymen » ( « Clash » – 2/6 – Photo France 2)

Toujours est-il que cette série mérite d’être suivie pour savoir si l’intérêt des deux premières parties se confirme( les 16 et 23 juin, épisodes bien exposés en premier rideau peu après vingt heures trente.

Pour mémoire, le succès de « Romans d’ados »

Le lundi 7 mai 2012, sur RTS Deux, a pris fin une deuxième diffusion d’une excellente série romande, ces « Romans d’ados » en quatre étapes observant l’évolution d’une demi-douzaine de jeunes de la douzième année à leur dix-huitième. Cette reprise suivait un passage sur TV5 Monde, preuve du succès mérité de cette série dont la première apparition date de  fin 2010.

Constructions différentes

Une comparaison, intéressante à formuler, porte sur la structure des deux séries.  « Romans d’ados » suivait le fil du temps – sur six ans – introduisant dans chaque épisode les six adolescents et leur milieu familial sans trop s’attarder  sur la situation des adultes. Le groupe ados y était mieux décrit que le milieu familial.

Robin ( Thomas Soliveres) dans « La maladie d’amour », première partie de « Clash » ( Photo France 2)

Dans « Clash », un ado et sa famille prend la première place. Il est vrai que tout  se déroule durant une courte période, peut-être quelques semaines. On examine ainsi assez sérieusement un comportement indivduel et les causes d’un clash. Le lien d’un numéro à l’autre se tisse à l’unité scolaire de la même classe. L’entité c’est le groupe.

Deux solutions différentes, deux regards sur l’adolescence et le monde adulte ; au travers des ados plus que des adultes, une réelle complémentarité.

La campagne est terminée !

Avant même la confrontation Hollande-Sakkozy du mercredi 2  mai sur TF1 et France 2, j’ai rédigé quelques lignes relues sans y changer une virgule. Il est « amusant » de savoir si ce que l’on pensait important a v a n t allait le rester a p r è s.  Ce n’est pas  intéressant de le reproduire ici.

Voici toutefois un autre texte, écrit le vendredi 4 et paru le lundi 7 en version imprimée dans deux journaux sous « Rétines ».

Et le gagnant est…

Le décor du grand débat du 2 mai 2012 sur TF1, France 2, etc( Photos rts)

Pour des raisons techniques, ces lignes étaient écrites le vendredi 4. La probabilité d’une surprise était faible, sondages en nombre et commentaires allant dans le même sens. Près d’un habitant de France sur trois aura suivi le grand débat, et un peu plus que un sur six de suisse romande. Nous  étions parait-il encore deux cent mille à 23h30 après cent cinquante minutes  durant lesquelles environ 137 « chiffres » furent avancés,  95 par S. et 42 par H. Ce fut un match de boxe sans KO plutôt qu’une vive partie d’un ping-pong plein de finesse. Aucune idée nouvelle : c’est sans surprise ! Hors antenne furent presque instantanément vérifiés certains faits chiffrés. Le journal de France 2, jeudi soir, a repris des exemples de contradictions liées à des sources différentes , selon le « fact checking » : des chiffres lancés sans mention des sources permettent de dire n’importe  quoi !

Les animateurs du débat, Laurence Ferrari (TF1) et David Pujadas (France2) se contentèrent de lire les temps de parole pour conserver la plus stricte égalité. Ce fut leur seule utilité! Mais comment aura-t-on comptabilisé les interruptions et le temps de parole quand S et H parlent d’un même élan ? L’un des participants utilisa assez souvent le mot « mensonge », uppercut venu de la droite.  Les limites de l’exercice,  spectacle à deux voix sur des variations connues, furent vite atteintes.

Tout fut préparé, donc formaté et bétonné en coulisses, par ces conseillers personnels discrets dont l’existence a été  racontée dans de récentes fictions , « Borgen », « The Hour » ou encore « Les hommes de l’ombre », bien plus intéressantes que l’affrontement.

Cependant, trois remarques …

1/ La guerre des chiffres.

S. a abondamment livré à H. une guerre des « chiffres ». Il existe donc un organisme qui vérifie la validité de ces affirmations numériques, sous le nom de « Fact Checking » qui a le mérite de se prononcer sur leur validité en citant les sources. Ainsi des informations contradictoires en apparence peuvent-elles provenir de sources différentes ou d’une interprétation différente de ces sources. Oui, mais la rectification intervient hors du lieu de l’entretien. Dommage qu’elle ne soit pas mise immédiatement à disposition sinon du journaliste à l’antenne, au moins de ses collaborateurs en coulisses. Il serait précieux que la validité des informations soient annoncées dans le débat en direct.

On dirait un décor comme celui qui précède, devant lequel deux jeunes fonctionnaires issus de l’ENA prennent la pose en préparant leur avenir…présidentiel, l’une en 2007 suivie de l’autre…

2/ L’emploi du mot « mensonge ».

A plusieurs reprises, devant les informations numériques données par H., S. a parlé de « mensonge » – combien de fois aura-t-il tourné autour de la notion, en y ajoutant celle de « menteur » ? Cette violence verbale n’aura pas été sa qualité la plus admirable de S. Elle frisait presque l’injure en parodiant le «  ferme-la pauvre con » !

S. sur le départ (photo arcinfo)

3/ Sondage ou Baromètre ?

Quatre cents sondages ont été commandés durant cette campagne de 2012.  Ils ne furent semble-t-il que trois cents en 2007 et deux cents cinq ans auparavant. En passant, combien çà coûte, un sondage, ou plutôt, combien çà coûte, cet ensemble de sondages ? Et qui sont les commanditaires ?

Autant, pourquoi pas ? Mais une condition n’est que rarement remplie, presque partout : fournir à leur propos les informations qui en garantissent la validité, l’origine et le commanditaire. Il y a tout de même souvent beaucoup de légèreté dans l’emploi du mot sondage, pour ne pas aller jusqu’à parler de tromperie.

Trois personnes donnent leur avis, un journaliste colle son micro sous le nez de six passants sur un trottoir, un cameraman filme cinq consommateurs à une table de bistrot, et on vous parle de « sondage » ;  abusivement ! Ici ou là, ces petits jeux qui n’ont aucune valeur informative sont prudemment nommés  « baromètre ». Manque de pot, un journal aussi sérieux que « Le Monde » se met parfois à employer « baromètre » pour donner des résultats de  « sondages ». Il est vrai qu’un « baromètre » donne toute de même une petite indication sur le temps qu’il risque de faire le lendemain. Mais les prévisions du temps, elles, reposent sur plus d’éléments qu’un sondage !

Monsieur H. encore jeune

L’heure des bilans

« Infrarouge », bien entendu, traite cette brûlante question d’actualité de la présidentielle française immédiatement ! Participeront au début MM Levrat, Lüscher, Attali, Schockenhoff, Blanc, Quatremer, Cayrol : heureusement, il y a aura une dame pour contenir les élans de ces sept messieurs, parmi lesquels manque  Freysinger ( ces lignes sont écrites au matin du mardi 8 ).

L’image choisie par la RTS pour annoncer le débat d’ « Infrarouge »

Excellente soirée sur France 3, lundi soir, avec un document résumant la campagne signé Serge Moati et surtout un « François Hollande, comment on devient président », survolant une carrière qui prit son élan en 1954 n’ayant guère de liens avec un navigateur sur pédalo : remarquable !

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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